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	<title>renaud-dely &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "renaud-dely"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 20:18:18 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[(7) La Val qui rit (“La Vache folle”)]]></title>
<link>http://valestderetour.wordpress.com/?p=594</link>
<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 14:49:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>philippeval</dc:creator>
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<description><![CDATA[Déchiré par les conflits internes, en nette perte d’humour depuis qu’il se prend pour “La Le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Déchiré par les conflits internes, en nette perte d’humour depuis qu’il se prend pour “La Lettre de la Nation” de l’écologie politique, “Charlie Hebdo” se découvre avec étonnement, Philippe Val ulcéré en tête, de l’autre côté de la critique. Après huit ans d’exercice, “Charlie” ne fait plus rire grand monde et les manœuvres de son rédacteur en chef commencent à filtrer au-delà des locaux de la rue de Turbigo…</strong></em></p>
<p>Philippe Val a mal à son ego. Le journal des gens-comme-il-faut a osé insinuer que tout n’était pas rose au temple de la satire. Le 4 mars 2000, <a title="Controverses sur la nouvelle orientation éditoriale de “Charlie-Hebdo” " href="http://valestderetour.wordpress.com/2008/09/10/controverses-sur-la-nouvelle-orientation-editoriale-de-charlie-hebdo/"><em>Le Monde</em> a écorné le mythe de <em>Charlie</em></a>: celui d’une rédaction unie, fièrement dressée derrière son chef, reprenant en chœur son dernier tube et déclamant du Spinoza sur les bords de Marne. Le même mois, un malheur n’arrivant jamais seul, Val apprend que le président de Radio-France, Jean-Marie Cavada, souhaiterait se passer de ses précieux services; France Soir ricane; Serge Halimi et Dominique Vidal, dans un article du<em> Monde diplomatique</em> consacré aux dérives du traitement médiatique de la guerre au Kosovo (mars 2000), se fendent d’une spéciale dédicace à son propos; le réalisateur Pierre Carles l’agresse; l’agence Capa d’un côté et Denis Kessler (n°2 du Medef) de l’autre l’assignent en justice…</p>
<p>Stop! hurle Philippe <a title="Les ennemis inattendus" href="http://valestderetour.wordpress.com/2008/09/10/les-ennemis-inattendus/">dans un édito déchirant</a> (<em>Charlie Hebdo</em>, 15/03/2000) où il prend son <em>“ami le lecteur”</em> à témoin. Se comparant avec audace à un taureau dans l’arène, Val égrène les banderilles qui l’ensanglantent <em>“comme un essaim de frelons qui tourne autour de ma tête. [...] diffamant “Charlie Hebdo” et me décrivant comme un gros con avare, sournois, et vendu au grand capital”</em>. Ce “club de damnés” hétéroclite et non assimilable a de quoi inquiéter en effet… Par contre, Val omet la basse-cour de la presse satirique (<em>La Vache folle</em> (juin 1999) et <em>Zoo</em> (oct. 1999)) qui, quelques mois auparavant, avait déjà mis en évidence les lentes dérives managériales et l’agonie éditoriale de <em>Charlie</em>.</p>
<p><span style="color:#000080;"><strong>Omissions impossibles </strong></span><br />
Virtuose, Philippe Val mentionne sans états d’âme <em>Marianne</em> dans la liste de ses détracteurs, alors que l’article prévu par cet hebdomadaire n’est pas encore paru à l’heure où il s’en plaint. Il ne paraîtra d’ailleurs jamais, J.-F. Kahn, son directeur, choisissant de ne pas le publier. À ces approximations, il faut encore ajouter plusieurs omissions regrettables. Si Philippe Val essaie de faire pleurer dans les chaumières parce que son génie est remis en cause, il s’abstient de préciser qu’à la même période des articles hagiographiques lui sont consacrés. <em>“Un pourfendeur de la bêtise humaine si attachant mérite donc que l’on prenne place à l’Olympia, ce soir, pour aller l’écouter”</em>, s’emporte ainsi <em>France-Soir</em> (10/03/2000). Ignoble, comme <em>Les Inrockuptibles</em> (07/03/2000), qui voient en lui <em>“le meilleur éditorialiste de France”</em>. Quant à l’attaque insidieuse de <em>L’Hebdo/ La Vie ouvrière</em> (17/03/2000) le qualifiant <em>“d’enfant de Zola”</em>…</p>
