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	<title>rebatet &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/rebatet/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "rebatet"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 15:42:43 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Les épis mûrs]]></title>
<link>http://baroqueetfatigue.wordpress.com/?p=111</link>
<pubDate>Fri, 04 Jul 2008 11:40:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>fandenimier</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le titre de ce roman de Lucien Rebatet s&#8217;inspire d&#8217;un célèbre vers de Péguy (Heureux ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le titre de ce roman de Lucien Rebatet s'inspire d'un célèbre vers de Péguy (Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés). Le héros, Pierre Tarare, parvient à devenir compositeur, malgré l'hostilité paternelle, mais meurt au cours de la Première Guerre mondiale.</p>
<p style="text-align:justify;">Je ne m'attendais pas à quelque chose d'extraordinaire. Et pourtant. <em>Les Décombres</em> n'est pas vraiment un roman, mais tout le monde en a entendu parler, au moins par l'intermédiaire de livres d'histoire. <em>Les Deux Étendards </em>est grandiose, et réédité régulièrement par Gallimard. Mais <em>Les épis mûrs</em>, personne n'en parle. Et c'est tout à fait injuste.</p>
<p style="text-align:justify;">Certes, si vous n'avez aucun intérêt particulier pour la musique dite classique, et en particulier pour celle composée entre 1800 et 1920, vous risquez de vous emmerder ferme : elle occupe une bonne moitié du roman. Néanmoins, je trouve ce roman digne d'être lu. C'est une sorte de <em>Bachelier </em>de Vallès, en mieux, en moins geignard. Ne serait-ce que pour le style vigoureux de Rebatet - pour une fois sans interminables disgressions théologico-politiques, qui peuvent charmer, mais aussi lasser. Magnifique peinture du milieu petit-bourgeois dans lequel est né le personnage principal.</p>
<p style="text-align:justify;">Vraiment, lisez-le. Et puis il se trouve qu'un petit malin en a mis <a href="http://www.archive.org/details/LesEpisMurs">une version PDF</a> à votre disposition. Loin de moi l'idée de cautionner des pratiques illégales, mais il serait dommage de se priver.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Rebatet et les charmantes hérésies]]></title>
<link>http://baroqueetfatigue.wordpress.com/?p=84</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 09:03:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>fandenimier</dc:creator>
<guid>http://baroqueetfatigue.wordpress.com/?p=84</guid>
<description><![CDATA[Mais il est vrai aussi que les hérésies me charment. Et tandis que je n&#8217;ai jamais pu me viss]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Mais il est vrai aussi que les hérésies me charment. Et tandis que je n'ai jamais pu me visser plus de huit jours dans le crâne les preuves classiques de l'existence du Très-Haut, je ne me fatigue pas de dresser le catalogue des innombrables solutions que trois siècles ont proposées au casse-tête de l'Homme-Dieu ; les adoptiannistes pour qui Jésus a reçu l'esprit divin lors de son baptême, mais n'est devenu Dieu qu'après sa résurrection ; les docètes, qui veulent que Jésus soit un corps astral, un fantôme n'appartenant pas à notre monde pondérable ; les aphtartodocètes qui cherchent à écarter l'insoutenable et scandaleuse notion d'un Dieu souffrant, et font un Christ doté d'un corps pareil au nôtre mais jouissant d'une surnaturelle insensibilité ; les origénistes qui ne peuvent pas s'empêcher de nuancer l'égalité du Père et du Fils ; les sabéliens, les subordinationnistes, les ariens qui soutiennent que Jésus n'a été qu'un homme inspiré par Dieu, le plus grand des hommes créés ; les nestoriens qui donnent au Christ deux natures, humaine et divine, mais les séparent totalement et enseignent que l'homme seul est mort sur la croix ; l'évêque Photin qui invente un Verbe à extensions, Raison impersonnelle de Dieu dans la première extension, mais devenant fils de Dieu dans la seconde, pénétrant ainsi l'humanité de Jésus jusqu'à en faire une espèce de Dieu ; les monophysites, qui acceptent la nature humaine du Christ, mais enseignent qu'elle a été absorbée par sa nature divine ; les monothélites qui disent qu'il n'y a eu dans la nature humaine du Christ d'autre volonté que celle de Dieu, que son corps était un instrument du Tout-Puissant...<br />
