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	<title>revendication &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "revendication"</description>
	<pubDate>Fri, 05 Sep 2008 05:28:48 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Ces murs qui les enferment.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=587</link>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 20:03:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les quatre dimensions de l’oppression des Palestiniens


L’article qui suit est le dernier que j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les quatre dimensions de l’oppression des Palestiniens<br />
</strong></p>
<div style="text-align:center;"></div>
<p><strong><img class="DrteTexte" style="border:#000 0 solid;margin:8px;" src="http://idata.over-blog.com/1/92/70/62//soldats.jpg" alt="" width="300" height="225" /></strong><em>L’article qui suit est le dernier que je mets en ligne avant mon départ. Je ne tenterai pas ici l’impossible résumé de ces 11 semaines passées dans les territoires palestiniens. Il s’agira plutôt d’essayer de présenter de manière synthétique ce qui constitue selon moi les quatre déclinaisons essentielles de l'oppression israélienne.</em></p>
<p>Chacun sait que depuis 2002, Israël a entrepris de construire un gigantesque Mur en Cisjordanie. Ce que l’on remarque moins souvent, c’est que ce Mur de Béton n’est pas le seul Mur construit par l’Etat d’Israël, même s’il est le plus visible d’entre tous. Les Palestiniens se heurtent en effet aujourd’hui à quatre Murs, qui leur interdisent de mener une existence digne et de voir leurs droits nationaux satisfaits : un Mur de Fer, un Mur de Barbelés, un Mur de Verre et un Mur de Béton.</p>
<p><strong>Le Mur de Fer : l’armée israélienne</strong></p>
<p>« <em>A part ceux qui ont été virtuellement "aveugles" depuis l'enfance, tous les sionistes modérés ont compris depuis longtemps qu'il n'y a pas le moindre espoir d'obtenir l'accord des Arabes de la Terre d’Israël pour que la "Palestine" devienne un pays avec une majorité juive.(…)<br />
La colonisation sioniste, même la plus limitée, doit soit se terminer, soit être menée à bien au mépris de la volonté de la population autochtone.<br />
Cette colonisation ne peut, par conséquent, continuer et se développer que sous la protection d'une force indépendante de la population locale : un mur de fer que la population autochtone ne pourra pas franchir</em> » <sup>1</sup>.</p>
<p>Ces lignes ont été écrites au début des années 20 par Vladimir Jabotinsky, dirigeant du courant « sioniste révisionniste » duquel seront issus le Likoud et, entre autres, les Premiers Ministres Begin, Shamir ou Sharon. Elles exposent la doctrine du « Mur de Fer » : dans la mesure où les Arabes de Palestine s’opposeront à l’établissement d’un Etat juif sur un territoire dans lequel ils sont largement majoritaires, le mouvement sioniste doit se doter d’une puissante force armée, soutenue par les pays impérialistes, qui favorisera la colonisation et qui, le moment venu, permettra d’imposer le fait accompli aux autochtones.</p>
<p>Malgré la position minoritaire du courant révisionniste dans le mouvement sioniste (dominé par les Travaillistes de Ben Gourion), la doctrine du Mur de Fer fait de nombreux émules et est celle qui, dans les faits, conduit à la création de diverses milices juives armées, les plus célèbres étant la Haganah (créée en 1920), l’Irgoun (1931) et le Groupe Stern (1940). Ces milices terrorisent les habitants arabes et sont responsables du départ forcé de 800 000 d’entre eux au cours des années 1947-1949. C’est le groupe Stern, dirigé par Menahem Begin, qui commet le massacre de Deir Yassine en avril 1948. Après la Déclaration d’indépendance d’Israël, la Haganah constituera l’ossature de l’armée israélienne, « Tsahal », qui absorbera rapidement les autres milices.</p>
<p>Dès les origines de l’Etat d’Israël, la composante militaire a joué un rôle-clé, permettant le nettoyage ethnique indispensable à la constitution d’un Etat juif sur un territoire majoritairement peuplé de non-Juifs. Le Mur de Fer, l’armée, demeure aujourd’hui l’un des piliers fondamentaux de la politique israélienne. La liste des Généraux devenus ministres ou Premiers Ministres est trop longue pour être citée ici. On mentionnera à titre d’exemple le Général Allon, le Général Dayan, le Général Rabin, le Général Sharon, le Général Barak, le Général Ben Eliezer, le Général Zeevi ou le Général Mofaz… Dans l’actuelle Knesset, les Généraux représentent 10% des élus. Et lorsque les Généraux rejoignent la vie politique, ils n’en demeurent pas moins des militaires et leurs décisions et grandes orientations s’en ressentent, comme l’a largement démontré la regrettée Tanya Reinhardt <sup>2</sup>.</p>
<p>En outre, « <em>Israël est le seul pays démocratique dans lequel le commandant en chef de l’armée assiste à toutes les réunions du gouvernement</em> » <sup>3</sup>. Qui plus est, « <em>Les généraux ont une arme qu’aucun homme politique ne peut se permettre d'ignorer : le contrôle absolu des médias. Presque tous les "correspondants militaires" et les "commentateurs militaires" sont les serviteurs obéissants du commandement en chef, publiant, comme si c’était leur propre opinion, les instructions du chef d’état-major et de ses généraux</em> » <sup>4</sup>. Cette mainmise des Généraux sur les médias permet d’entretenir un climat de peur permanente dans un société traversée de contradictions mais au sein de laquelle la crainte de l’agression étrangère et l’unité nationale derrière les opérations militaires jouent un rôle de ciment. Elle légitime en outre un budget militaire faramineux : les dépenses militaires par habitant sont 15 fois plus élevées en Israël qu’aux Etats-Unis. L'armée israélienne est une des plus importantes armées mondiales, elle est de très loin la première force militaire de la région et la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient.</p>
