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	<title>reforme-de-letat &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/reforme-de-letat/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "reforme-de-letat"</description>
	<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 13:00:33 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Réorganisation de l’État en région et département : kit de compréhension]]></title>
<link>http://plabbe.wordpress.com/?p=121</link>
<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 05:08:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>plabbe</dc:creator>
<guid>http://plabbe.fr.wordpress.com/2008/07/10/reorganisation-de-l%e2%80%99etat-en-region-et-departement-kit-de-comprehension/</guid>
<description><![CDATA[
On ne détaillera pas ici l’intégralité de la toute récente circulaire du 7 juillet 2008 relat]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">On ne détaillera pas ici l’intégralité de la toute récente circulaire du 7 juillet 2008 relative à l'organisation de l'administration départementale de l'Etat. Il s’agit modestement de clarifier le nouveau paysage de l’organisation déconcentrée de l’État, singulièrement en ce qui concerne le secteur de l’insertion avec la création de la direction départementale de la population et de la cohésion sociale. Décryptage.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Nouveau dictionnaire des acronymes : RGPP, DIRECCTE, DDPCS, DDT, DREAL, UDTE…</em> </strong></p>
<p class="MsoNormal">Il va sérieusement falloir enrichir son dictionnaire des acronymes… La RGPP (Révision générale des politiques publiques) lancée par le gouvernement en juillet 2007 avance : selon les termes de la dépêche AEF 99183 du 9 juillet 2008, <em>« la disparition des DDTEFP est programmée pour 2010 »</em><span>. </span>Signée de François Fillon, la circulaire du 7 juillet 2008 relative à l'organisation de l'administration départementale de l'Etat (1) détaille les conditions de mise en œuvre de cette réorganisation et fait suite à une précédente instruction du 19 mars 2008 concernant la réforme des services déconcentrés de l'État à l'échelon régional et réduisant à huit le nombre de structures et de directions régionales dépendant de l'État.</p>
<p class="MsoNormal">Pour mémoire, les huit structures régionales :</p>
<p class="MsoNormal">- La direction régionale regroupant la trésorerie générale et les services fiscaux ;  </p>
<p class="MsoNormal">- La direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) ;  </p>
<p class="MsoNormal">- La direction régionale de la culture (DRAC) à laquelle seront rattachés les actuels services départementaux de l'architecture et du patrimoine sous la forme d'unités départementales ;  </p>
<p class="MsoNormal">- La direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) qui comprendra les subdivisions de protection de l'environnement au titre des risques industriels, sous la forme d'unités départementales ou interdépartementales ;  </p>
<p class="MsoNormal">- La direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) qui comprendra les unités départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et les unités départementales du travail et de l'emploi ;  </p>
<p class="MsoNormal">- La direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) ;</p>
<p class="MsoNormal">- Le rectorat d'académie ;  </p>
<p class="MsoNormal">- L'agence régionale de santé (ARS) et ses antennes locales, dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires à venir.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Tambour battant</em></strong></p>
<p class="MsoNormal">Selon les termes de François Fillon, <em>« Il s'agit de répondre aux besoins des citoyens sur le territoire. La réforme de l'Etat a pour but, en effet, de rendre celui-ci mieux à même de répondre à ses missions, d'être plus proche des préoccupations des citoyens, plus accessible, plus simple, pour un coût de fonctionnement moindre. »</em><span> Trois points de méthode, en fait quasi-interchangeables, sont avancés :</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>- La modularité</strong><span>, c’est-à-dire <em>« rechercher sans a priori l'organisation territoriale la plus pertinente dans chaque département »</em></span>. Sur la base d’un <em>« travail d'analyse partagée »</em><span>, il s’agit </span><em>« d'adapter les structures et les moyens aux missions, au plus près des besoins. »</em></p>
<p class="MsoNormal"><strong>- La déconcentration</strong><span> : <em>« C'est bien au niveau déconcentré, interministériel par nature à l'échelon départemental, qu'il revient d'analyser les caractéristiques locales et d'en déduire les organisations les mieux adaptées. »</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>- La concertation avec l'ensemble des partenaires locaux</strong><span>, <em>« gage, à la fois, de la qualité des analyses, de la pertinence des propositions, de la compréhension des enjeux et de l'acceptation des choix par les citoyens, les élus et les agents. » </em></span></p>
<p class="MsoNormal">La finalité de cette réorganisation articule deux critères, l’efficience (moins cher) et une économie des besoins sur la base à la fois de la modularité citée (une souplesse organisationnelle sur les configurations départementales) et des spécificités territoriales : <em>« … offrir concrètement au public un service de meilleure qualité, centré sur les priorités territoriales, organisé de manière plus compréhensible, pour un coût moindre, sur les bases communes suivantes : </em></p>
<p class="MsoNormal"><em>― un regroupement des services en un nombre très restreint de structures administratives ; </em></p>
<p class="MsoNormal"><em>― une articulation claire et efficace entre les échelons régionaux et départementaux ; </em></p>
<p class="MsoNormal"><em>― la recherche de mutualisations et d'une organisation optimale des implantations immobilières. »</em></p>
<p class="MsoNormal">Anticipant les inquiétudes que cette réorganisation des services ne manque pas de susciter, le Premier ministre insiste sur les conditions d’un dialogue social renforcé, entre autres avec une information rapide des agents par les préfets et des réunions de travail <em>« autant de fois que nécessaire »</em><span> avec les commissions techniques paritaires. Ce travail va être conduit tambour battant puisque avant la fin de l'année, les préfets devront établir </span><em>« de manière engageante l'organigramme des services de leur département »</em><span> pour lancer les expérimentations de préfiguration en 2009, avant la mise en place effective des nouvelles directions au 1er janvier 2010.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><strong>Pour s’y retrouver au niveau départemental…</strong></em></p>
<p class="MsoNormal"><strong>La préfecture</strong></p>
<p class="MsoNormal">La préfecture de département demeure <em>« la représentation et la permanence de l'Etat, l'exercice des fonctions régaliennes tenant notamment au contrôle administratif et au respect des lois, le pilotage et la coordination des services déconcentrés, l'exercice des prérogatives de puissance publique (déclaration d'utilité publique, ordre public...), la sécurité intérieure et la sécurité civile, la réglementation générale des libertés publiques, la gestion de l'immigration et le fonctionnement de la démocratie locale.  Les préfectures continueront à exercer des fonctions de coordination, facilitées par la réduction du nombre de directions départementales. »</em><span> Les préfets de département sont placés sous l’autorité du préfet de région.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Deux directions départementales : </strong><span>« </span><strong>des territoires » et « de la population et de la cohésion sociale »</strong></p>
<p class="MsoNormal">A l’échelle départementale (à l'exception des départements franciliens, de la Corse et de l'Outre-mer), le gouvernement prévoit de passer d'une douzaine de directions à deux nouvelles : la DDPCS (direction départementale de la population et de la cohésion sociale) et la DDT (direction départementale des territoires). S'y ajouteront la direction départementale dépendant de la direction générale des finances publiques, les services chargés de la sécurité intérieure, l'inspection d'académie de l'Éducation nationale et la préfecture.</p>
<p class="MsoNormal">La direction départementale des territoires est constituée à partir de la direction départementale de l'équipement et de l'agriculture, à laquelle seront joints les services ou parties de service « environnement » des préfectures.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>La direction départementale  de la population et de la cohésion sociale, </strong><span>qui nous intéresse plus particulièrement, <em>« assurera les missions de veille sanitaire et de sécurité dans les domaines de l'alimentation et de la protection des consommateurs et les fonctions liées à la cohésion sociale : fonctions sociales de la politique de la ville, urgences sociales et hébergement d'urgence, politiques d'insertion, action en faveur du sport, de la jeunesse et de la vie associative, lutte contre les discriminations, les drogues et la toxicomanie, accueil des demandeurs d'asile. » « Les missions relevant de la cohésion sociale seront assurées par le regroupement, au sein de la direction, des services de la cohésion sociale de l'actuelle DDASS, des services de la préfecture chargés des questions sociales, du service départemental pour le droit des femmes et l'égalité, de l'actuelle direction départementale de la jeunesse et des sports ».</em></span></p>
<p class="MsoNormal">La DDPCS inclura une <em>« unité départementale du travail et de l'emploi »</em><span> (UDTE) et assurera notamment les missions liées :</span></p>
<p class="MsoNormal">- aux fonctions sociales de la politique de la ville ;</p>
<p class="MsoNormal">- aux politiques d'insertion ;</p>
<p class="MsoNormal">- aux actuels services de cohésion sociale de la DDAS (direction départementale de l'action sociale) ;</p>
<p class="MsoNormal">- au service départemental pour le droit des femmes ;</p>
<p class="MsoNormal">- à la direction départementale de la jeunesse et des sports également vouée à disparaître en tant que structure indépendante.</p>
<p class="MsoNormal">Une troisième direction départementale pourra être créée, <em>« lorsque l'importance démographique ou les nécessités en matière de cohésion sociale ou de politique de la ville le justifieront ». « Cette direction sera constituée à partir des services et éléments de service de la direction départementale de la population et de la cohésion sociale œuvrant dans le champ de la cohésion sociale, sous réserve de la création d'un service de l'immigration au sein de la préfecture, auxquels seront adjoints les agents chargés de la fonction sociale du logement dans l'actuelle DDE. »</em></p>