<p><a href="http://valestderetour.files.wordpress.com/2008/09/val-qui-rit-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-647" title="val-qui-rit-1" src="http://valestderetour.wordpress.com/files/2008/09/val-qui-rit-1.jpg" alt="" /></a></p>
<p>La cohorte des thuriféraires de Val est, on le voit, bien fournie. Jusqu’à Bernard Cassen himself, directeur général du <em>Monde diplomatique</em>, qui l’attaquait sur son <em>“argumentation implacable”</em> synonyme de <em>“raison, bonté, liberté, égalité, solidarité avec les faibles”</em> (août 1999). Malgré cela, Halimi et Vidal, les vilains du <em>Diplo</em>, produisent un dossier sur le Kosovo et les médias où ils évoquent les positions du rédac’chef va t-en guerre <em>(voir aussi <a title="Val t-en guerre" href="http://valestderetour.wordpress.com/2008/09/08/ma-cabane-au-kosovo/">notre article</a>)</em>. Val tentera de faire passer leur enquête, auprès des lecteurs de <em>Charlie</em>, pour la lubie d’un rédacteur isolé. Pas de bol: l’article est cosigné (chose rare) par deux membres de la rédaction, dont le rédacteur en chef adjoint du mensuel, et engage le journal!</p>
<p><span style="color:#000080;"><strong>Val tombe la chemise </strong></span><br />
<em>“Seuls les faits comptent. Alors voilà, j’ai été censuré”</em>, relatait Philippe Val dans son édito du 26 mai 1999. Une semaine plus tard, il enfonçait le clou: <em>“La censure […], c’est une ambiance diffuse qui règne lorsque les relations de pouvoir sont telles qu’il n’est pas nécessaire de donner l’ordre”</em>. Cochon qui s’en dédit! Moins d’un an après ces excès de rhétorique, Val prouvera au sein de sa rédaction que l’égarement égocentrique peut mener aux mêmes travers que la pression des annonceurs.  Le 3 février 2000, l’hebdo publie une interview croisée du groupe Zebda et de Pierre Carles sur le thème: faut-il se rendre dans les émissions de télé ou les boycotter? Carles plaide pour le boycott. Selon lui, les Delarue, Field &#38; Cie <em>“se servent [d’eux] pour entretenir leur image. Ils font illusion”</em>. Puis il ajoute: <em>“Tout comme</em> Charlie Hebdo<em>, toutes proportions gardées, fait illusion grâce à des gens comme Charb ou Siné”</em>. Dans le texte de l’interview publiée, cette phrase ainsi que le nom de Carles dans le titre, se sont mystérieusement évaporés… à la demande expresse du rédac’ chef. <a title="Une lettre de Pierre Carles" href="http://valestderetour.wordpress.com/2008/09/10/une-lettre-de-pierre-carles/">Pierre Carles écrira à Philippe Val le 14 février</a> pour lui demander des explications. À ce jour, la réponse attend toujours…</p>
<p>Val n’est d’ailleurs pas à une contradiction près. Il confiera ainsi à une journaliste de <em>Rouge</em>: <em>“Si je ne suis pas viré, c’est que je n’ai jamais dérapé, je n’ai jamais défendu quelque chose malhonnêtement . Même si la cause est bonne, je n’irai pas raconter des conneries. C’est ce que je reproche à des gens comme Pierre Carles, sur le montage de son film”</em>. Faisant pourtant fi des “méthodes nauséabondes” qu’il semble décrire, Val utilisera le film <em>Pas vu, pas pris</em> pour démontrer, dans son procès face à Capa, la duplicité et l’absence de liberté d’expression à la télévision.</p>
<p><span style="color:#000080;"><strong>Nouvelle formule et vieilles dentelles</strong></span><br />