<p>Le Mur de Fer voulu par Jabotinsky, entendu comme une puissante force armée jouant un rôle central dans le développement du projet sioniste, soutenue par les pays impérialistes, existe donc bel et bien. Il se matérialise aujourd’hui par l’occupation militaire de la Cisjordanie et l’encerclement de Gaza. Les Palestiniens des territoires occupés en sont les premiers témoins et les premières victimes. Les décisions les concernant, qui ont guidé la politique répressive des autorités d’occupation au cours des 60 dernières années, et leur confrontation quotidienne avec l’armée, sur les checkpoints, lors des incursions ou à l’occasion des milliers de procès devant des tribunaux militaires, sont la tragique illustration de cette première dimension de l’oppression israélienne : imposer par la force le fait accompli sioniste.</p>
<p>La tâche assignée au Mur de Fer, définie par Jabotinsky il y a 85 ans, est plus que jamais d’actualité : « <em>Nous prétendons que le Sionisme est moral et juste. Et puisqu'il est moral et juste, la justice doit être rendue, peu importe que Joseph, Simon, Ivan ou Ahmed soit d'accord ou non</em> » <sup>5</sup>.</p>
<p><img class="GcheTexte" style="border:#000 0 solid;margin:8px;" src="http://idata.over-blog.com/1/92/70/62//key1.jpg" alt="" width="299" height="253" /><strong>Le Mur de Barbelés : les Camps de réfugiés</strong><br />
 <br />
« <em>La terre d’Israël est habitée par les Arabes.</em> (…) <em>Nous devons nous préparer à les expulser du pays par la force des armes, tout comme l’ont fait nos pères avec les tribus qui y vivaient, sinon, nous nous trouverons face à un problème, représenté par la présence d’une population d’étrangers, nombreuse, à majorité musulmane, qui se sont habitués à nous mépriser depuis des générations. Aujourd’hui, nous ne représentons que 12% de l’ensemble de la population, et nous ne possédons que 2%, seulement, de la terre</em> » <sup>6</sup> déclarait dès la fin du 19ème Siècle Israel Zengwill, l’un des premiers collaborateurs de Theodor Herzl, considéré comme le « père fondateur » du sionisme. La Palestine n’était pas, contrairement à la formule popularisée par le mouvement sioniste, « <em>une terre sans peuple</em> ». Les sionistes en avaient conscience et ont donc dès le départ envisagé l’expulsion des autochtones afin de permettre la constitution d’un Etat juif.</p>
<p>Le plan de partage de 1947 attribue un peu plus de 55% de la Palestine à l’Etat juif. L’objectif non dissimulé des dirigeants sionistes est la conquête de l’ensemble de la Palestine : « <em>L'acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu'un de renoncer à sa vision. Nous accepterons un Etat dans les frontières fixées aujourd'hui ; mais les frontières des aspirations sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter</em> » (David Ben Gourion) <sup>7</sup>. Mais les Juifs ne représentent qu’un tiers de la population. Le nettoyage ethnique est donc inévitable.</p>
<p>Les travaux des historiens palestiniens, puis des nouveaux historiens israéliens, notamment Ilan Pappe et Benny Morris <sup>8</sup>, ont établi que ce sont ainsi environ 800 000 Palestiniens qui ont été chassés de leur terre lors de la grande expulsion de 1947-1949, la « Nakba ». Ils ont en outre démontré que cette expulsion n’était pas un dommage collatéral de la guerre israélo-arabe de 1948 mais qu’elle était le résultat d’un plan précis, le plan Daleth, visant à nettoyer la terre de Palestine du plus grand nombre possible de ses habitants arabes. C’est ainsi que plus de la moitié des 800 000 expulsions ont eu lieu avant le début de la guerre, ce qui invalide la thèse communément répandue des villageois fuyant les combats entre armées arabes et armée israélienne.</p>
<p>Les réfugiés ont-ils tous fui sous la menace directe des milices juives ou certains d’entre eux ont-ils abandonné leurs terres par peur des massacres ? Ceux qui contestent la thèse de l’expulsion font de cette question un enjeu crucial et se réfèrent constamment à d’introuvables enregistrements radios démontrant que les régimes arabes ont appelé les Palestiniens à fuir leurs terres. Au-delà du fait que les travaux historiques les plus récents ont largement démontré le caractère programmé et systématique des expulsions, ce « débat » n’est qu’un contre-feu allumé afin de détourner l’attention d’une vérité historique que personne ne peut contester : quelles que soient les motivations qui ont poussé chacun des réfugiés à s’enfuir, aucun d’entre eux n’a jamais pu retourner sur sa terre.</p>
<p>Il en va de même des centaines de milliers d’autres Palestiniens qui ont rejoint le contingent des réfugiés lors des autres vagues d’expulsion, notamment en juin 1967. Il y a aujourd’hui d’après les chiffres officiels de l’ONU plus de 4.5 millions de réfugiés palestiniens. Il existe 59 camps, pour certains encore entourés de barbelés, à Gaza (8 camps), en Cisjordanie (19), en Jordanie (10), en Syrie (10) et au Liban (12). A ce chiffre s’ajoutent les réfugiés non enregistrés à l’UNRWA. D’après le Palestinian Central Bureau of Statistics (PCBS), il y a aujourd’hui à travers le monde environ 7 millions de réfugiés palestiniens, sur une population totale d’un peu plus de 10 millions.</p>
<p>Plus des 2/3 des Palestiniens sont donc des réfugiés à qui Israël dénie le droit de revenir sur leurs terres. Ce qui faisait dire à Hussam Khadr, membre du Fatah au Camp de Balata, ancien député aujourd’hui emprisonné, que « <em>la cause palestinienne est la cause des réfugiés</em> ». C’est ce qui autorise aussi tout observateur un peu sérieux de la question palestinienne à dire que tout « règlement » faisant l’impasse sur les revendications de la reconnaissance de l’expulsion et du droit au retour est chimérique et/ou malhonnête. Le Mur de Barbelés qui enferme près de 70% du peuple palestinien dans des Camps et dans un statut de réfugiés permanents est le second volet incontournable de l’oppression générée par Israël.<br />
 </p>
<p><img class="DrteTexte" style="border:#000000 0 solid;margin:8px;" src="http://idata.over-blog.com/1/92/70/62//pal48.jpg" alt="Manifestation de Palestiniens de 48" width="299" height="194" /><strong>Le Mur de Verre : le statut des Palestiniens de 48</strong></p>
<p>« <em>Il y a des citoyens arabes dans l’Etat d’Israël. C’est notre principal souci. Qu’on en finisse à Gaza. Qu’on en finisse en Judée et en Samarie</em> [en Cisjordanie]. <em>Nous nous retrouverons alors face à notre principal souci</em> » (Gideon Ezra, actuel Ministre israélien de l’Environnement, membre du parti Kadima) <sup>9</sup>.</p>
