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	<title>salaire-minimum &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/salaire-minimum/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "salaire-minimum"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 06:38:19 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Pourquoi l'initiative sur le salaire minimum manque sa cible]]></title>
<link>http://samueldavid.wordpress.com/?p=92</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 20:24:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>samueldavid</dc:creator>
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<description><![CDATA[L&#8217;initiative constitutionnelle &#8220;Pour le droit à un salaire minimum&#8221; a été lanc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'initiative constitutionnelle "Pour le droit à un salaire minimum" a été lancée il y a trois mois par des milieux d'extrême gauche, tels qu'Attac, le POP ou encore SolidaritéS. Cette initiative vise à ajouter un troisième alinéa à l'art. 58 de la Constitution vaudoise, alinéa dont le texte est le suivant: "al. 3 (nouveau) Il institue un salaire minimum cantonal, dans tous les domaines d’activité économique, en tenant compte des différences régionales, des secteurs économiques ainsi que des salaires fixés dans les conventions collectives, afin que toute personne exerçant une activité salariée puisse disposer d’un salaire lui garantissant des conditions de vie décentes". Telles est en tous cas le texte de l'initiative. L'objectif avoué du comité d'initiative est l'instauration à terme d'un "salaire minimum à 3'500.- nets par mois, treize fois par an". Et cela pour combattre le phénomène des working poor (ou travailleurs pauvres), que le comité d'initiative dit croissant (ce que réfute les chiffres de l'office fédéral de la statistique de ces dernières années).</p>
<p>L'intention est sans doute louable mais à y regarder de plus près, l'instauration d'un salaire minimum aurait des conséquences non négligeables sur l'économie: comme le montrent les expériences des pays voisins, le salaire minimum induit mécaniquement une forte augmentation du nombre de chômeurs et des prix à la consommation rehaussés pour faire face à l'augmentation des charges salariales.</p>
<p>Malheureusement, ce ne sont pas les simples effets secondaires d'un remède efficace, car un salaire minimum est une mesure qui manque totalement sa cible. En effet, les études de l'office fédéral de la statistiques (OFS) sont claires: 2/3 des working poor ont un salaire supérieur à 3783.-! Comme on le voit, l'équation working poor=bas salaires est sérieusement mise à mal. En réalité, la problématique des working poor ne se confond pas avec celle des bas salaires. Au contraire, les statistiques de l'OFS tendent à démontrer que les working poor sont des personnes ayant à faire face à une situation familiale difficile (divorce, famille nombreuse, ...). On est loin de l'exploiteur qui profite de la détresse économique des plus vulnérables, comme le véhicule le bon vieux mythe socialiste!</p>
<p>Mais des solutions existent pour que les working poor sortent de la pauvreté: l'aide sociale, seule organisme qui peut aider les working poor en Suisse, devrait cibler ses efforts sur la formation professionnelle et le conseil à ces travailleurs que personne ne veut oublier. Loin des solutions faciles prônées par la gauche, un travail de fond des conseillers de l'aide sociale doit être mené auprès des travailleurs pauvres pour aboutir à des solutions individuelles, adaptées aux capacités de chacun. C'est la seule solution pour enrayer le phénomène des working poor et amener les personnes en détresse passagère à ne pas sombrer dans la spirale dans laquelle sont trop souvent enfermés les travailleurs pauvres.</p>
<p style="text-align:right;">Samuel David</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Liban se prépare à la grève de mercredi]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=452</link>
<pubDate>Mon, 05 May 2008 22:01:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=452</guid>
<description><![CDATA[(Libnanews)
Le Liban se prépare à la grève générale lancée à l’appel de la confédération ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Libnanews)</em></p>