D’ailleurs, les critiques suintant de la “presse conventionnelle” ne sont que la partie émergée d’un iceberg de rancœurs. Depuis plusieurs mois, l’équipe de <em>Charlie</em> se délite et s’affronte. Le 9 janvier 2000, la “nouvelle formule” de l’hebdo est passée au crible lors d’un comité de rédaction dont Val est absent. Tout le monde gueule, jusqu’à certains des plus fidèles lieutenants du chef: pas de consultation, maquette mocharde, rubriques passées à l’as, recentrage politique aveuglant…  Le traumatisme est sincère. D’autant que cette nouvelle formule voit apparaître les signatures de journalistes issus de la presse conventionnelle qui donnent à<em> Charlie</em> un ton subitement commun. En témoigne un article complaisant sur la “fac Pasqua” (<em>Charlie</em>, 5/01/2000), sous la plume d’Anna David (alias Anne Jouan), qui émarge habituellement au Figaro-Étudiant. Ainsi que la page faiblarde des potins politiciens confiée à Alain Royer (alias Renaud Dély), journaliste à <em>Libération </em>en charge de l’actualité du Parti socialiste.</p>
<p>Un brin de népotisme complète le tableau. La rubrique “Culture” est confié à Stéphane Bou, le fils d’un ami intime de Val œuvrant à France-Culture, tandis que deux inconditionnels du rédac’ chef, Cabu et Riss, sont promus directeurs artistiques. L’économiste Bernard Maris (alias oncle Bernard) prend aussi du galon et devient rédacteur en chef adjoint.</p>
<p><a href="http://valestderetour.files.wordpress.com/2008/09/val-qui-rit-2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-648" title="val-qui-rit-2" src="http://valestderetour.wordpress.com/files/2008/09/val-qui-rit-2.jpg" alt="" width="247" height="323" /></a>Le lundi suivant, alerté de la fronde qui a sévi en son absence, Val débarque et marque fermement son territoire. Personne ne moufte. A’pu, critique! Tout est rentré dans l’ordre. La rédaction de<em> Charlie</em> prend l’habitude de ne plus être franchement consultée sur les décisions engageant le journal. Exemple: la question de l’actionnariat. Philippe Val et Cabu détiennent la majorité des parts. Viennent ensuite Gébé, oncle Bernard et deux proches de Philippe Val: Nathalie Marotta (son assistante) et Eric Portheault (le directeur des ressources humaines… sic !). Les deux derniers ayant intégré le capital, sur décision unanime <em>“du conseil d’administration”</em>, clame Val, mais à l’insu du reste de la rédaction, à l’image de n’importe quelle “boîte à profit”.</p>
<p>Ce climat délétère est par ailleurs entretenu par “l’affaire” de l’article du <em>Monde.</em> Horrifié d’être traité d’<em>“humoriste”</em> ou d’être soupçonné de <em>“captation d’héritage”</em>, Val fulmine. Du coup, il donne lecture à son équipe d’un texte à la véracité approximative (sans juger utile de lui en laisser une copie, le temps de la réflexion…) et réactualise le vieux principe du “après moi, le déluge”. Rédigé par ses bons soins (en se mettant, au passage, en scène à la troisième personne du singulier), ce texte ressemble singulièrement à un hommage lige. L’équipe de <em>Charlie</em>, sommée de le parapher, a bien compris le message et le signe… à deux exceptions près. La semaine suivante, <em>Charlie Hebdo</em> vantait <em>“le devoir de désobéissance”</em> (<em>Charlie</em>, 8/03/2000).</p>
<p><span style="color:#000080;"><strong>Pistoleros épistolaires </strong></span><br />
La formule gastronomique concoctée par Val et sa garde rapprochée a pris au dépourvu certains membres de l’équipe. Sous couvert d’anonymat, les commentaires se font abrupts: <em>“Un stratège profitant des petites lâchetés et de la peur du grand saut”</em>; <em>“Un flagorneur expérimenté” </em>qui tient de main de maître un journal dont <em>“il a fait sa chose”</em>…</p>
<p>À <em>Charlie</em>, pour dire au chef ce qu’on pense de ses choix, il vaut mieux être parti. C’est le cas notamment d’un maquettiste, qui a tiré sa révérence début février, non sans gratifier l’équipe de l’hebdo d’une lettre expliquant son départ: <em>“La création d’un poste de directeur des ressources humaines, et les changements secrets d’actionnariat ont entraîné </em>Charlie<em> plus près de l’entreprise capitaliste que du journal où collaborent des personnes. Il est d’ailleurs significatif que nous, techniciens, n’ayons plus notre place dans l’ours</em> (1)<em> de l’hebdo…”<br />
</em></p>