<p>Un troisième Mur enferme la population palestinienne et constitue un aspect souvent sous-estimé ou volontairement négligé de l’oppression israélienne. C’est le « Mur de Verre », pour emprunter une image du journaliste Jonathan Cook, qui enferme les Palestiniens de 1948, les mal-nommés « Arabes israéliens ».</p>
<p>La minorité palestinienne en Israël, estimée à 1.3 millions de membres (soit un peu moins d’1/5ème de la population israélienne), se compose des Palestiniens qui sont demeurés dans les terres conquises par Israël en 1947-1949 et de leurs descendants. La façon dont Israël traite cette minorité et les mesures radicales qu’une grande partie de l’establishment sioniste souhaiterait prendre à son encontre sont révélatrices de l’indépassable contradiction entre la réalisation du projet sioniste d’établissement d’un Etat juif en Palestine et la satisfaction des droits nationaux du peuple palestinien.</p>
<p>Soumis à la loi martiale de 1949 à 1966, les Palestiniens d’Israël jouissent depuis 1967, en théorie, des mêmes droits que tous les Israéliens. En théorie seulement car les discriminations, si elles ne sont plus inscrites dans la loi, persistent et se développent. Du Ministère des Affaires Religieuses qui n’attribue que 2% de son budget aux communautés palestiniennes d’Israël et qui refuse d’accorder des crédits pour les cimetières « non-juifs » aux nombreuses municipalités qui s’abstiennent d’utiliser l’arabe pour la signalisation routière, les cas de discrimination institutionnelle sont légion.</p>
<p>Si l’on y ajoute la discrimination à l’embauche, au logement ou la faiblesse des crédits alloués par l’Etat pour le développement économique et social des villes et villages arabes (54.8 % des Palestiniens de 48 vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 20.3 % des Juifs), voire même la non-reconnaissance de l’existence de certains de ces villages, se dessine un système de discriminations paralégales que Jonathan Cook appelle un « Mur de Verre ». Un « Mur de Verre » car, s’il enferme bel et bien les Palestiniens d’Israël dans un statut de sous-citoyens, il demeure invisible et autorise Israël à affirmer être un Etat démocratique et non-discriminatoire.  </p>
<p>Les politiques discriminatoires vis-à-vis des Palestiniens sont souvent assumées par les dirigeants israéliens au nom de l’intérêt supérieur de la construction de l’Etat juif. Ainsi Ariel Sharon affirmait-il en 2002 que tandis que les Juifs jouissent des droits <em>sur</em> la terre d’Israël, les Palestiniens jouissent de droits <em>dans</em> l’Etat d’Israël. On comprend mieux pourquoi la revendication démocratique élémentaire portée par Azmi Bishara, ancien député palestinien à la Knesset, de la transformation d’Israël en un « <em>Etat de tous ses citoyens</em> », inquiète tous ceux qui tentent de dissimuler qu’Israël, loin d’être « juif et démocratique » est plutôt, selon le mot d’un autre député, Ahmed Tibi, « <em>démocratique à l’égard des Juifs et juif à l’égard des Arabes</em> ».<br />
 <br />
Les Palestiniens d’Israël et leurs droits nationaux sont un obstacle à l’édification d’un Etat juif en Palestine. D’où leur enfermement dans un statut de sous-citoyens, constamment accusés de conspiration contre Israël, phénomènes qui se sont accélérés depuis septembre 2000. Si le rêve sioniste d’un « Grand Israël », débarrassé de la population palestinienne, a fait long feu, certains dirigeants israéliens, agitant la menace démographique, n’hésitent pas à comparer les Palestiniens d’Israël à un « cancer » qu’il faut traiter de manière radicale.</p>
<p>Des partisans de l’expulsion massive, représentés notamment par l’ancien vice-Premier Ministre Lieberman, à ceux qui, comme Ehud Olmert, envisagent de se « séparer » des zones arabes les plus densément peuplées (à l’image de ce qui s’est passé avec Gaza et qui risque de se passer avec les cantons de Cisjordanie), il existe un large consensus pour affirmer que l’avenir des Palestiniens d’Israël n’est pas en Israël. De récents chiffres indiquent que 75% des Juifs israéliens sont favorables à un transfert des zones arabes densément peuplées à l’hypothétique « Etat palestinien ».</p>
<p>Le Mur de Verre, qui enferme les Palestiniens de 48 dans une position de citoyens de seconde zone, est la troisième dimension de l’oppression israélienne. Il peut être imperceptible pour qui ne veut pas le voir. Chacun devrait pourtant se demander comment un député israélien (Effie Eitam) a pu récemment déclarer à la Knesset, sans être inquiété par la suite, en s’adressant aux représentants des Palestiniens de 48 : « <em>Un jour, nous vous expulserons de ce bâtiment et de la terre du peuple juif</em> ».</p>
<p><img class="GcheTexte" style="border:#000 0 solid;margin:8px;" src="http://idata.over-blog.com/1/92/70/62//wall.jpg" alt="" width="299" height="199" /><strong>Le Mur de Béton : les Cantons</strong></p>
<p>« <em>Israël est dans l’obligation de mettre un terme aux violations du droit international dont il est l’auteur ; il est tenu de cesser immédiatement les travaux d’édification du mur qu’il est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, de démanteler immédiatement l’ouvrage situé dans ce territoire et d’abroger immédiatement ou de priver immédiatement d’effet l’ensemble des actes législatifs et réglementaires qui s’y rapportent</em> ». (Avis de la Cour Internationale de Justice, 9 juillet 2004) <sup>10</sup>.</p>
<p>Le Mur érigé en Cisjordanie a donc été jugé illégal par la Cour Internationale de Justice. Cela n’empêche pas Israël de poursuivre sa construction et d’espérer l’achever en 2010. A son terme le Mur mesurera près de 800 km. Mur de Béton atteignant parfois 8 m de haut, la prétendue « barrière de sécurité » intégrera <em>de facto</em> environ 45% de la Cisjordanie et 98% des colons à l’Etat d’Israël. Elle découpera « l’Etat palestinien » en trois enclaves isolées qui se sont subdiviseront en 22 plus petites enclaves reliées par des tunnels construits sous les routes réservées aux colons, lesquelles mesureront environ 1250 kilomètres <sup>11</sup>. Une partie des 600 checkpoints et barrages qui couvrent aujourd’hui la Cisjordanie disparaîtront, les autres seront maintenus pour contrôler les entrées et les sorties des cantons. Une entité palestinienne auto-administrée verra le jour dans ces cantons, que d’aucuns oseront peut-être encore appeler Etat.</p>