<p>Le Liban se prépare à la grève générale lancée à l’appel de la confédération générale des travailleurs (CGTL) qui demande une augmentation à 960 000 LL du salaire minimum contre 300 000 actuellement, considérant que celui-ci qui n’a pas été relevé depuis 1996 ne suffit plus à assurer les besoins en produit de base de la population, en raison de la hausse actuelle des prix des matières premières et alimentaires.</p>
<p>Cette grève intervient alors que le gouvernement, par l’intermédiaire du ministre des finances, Jihad Azour, avait assuré étudier une hausse du salaire minimum tandis que les représentants <!--more-->de la majorité ont demandé que cette grève ne soit pas politisée. Coté opposition, le général Michel Aoun a appelé aujourd’hui ses sympathisants à participer massivement à ce mouvement de grève afin d’obtenir la démission du gouvernement Saniora.</p>
<p>Coté syndicat, les représentants des pharmaciens ont appelé leur homologues à une participation massive à la grève générale, tandis que le syndicat des travailleurs de l’EDL ont appelé à une participation effective à ce mouvement « pour rejeter la politique de la famille, la surexploitation des employés » et de souligner la hausse des prix actuels.</p>
<p>Les syndicalistes estiment également que le ministre des finances, Jihad Azour n’a pas répondu jusqu’à présent à leur demande.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stagnation du revenu moyen, ces médias qui nous manipulent]]></title>
<link>http://investglobe.wordpress.com/?p=192</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 15:38:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>investglobe</dc:creator>
<guid>http://investglobe.wordpress.com/?p=192</guid>
<description><![CDATA[Ce matin je lisais un article sur le site de La Presse et je me suis dit &#8220;Quelle connerie cet ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin je lisais un article sur le site de <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080504/CPOPINIONS05/80503104/-1/CPOPINIONS05">La Presse</a> et je me suis dit "Quelle connerie cet article"!</p>
<p>L'article mentionnait qu'en 25 ans, les travailleurs canadiens ont fait du sur-place. Leurs gains réels sont passés de 41 348$ à 41 401$. Un beau 53$ de plus en un quart de siècle qu'on nous dit.</p>
<p>Tout cela il est important de le mentionné c'est traduit en dollar 2005.  L'étude est plus complète dans <a href="http://http://www.ledevoir.com/2008/05/02/187920.html">Le Devoir</a>.</p>
<p>Malgré tout je dis, maudite manipulation médiatique.</p>
<p>Si vous avez 70 ans, n'allez pas me faire croire que lorsque vous aviez 45 ans vous aviez le même revenu qu'aujourd'hui.</p>
<p>Si vous avez 60 ans, n'allez pas me faire croire que lorsque vous aviez 35 ans vous aviez le même revenu qu'aujourd'hui.</p>
<p>Si vous avez 50 ans, n'allez pas me faire croire que lorsque vous aviez 25 ans vous aviez le même revenu qu'aujourd'hui.</p>
<p>Si vous avez 40 ans, n'allez pas me faire croire que lorsque vous aviez 15 ans vous aviez le même revenu qu'aujourd'hui.</p>
<p>Et si comme moi vous avez moins de 40 ans, n'allez pas me faire croire que lorsque vous aviez de 10 à 14 ans vous aviez le même revenu qu'aujourd'hui.</p>
<p>Moi je vais vous le dire, il y a 25 ans je passais le journal et je faisais un maigre 15$ à 20$ par semaine.  Nul besoin de vous dire qu'aujourd'hui mon revenu hebdomadaire est près de 70 fois plus élevé que cela.</p>
<p>Alors où est la stagnation du revenu?  On voit bien que c'est un paquet de conneries cet article.</p>
<p>Vous voyez comment il est facile de manipuler l'opinion publique avec des statistiques et des titres à sensation qui une fois l'article lu, le monde disent "maudit riches, maudit gouvernements".</p>
<p>Ha oui c'est une moyenne que vous allez me dire.  Il y a 25 ans combien y'avait-il de travailleurs au Canada et combien en a-t-il aujourd'hui en 2008?  Y'en a pas mal plus aujourd'hui ce qui signifie qu'aujourd'hui y'a moins de <a href="http://www.jobauquebec.com">jobs</a> payants par rapport à 1983.</p>
<p>La seule chose que cet article mentionne et qui est vrai est qu'il s'est créé davantage d'emplois sous les<br />
41 000$ qu'au-dessus des 41 000$.  C'est tout.</p>
<p>Si les étudiants canadiens continuent d'aller étudier dans des secteurs où la demande est inexistante ou stagnante, bien c'est évident que cette moyenne risque d'aller sous les 37 000$ dans 25 ans.</p>