<p class="MsoNormal"><em> <span style="font-style:normal;">A suivre… avec attention.</span></em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019144117&#38;dateTexte=" target="_blank">www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019144117&#38;dateTexte=</a><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Retour sur les « nouvelles valeurs émergentes » d’efficacité et de performance…]]></title>
<link>http://plabbe.wordpress.com/?p=65</link>
<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 06:52:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>plabbe</dc:creator>
<guid>http://plabbe.fr.wordpress.com/2008/06/04/retour-sur-les-%c2%ab-nouvelles-valeurs-emergentes-%c2%bb-d%e2%80%99efficacite-et-de-performance%e2%80%a6/</guid>
<description><![CDATA[
Rappel : Le Livre blanc sur l’avenir de la fonction publique (avril 2008), qui poursuit l’obje]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Rappel : <em>Le Livre blanc sur l’avenir de la fonction publique</em><span> (avril 2008), qui poursuit l’objectif, citant Marcel Gauchet, d’un </span><em>« réarmement intellectuel »</em><span> de la fonction publique, avance trois catégories de valeurs : des valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité, équité, laïcité…), des valeurs humaines (engagement, respect, solidarité), enfin des valeurs professionnelles telles que la légalité, la loyauté, la responsabilité… et les </span><em>« principes » </em><span>qui en découlent, dont <em>« performance »</em>. La performance serait donc un « principe » mais, dans le même texte, principes et valeurs se confondent : </span><em>« … tout un ensemble de valeurs émergentes, parfois empruntées à l’entreprise, comme la performance et l’efficacité »</em><span>.</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">J’ai recherché « efficacité » et « performance » dans wikipedia. Efficacité : <em>« capacité d’arriver à ses buts » </em><span>; l’encyclopédie poursuit</span><em> « Si nous rajoutons une dimension éthique et des valeurs humanistes, l'efficacité … c'est la performance dans le respect de ses objectifs, des autres et de soi. »</em><span> Donc aller à « performance » puisqu’il y aurait de l’éthique et des valeurs : </span><em>« Dans une compétition, une <span><span style="font-style:normal;">performance</span></span> est le résultat chiffré d'une compétition ; en <span>art</span>, une <span>performance</span> est une forme d'expression ; en <span>génie chimique</span>, la <span>performance</span> est appelée aussi <span>cible de production</span>. Dans le domaine de la <span>gestion</span>, la performance est le résultat ultime de l’ensemble des efforts d’une entreprise ou d’une organisation. Ces efforts consistent à faire les bonnes choses, de la bonne façon, rapidement, au bon moment, au moindre coût, pour produire les bons résultats répondant aux besoins et aux attentes des clients, leur donner satisfaction et atteindre les objectifs fixés par l’organisation. »</em><span> </span></p>
<p class="MsoNormal">S’agissant de « nouvelles valeurs », le compte n’y est pas, on cherche en vain ce qui de l’efficacité et de la performance correspondrait à des valeurs… mais on trouve un début de réponse dans <em>Les politiques publiques</em><span>, un « Que sais-je ? » (2003, PUF) de Pierre Muller qui propose une généalogie de l’efficacité dans la gestion publique : le management public prend son essor à la fin des années 1960 avec le concept de « rationalisation des choix budgétaires » (RCB) ; </span><em>« la méthode va faire fureur au sein des grands corps techniques de l’État, en particulier chez les ingénieurs des Ponts et Chaussées et parmi les ingénieurs de l’Armement… C’est à partir de ce creuset intellectuel que se développe, au cours des années 1970, le management public en tant que nouvelle forme de pensée de l’élite administrative française… »</em><span> Pierre Muller cite Jacques Chevallier (</span><em>L’État postmoderne</em><span>, 2003, LGDJ) : </span><em>« Le management public visera à améliorer la « performance publique » en permettant à l’administration d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés à coût minimal. » </em><span>Performance et efficience.</span></p>
<p class="MsoNormal">Lorsqu’on parle d’efficacité et de performance, le regard se déplace vers les <em>outputs</em><span>, les résultats. Cependant l’une et l’autre renvoient en fait aux questions de méthode, c’est-à-dire à ce qui se passe dans la « boîte noire » (entreprise, service public, autre entité), comment on s’organise. Autrement dit aux moyens, disponibles (lesquels ?) et mis en œuvre (comment ?). Or les valeurs sont en amont de ceci, ce sont elles qui déterminent l’action et ses finalités. Edgar Morin nous dit que </span><em>« l’écologie de l’action doit aussi appréhender l’incertitude dans la relation entre fin et moyens. Nous savons tous en effet que lorsque nous employons trop longtemps des moyens ignobles pour une finalité noble, ces moyens finissent par contaminer la finalité, et même par se substituer à elle. »</em> (1). Edgar Morin poursuit : <em>« Oublieux que nous sommes des principes… nous nous trouvons à de nombreux égards dans un état de sous-développement éthique. »</em><span> (p. 96). </span></p>
<p class="MsoNormal">De la sorte si, face à <em>« La misère du monde »</em><span> et à </span><em>« La France invisible »</em><span>, les intervenants sociaux ont, me semble-t-il, l’obligation éthique et déontologique d’agir au-delà d’un minimum conventionnel, l’efficacité n’est que la mise en œuvre, l’organisation des moyens au service de ce qui constitue, en vrai, des valeurs : solidarité, équité, altérité, démocratie, dignité humaine, respect… Je ne suis pas certain que le statut de « valeurs » accordé à l’efficacité et à la performance ne constitue pas un brouillage et, au bout du compte, qu’il ne desserve le projet, incontestable en soi, de mieux travailler pour autrui. A trop vouloir valoriser l’efficacité en l’extrayant du registre de la méthode pour en faire avec la performance une axiologie, on procède à un épandage éthique qui fait le lit d’une « LQR » (</span><em>Linguae Quintae Respublicae</em><span>, langue de la Cinquième République), c’est-à-dire d’une « propagande du quotidien » selon le titre de l’ouvrage d’Éric Hazan (2).</span></p>
<div>
<hr size="1" />
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><span>(1) « L’éthique de la complexité et le problème des valeurs au XXIè siècle », sous la direction de Jérôme Bindé, <em>Où vont les valeurs ?</em></span><span> 2004, Éditions Unesco-Albin michel, p. 95.</span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><span>(2) <em>LQR. La propagande au quotidien</em></span><span>, 2006, Raisons d’agir. Déconstruisant le discours dominant (<em>« Performant est un mot LQR type… »</em></span><span>, p. 13), l’essai d’Éric Hazan est salubre sans pour autant que l’on soit contraint d’épouser toutes ses thèses, en particulier le glissement d’une critique justifiée de l’usage des valeurs à des fins manipulatoires vers l’invalidation de celles-ci. Ce n’est pas parce que les valeurs de liberté, égalité, fraternité sont incantatoirement appelées à la rescousse de politiques où l’on les chercherait en vain que, pour autant, le triptyque républicain soit à jeter aux orties. Sauf à considérer que les valeurs ne sont qu’illusions mais, dans ce cas, que resterait-il ? Le strict instrumental, l’efficacité, la performance…</span></p>
</div>
</div>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Réforme de l'État : l'indifférence?]]></title>
<link>http://plabbe.wordpress.com/?p=12</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 13:15:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>plabbe</dc:creator>
<guid>http://plabbe.fr.wordpress.com/2008/05/12/reforme-de-letat-lindifference/</guid>
<description><![CDATA[Gérard Desportes, le 12 mai 2008, publie dans mediapar (un web-journal : il faut être abonné…]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span><strong>Gérard Desportes, le </strong></span><span>12 mai 2008, publie dans </span><span>mediapar (un web-journal : il faut être abonné… mais ce n'est pas très cher : 9 euros/mois) un article <em>"Organisation de l'Etat: les préfets repartent au combat"</em> dans lequel le lobbying des préfets concernant la RGPP est dévoilé. Succède à cet article ce petit commentaire : <em>"Le plus étrange parfois, quand on est journaliste politique, ce sont les sujets dont on peut parler parce qu'ils sont publics et d'actualité et dont on ne parle pas... Sujets d'importance, largement aussi décisifs pour l'avenir démocratique et économique, que nombre de ceux qui embouteillent nos colonnes mais qui restent dans l'ombre. Soit parce que l'on croit qu'ils n'intéressent pas le lecteur. Soit parce qu'ils n'intéressent pas le journaliste. L'organisation de l'Etat appartient à cette catégorie des sujets orphelins.Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, peut ainsi, avec quelques-uns de ses collègues préfets, pousser ses pions tandis que le journaliste souffle une bougie ou qu'il se distraie de telle ou telle petite phrase. L'opinion restera largement ignorante de leurs agissements parce que leur détermination n'a d'égale que l'indifférence qu'ils suscitent." </em>Indifférence? " Cf. notre devise: "… en révolte contre ses conséquences." </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La machine rôde…]]></title>
<link>http://plabbe.wordpress.com/?p=4</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 08:08:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>plabbe</dc:creator>
<guid>http://plabbe.fr.wordpress.com/2008/05/12/la-machine-rode%e2%80%a6/</guid>
<description><![CDATA[En 1978, Robert Linhart publiait un ouvrage &#8220;L&#8217;Établi&#8221;(Minuit) et dans les Actes ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En 1978, Robert Linhart publiait un ouvrage "L'Établi"(Minuit) et dans les Actes de la Recherche en Sciences Sociales (n° 19 de février) un article - saisissant - sur l'organisation du travail : "Donc, l'Organisation du Travail rôde.  Elle n'a pas vraiment de nom, l'Organisation du Travail". Celle-ci, sous nos yeux, a un acronyme et un nom: RGPP, Révision générale des politiques publiques. Écrivant ceci, je viens d'être interrompu par un appel téléphonique : "êtes-vous intéressé par l'allégement de vos impôts?"; "Non, ça ne m'intéresse pas."; "Mais qu'est-ce qui ne vous intéresse pas dans l'allégement de vos impôts?"; "L'allégement." Mon interlocuteur, quelque part sur une plate-forme d'appels, raccroche, sans doute songeant qu'il avait affaire à un abruti ou à un rmiste non assujetti à l'impôt.</p>
<p>Après la pétition "Le service public est notre richesse" (contact@service-public-notre-richesse.fr), voici celle contre le démantèlement du service des droits des femmes: "Droits des femmes en danger : Réagissons contre le démantèlement des politiques d’égalité"( http://www.servicedroitsdesfemmesendanger.org/).</p>
<p>En signant, le sentiment d'une goutte d'eau, d'un pas grand chose? Sans doute. Mais ne pas signer c'est plus qu'un sentiment : c'est la certitude d'une reddition. "Le pessimisme de la raison, l'optimisme de la volonté."</p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Qu'est-ce que la social-démocratie que nous voulons incarner ?]]></title>