<p>Si le Mur a été construit à partir de 2002, son origine remonte en fait à beaucoup plus loin. Très exactement au 10 juin 1967, lorsque la guerre des 6 jours prend officiellement fin. A son terme Israël a en effet conquis, entre autres, le reste de la Palestine théoriquement partagée en 1947 et exerce son autorité sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Une victoire militaire plus rapide et plus facile qu’en 1948-1949, mais avec une différence majeure : contrairement à ce qui s’était passé alors, la majorité des Palestiniens ne sont pas partis. Le succès militaire crée donc une difficulté politique pour les dirigeants sionistes : Israël abrite désormais en son sein les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, qui s’ajoutent aux Palestiniens de 1948. La prétention de l’Etat d’Israël à être simultanément un Etat juif et démocratique est donc sérieusement menacée.</p>
<p>C’est pour répondre à cette contradiction qu’un Général travailliste, Ygal Allon, présente au Premier Ministre Levi Eshkol, dès juillet 1967, une solution alternative à l’expulsion, qui compromettrait le soutien international dont jouit l’Etat d’Israël. La philosophie du « Plan Allon » était la suivante : renoncer à la souveraineté sur les zones palestiniennes les plus densément peuplées tout en conservant le contrôle exclusif sur la vallée du Jourdain, sur la rive occidentale de la Mer Morte et sur Jérusalem, dont les limites municipales seraient considérablement étendues. Une entité palestinienne constituée de cantons isolés serait ainsi établie, avec des attributs de souveraineté limités, Allon ne répondant pas à la question de savoir si cette souveraineté serait confiée à des autochtones où à la Jordanie et l’Egypte.</p>
<p>Même si le Plan Allon n’est pas officiellement adopté par le pouvoir israélien, c’est lui qui guidera, avec certaines variantes, la politique de l’Etat sioniste à partir de l’année 1967. La disposition des colonies, le tracé des routes de contournement, réservées aux colons, et la progressive fragmentation de la Cisjordanie sont la mise en application concrète des vues du Général Allon. Les Accords d’Oslo et la division de la Cisjordanie en Zones A, B et C, en sont directement inspirés. Même le Général Sharon, farouche partisan de l’expulsion des Palestiniens, finira par adopter, en le modifiant, le Plan Allon. C’est le sens du « retrait unilatéral » de Gaza en 2005 qui, loin d’être un « geste de paix », est une décision pragmatique d’abandon et d'encerclement d’une zone palestinienne trop densément peuplée. La décision de construire le Mur, si elle fut interprétée à juste titre comme la renonciation à l’annexion de l’ensemble de la Cisjordanie, n’est que l’ultime étape de la mise en pratique du Plan Allon.</p>
<p>Le Mur trace les limites des cantons palestiniens, ces zones trop peuplées pour être administrées par Israël. Tel est « l’Etat palestinien » dont parlent les dirigeants israéliens, pour lesquels il n’a jamais été question d’une quelconque restitution des territoires conquis en 1967. Comment expliquer, sinon, la poursuite de la colonisation à un rythme de plus en plus effréné, malgré le soi-disant « processus de paix » ? Ce sont en effet près de 500 000 colons qui vivent aujourd’hui en Cisjordanie (contre moins de 200 000 au début des années 90), leur nombre croît à un rythme 3 fois supérieur à celui du reste de la population israélienne et ils représenteront bientôt 10% de la population juive d’Israël.</p>
<p>Le Mur de Béton, dont plus de 500 km ont déjà été construits, est l’expression la plus manifeste, 60 ans après la Grande Expulsion et 41 ans après l’occupation de toute la Palestine, de la quatrième dimension de l’oppression israélienne : la négation du droit des Palestiniens à exercer une souveraineté réelle.</p>
<p><img class="DrteTexte" style="border:#000 0 solid;margin:0;" src="http://idata.over-blog.com/1/92/70/62//handala.gif" alt="" width="179" height="299" /><strong>Conclusion : Un cinquième Mur, le Mur du Silence ?</strong></p>
<p>Mur de Fer, de Barbelés, de Verre et de Béton : immatériels ou tragiquement réels, ces quatre Murs sont le symbole des diverses dimensions de l’oppression dont est victime le peuple palestinien. Les trois derniers sont ceux qui enferment les trois composantes de la nation palestinienne (Réfugiés, Palestiniens de 1948, Palestiniens des territoires occupés) dans divers statuts de sous-citoyens. Le premier Mur, le Mur de Fer, l’armée israélienne, est le moyen par lequel l’Etat d’Israël a créé et perpétue cette oppression.</p>
<p>J’aurais pu parler d’autres Murs. Notamment de ceux des cellules dans lesquelles croupissent 11 700 prisonniers politiques palestiniens, parmi lesquels des dizaines de députés ou d’anciens députés, des ex-Ministres, un ex-vice-Premier Ministre, l’ex-Président du Conseil Législatif et de nombreux maires et conseillers municipaux. Parmi ces 11 700 prisonniers, plusieurs milliers n’ont pas été jugés. Plusieurs milliers d’autres ont été condamnés par des tribunaux militaires, sans preuve, sur de simples présomptions, ou pour des délits d’intention comme le jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri <sup>12</sup>.</p>
<p>Mais c’est un autre Mur que j’évoquerai dans cette conclusion. Un Mur qui diffère substantiellement des autres, dans la mesure où ceux qui ont décidé de son édification ne sont pas les dirigeants sionistes ou l’establishment israélien. Ce cinquième Mur, auquel se heurtent quotidiennement, depuis plus de 60 ans, les Palestiniens, est le silence assourdissant de la « Communauté internationale » quant à la négation de leurs droits nationaux.</p>
<p>Un Mur de Silence d’autant plus incompréhensible pour les Palestiniens que c’est cette même « Communauté internationale » qui a régulièrement, notamment à l’ONU, rappelé la nécessaire satisfaction de ces droits. L’ONU a créé par la résolution 181 l’Etat d’Israël et ne l’a accepté en son sein qu’à la condition qu’il se conforme aux autres résolutions, notamment la résolution 194 affirmant le droit au retour des réfugiés. Pour le résultat que l’on constate aujourd’hui.</p>