<p>Ce n'est pas le programme pour devenir infirmière qu'il faut contingenter, ce sont les programmes moins en demande.  Un me vient immédiatement à l'esprit "Histoire de l'art".</p>
<p>je pense qu'il y a beaucoup trop de finissant dans des programmes qui mènent directement au chômage ou à l'aide sociale plutôt que dans des programmes qui assurent une demande.</p>
<p>De plus on le sait tous, le nombre de décrocheurs a augmenté considérablement de 1983 à 2008.  Malheureusement je n'ai pas trouvé de statistiques sur le taux de décrocheurs ainsi qu'une statistiques sur le taux de diplômés par niveau scolaire en 1983 et en 2008.  Combien ont terminé leurs études avec un baccalauréat en 1983 et combien en 2008?</p>
<p>De plus c'est connu la population du Canada vieillit.  La croissance démographique stagne et dans quelques années on se retrouvera vers une décroissance si rien n'est corrigé en ce sens.</p>
<p>Aussi comme je l'ai mentionné, un gros problème en 2008 par rapport à 1983, il y a 25 ans, c'est que le système d'éducation Québécois et des autres provinces canadiennes n'ont pas su s'adapter au marché du travail.</p>
<p>Des gens qui ne travaillent pas ça fait baisser une moyenne.  Que vous soyez chômeur avec un secondaire 4 ou un baccalauréat en histoire de l'art.</p>
<p>Ha vous allez me dire, que compte tenu de la population de 2008 vs celle de 1983, y'a beaucoup plus de chômeurs en 2008.</p>
<p>Faux.</p>
<p>Au Canada, en 2008 le taux de chômage est de 6% pour une population de 33 millions de personnes avec une population active de 68%. Donc approximativement 1,34 millions de personnes en chômage.</p>
<p>Au Canada, en 1983 le taux de chômage était de 11,5% pour une population de 25 millions de personne avec une population active de 56,9%. Donc approximativement 1,63 millions de personnes en chômage à cette époque.</p>
<p>Alors y'avait-il plus de chômeurs en 1983 qu'en 2008?</p>
<p>Donc si on a moins de chômeur en 2008 qu'en 1983, expliquez moi pourquoi que le revenu moyen des Canadiens n'a pas monté par rapport à 1983?</p>
<p>La réponse à ma question est simple: le problème c'est l'éducation. Soit la pertinence et la qualité de celle-ci par rapport au à la demande du marché du travail canadien.</p>
<p>On ne se leurrera pas, des spécialistes en histoire de l'art, des comptables, des avocats, des notaires, des enseignants généralistes, y'en a en masse en 2008 et ce n'est pas ce que le marché du travail demande.  Le marché du travail à besoin de spécialistes en aéronautique, d'infirmières, d'anasthésistes, de géologues et beaucoup d'autres métiers.</p>
<p>Si le Canada veut demeurer compétitif au niveau mondial et s'enrichir, il doit parfaire son système d'éducation et y investir des sommes considérables afin que l'éducation donnée demeure également compétitive et à l'affût de la demande de son marché du travail.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'usine Crocs de Québec ferme ses portes]]></title>
<link>http://investglobe.wordpress.com/?p=170</link>
<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 00:37:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>investglobe</dc:creator>
<guid>http://investglobe.wordpress.com/?p=170</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;usine Crocs de Québec ferme ses portes.  Aucune surprise là.
Donnez moi des raisons valab]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'usine Crocs de Québec ferme ses portes.  Aucune surprise là.</p>
<p>Donnez moi des raisons valables pourquoi un entrepreneur du Colorado, États-Unis, maintiendrait à Québec une usine qui lui coûterait trente à cinquante fois moins chère à opérer en Inde ou en Chine?</p>
<p>Ne cherchez pas plus loin La raison de cette fermeture.  Vous pouvez penser syndicat, coût des matières premières, impôts etc... LA raison est le coût de la main d'oeuvre.  Un Indien ou un Chinois travaillera à 0,20$ de l'heure pour produire la même chose à quarante fois plus ici au salaire minimum. </p>
<p>Organisez tous les boycotts que vous voudrez, cela ne fera pas jamais changer d'idée un entrepreneur qui pourra sauver sur les coûts de fabrication et de main d'oeuvre et encaisser davantage de profits. </p>
<p>De plus parlant boycott, un marché de 8 millions de consommateurs ça représente bien peu comparativement à un marché de 300 millions d'américains.  Alors n'allez pas croire qu'un boycott fera reculer une entreprise américaine sur sa décision de fermer une usine ici.  Si vous n'aimez pas les Crocs, ils s'en fabriquent des similaires en Chine et elles sont en ventes pour moins de 8$ aux magasins Tigre Géant.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[SMIG vaudois : la gauche en léger froid]]></title>