J'avoue que ces antiques folies me régalent. Les historiens orthodoxes que j'ai lus m'invitent à y voir une grande preuve de la Vérité qui a triomphé de tant d'assauts. Mais de quelle Vérité s'agit-il, puisqu'elle n'existait pas, qu'elle n'était pas écrite nulle part, qu'il a fallu cinq siècles de malaxation pour élaborer le dogme trinitaire – une théorie que l'on aurait triturée de Jeanne d'Arc jusqu'à nos jours – que ce dogme n'a été créé, les trois quarts du temps, que grâce aux hérésiarques plus inventifs et plus agiles, les vrais instigateurs de la doctrine ; qu'un saint du IIe siècle n'avait pas la moindre idée de la consubstantialité, qu'on pourrait établir une liste fort vraisemblable des saints de ce siècle qui auraient été d'affreux hérésiarques cent ans plus tard ? Je vois que la Vérité s'est confondue rapidement avec la plus vulgaire politique, qu'elle en a suivi les hasards, qu'il s'en est fallu d'un cheveu, d'un pape plus ou moins couillu, d'un empoisonnement plus ou moins réussi, d'une bataille gagnée, pour que nous devinssions tous ariens ou monophysites ; que la Croix, le Dieu Trinitaire, le Christ consubstantiel au Père ont gagné par la force, par les soldats, l'argent, la police et la censure, ni plus ni moins que tous les conquérants. Je vois le symbole de Nicée, fruit d'une interminable querelle parlementaire, imposé par un déploiement de gendarmes, d'anathèmes et de bûchers. Je vois les plus grand Pères de l'Église, Jérôme, Ambroise, Augustin, sous les traits de polémistes féroces, de fanatiques impitoyables, réclamant toujours davantage de flics, de juges et de prisons pour le service de leur Dieu. Et je n'ai guère lu que des histoires orthodoxes. À quoi bon lire les autres ? Que pourrais-je souhaiter d'y trouver encore ? Je n'oublie pas les martyrs, leur fermeté, leur grandeur, mais je n'oublie pas non plus les martyrs innombrables des autres partis. Combien d'ariens qui se firent égorger pour défendre leurs Dieu contre l'idée d'une Incarnation qu'ils jugeaient dégradante, impie ?</p>
<p>Les Deux étendards, Paris, Gallimard, NRF, 2007, p. 888 à 890</p>
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<title><![CDATA[L'art du dérivatif chez Rebatet]]></title>
<link>http://baroqueetfatigue.wordpress.com/?p=76</link>
<pubDate>Mon, 19 May 2008 09:41:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>fandenimier</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Front populaire organisait maintenant une revue monstre, et les communistes bien stylés étaient]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le Front populaire organisait maintenant une revue monstre, et les communistes bien stylés étaient au premier rang pour acclamer l'armée de la révolution mondiale.  Les officiers à particule défilaient cérémonieusement entre les haies de cette crapule qu'un seul canon de 37 braqué sur elle eût mis à genoux. Les derniers chars venaient à peine de passer que de monstrueuses familles de youtres berlinois remontaient les Champs-Élysées au cri de  “Fife lé Vront Bobulaire”. J'en pourchassais quelques-uns en hurlant : “Maul zu ! Juden ! Maul zu !”, ce qui ne laissait pas de les effaroucher un peu. C'était un bien mince dérivatif pour un excité de mon espèce, possédé par l'idée de la guerre civile.</p>
<p style="text-align:justify;">Lucien Rebatet, <em>Les Décombres</em>, Denoël, 1942</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Sagesse de Pierre-Antoine Cousteau]]></title>
<link>http://baroqueetfatigue.wordpress.com/?p=72</link>
<pubDate>Thu, 15 May 2008 09:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>fandenimier</dc:creator>
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<description><![CDATA[« Cousteau - &#8230; Et je commencerai à avoir un peu de considération pour les catholiques, le j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">« Cousteau - ... Et je commencerai à avoir un peu de considération pour les catholiques, le jour où ils seront aussi catholiques que j'étais fasciste. »</p>