<p>Ce silence de la « Communauté internationale »  est encore plus frappant quand on le met en parallèle avec les bruyantes déclarations de soutien à Israël, à sa sécurité, et les non moins bruyantes condamnations de la résistance palestinienne, qui contribuent encore un peu plus isoler les Palestiniens et à étouffer leurs revendications.</p>
<p>Malgré cet isolement et malgré les renoncements de nombre de leurs dirigeants, les Palestiniens n’ont pas renoncé à faire valoir leurs droits. Constatant qu’Israël bénéficiait du soutien inconditionnel des dirigeants des plus grandes puissances, ils en appellent chaque jour un peu plus les populations du monde entier à rompre le silence afin d’inverser la logique actuelle, qui, au nom de la « paix », va plutôt dans le sens de la protection d'Israël et de la consolidation, plutôt que de la destrution, des Murs qui les enferment.</p>
<p><span style="font-size:8pt;"><strong>Notes</strong></p>
<p>1. Vladimir Jabotinsky, <em>Le Mur de Fer, Nous et les Arabes,</em> 1923. En ligne sur <a href="http://www.alterinfo.net/Vladimir-Jabotinsky-Le-Mur-de-Fer-Nous-et-les-Arabes-1923_a13059.html" target="_blank">http://www.alterinfo.net/</a><br />
2. Voir notamment <em>Détruire la Palestine, ou comment terminer la guerre de 48</em>, éditions La Fabrique, Paris, 2002.<br />
3. Uri Avnery, <em>The Army has a State</em>, consultable sur <a href="http://www.gush-shalom.org/archives/article203.html" target="_blank">http://www.gush-shalom.org</a><br />
4. <em>Idem</em><br />
5. Vladimir Jabotinsky, <em>op. cit.</em><br />
6. Israel Zengwill, cité par Mahmoud Muharib dans son article <em>Sionisme : transfert et apartheid</em>, consultable en Français sur <a href="http://www.palestine-solidarite.org/debat.arabs48.181205.htm" target="_blank">http://www.palestine-solidarite.org/</a><a href="http://www.palestine-solidarite.org/debat.arabs48.181205.htm" target="_blank"></a><br />
7. Cité par Simha Flapan, <em>The Birth of Israel : Myth and Realities,</em> Pantheon Books, New York, 1987.<br />
8. Voir entre autres Benny Morris, <em>The Birth Of The Palestinian Refugee Problem Revisited</em>, Cambridge University Press, 2003, et Ilan Pappe, <em>La guerre de 1948 en Palestine</em>, éditions La Fabrique, Paris, 2000, et <em>Le nettoyage ethnique de la Palestine,</em> Fayard, Paris, 2008.<br />
9. Cité par Jonathan Cook dans <em>Blood and Religion, The Unmasking of the Jewish and Democratic State</em>, Pluto Press, Londres, 2006.<br />
10. Avis de la Cour Internationale de Justice, 9 juillet 2004, consultable sur <a href="http://www.france-palestine.org/article438.html" target="_blank">http://www.france-palestine.org</a><br />
11. <a href="http://www.stopthewall.org/" target="_blank">www.stopthewall.org</a><br />
12. Voir mon article sur Salah Hamouri <a href="http://juliensalingue.over-blog.com/article-18999343.html" target="_blank">ici</a></span></p>
<p><span style="font-size:8pt;">juliensalingue.over-blog.com</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour l'éthique ?]]></title>
<link>http://mathieubernier.wordpress.com/?p=823</link>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 16:51:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>M.B.</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ben voyons&#8230; Ça n&#8217;a pas de bon sens. Ce matin on a reçu par la poste un papier promotio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ben voyons... Ça n'a pas de bon sens. Ce matin on a reçu par la poste un papier promotionnel de Maria Mourani, la députée fédérale d'Ahuntsic. Pour ceux qui ne la connaissent pas, il s'agit malheureusement d'une bloquiste.</p>
<p>Le thème de sa missive se lit ainsi: "<em>Présent ! pour l'éthique et la transparence</em>". Voyant cela, je me suis dit que ça parlerait sûrement de quelque scandale du gouvernement actuel, ou peut-être du précédent, mais avant d'aller lire le verso (le recto ne contient quasiment que le titre écrit en gros caractères), j'ai fulminé un peu en voyant une petite liste de valeurs disposée à côté d'une petite photo de Mme Mourani:</p>
<p>"<em>Démocratie<br />
Égalité<br />
Environnement<br />
Éthique<br />
Justice sociale<br />
Pluralisme<br />
Respect des droits<br />
Solidarité</em>"</p>
<p> Ai-je bien lu ? Reculons de trois lignes... Ah ! Horreur ! Pluralisme ! Elle a inscrit le pluralisme, cette plaie de terme bien-pensant, au même rang que des valeurs légitimes et importantes comme l'environnement et la démocratie. Lamentable.</p>
<p>Je déteste le mot "pluralisme". C'est selon moi une glorification du multi-culturalisme, et comme je l'ai déjà dit, le Québec n'est pas et ne doit pas être multiculturel. Le Québec a sa propre culture, francophone, laïque (avec un fond de folklore catholique, je le confesse), égalitaire homme-femme. Toute autre culture qui se manifeste chez nous est une invitée, qui doit rester tranquille et ne rien revendiquer qui contrevienne aux habitudes et aux valeurs de la culture prédominante. Un invité qui commence à critiquer et revendiquer, ça devient un <em>intrus</em>. Bref, j'exècre le "pluralisme" parce qu'il tend à diminuer la culture des Québécois de souche et la présenter comme UNE culture parmi tant d'autres, alors qu'il s'agit de LA culture de chez nous.</p>
<p>Mais trêve d'anti-pluralisme, allons voir le verso. "<em>Actif sur tous les fronts... pour l'éthique</em>", clame la lettre. La suite est un brassage de l'affaire Soudas, de l'affaire Cadman, et de l'enquête d'Élections Canada sur de possibles contournements des limites de dépenses électorales par le Parti Conservateur.</p>
<p>Disons-le tout de suite, je n'aime pas les conservateurs. Ils sont à mes yeux une bande de chrétiens évangéliques passéistes des plaines qui rêvent d'un monde sans le secteur public, farci d'armes à feu et hautement militarisé, où des familles patriarcales modèles vont à l'église le dimanche pour se délecter de sermons contre l'avortement. Mais même avec cette basse opinion des Conservateurs, ça m'irrite que le Bloc ose envoyer des petites lettres pour se plaindre de leur manque d'éthique. Car voyez-vous, je trouve que le Bloc en soi EST un trou béant dans l'éthique politique.</p>
