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	<title>sang-du-christ &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/sang-du-christ/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "sang-du-christ"</description>
	<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 08:54:08 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Véronique et le sang du sacrifice]]></title>
<link>http://ethnolyceum.wordpress.com/?p=236</link>
<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 17:53:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Fred</dc:creator>
<guid>http://ethnolyceum.fr.wordpress.com/2008/04/22/veronique-et-le-sang-du-sacrifice/</guid>
<description><![CDATA[Cet article est dédié à la mémoire de Julian PITT-RIVERS.
  
Frédéric Maillaut
Pendant la sema]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right;"><span style="color:#00ff00;"><em>Cet article est dédié à la mémoire de <a title="In Memoriam" href="http://ethnolyceum.wordpress.com/2008/04/30/julian-pitt-rivers/" target="_blank">Julian PITT-RIVERS</a>.</em></span></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://ethnolyceum.files.wordpress.com/2008/04/vero_valle22.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-249" src="http://ethnolyceum.wordpress.com/files/2008/04/vero_valle22.jpg?w=300" alt="" width="300" height="202" /></a> <a href="http://ethnolyceum.files.wordpress.com/2008/04/vero_valle1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-247" src="http://ethnolyceum.wordpress.com/files/2008/04/vero_valle1.jpg?w=300" alt="" width="271" height="202" /></a><a href="http://ethnolyceum.files.wordpress.com/2008/04/vero_valle2.jpg"> </a></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Frédéric Maillaut</span><br />
Pendant la semaine sainte de Séville, les mystères (<em>misterios</em>) sont des <em>pasos</em>, composés de plusieurs statues, des <em>Images</em>, qui mettent en scène un épisode précis de la Passion du Christ. La multiplication aux XVIème et XVIIème siècles de ces <em>pasos</em> répond à la volonté du Concile de Trente de rendre le dogme catholique accessible au plus grand nombre, même aux illettrés.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour obtenir de meilleurs effets dramatiques, les sculpteurs de l'école sévillane n'hésitèrent pas à chercher de nouveaux thèmes iconographiques en dehors des évangiles. Leurs sources sont donc très variées: évangiles apocryphes (de <em>Pierre</em>, de <em>Nicodème</em> pu encore les <em>Actes de Pilate</em>), littérature franciscaine (les <em>Méditations de saint Bonaventure</em>), la <em>Légende dorée</em> de Jacques de VORAGINE et le théâtre religieux du Moyen-Âge (le <em>mystère</em> est aussi un genre théâtral qui a dominé le XVème siècle, fournissant en Espagne des oeuvres telles que les <em>Fechas para la Semana Santa</em>, de Gomez MANRIQUE, ou encore l'<em>Auto de la Pasión</em>, d'Alonso del CAMPO. <span style="color:#000000;">fmaillaut</span></p>
<p style="text-align:justify;">La confrérie de la Vallée (<em>El Valle</em>) qui sort en procession le jeudi après-midi possède ainsi un <em>paso</em> appelé la <em>Croix sur l'épaule</em> (photos ci-dessus). La composition de ce paso, qui date du XVIIIème siècle et qui est anonyme, est le fruit d'une curieuse synthèse: il met en scène simultanément l'épisode apocryphe de Véronique (sixième station du <em>Via Crucis</em>) et la rencontre avec les trois Filles de Jérusalem mentionnée par Luc (23:28) et correspondant à la huitième station du <em>Via Crucis</em>. Ainsi, Véronique essuie le visage en sueur et en sang du Christ, alors qu'il porte sa croix sur l'épaule et qu'il semble se diriger vers les trois Filles pour leur parler, et l'empreinte reste miraculeusement imprimée sur le linge. Chaque année, la confrérie place entre les mains tendues de Véronique un linge différent, avec un nouveau visage peint par un artiste local.</p>
<p style="text-align:justify;">La confrérie de la Vallée est l'héritière de l'ancienne confrérie de la Sainte Face qui rendait au XVème siècle un culte à un linge avec le visage du Christ. La figure de Véronique, que l'on retrouve incarnée par une jeune fille dans le cortège de la confrérie de Montserrat (vendredi saint, photo ci-dessous), résulte d'une tradition apocryphe assez confuse: d'après la <em>Légende dorée</em>, l'épisode de la sainte Face est antérieur à la Passion du Christ. Il semble également qu'on la confonde avec la femme atteinte d'une hémorragie depuis douze ans que Jésus a guérie (Matthieu 9:20) et qui, parfois appelée Bérénice, vient témoigner lors du procès devant Pilate (<em>Évangile de Nicodème</em> 7, et <em>Actes de Pilate</em> 7:11). Notons que Véronique a également accompagné jusqu'en 1928 l'<em>Image</em> de Jésus des Peines (confrérie de Saint Vincent) sur son chemin de croix.</p>