<p>Un peu plus tôt, c’est François Camé (ancien de <em>Libé</em>) et Anne Kerloc’h qui avaient été remerciés. Camé, pour avoir pris trop d’importance et avoir rejeté la volonté de Val <em>“d’imposer une ligne politique au journal, tout en supprimant des moyens d’information initialement promis</em> (2)<em>”</em>. Kerloc’h (jugée en fait trop proche de Camé), au prétexte de <em>“ne pas écrire assez bien pour</em> Charlie<em>”</em>, une découverte après cinq ans de collaboration! Leur départ a par ailleurs sonné le glas des “informations générales”, qui sortaient pourtant de l’ornière antichasse et anticorrida dans laquelle le journal était englué.</p>
<p>Autre épine dans le pied de <em>Charlie</em>, l’idylle entre son “gérant” et les Verts. Entre une chronique radio et un concert en province, Val entretient le suspens sur son éventuelle candidature aux municipales de 2001: <em>“Je pourrais être conseiller municipal de la ville où j’habite</em> [Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne]<em>, ça oui. Parce que je pense que c’est un bon niveau politique”</em> (<em>L’Œil électrique</em>, 15/10/99). Trapéziste sans filet, <em>“Val a envie d’un rôle politique mais ne tient pas à serrer des louches”</em> explique un de ses proches. En effet, <em>“nous ne le connaissons pas”</em> déclare la secrétaire départementale des Verts du Val-de-Marne. En revanche, la direction des Verts confirme l’existence de contacts à ce sujet, <em>“à la demande de Val”</em>, dès la fin 1999.</p>
<p>Pendant ce temps, Cabu, le second actionnaire d’importance de <em>Charlie</em>, vaque à des activités hautement intellectuelles au Café de Flore. Apprenant à déguster le petit-four “jet-set parisienne”, il pose pour les photographes de la revue <em>Gala</em> (“Les pieds dans le caviar”, 16/03/2000) aux côtés de Marek Halter et de la révolutionnaire Danièla Lumbroso (LCI), pour la plus grande gloire de Pierre Bergé (Yves Saint-Laurent). Le processus de normalisation et de notabilisation de la satire dans l’actuel <em>Charlie</em> semble bien à l’image des trajectoires personnelles de ses membres influents. Jusqu’alors pourfendeur, Val écrivait encore en 1998 (<em>Charlie</em>, 23/09), cette puissante saillie: <em>“D’habitude, les philosophes sont les ennemis des marchands d’armes. Qu’ils deviennent porte-parole des porte-flingue est une nouveauté merveilleuse et inattendue. [...] Nos têtes pensantes [...] provoquent une hilarité libératrice qui, loin de témoigner d’un mépris douteux pour les intellectuels, exprime au contraire l’attachement aux valeurs de raison, de justice et de vérité”</em>.</p>
<p>N’écoutant désormais que son horloge biologique, l’éditorialiste-gérant semble connaître une soudaine “communauté de pensée” avec la caste qu’il rejetait alors. Prenant part, dans l’émission de son ami Laurent Joffrin, sur France-Inter, à la chasse anti-“Guignols” animée par un Guillaume Durand larmoyant, Philippe Val légitimait cette nouvelle donne (“Diagonale”, 05/03/2000). La chronique des<em> “mondains”</em> <strong>(3)</strong> qui ridiculisait les clowns “d’hier” disparaît dans le <em>Charlie</em> d’aujourd’hui. Ainsi va la vie, ainsi va <em>Charlie</em>…<br />
<strong>Shish Taouk et Sam Boussik</strong><br />
Dessins : <strong>Yülle</strong></p>
<p><strong>1.</strong> Encadré administratif précisant la composition de la publication.</p>
<p><strong>2.</strong> Entre autres choses, l’abonnement à l’AFP.</p>
<p><strong>3. </strong>Rubrique du dessinateur Luz.</p>
<p>Article paru en mai 2000.<br />
© <em>La Vache folle</em>, 2000, via presselibre.net</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dividendes 2.0]]></title>
<link>http://valestderetour.wordpress.com/?p=44</link>
<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 11:23:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>philippeval</dc:creator>
<guid>http://valestderetour.fr.wordpress.com/2008/08/13/dividendes-2-0/</guid>