<p>Comment un parti uniquement québécois, mathématiquement incapable de prendre le pouvoir, souverainiste (donc voué à briser l'unité du Canada), peut-il oser se prétendre chevalier de l'éthique ? Sa seule présence à la Chambre des communes cause du tort à tous les Canadiens, en créant délibérément un fossé entre le Québec et les autres provinces. Au lieu de travailler avec les autres partis à l'amélioration de la qualité de vie au Canada, le Bloc a tout intérêt à entacher au maximum le palier fédéral, à miner sa réputation, et à l'empêcher de fonctionner. Quel que soit le parti au pouvoir, l'opinion du Bloc sera forcément toujours la même: "<em>ce gouvernement ne fait pas ce qu'il y a de mieux pour les Québécois</em>". Ce n'est pas une opinion rationnelle. Elle est entièrement basée sur leur grand plan sentimental et dépassé de créer l'indépendance. Mais au nom de cette opinion, le Bloc prive année après année le Québec de sièges au gouvernement et ajoute une voix discordante, déplacée et querelleuse dans la législation fédérale.</p>
<p>Et Maria Mourani ose nous envoyer sa petite lettre de dénonciation ? J'aimerais la réécrire: "<em>Chialeux sur tous les fronts... pour la partisanerie</em>".</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ce message s'autodétruira un jours]]></title>
<link>http://mediateurfarceur.wordpress.com/?p=85</link>
<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 01:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>mediateurfarceur</dc:creator>
<guid>http://mediateurfarceur.wordpress.com/?p=85</guid>
<description><![CDATA[




Les petites annonces brûlées

En me promenant dans ma chère université mal aimée, je suis ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://mediateurfarceur.files.wordpress.com/2008/07/p7210524.jpg"><img class="size-medium wp-image-86" src="http://mediateurfarceur.wordpress.com/files/2008/07/p7210524.jpg?w=300" alt="Les petites annonces brûlées" width="300" height="225" /></a></dt>
</dl>
</div>
<dd class="wp-caption-dd">Les petites annonces brûlées</dd>
<dl></dl>
<p style="text-align:justify;">En me promenant dans ma chère <a href="http://www.uqam.ca" target="_blank">université</a> mal aimée, je suis tombé sur le tableau suivant. Il s'agit d'un <strong>babillard</strong> où sont affichées, habituellement, des <a href="http://www.lespac.com/" target="_blank">petites annonces</a> telles que : <span style="text-decoration:underline;">Logement à louer, cours de guitare, exposition X, événement Y, etc</span>. Étant conscient que ceci est inhabituel et que ce n'est pas le fruit des nouvelles techniques de nettoyage des employés d'entretien, j'ai pris le temps de m'arrêter pour immortaliser le tragique événement. C'est presque comme si je m'improvisais <a title="Pépinière pour ce genre" href="http://www.canoe.com/journaldemontreal/" target="_blank">journaliste sensationnaliste</a>. Je me questionnais alors sur les motivations que pouvait avoir la personne qui a commis cet acte. Il ne s'agit probablement pas d'un fait isolé, car j'en ai vu d'autres dans cet état par la suite.</p>
<p style="text-align:justify;">Des fois, j'ai l'impression que des gens se lancent dans des combats futiles... non, simplement qu'ils ne savent pas où commencer pour montrer leur point de vue. Cela se résulte souvent en actes désespérés, violents, destructeurs ou inconséquents (<span style="color:#008000;">je prend une minute de silence pour toutes les vitrines qui furent cassées cette année simplement parce qu'elles ont eu le malheur de se retrouver dans le périmètre d'une manifestation = dommage collatéral</span>). <strong>Peut on me dire quel est le bien dans le saccage? Est-ce que ça contribue à donner une belle image d'un mouvement, même si son combat est noble, même si l'objet saccagé est visé directement?</strong> N'oublions pas que certains médias n'attendent que ça pour discréditer les méchants casseurs, faisant du tort à tout celles et ceux qui donnent du temps pour informer la population sur une problématique ou une autre. Ça me fait toujours de la peine de voir tant d'efforts constructifs s'essoufler grâce au simple geste d'un petit malin idéaliste.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour ce qui est de mon exemple, si on me provait qu'il s'agissait d'un acte désintéressé, de l'oeuvre d'un pyromane ou simplement de quelqu'un qui avait de la colère à passer, <span style="color:#993300;">je trouverais cela presque plus censé </span>que si un message revendicateur s'y cachait réellement. S'il y a revendication dans ce geste, je n'ai pas saisi le message. Possible que je sois stupide, mais j'aime que ce soit clair. Selon moi, si je dois faire l'effort d'extrapoler pour saisir le message, me disant peut-être que c'est contre la publicité envahissante ou je ne sais quoi, (dans ce cas j'aurais choisi une cible plus évidente) c'est que l'auteur est passé à côté. Heureusement que je trouve quelque chose de constructif à cette destruction, car en général je ne partage pas l'avis qu'il faut tout détruire puis rebâtir ce qui faisait défaut. Désolé, j'ai un esprit de conservation et pour moi, détruire c'est s'empêcher de comprendre les erreurs.</p>
<p><span style="color:#ff0000;">Pourquoi combattre le feu par le feu quand il ne suffirait que</span> <span style="color:#0000ff;">d'un peu d'eau...</span></p>
<p>Tout de même, si j'arrête d'essayer de donner du sens à tout, je trouve le résultat très artistique. Les dessins aléatoires produits par les résidus des feuilles, carbonisées par les flammes, ont quelque chose d'intriguant et inspirant... assez pour écrire un billet en tout cas.</p>
<p>Sur ce, je brûle d'envie d'avoir vos commentaires!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Revendication]]></title>
<link>http://lespagesdecarmel.wordpress.com/?p=54</link>
<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 00:03:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>lespagesdecarmel</dc:creator>
<guid>http://lespagesdecarmel.wordpress.com/?p=54</guid>
<description><![CDATA[Oui.
