<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>republique-democratique-du-congo &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/republique-democratique-du-congo/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "republique-democratique-du-congo"</description>
	<pubDate>Fri, 05 Sep 2008 12:31:33 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Le Cabinda, petit Eden meurtri par l’instabilité politique et les violences.]]></title>
<link>http://leylamyriam.wordpress.com/?p=212</link>
<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 20:07:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>myriamlep</dc:creator>
<guid>http://leylamyriam.wordpress.com/?p=212</guid>
<description><![CDATA[ 
Le 5 et 6 septembre 2008 se tiennent des élections législatives à Luanda, en Angola.
Occupé ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> <a href="http://leylamyriam.files.wordpress.com/2008/09/photoblog1.jpg"><img class="size-medium wp-image-219 alignright" title="photoblog1" src="http://leylamyriam.wordpress.com/files/2008/09/photoblog1.jpg?w=207" alt="" width="207" height="300" /></a><a href="http://leylamyriam.files.wordpress.com/2008/09/dscf0097.jpg"></a></p>
<p style="margin-bottom:0;"><em>Le 5 et 6 septembre 2008 se tiennent des élections législatives à Luanda, en Angola.<a href="http://leylamyriam.files.wordpress.com/2008/09/photoblog.jpg"></a></em></p>
<p style="margin-bottom:0;"><em>Occupé par l’Angola depuis 30 ans, le Cabinda, petite enclave, est appelé à se prononcer lors de ce vote. A cette occasion, Justino Da Oliveira Bango, consultant international pour les Droits de l’homme au Cabinda, nous parle de l’actualité politique et militaire de son pays d’origine.</em></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="color:#0000ff;"><strong></strong></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Justino, vous êtes né au Cabinda et résidez actuellement en Suisse, pouvez vous nous décrire votre parcours jusqu'à maintenant ?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Je suis né et j'ai grandi jusqu'à l'âge de 7 ans au Cabinda. Depuis 1982 j’ai résidé pour de plus ou moins longues périodes, dans les pays suivants : Zambie, Congo Brazaville, Kenya, Etats-Unis, France et enfin, en Suisse.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Vous avez plusieurs fois fui votre pays pour des raisons d’insécurité et avez depuis obtenu le statut de réfugié, pouvez vous nous parler du contexte historique à l’origine des tensions actuelles?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">En 1963, Henrique Tiago Nzita et Ranque Franck créent le FLEC (Front de libération de l’Etat de Cabinda) dont l’objectif est l’indépendance du Cabinda. Douze ans plus tard, en 1975, lors de la décolonisation des l’Afrique, l’Angola obtient son indépendance. Le Cabinda est alors abandonné par les Portuguais et occupé par l’Angola. Parallèlement, un bureau du FLEC est créé à Tciowa, la capitale du Cabinda. La même année, le Cabinda est envahi par les troupes soviétiques et cubaines (envoyées par l’Angola) qui échouent, et se font massacrer dans les forêts tropicales du Cabinda. Jusqu’à aujourd’hui, les FLEC continuent à se battre pour l’indépendance du Cabinda et forment une guérilla qui mène régulièrement des attaques contre les troupes de l’armée angolaise.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Y a-t-il une force de maintien de la paix au Cabinda, y a t il eu des accords de paix ?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Il n’y a aucune force de maintien de la paix actuellement, ni l’Union Africaine, ni les Casques bleus. L’ONU et l’Union Européenne devraient intervenir, je pense pour permettre des négociations de paix entre le gouvernement angolais et le gouvernement cabindais en exil.</p>
<p style="margin-bottom:0;">En 2006, des accords de paix avaient été proposés, mais n’ont pas été signés par le peuple cabindais. Plusieurs médiations se sont succédées sans succès : Omar Bongo en 11997 et 1998 (président du Gabon) et Sassou Nguesso en 2006 (président du Congo Brazzaville).</p>