<link>http://lebavost.wordpress.com/?p=80</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 12:13:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>chouka</dc:creator>
<guid>http://lebavost.fr.wordpress.com/2008/04/13/quest-ce-que-la-social-democratie-que-nous-voulons-incarner/</guid>
<description><![CDATA[Texte écrit en juin 2007, dans des réflexions post-défaite, dans les réflexions sur le manifeste]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom:0.5cm;"><span style="color:#993300;"><em>Texte écrit en juin 2007, dans des réflexions post-défaite, dans les réflexions sur le manifeste de Socialisme et démocratie, légèrement modifié.</em></span></p>
<p style="margin-bottom:0.5cm;">
<p style="margin-bottom:0.5cm;"><span><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Qu'incarne la social-démocratie, que voulons nous incarner ?</span></span></span></p>
<p>Partons de la social-démocratie au sens historique. (sur <span style="color:#000080;"><span style="text-decoration:underline;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Social-d%25C3%25A9mocratie" target="_blank"><span><span style="font-size:small;">wikipedia</span></span></a></span></span><span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">) Ce terme a servi a désigné toutes sortes d'idéologies, marxistes au départ, puis positionnées contre le marxisme au sens moderne. Une des références est notamment le congrès de Bad-Godesberg ou le parti socialiste allemand <strong>abandonne toute référence au marxisme</strong>, et <strong>accepte l'économie de marché</strong> (« le marché autant que possible, l'intervention publique autant que nécessaire. ») [et, historiquement, la fin de la neutralité vis à vis des blocs est-ouest]<br />
Si c'est ce sens que nous acceptons, le PS est socdem depuis un moment.</span></span></span></p>
<p>On a ensuite associé ceci à la pratique notamment du parti allemand, ou de certains partis d'Europe du Nord. Ainsi, aujourd'hui, on attribue d'autres caractéristiques au sens moderne : en rupture avec le communisme, la social-démocratie au sens moderne du terme s'est placée au cours du XX<span style="font-size:x-small;"><sup>e</sup></span><span style="font-size:small;"> siècle sous le signe de la <strong>doctrine keynésienne alliant initiative privée et impulsion de l'État, tout en restant dans le cadre économique du capitalisme </strong>. (souvent on simplifie la théorie keynésienne à une politique de la demande par la relance de la consommation, ce qu'elle n'est pas : il s'agit d'obtenir un partage optimal de la valeur ajoutée entre travail et capital, par des politiques de pilotage macroéconomiques dans un sens ou dans l'autre) </span></p>
<p>Mais la social-démocratie est aussi une <strong>culture politique qui part du pluralisme social et défend la « modération », le "compromis" politique et des structures d'organisation pour la négociation et la concertation.</strong></p>
<p>Donc voila... Or une politique keynésienne ne suffit pas dans un cadre mondialisé, et le système syndical est à refonder totalement dans cette optique. De plus la pertinence du terme, connoté, parfois usé, se pose.</p>
<p>Pour autant il a déjà évolué par le passé, on peut le réadapter, je ne sais pas. Cela nous identifie, mais mieux vaut s'identifier par nos propositions que par un qualificatif unique.</p>
<p>A partir de cela, et de la ligne de DSK, de ce que nous voulons, quelques grands thèmes.<br />
Je ne retiens pas ce que nous avons en commun avec les autres courants, comme la prise en compte nécessaire de la <strong>protection de l'environnement</strong>, la <strong>laïcité</strong>, la priorité à l'éducation, à la culture et la volonté d'<strong>élever l'individu pour améliorer la société</strong>...  Thème majeur, retrouver un <a href="http://lebavost.wordpress.com/2008/04/09/tocqueville-aujourdhui/">lien social</a>, agir sur le patrimoine social, (langues, écrit, culture, relations sociales, psychologies etc.) en filigrane existe un autre modèle de société. ( = il n'y a pas que le pouvoir d'achat)</p>
<p>Nous devons nous distinguer par :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Un 	identifiant fort, c'est l'<strong>Europe</strong>, notamment depuis le 	referendum. Pour autant, la ligne de clivage entre oui et non peut 	évoluer et devra être dépassée, même si elle révèle des clivages plus profond qui peuvent rester pertinents. Il ne s'agit pas 	d'être des pro-européens béats, ni rester dans 	l'incantation, mais réalistes et avec cet idéal à 	approfondir. Le mini-traité intitutionnel de Sarkozy (traoté de Lisbonne) est 	surement une première étape nécessaire, que 	nous ne pouvions proposer empéchés par nos divisions, 	mais qui ne nous suffit pas. Nous avons <strong>concrètement 	l'ambition européenne</strong>.<br />
</span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Le 	<strong>rôle de l'Etat</strong> : on peut surement reprendre à 	notre compte le slogan de Bad Godesberg : <strong>« le marché 	autant que possible, l'intervention publique autant que 	nécessaire. » </strong>Tout en considérant le 	nécessaire de manière assez large, comme étant 	souvent une condition qui participe à l'intérêt 	général.<br />
Cela pose nécessairement la 	question d'un <strong><a href="http://lebavost.wordpress.com/2007/03/08/quelques-pistes-pour-renforcer-le-syndicalisme-salarie-en-france/">nouveau syndicalisme</a>, de nouvelles relations 	sociales</strong>, dans la négociation et le partenariat. C'est 	donc sortir de la lutte des classes, et un rôle de l'Etat dans 	ces négociations bien plus en retrait.<br />
Cela peut intégrer 	une <strong>vision décentralisatrice, </strong>mais péréquatrice.<br />
</span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"><strong>Economique 	et social</strong> : c'est concilier deux principes de base me 	semble-t'il. Il faut <strong>créer la richesse avant de la 	redistribuer</strong>. Mais la recherche de la croissance n'est pas le 	seul objectif, et ne justifie pas tout. Et il faut 	notamment,accompagner, protéger, ceux que le système 	écarte ou menace, pour une société plus 	apaisée, plus sure, plus juste. Faut-il reprendre la 	<span style="text-decoration:underline;">flexsécurité</span>, et que mettons nous derrière 	?<br />
C'est en tout cas une relation apaisée avec 	l'entreprise, notamment les PME, la promotion d'un nouveau 	capitalisme cognitif, des territoires, de l'innovation. Il faut 	<strong>retrouver la voie et la voix de la croissance </strong>(savoir 	l'illustrer), en pratiquant des <strong>politiques d'offre comme de 	demande</strong>...<br />
Il faut se positionner sur la <span style="text-decoration:underline;">financiarisation 	du capitalisme</span>, et de certains risques que cela porte.<br />
Il 	faut arriver à <strong>construire une vision de la mondialisation </strong>, opportunité mais  également ouragan en 	gestation.  Protection offensive ?<br />
Egalement sur les 	<strong>retraites</strong> (équité/effort/ répartition 	travail-loisir sur une vie/financement assuré, assumé 	et expliqué) ou la vigilance sur la <strong>dette</strong>...<br />
</span></span></span></p>
</li>
<li><span><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Enfin, 	on doit porter aussi un <strong>socialisme du réel</strong>, qui ne se 	noie pas dans des dogmes ou des habitudes mais qui doit avoir comme 	préoccupation des résultats concrets, à des 	problèmes quotidiens. (Sans tomber dans la démagogie 	et la réponse à tout) Ainsi sur le traitement de 	l'insécurité, les 35h, le pouvoir d'achat, le 	mérite, la <a href="http://lebavost.wordpress.com/2007/05/08/pour-une-reforme-de-letat-social-democrate/">réforme de l'Etat</a>... C'est souvent aussi une question de méthode 	et de marketing politique. </span></span></span></li>
</ul>
<p lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"> Cependant, nous ne souhaitons pas résoudre les inégalités à la marge ou à postériori mais agir à la racine et donc <strong>reposer les rapports de force, les potentiels technologiques ou d'organisation de la société</strong>. Nous assumons les règles du marché sans être ni naîf ni dépourvu d'imagination pour définir de nouvelles régulations et garantir un service public qui soit en phase avec les nouvelles réalités du monde économique. </span></span></p>
<p>En terme de <strong>stratégie politique</strong>, je pense qu'on peut aussi incarner :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">une 	volonté de rénovation de la vie du parti :<br />
-promouvoir le débat et la réflexion de fond, les 	travaux thématiques, à tous les niveaux; faire vivre 	des "think-tanks...<br />
-essayer d'en faire un parti plus 	large, plus ouvert, de masse... Moins de cumuls et de fiefs, plus d'écoute et de politique.<br />
</span></span></p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">nouvelle 	manière de faire de la politique :<br />
-réintroduire 	la nuance et la raison dans le débat : opposition 	constructive à l'assemblée, moins frontale. Nous ne 	sommes pas le Bien, contre le Mal ou l'erreur par nature. Nous n'en 	serons que plus crédibles.<br />
-redéfinitions des 	alliances possibles. <a href="http://lebavost.wordpress.com/2008/05/05/4/">Modem</a>, PC...<br />
</span></span></p>
</li>
</ul>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stimulons nos cerveaux avec le MEDEF et la fine équipe]]></title>
<link>http://kesjendi.wordpress.com/?p=104</link>
<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 19:07:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>KesJenDi</dc:creator>
<guid>http://kesjendi.fr.wordpress.com/2008/04/09/stimulons-nos-cerveaux-avec-le-medef-et-la-fine-equipe/</guid>
<description><![CDATA[Il parait que nous ne rions pas assez chaque jour, et ce n&#8217;est pas avec ce qui suit que je dé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>I</strong>l parait que nous ne rions pas assez chaque jour, et ce n'est pas avec ce qui suit que je détend mes zygomatiques, au contraire.</p>
<p style="text-align:justify;">Par contre, et sans avoir besoin de la fameuse console de jeu qui permet d'entraîner son cerveau, je me livre à des exercices de calcul mental et à un travail de la mémoire régulièrement, grâce au MEDEF et à la fine équipe.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, lorsque j'entends comme ce matin <a title="Wikipedia_Daniel_Bouton" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Bouton" target="_self">Daniel Bouton [fr]</a> (en sa qualité de président de la Fédération Française des Banques) expliquer devant la commission des finances de l'assemblée nationale que les pertes des banques françaises dues à la crise des subprimes sont <a title="Pertes_Banques_Subprimes" href="http://www.latribune.fr/info/Crise-financiere--Bouton-voit-un-debut-d-amelioration-755-~-FRANCE-SOCGEN-CRISE-FINANCIERE-20080409TXT-$Db=News/News.nsf-$Channel=Bourse" target="_self"><strong>évaluées à 14,4 milliards d'euros [fr]</strong></a>, je ne peux m'empêcher de diviser mentalement par 2 et de comparer insidieusement avec les économies souhaitées par Nicolas Sarkozy en <span style="text-decoration:line-through;">dépeçant</span> <a title="166_Mesures_Réforme_Etat" href="http://fr.news.yahoo.com/afp/20080404/tfr-economie-budget-etat-gouvernement-pr-f56f567.html" target="_self">réformant l'état [fr]</a>.<br />