<description><![CDATA[Le directeur du “Monde”, Éric Fottorino, lance ses hordes de journalistes avinés à l&#39;assa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_47" align="alignleft" width="199" caption="Le directeur du “Monde”, Éric Fottorino, lance ses hordes de journalistes avinés à l&#39;assaut de “Charlie Hebdo”."]<a href="http://valestderetour.files.wordpress.com/2008/08/mao.jpg"><img class="size-medium wp-image-47" src="http://valestderetour.wordpress.com/files/2008/08/mao.jpg?w=199" alt="Le directeur du “Monde”, Éric Fottorino, lance ses hordes de journalistes avinés à l'assaut de “Charlie Hebdo”." width="199" height="300" /></a>[/caption]
<p>Oh, vous, je vous vois venir. Vous avez lu <em>Le Monde</em>, c’est ça ? J’ignore pourquoi ce journal me hait à ce point. Ce n’est pas la première fois qu’il met en doute <a title="Quand &#34;Charlie Hebdo&#34; ne fait plus rire" href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/07/29/quand-charlie-hebdo-ne-fait-plus-rire_1078243_3236.html">la gauchitude de mes méthodes managériales</a> et <a title="De la bande de copains à l'entreprise prospère" href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/07/29/de-la-bande-de-copains-a-l-entreprise-prospere_1078244_3236.html">mon total désintéressement</a>.</p>
<p>Si vous voulez mon avis, un vent mauvais d’antisémitisme souffle actuellement sur la France, depuis le bistrot du coin jusqu’à la rédaction en chef du quotidien dit de référence, en passant par les tuyaux anonymes de la <a title="Philippe Val, épurateur chronique" href="http://www.acrimed.org/article1434.html">Kommandantur libérale</a> (aka le Ouèbe). Parmi mes nouveaux amis de gauche du <em>Figaro</em>, personne n’est dupe de la brune filiation du procédé utilisé: Val est un patron, Val est un actionnaire, Val est riche à millions, Val soutient la droite israélienne, donc Val est juif.</p>
<p>Voilà pourquoi me critiquer relève du plus pur antisémitisme. Et voilà pourquoi <a title="LA LICRA ENGAGE LES POURSUITES" href="http://www.licra.org/index.php?section=detail&#38;cur_rub=1&#38;id=3389">la Licra</a>, <a title="Le CRIF soutient Philippe Val " href="http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&#38;aid=11670&#38;returnto=articles_display/list&#38;tg_id=2&#38;artyd=9">le Crif</a>, <a title="L'UEJF s'adresse aux soutiens de Siné" href="http://www.uejf.org/uejf_detail.php?sid=&#38;id_art=1407&#38;id_type=2">l’UEJF</a> et <a title="SOS Racisme soutient Philippe Val et Charlie Hebdo" href="http://www.sos-racisme.org/SOS-Racisme-soutient-Philippe-Val.html">SOS Racisme</a> me soutiennent, tandis que les ahmadinejo-benladistes du <a href="http://bp2.blogger.com/_BoIbbrOAbqs/SIhEOpeiaFI/AAAAAAAAAA0/QJ6SRe1eb2U/s1600-h/Soutien+Sin%C3%A9+FD+93+MRAP.jpg">Mrap</a> ont signé la bête-immonde pétition en faveur de Siné Drieu La Rochelle.</p>
<p>Mais revenons sur <a title="De la bande de copains à l'entreprise prospère" href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/07/29/de-la-bande-de-copains-a-l-entreprise-prospere_1078244_3236.html">ce papier dégueulasse</a>, qui appelle au lynchage des riches.</p>
<p>Oui, je suis actionnaire et j’en suis fier. Tordons le cou aux clichés marxistes-léninistes ! Un actionnaire, c’est un peu comme un petit écureuil travailleur qui choisirait d’irriguer l’économie de la forêt plutôt que de dilapider ses glands et ses noisettes en faisant la bamboula jusqu’au petit matin. Relisez <em>La Cigale et la fourmi</em>. Qui c’est qu’a l’air con quand la bise fut venue ? C’est l’actionnaire, peut-être !</p>
<p>Oui, je suis patron de presse et je l’assume, d’où le titre de mon premier blog (“Philippe V., patron de presse”). Oui, malgré quelques pudeurs initiales je prends désormais plaisir à me retrouver, avec mes collègues patrons de tous horizons, à <a title="Philippe Val à l'université d'été du Medef 2007" href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/%2522philippe%2Bval%2522/video/x2v66c_philippe-val-a-luniversite-dete-du_news">l’université d’été du Medef</a>.</p>