Je REVENDIQUE la découverte du banoffe pie.
Vous me devez mille hommages pour cela.
Et n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Oui.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Je REVENDIQUE la découverte du banoffe pie.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Vous me devez mille hommages pour cela.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Et n'oubliez pas de déposer des offrandes au Dieu Jardin des Thés (CB, ou liquide pour moins de 15euros), afin que jamais, il ne nous abandonne aux affres d'une existence sans banoffe.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">(est ce que je peux faire remonter cet article régulièrement pour qu'il soit en tête?)</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Princesses, crapauds, vidéos et concours : Princecharmant.ch]]></title>
<link>http://marketingalternatif.wordpress.com/?p=67</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 13:47:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeromeghedira</dc:creator>
<guid>http://marketingalternatif.wordpress.com/?p=67</guid>
<description><![CDATA[Un mystérieux &#8220;Front de Libération des Princesses&#8221; à vu le jour ces dernières semain]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un mystérieux "<strong>Front de Libération des Princesses</strong>" à vu le jour ces dernières semaines sur le site <a title="princecharmant.ch Front de Libération des Princesses" href="http://www.princecharmant.ch" target="_blank">www.princecharmant.ch</a></p>
<p>Apparemment, leur revendication porte sur "<strong>le droit à une vie de contes de fées pour toutes</strong>".</p>
<p>Un <a title="concours de stickers t-shirts à gagner" href="http://www.princecharmant.ch/Concours-stickers.php" target="_blank"><strong>concours</strong></a> original, c'est le mot, permet de <strong>gagner des t-shirts</strong> <a title="Melazic fairy street wear lausanne" href="http://www.melazic.com" target="_blank">Melazic</a> à ceux qui ont la fibre créative.</p>
<p><span style="color:#0000ee;text-decoration:underline;"><img src="http://marketingalternatif.files.wordpress.com/2008/05/frog_recto.jpg" alt="flyer et sticker du concours FLP" width="200" /></span></p>
<p>"<strong>T</strong><strong>ransformer n'importe quel crapaud en prince charmant</strong>" c'est possible, d'après le <a title="FLP Front de Libération des Princesses" href="http://www.princecharmant.ch" target="_blank">FLP</a>.<!--more--><br />
Le site propose <strong>7 leçons en vidéos sur un ton décalé</strong> pour devenir un prince charmant.</p>
<p>Seules 2 vidéos sont disponible pour l'instant, mais ça donne envie de voir la suite...</p>
<p><strong>La leçon 1</strong> nous présente une belle équipe de bôfs aidant un pote dans un remake à la pretty woman. Personnellement, j'adore le mode "<strong>Chicco</strong>".</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/iw9dlytfO_0'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/iw9dlytfO_0&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p><strong>La leçon 2</strong> était disponible sur le site la semaine passée, mais aujourd'hui plus... Après une petite recherche j'ai déniché l'adresse <a title="dailymotion prince charmant suisse" href="http://www.dailymotion.com/princecharmantsuisse" target="_blank">Dailymotion</a> des vidéos ;-P</p>
<p>Voilà la<strong> leçon n°2, Comment obtenir un carrosse...</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/UOrNVz2O8IE'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/UOrNVz2O8IE&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Laissez-nous un commentaire pour nous dire ce que vous pensez de ce savant mélange de Buzz-Viral-Street. Connaissiez-vous l'existence du site www.princecharmant.ch ?</p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[CHUM: Ça va mal aux urgences]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/2008/01/15/chum-ca-va-mal-aux-urgences/</link>
<pubDate>Tue, 15 Jan 2008 22:59:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/2008/01/15/chum-ca-va-mal-aux-urgences/</guid>
<description><![CDATA[La chaîne LCN rapporte que la crise s&#8217;aggrave aux urgences du Centre hospitalier universitair]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La chaîne LCN rapporte que <a target="_blank" href="http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2008/01/20080115-092446.html">la crise s'aggrave aux urgences</a> du Centre hospitalier universitaire de Montréal.  Selon la manchette, les urgences des hôpitaux Notre-Dame, Saint-Luc, et de l'Hôtel-Dieu auraient perdu une douzaine de médecins depuis la dernière année, et ceux qui sont toujours au poste seraient à bout de souffle.</p>
<p>Pourtant, peu avant la dernière campagne électorale, il y a justement un an, on nous disait, dans une campagne publicitaire à la radio, entre autres, que tout allait mieux dans le domaine de la santé.  Il y a quelques années, ce sont les hôpitaux des régions éloignées qui avaient de la difficulté à recruter.  Maintenant, c'est en plein coeur de Montréal!  Incroyable!  Et où ils sont, les 1500 médecins en 5 ans, que la publicité des libéraux annonçait?  On ne me fera pas croire que la douzaine de médecins qui ont déserté le CHUM sont tous rendus urgentologues à Chibougamau, quand même!</p>
<p>Depuis le temps qu'on dit que les gouvernements n'ont jamais réglé de problèmes, est-ce que l'on va commencer à nous croire, maintenant?  Québec annonce des millions de dollars d'investissements en santé à chaque fois que la panique s'empare de la population, c'est à dire trois ou quatre fois par année, et ça va plus mal que jamais!  Ajoutons à cela le Collège des médecins qui poussent des médecins immigrants à conduire des taxis ou à faire cuire des hamburgers chez McDonalds au lieu de leur permettre de pratiquer, et nous n'avons pas à chercher plus loin les causes fondamentales du problème du manque de médecins chez nous.</p>