<link>http://alainhubler.wordpress.com/?p=460</link>
<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 18:12:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alain Hubler</dc:creator>
<guid>http://alainhubler.wordpress.com/?p=460</guid>
<description><![CDATA[À gauche toute ! vient de lancer son initiative pour un SMIG vaudois. L’objectif est de fixer dan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.salaire-minimum-oui.ch/"><img style="float:right;margin:0 0 1em 1em;" src="http://alainhubler.wordpress.com/files/2008/04/salaireminimum.jpg" alt="logo salaire minimum vaudois" width="169" height="240" /></a><em>À gauche toute !</em> vient de lancer son <a href="http://www.salaire-minimum-oui.ch/">initiative</a> pour un SMIG vaudois. L’objectif est de fixer dans la Constitution vaudoise le principe d’un salaire minimum cantonal garantissant à toute personne salariée un revenu décent.</p>
<p>Certes, l’<a href="http://www.salaire-minimum-oui.ch/">initiative</a> ne fait que suggérer un montant de 3500 francs net par mois sur 13 mois. Mais si ce montant n’est pas fixé dans le texte de l’initiative, c’est bien évidemment parce que cela imposerait une modification de la Constitution pour chaque revalorisation du salaire minimum vaudois. Cela est bien évidemment impossible.</p>
<p><!--more-->En cas de succès de l’initiative, c’est donc au Grand conseil qu’il reviendra de fixer ce montant et ce sera aux partis de gauche et aux syndicats de mouiller leurs chemises et de se "décarcasser" pour que ce montant apporte un véritable plus aux employés les moins bien lotis.</p>
<p>Et c’est là que le bât blesse. Les Verts, le PS et les plus gros syndicats ont refusé de rejoindre le comité d’initiative au motif que l’initiative populaire est une voie trop lente pour obtenir gain de cause et que l’initiative ne contient pas de montant indicatif. C’est en substance ce qu’expliquait samedi dernier à 24 heures le chef du groupe socialiste Grégoire Junod :</p>
<blockquote><p>Avec cette proposition, la cause des employés n’avance pas d’un pouce, s’agace le député socialiste et syndicaliste Grégoire Junod. Il aurait au moins fallu mettre un montant indicatif dans l’initiative. Sur le fond, le Parti socialiste a toujours soutenu le principe d’un salaire minimum. Mais nous aurions préféré une solution rapide et efficace pour le mettre en place.</p></blockquote>
<p>En clair, dans un premier temps, on ne soutiendra pas cette initiative avec laquelle on est d’accord sur le fond, parce que la voie – de l’initiative populaire – choisie est trop lente. Mais bien entendu, on montera dans le train à la veille de la votation populaire quand vous aurez fait le gros du travail, c'est-à-dire récolter les signatures.  Je prends bonne note et je m’interroge …</p>
<p>Dans ce cas, pourquoi le parti socialiste a-t-il choisi le 9 décembre 2003 d’introduire un salaire minimum pour les employés de la Ville de Lausanne ? Et surtout, pourquoi a-t-il choisi de fixer le montant de ce SMIG au niveau du plus bas de la plus basse des classes de salaires créées pour cause de rigueur budgétaire ?</p>
<p>Certainement parce que c’était une solution rapide et efficace … pour donner l’impression que l’on s’intéresse au sort des employés de la Ville victimes de l’austérité financière de la majorité rose-verte de la Municipalité lausannoise.</p>
<p><em>P.S.</em> 1) Un membre d'un parti de droite rencontré après rédaction de ce billet m'a avoué que notre initiative avait deux avantages : relancer la croissance (!) et inciter les personnes les moins bien payées à travailler. Il serait donc assez tenté de la signer, mais en cachette !<br />
2) SMIC = Salaire minimum interprofessionnel de croissance<br />
SMIG = Salaire minimum interprofessionnel garanti<br />
J'aime mieux le deuxième. </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les salariés suisses contents de leurs salaires? Vraiment?]]></title>
<link>http://alinetestuz.wordpress.com/?p=25</link>
<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 09:41:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>alinetestuz</dc:creator>
<guid>http://alinetestuz.wordpress.com/?p=25</guid>