<p>Oui, avec Cabu et Oncle Bernard on s’en met chaque année plein les fouilles et on en redemande! Manquerait plus qu’on investisse nos dividendes pour salarier nos pigistes ou qu’on les distribue à des feignasses communistes comme <a title="Tas de riches" href="http://www.bedetheque.com/Couvertures/Tasderiche_24092002.jpg">Tignous</a>. Vous voudriez pas non plus qu’on soutienne des associations militantes, genre <a title="Réseau Éducation sans frontières" href="http://www.educationsansfrontieres.org/">RESF</a>, tant qu’on y est! J’ai des chats à nourrir et des traites à payer, moi, sans compter que ça coûte affreusement cher le personnel de maison, avec toutes ces cotisations que les socialo-communistes nous ont imposées quand ils étaient au pouvoir</p>
<p>Oui enfin, avec nos caricatures islamophobiques on a gagné le jackpot. Cinq cent mille exemplaires, qu’on en a vendus, de ces mauvais dessins! Pour une fois que les Arabes ramènent de l’argent et rendent service, on va pas pleurer.</p>
<p>Alors quoi ? Il est où le problème ? Je vais vous le dire, moi. Le problème, c’est que la France est un pays où les riches sont mal vus. Un pays où un taux d’imposition stalinien empêche les entrepreneurs de s’enrichir pour le bien de tous et les contraint à l’exil en Suisse ou en Irlande, les dissuadant d’investir afin de résorber le chômage. Un pays où une extrême gauche archaïque continue de revendiquer des avantages indus pour tous ceux qui vivent en parasites (les cheminots, les sans-papiers, les retraités par répartition, les chômeurs, les Rmistes…) pendant que la gauche qui se dit responsable (la bonne blague !) continue, d’un air dégoûté, de chipoter les bienfaits du libéralisme – sans lequel nous nous éclairerions toujours à la bougie.</p>
<p>Je suis las des sous-entendus selon lesquels je serais devenu un sale réac’. D’abord, comme l’aurait rétorqué Montaigne, c’est icelui qui dit qui y est. Ensuite, je pense que Nicolas Sarkozy est bien plus fidèle à l’idéal de la gauche qu’Olivier Besancenot ou José Bové. Comme le dit avec talent mon pote Renaud, ancien de <em>Libé</em> passé au <em>Parisien</em> puis à <em>Marianne</em>, lui que j’avais autoritairement recruté à <em>Charlie</em> il y a quelques années pour y pondre des chroniques duhaméliennes, la gauche française utilise <em>“<a title="&#34;La gauche devra être plurielle si elle veut reconquérir le pouvoir&#34;" href="http://www.linternaute.com/actualite/interviews/06/renaud-dely/renaud-dely-chat.shtml">un logiciel ancien et dépassé</a>”</em>. Je m’y connais pas trop en informatique, mais sa métaphore sonne bien – d’ailleurs il la ressort à tout bout de champ.</p>
<p>En conclusion (provisoire), je dirais qu’aujourd’hui c’est l’extrême gauche, arc-boutée sur des privilèges d’un autre âge, qui est devenue de droite. Moi, j’ai “heupgrædé” mon logiciel – comme dit ma femme, qui s’y connaît méchamment en nouvelles technologies. Y a trente ans, je chantais avec mon comparse (dont le nom tarde à me revenir):</p>
<p><em>On a beau fouiller les quatre horizons,<br />
Rien n’est plus poétique que l’autogestion.</em></p>
<p>Mais aujourd’hui, quand je reprends cet air à la guitare pour égayer les fins de soirée chez Cabu, j’en modernise habilement les paroles:</p>
<p><em>On a beau fouiller les quatre horizons,<br />
Rien n’est plus bénéfique que les stock-options.</em></p>
<p>Le monde change, et les vrais intellectuels se doivent de conserver une souplesse de gymnastes pour évoluer avec lui. Je reconnais que ce n’est pas donné à tout le monde. Le problème avec les pauvres, comme dit souvent Oncle Bernard, c’est qu’ils ne comprennent rien à l’économie et qu’ils cherchent à dissimuler la ténuité de leur intelligence et de leur culture derrière de vieilles lunes crypto-trotskistes.</p>
<p>Alors pour que les choses soient bien claires désormais, je vous annonce une grande décision qui entérine de manière définitive le changement de logiciel de <em>Charlie</em>: j’ai décidé – n’en déplaise au diffamateur patenté <a title="Comité de soutien à Denis Robert " href="http://lesoutien.blogspot.com/">Denis Robert</a> et à ses sbires anticapitalistes – d’ouvrir le capital du journal à la chambre de compensation luxembourgeoise <a title="Clearstream (Wikipédia)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Clearstream">Clearstream</a>.</p>