<p style="margin-bottom:0;">La diplomatie cabindaise, il me semble, a atteint ses limites, les rencontres avec les présidents des pays occidentaux n’ont abouti à aucune mesure concrète.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Les prochaines élections en Angola (5 et 6 septembre 2008) ne représentent elles pas une opportunité pour la cause cabindaise ?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Les élections en Angola n’ont aucun intérêt pour les Cabindais, qui devraient rester chez eux pour ne pas prendre de risques. Je pense qu’il n’y a pas de « vrai »candidat qui puisse représenter la cause cabindaise. La population cabindaise ne peut et ne veut d’ailleurs pas voter, car cela ne va pas dans l’ordre de ses intérêts. En RDC et Congo, il y aurait encore actuellement environ 60 000 réfugiés sans parler des personnes, comme moi, qui sont expatriées et dont les intérêts ne sont pas représentés.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>La diaspora cabindaise et les réfugiés résidant dans les pays limitrophes ont-ils, selon vous, le désir de retourner au pays?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Beaucoup de Cabindais sont intégrés et se sont naturalisés dans leur pays d’adoption : en Angleterre, en France... Les camps de réfugiés cabindais dans les deux Congos ne sont plus sous l’assistance du Haut Commissariat des Réfugiés des Nations Unies (HCR). Les bureaux du HCR dans le Bas Congo (en République Démocratique du Congo), particulièrement à Kimpesé ont été fermés, le premier fin 2006 et le second, fin 2007. Actuellement, selon le HCR, 5000 réfugiés cabindais des deux Congos souhaiteraient repartir au Cabinda. Le HCR a également cessé son assistance au camp de réfugiés de Pointe Noire (République du Congo), depuis deux ans. Aujourd’hui ce camp est considéré comme un village.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Y a t-il des tensions entre les réfugiés cabindais et les autochtones ?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">A ma connaissance, non. La preuve en est que certains camps sont devenus des villages. La population locale et les autorités congolaises acceptent et cohabitent avec les anciens réfugiés. Certains réfugiés qui se sont intégrés ont créé des entreprises.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Comment s’informent les réfugiés, les personnes exilées,</strong> <strong>de l’actualité politique et militaire de leur propre pays ?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Il y a trois grandes radios captées au Cabinda : « RFI » (France), « La Voie d’amérique »(Washington), « BBC » (Londres).</p>
<p style="margin-bottom:0;">Le peuple cabindais parle de sa propre cause par le biais de sites Internet, de blogs. Le voile se lève petit à petit sur la situation du pays, grâce aux efforts des communautés éparses, en Angleterre, en Suède, en France et en Suisse et au Portugual qui informent leur entourage. L’information se répand ainsi.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Quelles sont vos liens avec votre pays et comment vous informez vous sur la situation de votre pays?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Je collabore actuellement avec 27 organismes/ ONG, en tant que consultant international pour les Droits de l’homme au Cabinda. Je m’informe principalement par le biais de mes proches restés au Cabinda et du site Internet : <span style="color:#0000ff;"><span style="text-decoration:underline;"><a href="http://www.cabindamonde.info/">http://www.cabindamonde.info/</a></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>La presse cabindaise est elle sous pression ou censurée?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">La presse cabindaise est muselée, censurée. Pour exemple, le journaliste José Fernando Lello, qui est séquestré depuis bientôt 300 jours dans une prison secrète à Luanda (Angola). Il était correspondant de la « Voie d’amérique », une radio américaine, et avait été accusé par le gouvernement angolais d'être membre des FLEC et donc, d'atteinte à la sécurité nationale.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Les médias occidentaux interviennent ils, quant à eux?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Il y a un silence autour de la crise au Cabinda, le conflit est passé sous silence, la presse et médias occidentaux s’en désintéressent, malheureusement.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Pourquoi les médias occidentaux se désintéressent, selon vous, de la situation au Cabinda ?</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Ils ont peur de se faire censurer car il y a des intérêts économiques occidentaux au conflit ; notamment l’exploitation du pétrole. Situé au large des côtes cabindaises, le pétrole est départagé principalement entre 4 grandes compagnies : Total, Chevron, Shell, Sonangol. Total est français, Shell est Anglais et Néerlandais (sièges généraux à Londres et à La Haye), Chevron Corporation est américain et Sonangol est Angolais.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>A ce propos, parlez nous des matières premières et ressources présentes dans le sous sol cabindais …</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;">Les principales richesses sont l'or, les diamants; le pétrole. Cependant, le sous-sol cabindais n'est pas encore totalement exploité, les FLEC protégent certaines zones, bien entendu.</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