<p>Il faut changer les choses, en santé, et le meilleur temps, c'est maintenant.</p>
<p>Il faut d'abord que le gouvernement se concentre sur sa principale obligation, soit de fournir des soins de santé à la population.  Comment faire?  C'est très simple; je vous donne l'exemple de votre voiture.  Votre voiture est assurée en cas d'accident.  Lorsque le malheur arrive, vous contactez votre assureur, qui vous réfère à un estimateur, qui fera l'évaluation des dommages à votre voiture.  Une fois cette expertise effectuée, votre assureur vous permet de faire réparer votre voiture chez le carrossier de votre choix, jusqu'à concurrence du montant de l'évaluation, moins la franchise, le cas échéant.  Or, les carrossiers n'appartiennent pas aux assureurs; les carrossiers sont des entrepreneurs indépendants, qui sont en concurrence afin de vous offrir le meilleur travail possible pour votre argent.</p>
<p>Pourquoi n'en serait-il pas de même dans le domaine de la santé?  Imaginez.  Vous vous blessez, ou vous tombez malade.  Vous vous rendez dans une clinique privée, qui accepte votre carte-soleil, pour une évaluation de votre état, et le médecin sur place fait son diagnostic.  Par la suite, vous vous rendez dans un hôpital de votre choix, qui n'appartient pas au gouvernement, pour recevoir le traitement qui vous est nécessaire.  Comme dans le cas de votre voiture, l'hôpital n'a pas à appartenir au gouvernement, au contraire; si les hôpitaux étaient privés, ils feraient le maximum pour obtenir votre clientèle, parce que même si l'argent provient du gouvernement, via la carte-soleil, vous auriez le choix de le dépenser dans un autre hôpital, donc chez un concurrent.</p>
<p>Actuellement, tous les hôpitaux appartiennent au gouvernement, donc il n'y a aucune concurrence.  Le domaine de la santé fonctionne en situation de monopole, c'est à dire que les hôpitaux ne sont pas en concurrence l'un contre l'autre.  Résultat: Dans l'ensemble, le personnel se fout de la satisfaction des patients, parce même s'ils vont ailleurs, ils seront payés au même prix.  Si les hôpitaux étaient privés, de nouveaux centres hospitaliers pourraient ouvrir leurs portes, et seraient en concurrence avec les hôpitaux actuels.  De cette façon, si le patient - le client - n'est pas satisfait, le mot se passera, et les autres iront ailleurs, ce qui risque de provoquer des mises à pied, voire même la fermeture de l'hôpital où le personnel ne traiterait pas les patients avec tous les égards.</p>
<p>Cela me rappelle les panneaux publicitaires payés par la CSN et la FTQ pour promouvoir le système public de santé.  Après une courte recherche sur internet, on peut constater rapidement que la campagne n'en est pas une d'information, mais simplement une campagne de signature d'une pétition pour laquelle on ne donne vraiment pas beaucoup de détails.  Bref, les deux centrales syndicales demandent un chèque en blanc à la population, en signant cette pétition électronique.  Voici les points qu'ils mettent sur la page titre de leur campagne.  J'ai respecté les couleurs de leur tableau.</p>
<ul>
<li>
<div><em><font color="#e32f1b">Le privé favorise les riches, qui ont un accès plus rapide.</font>  <font color="#008000">Le public, c'est un accès égal pour tout le monde</font></em>:  Avec le temps, l'accès égal pour tout le monde est devenu un non-accès généralisé!  Le fonctionnement du monopole syndicalo-étatique en santé a fait en sorte que la condition d'accès est devenue "si je ne peux pas me faire soigner rapidement, personne ne le pourra!"  Solidarité à la cubaine, ouais!  Tout le monde égal, tout le monde n'a droit à rien!</div>
</li>
<li>
<div><em><font color="#e32f1b">Le privé coûte plus cher.</font>  <font color="#008000">Le public coûte moins cher</font></em>:  De telles affirmations sont basées sur quoi, au juste?  Facile à dire, quand on a rien pour appuyer ses paroles.  Aucune donnée, aucune référence, bref, de simples affirmations en l'air, comme le font souvent les syndicats et la go-gauche en général.</div>
</li>
<li>
<div><em><font color="#e32f1b">Le privé ne règle pas les pénuries ni les listes d'attente.</font>  <font color="#008000">Le public garantit des soins de qualité</font></em>:  Si le public garantit des soins de qualité, encore devrait-il les fournir!  Ce n'est pas le privé qui a instauré les pénuries, ni les listes d'attente, mais bien le système public.  Nommez-moi un seul domaine où un monopole a assuré - ou garanti - des produits ou des services de qualité, comparativement à un système basé sur la concurrence.</div>
</li>
</ul>
<p>Bref, tous les arguments utilisés pour faire la promotion de cette pétition n'est que de la propagande pure et simple.  Les syndicats, en grande partie par leurs revendications coûteuses, ont travaillé à détruire le système de santé, et maintenant, ils veulent faire signer des pétitions pour le maintenir.  Les seuls gagnants, avec le système public, ce sont les centrales syndicales qui, avec la bénédiction du gouvernement, via la formule Rand, soutirent des cotisations qui servent à construire des tours d'ivoire, comme le Complexe Louis-Laberge, sur le bord de la Métropolitaine, et à payer des libérations permanentes aux dirigeants syndicaux, qui se la coulent douce entre deux négociations de convention collective.  Or, le coût de ces conventions collectives en santé hypothèque le fonctionnement des hôpitaux depuis des années, tant et si bien qu'il ne reste plus de budget pour payer décemment les médecins.  Ceux-ci en viennent à quitter le Québec vers d'autres provinces canadiennes, ou encore vers les USA.</p>
<p>Bref, l'état des urgences au CHUM démontre très bien les lacunes du monopole syndicalo-étatique qui nous régit.</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