Mais le sieur Bouton ne s'arrête pas là et poursuit son propos en expliquant que ces pertes ne sont que <strong>portion congrue</strong> et n'illustrent en rien une quelconque dérive d'un système financier qui perd toute raison dans sa recherche frénétique de toujours davantage de profits.<br />
A peine du bout des lèvres consent-il à admettre qu'il y a bien pu y avoir quelques dysfonctionnements que le régulateur saura bien vite encadrer, pour permettre à l'ensemble de continuer ainsi tout en rassurant les bonnes gens.<br />
Vous aurez compris que je ne retranscris pas fidèlement son propos mais le synthétise en reformulant, c'est un exercice pas inintéressant auquel je me livre régulièrement.</p>
<p style="text-align:justify;">Je dois avoir l'esprit tordu pour continuer ainsi ma gymnastique neuronale, mais ce serait dommage de gâcher la matière qui est à ma disposition aujourd'hui.</p>
<p style="text-align:justify;">J'en termine avec mon exercice favori de travail de la mémoire pour faire en sorte d'avoir présentes en tête les lignes qui précèdent, la prochaine fois que Laurence Parisot nous resservira un de ses gimmicks favoris : <em>"les forces vives qui croulent sous le poids des taxes et impôts"</em>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Enthousiasme de février : tout semble encore possible (4)]]></title>
<link>http://lebavost.wordpress.com/?p=54</link>
<pubDate>Wed, 09 Jan 2008 12:33:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>chouka</dc:creator>
<guid>http://lebavost.fr.wordpress.com/2008/01/09/enthousiasme-de-fevrier-tout-semble-encore-possible/</guid>
<description><![CDATA[Mi-février 2007
J&#8217;ai adhéré au PS, et les positions de la future candidate me plaisaient. M]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#993300;"><em>Mi-février 2007</em></span></p>
<p><span style="color:#993300;"><em>J'ai adhéré au PS, et les positions de la future candidate me plaisaient. Mais par la suite, lors des primaires, j'avais soutenu DSK, sans devenir un antiségoléniste virulent. Les premiers mois de 2007 ont été difficiles, mais malgré des doutes croissants refoulés, je me suis laissé prendre par le combat militant, que je ne regrette pas. Entre les trois candidats principaux, les trois projets, c'était le moins pire. </em></span></p>
<p><span style="color:#993300;"><em>Après la présentation du programme, avec le groupe R2 auquel j'appartenais, j'écris cette tribune de décryptage pleine d'espoir. Elle reste assez juste, avec des avancées dans le discours, mais aussi les insuffisances relevées en conclusion qui n'ont pas trouvées de réponses.</em></span></p>
<h2><a href="http://rfrn.over-blog.com/article-5624773.html">Que retenons-nous du discours de Ségolène Royal à Villepinte</a></h2>
<p><strong><span style="font-size:x-small;"><span style="font-family:Arial;"><span style="color:#000080;">Que retenir du discours de Ségolène Royal hier ?<br />
Les commentaires sont nombreux. Certains n'ont pas lu le discours, et commentent les commentaires, sans voir les nouveautés des orientations.</span></span></span></strong></p>
<p><span style="color:#333399;"><strong>Ce fut un discours à plusieurs partitions et plusieurs voix, mêlant notamment le socialisme tendance libérale et social-démocrate, la mise en mouvement de la société et les régulations souples, et le socialisme de la puissance publique, contraignante et interventionniste. </strong></span><span style="color:#333399;"><strong><br />
<span style="font-family:Arial;">Le projet du parti est toujours là, mais réorienté et enrichi par les propositions originales de la campagne interne, des débats participatifs, des divers travaux. </span></strong></span></p>
<p><span style="color:#000080;"><strong>Nous avions des réserves à propos du projet socialiste. Le programme hier présenté nous convient mieux. Ainsi, nous nous félicitons des principes mieux affirmés :</strong></span></p>
<p><span style="color:#000080;"><strong>-de la claire prise en compte de la contrainte de la dette<br />
-de l'absence de hausse de la pression fiscale<br />
-de la volonté de réconcilier les Français avec l'entreprise</strong></span><strong><br />
<span style="color:#000080;">-de l'ambition de réformer l'Etat, notamment à travers la régionnalisation</span><br />
<span style="color:#000080;">-de la promotion d'un nouveau syndicalisme plus puissant et partenarial.</span></strong></p>
<p><strong><strong><span style="font-size:x-small;"><span style="font-family:Arial;"><span style="color:#00007f;">ou encore de quelques propositions nouvelles, dans le détail : maisons des parents, developpement du soutien aux personnes en situation de handicap, scolarisation dès 3 ans, non cumul des mandats,co-developpement, le president de la commission des finances qui appartiendra à l'opposition, reforme du senat, suppression du 49-3</span></span></span></strong></strong></p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong><span style="color:#333399;">Zoom sur l’ouverture audacieuse consacrée à la dette, et les passages évoquant l’entreprise et  la production de richesses, la réforme de l’Etat et à la décentralisation.</span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#333399;">L’esprit et presque la lettre de notre motion et de nos contributions :</span></strong></p>
<p>« Pour surmonter ces crises, il faut une France Neuve. Voilà ce que vous m'avez dit. Et voilà ce que j'entends mettre en œuvre.<br />
Comment augmenter les bas salaires si les entreprises ferment ? Comment augmenter les petites retraites si les déficits se creusent ? Comment augmenter l'effort pour l'éducation<br />
et la santé lorsque la dette explose ? Telles sont les questions que vous m'avez posées. Mais vous m'avez dit aussi que <strong>chaque nouveau droit devait aller de pair avec des devoirs</strong>.<br />
Et vous l'avez fait avec une franchise, une lucidité, une volonté de <strong>refuser les solutions toutes faites et les fausses promesses des marchands d'illusion, vous l'avez fait avec une </strong><br />
<strong>rigueur dont je dois vous dire qu'elles m'obligent</strong>. Et c'est pourquoi j'ai décidé de vous parler en premier de notre situation économique et, en particulier, du problème de la dette.<br />
<strong>La dette publique est devenue insoutenable</strong>. Elle représente 64% du PIB et 18 000 euros par Français. Les intérêts qu'elle génère sont devenus à eux seuls la 2ème dépense du<br />
budget de la Nation. Le déficit des comptes sociaux a triplé. La sécurité sociale est grevée par plus de 80 milliards de déficit cumulé. Notre appareil productif est affaibli. Notre<br />
commerce extérieur affiche un déficit de 30 milliards d'euros. La production industrielle stagne et l'investissement productif des entreprises ne décolle pas. Voilà la France qu'ils<br />
nous laissent. Voilà l'état des lieux au sortir de la période qui s'achève.</p>
<p>Et c'est à vous, c'est à moi, c'est à tous les Français qui, à partir d'aujourd'hui nous rejoindront, qu'il appartient de relever le pays.<br />
Je suis convaincue, par exemple, qu'il faut changer, de toute urgence, notre façon même de concevoir la création de valeurs et de richesses. Je suis convaincue qu'un<br />
<strong>développement durable repose aujourd'hui sur trois piliers (économique, social, environnemental)</strong> et que la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la 5e<br />
puissance économique mondiale. Mais <strong>nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, innovent, prennent des risques et travaillent dur. </strong>Et je suis<br />
convaincue que nous ne tiendrons durablement ce rang que si nous recréons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés et <strong>à créer, en fait, ce vrai dialogue </strong><br />
<strong>social qui reste, en France, si terriblement archaïque.</strong></p>
<p>L'inventivité des entrepreneurs doit être, reconnue. Mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l'honneur. Avec cette reconnaissance et ce respect, nous réussirons comme l'ont fait ….. Voilà pourquoi je m'engage à tout faire pour que, si je suis élue, <strong>un nouvel essor soit donné à la démocratie sociale et au dialogue social constructif </strong>qui va avec. Et voilà pourquoi je m'engage, en même temps, à <strong>soutenir l'effort des entreprises innovantes et créatrices d'emplois</strong>. C'est ce que j'appelle les cercles vertueux.</p>
<p>Je le crois de toute mon âme : nous avons les moyens de relancer la croissance et la machine économique. Je veux <strong>réconcilier les Français avec l'entreprise</strong> pour sortir la France des<br />
déficits et accomplir des progrès sociaux dont nous avons besoin.<br />
J'en ai pris une claire conscience tout au long de ces semaines passées à écouter et observer : nous sommes un pays d'excellence technologique où pas un jour ne passe sans que<br />
des hommes et des femmes se lancent pour donner corps à un projet créateur d'activité, de valeur et d'emploi. Eh bien, je suis <strong>reconnaissante à ces entrepreneurs du risque qu'ils prennent </strong>et qui permet de créer, chaque année, les emplois que la mondialisation financière déplace. Je sais gré à ces PME de moins de 250 salariés qui sont plus de 2 millions en France et qui sont nos premières créatrices d'emplois.<br />
Et je m'engage aujourd'hui, devant vous, à tout faire pour soutenir leur effort et pour créer l'environnement dont elles ont besoin et qu'elles méritent.<br />
Je m'engage aussi à <strong>faire de la recherche et de l'innovation une des priorités majeures</strong> de mon mandat. Je m'engage à augmenter le budget national de recherche-développement de 10 % par an. Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la Recherche et l'innovation, je m'engage à porter cette part à 15%. Par des mesures fiscales, je m'engage à encourager les entreprises à innover et à faciliter, pour cela, leur accès aux financements bancaires. <strong>L'Etat soutiendra les pôles de compétitivité</strong> qui associent laboratoires et entreprises dans des réseaux d'excellence. Trop de régions attendent aujourd'hui une aide de l'Etat qui ne vient pas ! Eh bien l'Etat, si je suis élue, soutiendra les porteurs de projets, partout où ils se trouveront, en généralisant les Ateliers de la Création.<br />
Je m'engage à ce que les entrepreneurs qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine propre soient sécurisés par un mécanisme de caution mutuelle.</p>
<p>Je veux aussi que <strong>l'école et l'entreprise se rapprochent</strong>.<br />