<p style="text-align:justify;">Pierre-Antoine Cousteau et Lucien Rebatet, <em>Dialogue de vaincus</em></p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Rebatet et Cousteau sur le pays réel]]></title>
<link>http://baroqueetfatigue.wordpress.com/?p=62</link>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 07:32:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>fandenimier</dc:creator>
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<description><![CDATA[« Rebatet – J&#8217;ai eu la faiblesse de distinguer pendant près de quinze ans entre la France ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">« <strong>Rebatet</strong> – J'ai eu la faiblesse de distinguer pendant près de quinze ans entre la France légale et la France réelle. C'est une des grosses erreurs de ma vie. J'en suis heureusement revenu depuis un bon bout de temps. Il n'y a pas vingt députés aptes à leur fonction sur six cents, et cela depuis les premiers jours de la Troisième. Mais ces minables ont été choisis par l'ensemble du peuple français.<br />
<strong>Cousteau </strong>- La profession n'a jamais attiré les gens de qualité.<br />
<strong>Rebatet </strong>- Mais ce sont les électeurs qui ont rendu cette profession encore plus dégradante que dans n'importe quel autre pays.<br />
<strong>Cousteau </strong>- Moi aussi, j'ai marché dans la mystification du pays réel et du pays légal... C'était tellement commode... Ça arrangeait si bien les choses... On pouvait dénoncer l'abjection des gouvernants tout en conservant son estime aux gouvernés... D'un côté il y avait les macaques officiels et de l'autre une France idéale, transcendantale, métaphysique, parée de toutes les vertus, répandant une odeur de sainteté...<br />
<strong>Rebatet </strong>- Sans cette fiction-là, comment pourrait-on être patriote ? Du jour où l'on s'aperçoit que Moch, Herriot et Francisque Gay, c'est vraiment la France, ça devient autrement ardu...<br />
<strong>Cousteau </strong>- Mais je vais plus loin. Je ne me suis pas contenté de découvrir que la France réelle et la France légale ne font qu'un. J'estime qu'en définitive la France légale se situe plutôt à un cran au-dessus de la France réelle. Les hommes d'Etat sont souvent contraints par la nécessité à se comporter avec un minimum de décence et d'intelligence et de ne pas trop tenir compte de la volonté populaire. Ils seraient bien pires s'ils s'y soumettaient fidèlement. »</p>
<p style="text-align:justify;">(<em>Dialogue de vaincus</em>)</p>
<p style="text-align:justify;">Et pendant ce temps, à Radio Courtoisie, on n'entend plus que le bruit des oreilles qui sifflent...</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Rebatet et Cousteau, ça c'est rigolo]]></title>
<link>http://baroqueetfatigue.wordpress.com/?p=56</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 11:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>fandenimier</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je viens de me farcir le Dialogue de vaincus (de Lucien Rebatet et Pierre-Antoine Cousteau, dialogue]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Je viens de me farcir le <em>Dialogue de vaincus</em> (de Lucien Rebatet et Pierre-Antoine Cousteau, dialogues écrits à la centrale pénitentiaire de Clairvaux fin années 40-début années 50) ; rien lu d'aussi rafraîchissant depuis <em>Uranus </em>de Marcel Aymé, je crois (Roger Nimier étant hors concours en ces lieux). On se bidonne du début à la fin. C'est énorme. Je ne sais pas quoi vous dire. Vous donner des extraits, c'est encore le mieux.</p>
<p style="text-align:justify;">« <strong>Rebatet</strong> - Autre question : le dialogue sur les nègres ?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Cousteau </strong>- Nous le laissons, lui aussi, de côté. C'est trop dangereux. On fait trop vite figure de criminel lorsqu'on s'offusque des coïts franco-bambaras. L'autre jour j'ai rencontré une dame fort orthodoxement « issue » qui menait grand tapage parce qu'une jeune Allemande avait trouvé à Paris une place de dactylo : « Ces Boches ne peuvent donc pas rester chez eux ! » disait-elle au comble de l'exaspération. Et comme, cinq minutes plus tard, je lui faisais remarquer qu'il y avait vraiment beaucoup de nègres sur le boul'Mich, j'aurais voulu que tu visses avec quelle superbe elle m'a cloué le bec : « Ce sont des Français comme les autres. » Alors n'en parlons plus.