<description><![CDATA[Deux jours avant le lancement à Lausanne, par attac-Vaud, le syndicat comedia, Le POP &amp; Gauche ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deux jours avant le lancement à Lausanne, par attac-Vaud, le syndicat comedia, Le POP &#38; Gauche en mouvement, solidaritéS et A Gauche Toute!, de l’initiative vaudoise «pour le droit à un salaire minimum», un titre de <em>24 Heures </em>du 3 avril 2008 me jetait dans la sidération: «Les salariés suisses s’estiment bien payés». C’était à la rubrique </strong><strong>«</strong><strong>Economie</strong><strong>»</strong><strong>, et le sous-titre était «Enquête». Bigre.</strong></p>
<p>Devant une telle assertion, j’avais le choix entre deux, voire trois hypothèses. Un: le correcteur a laissé passer une coquille. Deux: les Suisses sont victimes de la même illusion que les salariés américains sondés pour <em>Time Magazine</em> et <em>CNN </em>en 2000, <a href="http://alainhubler.wordpress.com/2008/03/13/la-reponse-a-toutes-mes-questions-ou-presque/">dont 19% pensent faire partie du 1% des Américains les plus riches, tandis que 20% estiment que ça ne saurait tarder</a>. Trois: l’article, voire le sondage, ne sont pas fiables.<!--more--></p>
<p>Evidemment, j’ai commencé par vérifier la troisième hypothèse. Je me suis armée pour cela de l’indispensable ouvrage du Québécois Normand Baillargeon, que je venais de me procurer. Son <em>Petit cours d’autodéfense intellectuelle</em>*, entre autres conseils judicieux, recommande d’appliquer quelques règles d'or devant des données chiffrées.</p>
<p>Il a fallu pour cela que je surmonte ma «mathophobie» et que je tente de corriger un peu mon «innumérisme»**.  Soutenue par Normand Baillargeon, j’ai empoigné une calculette et cherché les réponses à quelques questions.</p>
<p><strong>Qui a produit ces données? </strong>La chaire de gestion des ressources humaines de l’Université de Zurich et la chaire professorale de psychologie du travail et de l’organisation de l’EPFZ, pour le <a href="http://alinetestuz.wordpress.com/wp-admin/www.webroot.uzh.ch/news/mediadesk/downloads/comm.pdf">baromètre suisse des ressources humaines</a>, qu’elles réalisent conjointement chaque année. Selon leur communiqué,</p>
<blockquote><p><em>«la qualité du poste est considérée comme autrement plus importante </em>[que le salaire]<em>, et si la satisfaction évolue parallèlement à l’accroissement du revenu brut, elle augmente encore davantage lorsque les entreprises prennent des mesures au niveau de la gestion des ressources humaines, notamment à travers l’évaluation des prestations et le développement personnel (…)».</em></p></blockquote>
<p><strong>Comment l’échantillon a-t-il été constitué?</strong> Aucune indication, ni dans l’article de <em>24 Heures</em>, ni dans le communiqué des auteurs de l’enquête.</p>
<p><strong>Combien de personnes ont-elles été interrogées? </strong>1370, mais on ne trouve nulle part la formule consacrée selon laquelle l’échantillon est représentatif et qu’il a été constitué selon la méthode des quotas.</p>
<p><strong> Quand? </strong>Entre avril et juin 2007. Ce n’est donc pas tout frais. Entre-temps, le coût de la vie a méchamment augmenté…</p>
<p><strong>Quelles questions leur ont été posées?</strong> Aucune indication. A l’évidence, les questions posées aux sondés sont un secret très bien gardé en Suisse. (Contrairement à la France, où <a href="http://www.tmo.fr/dataset/data2008/cote20080403-le-barometre-de-confiance-de-l-executif.htm">les instituts de sondage publient les questions</a>. )</p>
<p><strong>Les données sont-elles plausibles?</strong> Ça dépend comment on subodore que les sondés ont été sélectionnés (voir la liste des sponsors ci-dessous).</p>
<p><strong>Si on donne des pourcentages, donne-t-on aussi les nombres absolus afférents concernés? </strong>Non. <strong>Les graphiques sont-ils clairs?</strong> C’est un camembert, ça ne mange pas de pain.</p>
<p>Selon l’article, «49% des travailleurs du pays se disent satisfaits, voire très satisfaits de leur rétribution. Seuls 13% des sondés se déclarent mécontents alors que la question indiffère le gros dernier tiers.» La calculette me dit que 673 personnes sont satisfaites, voire très satisfaites, 178 sont très mécontentes… et 521 (38%) sont indifférentes. Vous avez bien lu. A la question: «Etes-vous content de votre salaire?», il semble bien que 521 personnes ont répondu: «Je n’en ai strictement rien à battre !» Est-ce vraiment plausible? C'est là qu'il faudrait vraiment savoir comment la question a été formulée.</p>