Je veux que l'entreprise devienne un lieu familier aux jeunes dès l'enseignement secondaire et jusqu'à l'université. Je le veux parce que vous le voulez. Et vous le voulez parce que l'insertion professionnelle de nos enfants et, donc, leur choix de métier et d'avenir en seront facilités.<br />
Les Français, je l'ai également compris, aspirent à <strong>voir l'Etat réformer profondément sa gestion pour dégager des économies et donc des marges d'action.</strong><br />
Sans doute cette réforme sera-t-elle, chez nous, plus difficile à mener qu'ailleurs. Car la France, n'est-ce pas, s'est constituée autour de son Etat central ! Car il fut, cet Etat, partie prenante à sa construction, sa puissance, sa grandeur ! Mais nous devons agir.<br />
Nous avons <strong>un Etat qui est devenu beaucoup trop lourd</strong>. Nous avons trop de ministères. Nous avons des ministères qui ont, en dix ans, changé huit fois de périmètres et donc de<br />
dénominations avec toutes les dépenses inutiles, toutes les pertes d'efficacité, que cela suppose. <strong>Il faut réformer tout cela. Il faut alléger le poids de nos administrations</strong>. Il faut les<br />
mettre au service des citoyens alors que, trop souvent, les citoyens ont le sentiment d'être le jouet des administrations. Il faut <strong>soulager des administrations centrales qui s'épuisent à gérer des personnels répartis sur le territoire et des crédits de toutes sortes.</strong><br />
Il faut en finir avec cette lourdeur de l'Etat central qui engendre <strong>toujours plus de textes législatifs ou réglementaires</strong> – et des textes qui, bien souvent, sont à la fois illisibles et inutiles. Les fonctionnaires en sont les premières victimes lorsqu'ils s'épuisent en réunions stériles au lieu de donner l'impulsion et la créativité dont ils sont porteurs et qui sont leur vraie vocation.</p>
<p>Face à cette situation, face à ce gaspillage d'énergie et de substance, je propose :<br />
- de limiter le nombre de ministères,<br />
- d'en finir avec l'inflation réglementaire qui nous caractérise trop souvent<br />
- d'<strong>expérimenter à chaque fois pour réformer vraiment</strong><br />
- d'engager une <strong>nouvelle étape de la régionalisation</strong>, mettant fin à la ruineuse superposition des<br />
compétences. Ce sont les régions qui, par exemple, mettront à niveau les bâtiments et résidences universitaires.<br />
C'est aux régions qu'incombera la tâche de sortir les prisons françaises de l'état honteux où elles se trouvent. Ce sont les régions qui piloteront le service des aides économiques et de la formation professionnelle.<br />
L'Etat, certes, garantira par un fond de " péréquation " l'égalité entre les régions qui bénéficieront donc, pour remplir ces nouvelles missions, d'un transfert de ressources. Mais nouvelles missions pour les régions, il y aura. Nouvelles intelligences territoriales, on verra naître. Et <strong>tant pis pour ce vieux jacobinisme qui est l'un des démons les plus malins de ce pays </strong>! J'ai la passion du service public. Je sais que les Français sont habités par la même passion. Et, aussi, les fonctionnaires qui ont une conception exigeante de leur mission.</p>
<p><strong>Ensemble, nous allons donner un coup de jeune à cet Etat colbertiste, jacobin, centralisé à l'excès, croulant sous le poids des ans, des bureaucraties inutiles et des réglementations </strong><br />
<strong>trop complexes.</strong> Ensemble, nous allons mettre l'Etat à l'heure de ce désir d'autonomie, de responsabilité civique et de liberté que j'ai senti monter d'un bout à l'autre de la France. »</p>
<p><strong><span style="color:#333399;">Bien sûr; certains passages, ou certaines propositions sont critiquables. Et il y a encore des</span></strong><strong><span style="color:#00007f;"> manques ou des insuffisances :  quelle fiscalite ?, quelle réforme des retraites ? quelle politique de sante ?  etc... Mais cela va dans le bon sens.</span></strong></p>
<p><strong>Cela s'ettofera encore jusqu'à la mi-mars sur ces points, participons-y.</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">début : <strong><a href="http://lebavost.wordpress.com/2008/01/05/les-primaires-socialistes-accouchent-dune-belle-victoire-0/">Les primaires socialistes accouchent d’une belle victoire (0)</a></strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">précédent :<strong><a href="http://lebavost.wordpress.com/2008/01/09/defense-vigoureuse-contre-les-critiques-lucides-3/">Défense vigoureuse contre les critiques lucides (3)</a></strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">suivant :<strong><a href="http://lebavost.wordpress.com/2008/01/09/la-tentation-bayrou-ma-a-peine-effleuree/">La tentation Bayrou m’a à peine effleurée (5)</a></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Réforme de l'Etat et mes voeux pour 2008]]></title>
<link>http://blog.goffinet.ps/2008/01/05/reforme-de-letat-et-mes-voeux-pour-2008/</link>
<pubDate>Sat, 05 Jan 2008 12:48:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>fgoffinet</dc:creator>
<guid>http://fgoffinet.fr.wordpress.com/2008/01/05/reforme-de-letat-et-mes-voeux-pour-2008/</guid>
<description><![CDATA[Dans une entrevue publiée ce vendredi 5 janvier 2008 dans Le Vif L&#8217;Express, Philippe Moureaux]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une entrevue publiée ce vendredi 5 janvier 2008 dans Le Vif L'Express, Philippe Moureaux, Vice-Président du PS, s'exprime <strong>à titre personnel</strong> à propos de la réforme de l'Etat. En résumé, P. Moureaux défend l'idée d'accepter une très profonde réforme de l'Etat allant vers le confédéralisme si les francophones y gardent les avantages liés à la solidarité nationale faute de quoi ils devront faire face à de vrais séparatistes flamands dans deux ou trois ans.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://www.ps.be/_iusr/Gallery/Large/20071221115228-IMG_0220.jpg" alt="Paul Magnette au congrès de décembre 2007" width="449" height="299" /></div>
<p>On sait que l'opinion publique francophone est particulièrement hostile à tout changement institutionnel qui d'un point de vue romantique mettrait fin à l'Etat belge. Le vote en commission imposé par le nombre sur la scission de l'arrondissement de BHV  a créé un traumatisme du côté francophone. L'ensemble des partis francophones ne pouvaient que répondre par l'indignation, a plus forte raison dans ce contexte particulièrement émotif.</p>
<p>Maintenant qu'un gouvernement est mis en place, le pragmatisme reprend le dessus. Dans le couple flamands/francophones, la survie de l'union ne peut se réaliser que par l'écoute mutuelle des uns et des autres. La sortie personnelle de P. Moureaux ne serait-elle qu'une expression du droit de tendance ou la mise en place d'une stratégie visant à digérer l'inéluctable ?</p>
<p>Le PS a accepté d'entrer dans une majorité alors qu'il aurait pu se satisfaire d'une opposition lointaine dégagée de toute responsabilité. Qu'est-ce qui pousse ce puissant parti à jouer ce jeu dangereux ? Justement parce que le PS est un parti responsable. Pourtant, de manière égoïste, il me plairait mieux d'être dans l'opposition à la manière du SPa. Je laisserais volontiers l'Orange Bleue se débrouiller toute seule et montrer le vrai visage d'une Droite peu soucieuse des plus faibles, n'en déplaise à la gauche chrétienne. Le programme  à réaliser de l'Orange Bleue ce sont les pieds joints dans les thèses du libéralisme dominant, notamment celui qui se réalise en Espagne ou au Royaume-Uni.</p>
<p>La population ne s'en rend peut-être pas compte mais la guerre des idéologies n'est pas finie. En Europe, cela fait longtemps que la Gauche a intégré sa politique à l'économie de marché. Dans le contexte économique difficile que nous connaissons le PS ne peut se contenter d'une place de spectateur. Il nous est toujours insupportable que les actionnaires s'enrichissent plus vite que les travailleurs, que le pauvres deviennent plus pauvres alors que les riches deviennent plus riches de manière exponentielle, que les hommes et les femmes n'arrivent pas à atteindre un salaire égal, que la xénophobie et l'homophobie soient encore quotidiennement tolérées.</p>
<p>Oui, si les francophones veulent garder l'unité de la Belgique, ils doivent entrer dans un dialogue avec les revendications flamandes. Dans ce cadre, on risque fort de changer les modalités de la solidarité Nord/Sud. Entre nous et en toute sincérité, quel est le problème pour une communauté d'obtenir plus d'autonomie notamment dans les matières économiques ? Placer le débat sur un fond sentimental a-t-il du sens alors que ces communautés se connaissent de moins en moins ? Les flamands ne sont pas moins belges que nous ! Ils se demandent juste combien de temps il devront payer pour continuer à être ces belges-là.</p>
<p>Je pense que tous les partis francophones ont depuis plusieurs mois conscience de ce constat. Faut-il encore que l'opinion soit prête et soit en phase avec la réalité. Ce ne sera possible que si l'ambiance est calme et sereine. A cet égard les Oranges du Nord et du Sud ont de gros efforts à fournir !</p>
<p>Qu'on se rassure ! Un Etat confédéral est toujours un Etat ! Les modalités de son organisation vont changer. Le véritable enjeu pour nous c'est bien la solidarité entre les régions. Un confédéralisme sans solidarité est un commerce avec un seul gagnant. Dans une Wallonie qui connaît un déficit structurel sur le long terme, une diminution drastique de ses revenus serait une véritable catastrophe. Personnellement, je ne verrais aucun inconvénient à ce que le donateur contrôle mieux l'argent qu'il donne. N'importe qui réagirait de la même façon avec son argent.</p>
<p>Le PS au pouvoir a démontré sa capacité à mener des politiques bénéfiques pour le plus grand nombre et à gérer avec responsabilité la chose publique, sauf à Charleroi*. En Wallonie, le déficit structurel est tel que la situation est extrêmement difficile à relever. La Wallonie et les wallons ont intérêts à faire confiance au PS, surtout avec une autonomie accrue. Mais j'exhorte mon parti à mener des politiques alternatives au libéralisme anglo-saxon, à se rapprocher des modèles scandinaves et germaniques.</p>
<p>Ce jour-même, Didier Reynders publie via Belga un communiqué dans lequel il affirme que le PS et le CDH forment un cartel. Quelle esbrouffe ! Pour former un cartel, il faut des structures communes et des points de programmes identiques, pas seulement des convergences. La vérité est la suivante : au niveau fédéral, PS et CDH avaient conclu des accords sur certains points. Leur loyauté réciproque sert toujours de base d'entente à l'heure actuelle. D'autre part, on constate très peu de convergences entre ces deux partis et le MR. Nous nous trompons pas non plus : la Gauche au CDH n'existe plus structurellement et seule Joëlle accompagnée de quelques amis s'avancent partiellement dans des voies sociales-démocrates.</p>
<p>Si le MR, ce rassemblement hétéroclite, continue à séduire les déçus et les jeunes qui rêvent de devenir patrons (entendez recevoir le salaire d'un patron) en jouant à Euromillions, le PS devra se résoudre à changer d'attitude à l'égard du seul autre parti véritablement à gauche, Ecolo.</p>