<p>En effet, comme je le déclarais il y a peu à <a title="Charlie Hebdo racheté par Clearstream" href="http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/2008/07/charlie-hebdo-rachet-par-clearstream.html">un ami banquier qui se lève tôt le matin</a>, <em>“la presse a besoin de diversifier ses modes de financement. Et puis quand même, Clearstream, <a title="Clearstream, site officiel" href="http://www.clearstream.com/ci/dispatch/en/kir/ci_nav/home">ce n’est pas un actionnaire comme les autres</a>. Ça a un côté un peu provoc’ que n’aurait pas renié Choron.”</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dély, l'initié.]]></title>
<link>http://jeanyvessecheresse.wordpress.com/?p=346</link>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 07:46:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Yves Sécheresse</dc:creator>
<guid>http://jeanyvessecheresse.fr.wordpress.com/2008/05/06/dely-linitie/</guid>
<description><![CDATA[Je sais bien que les bouquins sur Claude François et Nicolas Sarkozy poussent comme des champignons]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://jeanyvessecheresse.files.wordpress.com/2008/05/sarkoargent.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-347" src="http://jeanyvessecheresse.wordpress.com/files/2008/05/sarkoargent.gif?w=62" alt="" width="62" height="96" /></a>Je sais bien que les bouquins sur Claude François et Nicolas Sarkozy poussent comme des champignons. Concernant plus particulièrement ceux qui racontent les aventures du Président ils sont non seulement légions mais pour l'essentiel, subalternes.</p>
<p>Celui de Renaud Dély (Marianne) et Didier Hassoux (Le Canard enchaîné), « Sarkozy et l'argent roi », nous réconcilie avec le genre. Leur livre combine assez bien deux qualités nécessaires à un bon bouquin d'actualité : la pertinence de l'angle d'attaque par rapport au sujet traité et, mais c'est plus évident, la qualité de l'information collectée.</p>
<p>Le point de départ de « Sarkozy et l'argent roi » est simple mais crédible. Sarkozy et le fric ne font qu'un. D'ailleurs d'entrée Dély et Hassoux plantent le décor à propos de Sarko en écrivant que " la conquête du pouvoir l'obsédait, son exercice le frustre " et dans cette frustration la formule de Sarkozy lui-même, "Un jour j'irai faire du fric" prend tout son sens. De là à ne faire qu'un seul mandat, idée que nos auteurs suggèrent parfois, il y a une sacrée différence même si, je l'imagine comme vous, je suis partant pour accompagner avec force les rêves de PDG qui paraît-il, envahissent le cerveau présidentiel.</p>
<p>Dans « Sarkozy et l'argent roi » rien n'échappe à nos deux journalistes. Factures, frais, cadeaux, entorses budgétaires, renouvellement des zingues élyséens, yachts, tout y passe. Pour ce qui relève du cercle amical, de Bouygues à Minc, de Castries à Bolloré, du gotha du CAC 40 au show biz friqué, ce bouquin nerveux, alerte et documenté montre habilement que certains n'investissent pas à fond perdu même si l'espoir d'un retour sonnant et trébuchant sur investissement n'est pas toujours l'élément moteur. Le petit monde de Sarkozy c'est donc « le grand monde », celui de l'argent, de beaucoup d'argent, du luxe et de l'exquis.</p>
<p>Dans leur enquête nos deux rédacteurs démontrent aussi que ce petit monde sarkozien affiche moins de transparence à l'égard de ses affaires que le Président en titre n'aime l'affirmer face aux Français. Le décorum, l'Etat et le style de vie ne sont décidemment pas très modestes en « Sarkozie ».</p>
<p>Voilà 230 pages que je vous conseille de dévorer lors du week-end qui s'approche et qui sera aussi long que la liste des patrons qui aiment autant l'argent que leur Président.</p>
<p>Renaud Dély et Didier Hassoux, « Sarkozy et l'argent roi », Calmann Levy, 17 Euros.</p>
<p>Lyon, le 6 mai 2008      </p>
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