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Rebatet </strong>- Justement, je prenais le parti des nègres contre les imbéciles, contre le cornichon Guéhenno. <strong>Ils vont foutre des véroles effroyables à ces pauvres nègres. Ils les syndiquent. Ils les font voter. Ça va se terminer par un massacre affreux de nègres.</strong> [<em>Ô prophète !</em>] Je leur veux du bien, aux nègres, moi.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Cousteau </strong>- Moi aussi. Mais nous n'avons le droit de leur vouloir du bien que dans une perspective démocratique. Sorti de là, tu retombes dans le génocide.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Rebatet </strong>- Horrible ! Résignons-nous, biffons les nègres. »</p>
<p style="text-align:justify;">« <strong>Cousteau </strong>- Mais crois-tu, cher Lucien, que l'histoire ne me gêne pas, moi aussi ? Lorsque je me penche sur le passé, j'ai la sensation de ne pas avoir été battu seulement dans cette guerre-ci, j'ai la sensation d'avoir toujours été battu. Du moins au cours de la période contemporaine. J'ai été battu à Valmy, j'ai été battu en Vendée, j'ai été battu à Moscou, à Leipzig et à Waterloo, parce qu'après avoir été contre la Révolution, je me serais rallié à Napoléon qui était l'Ordre. J'ai été battu sur les barricades en 1830 et en 1848. J'ai été battu en Géorgie par Sherman et par Grant. J'ai été battu par les gens du Quatre Septembre, battu avec les armées de Wrangel et de Koltchak, battu en Normandie par Eisenhower et dans le bunker de la Reichskanzellrei par Joseph Vissarionovitch. Une seule exception qui confirme la règle : j'ai gagné avec Franco contre le Frente Popular, mais ce fut tellement inespéré que je n'en suis pas encore revenu. Historiquement, le Frente Popular aurait dû gagner puisqu'il était la canaille. Ah ! Nos ennemis ont la partie belle de nous jeter à la figure que l'histoire nous accable ! »</p>
<p style="text-align:justify;">« <strong>Rebatet</strong> - Il y a eu un gros engouement pour Sartre en 1945, chez les jeunes gars qui avaient été ballottés entre la collaboration et le gaullisme, le surréalisme et les curetons, et qui attendaient de l'existentialisme une espèce de bréviaire de l'anarchie. On ne peut pas leur en vouloir, hein ? Mais on ne me fera jamais croire que les dits gars béent d'admiration devant le bigle atteint de délire démocratique qui passe du charabia hégélien aux feuilletons tricolores, le tout hérissé de plus de majuscules que Les Quatre Vents de l'esprit de Hugo. Or, si Sartre perd l'audience des « intellectuels », que lui restera-t-il : ce ne sera évidemment pas la classe ouvrière qui n'a jamais lu et ne lira jamais une ligne du socialiste Sartre, de la progressiste Simone de Beauvoir. Je te dis que cette bande n'ira plus très loin. Ou alors il faudra qu'elle change drôlement de route.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Cousteau </strong>- Tu me le faisais remarquer l'autre jour : la tare majeure de ces farceurs camouflés en anarchistes, c'est qu'ils sont essentiellement des moralistes.</p>
<p><strong>Rebatet </strong>- Ce camouflage-là, lui aussi, est une escroquerie.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Cousteau </strong>- On comprend qu'ils aient eu au début un certain succès auprès des jeunes gens en leur expliquant qu'il ne tirait point à conséquence de culbuter sa mère, de chier sur les moquettes et de voler aux étalages, que l'important était de se « réaliser » par n'importe quel moyen : catch as catch can. Là-dessus, on leur dit : « D'accord, je vais me réaliser dans la SS. » Et tu les vois aussitôt bondir comme un Mauriac dans un bénitier, se tordre les bras et glapir que c'est l'abomination de la désolation, qu'on ne peut se « réaliser » décemment que dans les brigades internationales. Si tu demandes pourquoi, tu te fais drôlement engueuler. Scrogneugneu ! Garde à vous ! Repos ! Foutrai d'dans ! Jugulaire Jugulaire ! Et pas de rouspétance. On se « réalise » dans les brigades internationales parce que c'est l'ordre du colonel. »</p>
]]></content:encoded>
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