<p>Alors voici mes voeux pour 2008, une politique plus responsable encore en Wallonie et une convergence de la Gauche.</p>
<p>* La montée de Paul Magnette au Grouvernement fédéral est un signal fort que j'applaudis.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour une grande réforme de l'Etat ]]></title>
<link>http://lebavost.wordpress.com/?p=44</link>
<pubDate>Tue, 08 May 2007 21:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>chouka</dc:creator>
<guid>http://lebavost.fr.wordpress.com/2007/05/08/pour-une-reforme-de-letat-social-democrate/</guid>
<description><![CDATA[ La réforme de l&#8217;Etat
 Les Français sont très attachés à leur administration. Depuis plus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#000000;"> <strong><span style="font-size:small;">La réforme de l'Etat</span></strong></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> Les Français sont très attachés à leur administration. Depuis plus d'un siècle, c'est en effet en grande partie par le biai de ces institutions que se sont dessinés les traits d'une France plus moderne et plus juste. A travers ses services publics, la puissance publique a rendu accessible à chaque Français, pour un coût raisonnable et non-discriminatoire, des éléments essentiels à une qualité de vie souvent enviée dans les États voisins. L'ensemble du territoire a pu être desservi en permanence et avec des prestations garanties. Pourtant, les besoins et les contraintes ont évolué et cet ensemble admirable est aujourd'hui en crise. La réforme de l'administration, permanente, demande aujourd'hui une attention particulière.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US" align="left">
<p><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> L' <strong>Etat a aujourd'hui changé</strong> : il est devenu moins gestionnaire et plus régulateur, s'est décentralisé, inséré dans la construction européenne, et se confronte à la concurrence internationale. La </span></span><strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">contrainte budgétaire</span></span></strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> est aujourd'hui plus forte : la maîtrise de notre dette publique est un impératif moral et financier pour demain. Pendant les vingt cinq dernières années, les dépenses publiques ont augmenté de plus de 15% pendant que l’endettement était multiplié par trois.<br />
Parallèlement, les <strong>exigences des citoyens à son égard se sont affirmées</strong> : ils attendent de l'administration qu'elle leur rende un service aisément accessible, simple et de qualité ; un niveau d'imposition élevé doit correspondre à des politiques et des services publics performants.</span></span></p>
<p><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="color:#000000;"> <strong>Dans de nombreux pays, </strong>face aux mêmes contraintes,<strong> des réformes parfois radicales ont été menées</strong>, dès les années 80 en Suède, plus récemment au Canada...</span></span></span></span></span><strong><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="color:#000000;"> Ces évolutions, après un long travail de concertation, se sont appuyées sur une refonte de la procédure budgétaire et comptable pour mettre en place une culture de la transparence, de la performance, du service au citoyen, comme nous l'avons fait sous le gouvernement Jospin. L'administration en ligne a été fortement développée, le droit de la fonction publique assoupli, voire pratiquement bannalisé en Suède, et les effectifs réduits. Au Canada le nombre de municipalités a été diminué, et une loi interdit tout déficit budgétaire.</span></span></span></span></span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="color:#000000;"><br />
</span></span></span></span></span></strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"><strong>En France aussi, la réforme de l'Etat est en cours</strong>. Ces dernières décennies, une décentralisation et une déconcentration plus adaptée ont été impulsées, l</span></span><strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">a place du travail interministériel s'est accrue, </span></span></strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">l'Etat a professionnalisé son armée, l'intercommunalité s'est imposée. En outre la simplification administrative et les droits des citoyens face  aux administrations ont progressé, l</span><span style="color:#000000;">es </span></span><strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">nouvelles technologies se sont diffusées</span></span></strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> dans l'administration. Enfin,une </span></span><strong><strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">logique de performance</span></span></strong></strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> a été initiée avec la LOLF (Loi Organique relative aux Lois de Finances), incitant l'administration à rechercher des gains de productivité pour rendre le meilleur service au meilleur coût, logique encore à roder et améliorer.</span><span style="color:#000000;"><br />
</span></span><strong><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="color:#000000;"><strong>Mais ce n’est qu’un début : le mouvement de réformes devra se poursuivre dans les années à venir</strong> pour renforcer la transparence et l'efficacité de l'action publique, sa capacité d'adaptation, pour renforcer les services publics là où les besoins sont les plus forts tout en maîtrisant les dépenses publiques, notamment pour prendre notre place dans l'économie de la connaissance, et faire face aux grands défis démographiques, urbains, environnementaux.</span></span></span></span></span></strong></p>
<p lang="en-US"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"> Ainsi, un consensus existe sur la nécessité de certaines réformes mais beaucoup moins sur la nature de ces réformes, nécessaires pour maintenir avec force notre idéal de progrès et de justice.</span></span></p>
<p style="margin-left:0.64cm;margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;widows:0;orphans:0;" align="left"><strong><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Une gestion plus efficace des administrations<br />
Une rénovation de la Fonction Publique<br />
L'introduction des usagers au cœur du service public<br />
Périmètre et modalités de l' intervention publique </span><span style="font-size:x-small;"><br />
</span></span><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Pour une nouvelle décentralisation </span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US">
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><strong>Une gestion plus efficace des administrations</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US">
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> Des <strong>gains de productivité sont possibles et nécessaires</strong>. Ils devront être répartis entre les contribuables, les fonctionnaires et les usagers. Les premiers bénéficieraient de prélèvements mieux utilisés ou moins lourds, les seconds de meilleures rémunérations et les troisièmes de services améliorés ou étendus. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US">
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times New Roman,serif;">Pour les services publics administratifs, l</span>a qualité des services fournis n’a pas toujours progressée aussi rapidement que pour le reste de l'économie. Des avancées sont en cours depuis plusieurs années, qui devront se poursuivre. Ainsi la recherche d'une efficacité accrue s'est traduite par des audits de modernisation sur de nombreux sujets, le développement des partenariats public-privé, des fusions d'administrations... Attention cependant à ne pas faire une simple politique de réduction des coûts de court terme.</span></span></p>
<p>L' <strong>entrée en vigueur en 2006 de la LOLF</strong>, <span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="color:#000000;">votée à l'unanimité en 2001, </span></span> constitue une réforme majeure <span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="color:#000000;">: on passe d'une logique de moyens à une logique d' objectifs et de résultats. L'utilisation des ressources  est mieux contrôlée, la dette mieux suivie, les effectifs mieux maîtrisés.</span></span> En définissant clairement les objectifs assignés à chaque service, cet outil renforce la transparence de l'action administrative et la responsabilité des acteurs de la gestion publique.<span style="color:#000000;"> Les enjeux sont techniques et peu connus du grand public mais ils vont avoir une grande influence. Toutefois la période de transition se traduit par certaines difficultés qu'il faudra régler pour donner toute son ampleur au changement.</span></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="color:#000000;">Pour confirmer son potentiel de réforme, cet outil doit être appuyé par des politiques ambitieuses. Cela doit permettre à l'administration française de profondément évoluer dans son organisation et ses méthodes :</span></span></span></p>
<p style="margin-left:0.64cm;margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times New Roman,serif;">-responsabiliser les agents et libérer les initiatives par une déconcentration renforcée ;<br />
-</span> imposer la culture de l'évaluation permanente :  audit interne dans chaque service, contrôle de gestion sur l'ensemble de l'activité, augmentation du pouvoir des organes d'audit externe. Le développement d'une démarche qualité intelligente doit se poursuivre.<br />
</span><span style="color:#000000;">-accentuer le rôle de la Cour des Comptes et créer un organisme très ambitieux (regroupant les meilleurs des universitaires, avec possibilité de continuer à participer à des labos par ailleurs) qui aurait pour mission de produire des évaluations et des rapports sur des sujets très divers<br />
-accentuer le rôle de contrôle et d'évaluation du Parlement – dans la continuité de la LOLF et renforcé par la mandat unique– qui aurait notamment les moyens de commander plus de rapports, qui examine réellement l'exécution des lois</span><span style="color:#000000;"><br />
- réfléchir à l ' externalisation des tâches annexes lorsque c'est possible (entretien, sécurité...) pour recentrer les collectivités et administrations sur leur mission.<br />
-  restructuration efficace des administrations en charge des missions dématérialisées grâce aux nouvelles technologies, et investissement dans celles-ci</span></span></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="en-US" align="left"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Il s'agit ainsi de permettre une plus grande adaptabilité de l'administration à l'évolution de ses missions et une meilleure utilisation et répartition de l'argent public.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><strong>Une rénovation qualitative et quantitative de la Fonction Publique :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="font-size:small;"> Près de 5 millions de personnes travaillent actuellement au sein des trois fonctions publique, soit une croissance de 23% depuis 1982. Cela représente 44% du budget de l'Etat en 2005. Trop d'énergies sont stérilisées dans une administration complexe, ayant parfois des difficultés à motiver ses ressources  internes ou constituée en citadelles limitant mobilité et coopération. </span></span></span></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="font-size:small;">Il s'agit donc de promouvoir une réforme d'ensemble, en profitant du renouvellement et du  rajeunissement massif que vont permettre les nombreux départs à la retraite.</span></span></span></p>