<p>Restait la question: <strong>quelles sont les limites de l’interprétation des résultats obtenus?</strong> Une autre règle d’or me suggère une réponse: <strong>qui a commandé cette enquête et qui en a remboursé les coûts?</strong> Le baromètre des ressources humaines est réalisé annuellement par deux institutions universitaires au-dessus de tout soupçon. Mais comme les enquêtes coûtent cher, le communiqué précise<em>:</em></p>
<blockquote><p><em> «Le projet a pu être réalisé grâce au généreux soutien des institutions suivantes: Adecco Suisse (sponsor principal), AXA Winterthour, Axpo, IBM, ainsi que la fondation Ecoscientia.»</em></p></blockquote>
<p>Alors: cette enquête est-elle vraiment fiable? Est-ce plausible que les «salariés suisses» dans leur ensemble soient vraiment satisfaits de leur salaire? Peut-être s’ils sont cadres chez AXA, Axpo ou IBM, sponsors du baromètre. En effet, Adecco est la sixième plus importante entreprise suisse, derrière Roche et Novartis, mais devant Migros ; Winterthour a été vendue en 2006 pour 12,3 milliards de francs par le Crédit suisse à AXA, entreprise du CAC 40, Axpo est une entreprise de distribution d’énergie qui se déploie avec la nouvelle Loi sur l’approvisionnement en électricité, et IBM, on connaît. Ce serait bien le diable si des entreprises faisant des milliards de francs de chiffres d’affaire ne traitaient pas correctement, sinon leurs employés subalternes, du moins leurs cadres (encore que…). Ce n’est pas moi qui le dis, mais <em>Economie suisse </em>d’avril 2007, dans son <a href="http://www.dievolkswirtschaft.ch/fr/editions/200704/pdf/Gerber.pdf">commentaire du précédent baromètre suisses des relations humaines</a> (soutenu financièrement par Novartis, Migros, Winterthour et la fondation Ecoscientia):</p>
<blockquote><p><em>«Selon les chiffres obtenus, les bonnes conditions de travail bénéficient avant tout aux actifs occupés justifiant d’une bonne formation et occupant une position supérieure.»</em></p></blockquote>
<p>On ne rit pas devant tant de rigueur scientifique.</p>
<p>L’Union syndicale suisse (USS), qui n’est pourtant pas un foudre dans la défense des travailleurs, a donc bien raison de dénoncer dans l’étude publiée ce printemps «un tableau effrayant du paysage salarial suisse». Elle rappelle opportunément qu’<strong>en Suisse «700'000 personnes gagnent toujours moins que 4000 francs par mois» et que 200'000 sont des travailleurs pauvres</strong>.</p>
<p><strong>L’initiative vaudoise «pour le droit à un salaire minimum» vient donc à point. On peut télécharger des feuilles de signatures <a href="http://www.salaire-minimum-oui.ch/">là</a>. Signez-la et faites-la signer !</strong></p>
<p>* Normand Baillargeon, <em>Petit cours d'autodéfense intellectuelle</em>, Lux Editeur, Montréal, 2006, 338 p.</p>
<p>** L'innumérisme est l’équivalent, pour les nombres, de l’illettrisme. C'est un handicap fort répandu et très gênant dans une société qui a fait de la quantification son alpha et son oméga. On en parle cependant  beaucoup moins que de l'illettrisme, sans doute parce qu’il frappe des gens tout à fait instruits par ailleurs, voire des intellectuels connus.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La courroie des ambitions]]></title>
<link>http://lutopium.wordpress.com/?p=55</link>
<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 13:51:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>lutopium</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce matin, comme à l&#8217;habitude, j&#8217;ai eu le privilège d&#8217;apercevoir l&#8217;authenti]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" align="left" width="240" src="http://farm1.static.flickr.com/34/122757772_0993b3d9d2_m.jpg" height="180" />Ce matin, comme à l'habitude, j'ai eu le privilège d'apercevoir l'authentique sourire de Nadine. C'est maintenant un rituel presque nécessaire, j'ai toujours hâte de commander mon café matinal au Van Houtte de la Place des Arts et de lui échanger quelques mots. Même si elle se lève très tôt pour prendre soin de sa petite fille de trois ans qu'elle doit également aller reconduire à la garderie, Nadine affiche toujours cette fraîcheur matinale et son inlassable joie de vivre.</p>