<p><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Tout d'abord, <strong>l</strong></span><strong><span style="color:#000000;">a gestion des ressources humaines doit poursuivre sa mutation</span></strong><span style="color:#000000;">. L</span><span style="color:#000000;">a modernisation actuelle de gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences doit se poursuivre. L’initiative, la créativité, la responsabilité, doivent être encouragées et avoir plus de poids que l’ancienneté dans le déroulement d’une carrière. La notation, devenue mal et inégalement appliquée, sera abandonnée au profit d' entretiens réguliers. La gestion par projets ainsi que les contrats par objectifs sont à développer. Le recrutement doit être ouvert et la mobilité favorisée entre les trois Fonctions Publiques. U<span style="font-family:Times New Roman,serif;">ne</span></span><span style="color:#000000;"> <span style="text-decoration:underline;">formation continue renouvelée</span> (souvent elle se limite à la préparation aux concours interne) doit être <span style="text-decoration:underline;">un droit et un devoir pour ces agents</span>. </span><span style="color:#000000;"><br />
La <strong>rémunération doit être revue</strong> : </span><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"><span style="color:#000000;">la<strong> </strong>grille indiciaire unique conduit à ce que toute mesure  prise en réponse à un problème donné donne lieu en pratique à une contagion des demandes des corps ou cadres de même classement</span><span style="color:#000000;">.</span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Verdana,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"><span style="color:#000000;"> </span></span></span></span></span></span><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Pour cela le rapport sur </span><span style="color:#000000;">« les perspectives de la fonction publique » </span><span style="color:#000000;">du Conseil d'Etat en 2003 propose de distinguer trois mécanismes de la rémunéra</span><span style="color:#000000;">tion :<br />
- une part commune basée sur le point,<br />
- une part relative aux spécificités de chaque métiers,<br />
- une part basée sur l'implication et les performances individuelles ou collectives.<br />
Par aill<span style="text-decoration:none;">eurs,</span></span><span style="text-decoration:none;"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times-Bold,serif;"> o</span><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;">n a pu constater au cours des vingt dernières années un tassement important de la grille</span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;">. Ainsi, pour ce qui est du bas de l’échelle, les perspectives d'évolution sont trop limitées. Pour le haut de l’échelle, la stagnation des rémunérations de la haute fonction <span style="text-decoration:none;">publique crée un décalage croissant par rapport aux rémunérations des </span></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Verdana,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;"><span style="text-decoration:none;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"><span style="color:#000000;">cadres dans les secteurs privé et parapublic. </span></span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Un <strong>dialogue social constructif</strong> doit permettre la réussite des réformes dans la fonction publique. Les avantages attendus devront être partagés avec les acteurs de ces changements, par un échange gagnant/gagnant en terme de missions comme de rémunérations.<br />
<span style="text-decoration:none;">En fait, les principes même de cette négociation sont à repenser à moyen terme. A</span></span><span style="text-decoration:none;"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;">insi la  « </span><span style="font-family:Times-Bold,serif;">négociation salariale </span><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;">» périodique chargée de fixer l'évolution des rémunérations est particulièrement difficile et mal maîtrisable. Elle porte en effet sur toute la fonction publique, c’est-à-dire sur 9 millions de personnes : 5 millions d’agents en activité et 4 millions de retraités. Comment prétendre appréhender, d’une façon homogène la situation d’un si grand nombre de personnes ? </span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;">D'autant que le ministre de la fonction publique représente à lui seul tous les employeurs publics, et que les organisations syndicales divisées sont conduites à la surenchère.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"><span style="font-size:small;">D'autres réformes plus profondes des statuts de la fonction publique, notamment celle d'Etat, doivent être envisagées : </span></span></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Verdana,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;"><span style="text-decoration:none;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times,Times New Roman;"><span style="color:#000000;">Par exemple,<strong> l'expérimentation pour les fonctionnaires d'éléments contractuels dans leurs relations avec leur employeur, qui </strong>pourrait porter sur les conditions précises de leur emploi. Le régime juridique applicable à un fonctionnaire découlerait à la fois de son statut et d'un contrat qu'il aurait lui même négocié et conclu avec son autorité gestionnaire.</span></span></span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Ou encore une <strong>large réforme de l'organisation en corps</strong> multiples pour la FPE, chacun possédant ses propres spécificités fixées par règlement. Cela génère de nombreuses barrières  artificielles à la mobilité des agents publics, des freins aux réorganisations. La Fonction Publique Territoriale est organisée en cadres d'emplois, plus souples. L'adoption d'un <span style="text-decoration:underline;">répertoire interministériel de l'emploi public</span> va dans le bon sens, pour une meilleure identification des métiers, et une meilleure gestion des carrières, des formations... Des fusions de corps sont également déjà en cours.<br />
Dans son rapport de 2003, le Conseil d'Etat préconise de regrouper les corps en 7 ou 8 grandes filières professionnelles (techniques, enseignement et recherche, finance, sécurité, etc.) communes aux 3 fonctions publiques, divisées elles mêmes en 4 ou 5 niveaux d’emploi. </span></span></p>
<p style="margin-left:0.03cm;text-indent:1.51cm;margin-bottom:0;" lang="en-US" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;">La <strong>LOLF</strong> participera à la réforme de la fonction publique. La déconcentration qu'elle génère<span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> implique que les gestionnaires de programmes aient une vraie maîtrise de la gestion de leurs ressources humaines. La « fongibilité asymétrique »,  va participer de la diminution des administrations centrales au profit des services déconcentrés. Cela permettra une meilleure adaptation des effectifs aux besoins, voire une diminution globale des effectifs plus facile à mettre en oeuvre si le choix est fait.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR">
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Plus largement, sans être un problème en soi, le poids très important de l'emploi public en France pose question. L'amélioration de la productivité peut entrainer une <span style="font-family:Times New Roman,serif;"><strong>décrue progressive du nombre d’agents publics, </strong>ce qui augmentera les marges de manoeuvre, permettant notamment de mieux rétribuer des agents responsabilisés (et notamment les enseignants et les chercheurs), tout en concentrant les moyens sur les politiques prioritaires. </span>Une baisse significative du nombre de fonctionnaires de<span style="font-family:Times New Roman,serif;"> l'Etat, alors qu'avec la décentralisation les collectivités locales embauchent, paraît nécessaire.</span></span><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="color:#008080;"> </span></span><span style="color:#000000;">Elle s’appliquera aux seules administrations dont les effectifs sont susceptibles d’être diminués sans nuire à l’exercice de leur mission.<span style="font-family:Times New Roman,serif;"><br />
</span>A terme une plus grande partie de la fonction publique à vocation à être déléguée, avec prudence et contrôle, par la sous-traitance à des entreprises spécialisées. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="en-US" align="left"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><strong>L'introduction des usagers au cœur du service public et droit des  citoyens</strong></span></span></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"> Il y a déjà eu de nombreuses avancées reconnaissant les <strong>droits des citoyens face à l'administration</strong> : instauration du médiateur de la République, création de la CNIL, motivation des actes administratifs, </span></span><strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">loi du 12 avril 2000, "relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations"</span></span></strong><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"><strong>. </strong>Cela reste à parachever ; ainsi, le principe qui veut que pour l'administration “qui ne dit mot ne conssent pas” pourrait être inversé : l'absence de réponse de l'administration vaudrait acceptation, sauf exceptions.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US">
<p style="margin-bottom:0;">Par ailleurs il serait possible de <strong>regrouper certains services publics selon une logique fonctionnelle</strong> de besoins. Ce mouvement en cours (maisons départementales des personnes handicapées, maisons de l'emploi...) doit être étendu en fonction de larges catégories clairement identifiables. Cela suppose l'introduction à grande échelle d'une logique d’organisation en projets et en réseaux, entre les différentes administrations des différentes collectivités, avec des partenaires privés.</p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;">Les Services Publics regroupés associeraient les usagers à l’évaluation des réponses apportées.<span style="color:#ff6600;"> </span></p>
<p style="margin-bottom:0;">L’intérêt du public doit être au centre des préoccupations : les usagersdoivent pouvoir intervenir dans la définition et l’évaluation de la mission de service public. Cela permet de partir des attentes réelles des usagers, régulièrement actualisées. Mais il ne s'agit pas de déléguer le pouvoir de décision du politique, ni de créer des “comités théodules” ou une démocratie de proximité de façade, qui mettent en valeur des responsables autoproclamés, ou les défenseurs de chaque intérêt local.</p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;">Au dela, la <strong>continuité des services</strong> aux citoyens peut parfois être améliorée : ouverture plus large des principaux services publics en contact avec les usagers hors horaires de bureaux, certains samedis...; une meilleure garantie, négociée, de la continuité des services publics.</p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US">
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US"><strong><br />
</strong></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;line-height:0.18cm;" lang="en-US" align="left"><strong>Redéfinir le périmètre et les  modalités de l' intervention de la puissance publique</strong></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;line-height:0.18cm;" lang="en-US" align="left">
<p style="margin-bottom:0;">L’Etat doit s’affirmer en tant que puissance d’évaluation, d’orientation et de contrôle. Il lui appartient désormais de savoir déléguer nombre de responsabilités. Il doit plus agir par l’incitation, par la concertation et le soutien à l’initiative, pour devenir pilote et stratège plus que producteur dans de nombreux secteurs. De plus l’objectif est de faire de l' Etat et des collectivités des « concentrateurs de l’intelligence des territoires ». Il reste cependant un <strong>acteur primordial de l'intervention publique.</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Aujourd'hui le secteur privé assure de nombreux services publics, notamment locaux. Au contraire, en maintenant artificiellement un prix bas pour tous (et non pas seulement des aides à ceux qui en ont besoin), les monopoles ou prix régulés reportent cette charge sur les contribuables ou sur la dette. La propriété publique peut également handicaper certaines entreprises dans leur gestion. Pour autant il n'y a pas de réponse unique, en fonction de l'évolution des secteurs, des marchés, des contraintes géopolitiques.</p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">De manière générale cependant les <strong>objectifs initiaux d'efficacité et de justice sociale ne sont incompatibles ni avec la concurrence</strong> (pour choisir le délégataire, voire dans l'exploitation ensuite), ni avec la recherche de profit du secteur privé commercial. Le cadre juridique européen fournit à la fois les bases d'une concurrence saine sur les marchés où elle est viable et des garanties d’équité par le biais des obligations de service universel. (qualité minimale de prestation, tout en incitant les meilleurs fournisseurs à proposer des services d'avant-garde, ensuite amenés à se généraliser). Les pouvoirs publics doivent faire toute la transparence sur les conditions réelles sur chaque marché, pour y permettre une concurrence loyale. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Un véritable renouveau des services publics en France peut-il passer par <strong>une plus large délégation</strong>, à partir de cahiers des charges largement débattus et en donnant lieu à évaluation régulière et à un contrôle de la puissance publique ? </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US" align="left"><span style="color:#000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Pour autant il ne s'agit pas d'inverser le dogme : <strong><em> </em>la gestion privée n’est pas, par nature, plus efficace que la gestion publique</strong>. La gestion d’une activité de service public doit être étudiée au cas par cas. La gestion publique de l’eau (notamment par les collectivités locales) est par exemple souvent moins coûteuse que la gestion privée. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="en-US">
<h3><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="font-size:small;"><strong>Une nouvelle étape de la décentralisation </strong></span></span></span></h3>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="en-US" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"> La décentralisation paraît parfois complexe, coûteuse et mécontente de plus en plus les électeurs. C'est pourtant aujourd'hui une  mesure essentielle de la réforme de l'Etat. Depuis la fin du XIXème siècle, l'Etat a progressivement tenté de trouver un nouvel équilibre en décentralisant une partie de ses pouvoirs administratifs au niveau des échelons communaux et départementaux, puis plus récemment régionaux. Aujourd'hui, ce mouvement doit être poursuivi et amplifié. </span></span></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="justify"><span style="color:#000000;"> <span style="font-size:small;">Au contact des acteurs et de leurs difficultés se trouvent souvent l'énergie et les solutions adaptées. On constate ainsi que souvent dans les collectivités décentralisées d'une certaine dimension, la modernisation de l’action publique (services publics et administrations) est mieux engagée que celle de l'Etat central et de ses relais déconcentrés. Les <strong>initiatives doivent être valorisées, ainsi que le jeu démocratique local, tout en préservant l'équité sur le territoire</strong>. </span></span></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="en-US" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">La décentralisation apparaît ainsi comme un moyen de gagner en efficacité, pour compenser certaines pesanteurs de l'Etat central. Mais si celui-ci peut être modernisé, l'envergure de la décentralisation-moyen peut être réduite. </span></span></p>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="en-US" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Au-dela, cela revient  à choisir un équilibre des pouvoirs, une philosophie politique. Il faut éviter la dissolution du cadre national, ou le renforcement de baronnies locales, tout en favorisant la diversité, l'adaptation, l'inventivité et la responsabilité locale.</span></span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"><strong>Une 	décentralisation politique effective</strong> suppose désormais que les collectivités territoriales 	puissent disposer de plus de pouvoirs normatifs pour élaborer 	des lois et des règlements adaptés à leurs 	contraintes locales. Elles expérimenteront en conséquence 	de nouvelles voies qui pourront parfois être étendues 	au niveau national. </span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="justify"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Il 	faut pour cela <strong>revoir le cadre unitaire égalitariste</strong> qui donne l'illusion que chaque territoire aurait les mêmes 	contraintes alors que des différences de population ou de 	richesse, parfois considérables, existent. </span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="justify"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">La 	<strong>capacité politique particulière des Régions</strong> doit enfin être reconnue, avec une séparation nette 	entre les pouvoirs exécutif et législatif. A plus long 	terme, l’échelon départemental pourrait alors 	devenir la circonscription déconcentrée de la Région. </span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="justify"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">En 	contrepartie d' une plus grande <strong>marge de manoeuvre 	financière ou fiscale</strong>, 	il est crucial de mettre en œuvre de puissants moyens de 	<strong>péréquation</strong> qui répartiraient la richesse sans toutefois pénaliser 	injustement les territoires qui font des efforts d’organisation et 	de développement.</span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="justify"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Les 	politiques d’<strong>intercommunalité</strong> menées jusqu’à présent n’ont pas réussi 	à résoudre l’extrême fragmentation communale. 	Elles doivent <strong>se consolider et se démocratiser</strong> par l'élection directe au suffrage universel de ses 	représentants. Elles intègreraient à terme les 	communes, rapidement dans les agglomérations, par la fusion 	ou la   hiérarchisation des structures, pour ne pas devenir 	un niveau de plus. </span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" align="justify"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Cela 	nécessitera une <strong>recomposition du</strong> <strong>Sénat</strong> reflétant mieux le fait urbain et les intérêts 	régionaux. </span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-top:0.18cm;margin-bottom:0.18cm;" lang="en-US" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">En parallèle, il semble 	indispensable que les administrations déconcentrées de 	l’Etat ne fassent plus doublon avec les pouvoirs locaux. Les 	niveaux de décision et la répartition des compétences 	devront être clarifiés et hiérarchisés, 	pour l'Etat mais également entre les différents 	niveaux de collectivités. </span></span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-top:0.21cm;margin-bottom:0.21cm;font-style:normal;widows:0;orphans:0;text-decoration:none;" lang="en-US" align="left">
<p style="margin-top:0.21cm;margin-bottom:0.21cm;font-style:normal;widows:0;orphans:0;text-decoration:none;" lang="en-US" align="left"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="font-size:small;">CONCLUSION</span></span></span></p>
<p style="margin-top:0.21cm;margin-bottom:0.21cm;widows:0;orphans:0;" align="left"><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="color:#000000;">L’action publique demeure un levier majeur de régulation sociale et juridique, d’organisation des solidarités et de garantie de la cohésion sociale. L'intérêt général implique qu'elle soit conduite  avec efficacité et responsabilité. Pourtant aujourd'hui la survie du système actuel est à terme compromise. </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-top:0.21cm;margin-bottom:0.21cm;widows:0;orphans:0;" align="left"><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="color:#000000;"> La réforme de l'Etat se heurte aux demandes souvent contradictoires adressées par les citoyens à la puissance publique. La tentation est forte, dès lors, de </span></span></span></span></span><strong><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="color:#000000;">céder à la facilité en ne tranchant pas ou bien en donnant partiellement satisfaction à tous</span></span></span></span></span></strong><span style="text-decoration:none;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Garamond,serif;">. Pourtant il faut relever ces défis, et ainsi améliorer la satisfaction et le pouvoir d'achat des usagers, optimiser les finances publiques, et rendre le travail des agents publics plus gratifiant. C</span><span style="font-family:Times New Roman,serif;">ela doit être encouragé et accompagné aujourd'hui plutôt que subi plus tard. </span></span></span></span></span></p>
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</item>

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