<p>En plus de ce travail qui l'occupe tous les matins de la semaine, Nadine fréquente le Cegep car elle a l'intention de devenir infirmière. Avec un salaire de $165 par semaine - incluant pourboires - et un prêt obtenu du ministère de l'éducation, elle réussit à peine à rejoindre les deux bouts. De temps à autre, elle reçoit un peu d'argent de son ex-conjoint et de ses parents, ce qui l'aide à boucler les fins de mois. Pour Nadine, l'augmentation du salaire minimum à $10 et le gel des frais de scolarité ne sont pas un luxe. C'est nécessaire et primordial.</p>
<p>Elle sait que je suis un passionné de politique et elle évite de s'engager sur le sujet. Ce matin fut quelque peu différent. Elle était tout simplement choquée d'apprendre que Mario Dumont recevait une prime de $50,000 depuis qu'il est devenu chef de l'opposition. Elle lui a fait confiance l'an dernier car elle a cru au changement. Comme beaucoup de ses concitoyens, elle était convaincue que Mario et son parti allaient représenter le monde ordinaire au sein du gouvernement.</p>
<p>Je lui rappelle qu'il n'est pas le seul à avoir été embarassé par cette nouvelle, que le premier ministre Charest recevait également un salaire de son parti. Elle me répond alors que c'est moins surprenant de la part d'un libéral après tout ce qu'on a entendu lors des audiences de la commission Gomery. Elle était cependant estomaquée d'apprendre que Mario, un gars des régions, grand défenseur des familles et des libertés individuelles, profite des ristournes du Directeur Général des Élections pour ajouter une telle somme à son salaire, totalisant ainsi une rénumération de plus de $200,000... Avant d'obtenir ses 41 sièges, 30% du vote et le statut d'opposition officielle, l'ADQ n'avait pas un sou. Maintenant que le parti reçoit une bonne allocation de l'État afin d'en assurer son fonctionnement, on décide d'en donner une bonne partie à son chef... Qu'est-ce qu'un parti peut bien faire avec plus d'un demi-million par année?</p>
<p>Nadine me confie qu'elle savait qu'elle gagnerait $7.25 de l'heure en acceptant son travail et que Mario, bachelier en économie, connaissait exactement la rénumération qu'il recevrait en tant que député. Elle ne comprend tout simplement pas pourquoi son salaire lui est insatisfaisant aujourd'hui. Que s'est-il passé dans la vie de Mario pour qu'il vise maintenant une rénumération aussi élevée? Son épouse a quitté son emploi? Ils ont pris une deuxième hypothèque sur la maison ancestrale? Nadine se console un peu en demeurant confiante que l'ADQ continuera le combat pour hausser le salaire minimum, suite au dépôt de la pétition qui fut déposée par le député Éric Charbonneau en décembre dernier. Je lui répond bien timidement que j'en doute.</p>
<p>Comme bien d'autres québécoises et québécois, Nadine ne fait plus confiance aux politiciens. Et elle ne votera sûrement pas pour Mario aux prochaines élections. Pour elle, le parti libéral et l'ADQ c'est du pareil au même. L'ambition personelle paraît plus importante que le bien commun. Elle me confie qu'elle a récemment lu son bouquin et qu'elle le rebaptiserait : « Avoir la courroie de ses ambitions ». À mon tour de lui laisser un sourire. J'ai déjà hâte de la revoir demain...</p>
<p>Cette histoire est basée sur des faits réels. Seuls quelques détails ont été ajoutés ou modifiés afin d'en faciliter la compréhension. Publié sur <a href="http://uhec.net/2008/03/13/613/">Un Homme En Colère</a> le 13 mars 2008.  Photo: Flickr - reidmix</p>
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<title><![CDATA[Une critique de l'IEDM, je la garde ici en souvenir.]]></title>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2007 22:54:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>tetoine</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Devoir
IDÉES, lundi 8 janvier 2007, p. a7
L&#8217;IEDM et le débat sur le salaire minimum
Sylva]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="content">Le Devoir<br />
IDÉES, lundi 8 janvier 2007, p. a7</p>
<p>L'IEDM et le débat sur le salaire minimum</p>
<p>Sylvain Sauvé</p>
<p>En décembre dernier, Nathalie Elgrably de l'Institut économique de Montréal (IEDM) publiait une «note économique» sur le salaire minimum et la flexibilité du marché du travail. L'auteure tire deux conclusions de ses «recherches»: 1- une augmentation du salaire minimum accroît le taux de chômage, 2- la réglementation du marché du travail par des mesures législatives ou par la syndicalisation accroît le taux de chômage. De telles conclusions venant de l'IEDM n'étonneront personne, puisque nous sommes habitués à toujours retrouver dans leurs textes les mêmes conclusions et à toujours y lire la même rhétorique univoque et sans nuance. Voilà une raison de les analyser de plus près.</p>
<p>La publication de cette note arrive au moment où l'OCDE publie une étude importante sur le même sujet. Réalisée par deux économistes de l'organisation (Bassanini et Duval), l'étude couvre deux décennies (1982-2003), touche 21 pays membres de l'OCDE, et elle a pour objectif d'établir les facteurs qui influencent l'évolution du taux de chômage et du taux d'emploi. Parmi les facteurs étudiés, on retrouve, entre autres, l'effet du salaire minimum, du taux de syndicalisation et de la réglementation du marché du travail par des mesures législatives de protection de l'emploi. La démarche de l'OCDE s'appuie sur quatre éléments qui confèrent à l'exercice une rigueur scientifique que n'a pas la note de l'IEDM: l'analyse de 54 études sur ce même sujet exprimant des points de vue diversifiés; l'utilisation de données réelles sur une longue période; l'analyse de ces données par un modèle économétrique; et finalement, une interprétation impartiale et nuancée des résultats.</p>
<p>Les conclusions de l'étude de l'OCDE contredisent plusieurs des affirmations de l'IEDM. En effet, cette étude révèle que le salaire minimum n'aurait pas d'effet significatif direct sur le taux de chômage, tout comme le taux de syndicalisation et la réglementation du marché du travail par des mesures de protection de l'emploi. Les facteurs qui contribueraient à augmenter le taux de chômage sont le niveau des prestation d'assurance chômage, le poids des charges fiscales et sociales, et la réglementation du marché des produits (par exemple dans les secteurs tels que les transports, les télécommunications, etc.)</p>
<p>L'étude de l'OCDE ne s'arrête pas là. On y trouve d'autres conclusions qui déplairont fortement à l'IEDM car elles réhabilitent certaines formes d'intervention de l'État et jettent un éclairage favorable sur certaines politiques qui ne sont pas sans rappeler le modèle québécois tant honni par l'IEDM. On y apprend que les dépenses publiques dans les programmes de formation professionnelle («active labour market policies») sont un moyen efficace pour réduire le chômage, elles pourraient même compenser les effets pervers des fortes indemnités de chômage. On note que la présence d'un mécanisme de coordination/concertation centralisé sur les négociations salariales conduit à des taux de chômage plus faibles. Ce dernier élément est contraire au mantra de l'IEDM selon lequel le libre marché est préférable à la négociation institutionnelle. Sur le plan des politiques familiales et de leur effet sur l'emploi, l'étude de l'OCDE affirme que les programmes de subventions aux services de garde sont préférables à l'aide directe aux parents. En octobre 2006, dans une autre «note économique», l'IEDM proposait de remplacer l'aide aux services de garde par l'aide directe aux parents.</p>
<p>Certains diront que tout cela n'est encore une fois qu'une bataille de chiffres, que toutes les études se valent et que la connaissance se développe justement par cette diversité de résultats et de points de vue. Non, justement, toutes les études ne se valent pas. Celles de l'IEDM possèdent, pour la plupart, des carences fondamentales qui les discréditent: elles ne s'abreuvent qu'à des sources limitées, choisies en fonction d'ornières idéologiques et péchant souvent par «auto-citation»; leurs appuis théoriques sont simplistes ou parfois même inexistants; elles ne «s'encombrent» pas de données permettant de vérifier si leurs hypothèses sont confirmées ou réfutées par les faits, elles se limitent plutôt à émettre des opinions «auto-portantes» répétées à satiété dans des «notes économiques» que jamais aucune revue scientifique n'oserait publier. Avec l'IEDM, nous sommes généralement en présence de travaux qui relèvent de la pseudo-science et de la propagande. La vraie science économique se développe dans les universités et dans certaines institutions gouvernementales. Elle se débat dans les revues scientifiques spécialisées. L'IEDM y est absente car l'IEDM est à l'économie ce que l'astrologue est à l'astronomie: un charlatan.</p>
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