<p style="text-align:justify;">Véronique est populaire à Séville et, par analogie avec le geste qu'elle fit pour essuyer le visage en sang du Christ, elle a donné son nom à une passe de tauromachie, la <em>verónica</em>. En ce sens, l'image processionnelle de la Véronique renvoie à la corrida de Résurrection  qui a lieu dans l'après midi du dimanche de Pâques et qui, comme l'a démontré Julian PITT-RIVERS, conclut vraiment le rituel de la semaine sainte. Que l'on sacrifie Jésus-Christ ou le taureau, le sang du sacrifice est essuyé par un linge et, dans les deux cas, c'est Véronique que l'on appelle à la rescousse.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">© </span><span style="color:#000000;">fredmaillaut </span></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://ethnolyceum.files.wordpress.com/2008/04/vero_montserrat1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-248 aligncenter" src="http://ethnolyceum.wordpress.com/files/2008/04/vero_montserrat1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<address>Cette jeune fille incarnant Véronique précède le mystère de la Conversion du bon voleur (Confrérie de Montserrat).</address>
<address> </address>
<address><span style="color:#000000;">.</span></address>
<address><strong></strong></address>
<p style="text-align:center;">
<p><span style="color:#000000;">.</span><br />
<a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img style="border-width:0;" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/88x31.png" alt="Creative Commons License" /></a><br />
<span style="color:#00ff00;"><span>Ce texte</span> est mis à disposition selon les termes de la</span> <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a>.</p>
<p><strong><span style="color:#00ff00;">Pour citer cet article:</span></strong></p>
<p><span style="color:#00ff00;">Frédéric MAILLAUT, « Véronique et le sang du sacrifice », in <em>Ethnographie de la Semaine sainte de Séville</em>, </span><span style="color:#00ff00;">Université de Paris X -Nanterre, octobre 1989, 200 pages</span><span style="color:#00ff00;">. [Mis en ligne sur <em><strong>ethnoLyceum</strong></em> le 1er mai 2008]. URL: http://ethnolyceum.wordpress.com/2008/04/22/veronique-et-le-sang-du-sacrifice/</span></p>
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<title><![CDATA[Vous préférez le corps ou le sang du Christ?]]></title>
<link>http://ethnolyceum.wordpress.com/2007/10/17/vous-preferez-le-corps-ou-le-sang-du-christ/</link>
<pubDate>Wed, 17 Oct 2007 11:02:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Fred</dc:creator>
<guid>http://ethnolyceum.fr.wordpress.com/2007/10/17/vous-preferez-le-corps-ou-le-sang-du-christ/</guid>
<description><![CDATA[ Il n&#8217;y a pas de fête au Pays Basque sans aller de bar en bar, un peu comme on visiterait les]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;"><a href="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4oxF-x7hBI/AAAAAAAAAt4/nwcW7PWPXiw/s1600-h/o%C3%B1ati-82.JPG"><img style="display:block;text-align:center;cursor:pointer;margin:0 auto 10px;" src="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4oxF-x7hBI/AAAAAAAAAt4/nwcW7PWPXiw/s320/o%C3%B1ati-82.JPG" border="0" alt="" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"> </span></span>Il n'y a pas de fête au Pays Basque sans aller de bar en bar, un peu comme on visiterait les chapelles: c'est ce que l'on appelle ici le <em>poteo</em>. Les fêtes religieuses n'échappent pas à la règle comme on a pu le vérifier le jour du <em>Korpus</em>, à Oñati, le 10 juin dernier.</div>
<div style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">fm</span></div>
<div style="text-align:justify;"><a href="http://bp0.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4oxFex7hAI/AAAAAAAAAtw/oqPAzRDHskQ/s1600-h/o%C3%B1ati-78.JPG"><img style="display:block;text-align:center;cursor:pointer;margin:0 auto 10px;" src="http://bp0.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4oxFex7hAI/AAAAAAAAAtw/oqPAzRDHskQ/s320/o%C3%B1ati-78.JPG" border="0" alt="" /></a>Le <em>Corpus Christi</em>, qu'on appelait la <em>Fête-Dieu</em> auparavant en France, est une cérémonie qui remonte au Moyen-âge. Cependant, le document le plus ancien qui atteste sa célébration à Oñati date de 1547: une facture de 3 réaux et demi qui correspondait à quatre verres de vin blanc payés par la paroisse aux quatre clercs qui avaient porté le saint sacrement le jour du Corpus Christi! Apparemment, le vin était déjà le corollaire de la cérémonie!</div>
<div style="text-align:justify;">À Oñati, en fin de matinée, la foule envahit donc les rues du centre-ville dans une atmosphère de fête: on attend le passage de la procession. La procession du Corpus sort à midi de l'église San Miguel et s'étire à travers la ville. Pour baliser l'itinéraire, les rues sont jonchées d'herbe fraîchement coupée. Le cortège est composée de différents <em>pasos</em> appartenant à la paroisse, de quatre <em>txistularis</em> et de huit <em>dantzaris</em> munis de castagnettes. La sainte hostie portée par le prêtre est accompagnée par des membres de la confrérie de l'<em>Apostolado</em> qui portent des masques de façon à incarner saint Michel et les douze apôtres. Et dès que la cérémonie est terminée, après une station sur la place de l'hôtel de ville, tout le monde se rue dans les bars! C'est l'heure du <em>poteo</em>!</div>
<div style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">fmaillaut</span></div>
<div style="text-align:justify;">
<div style="text-align:center;"><a href="http://bp0.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovtex7g7I/AAAAAAAAAtI/73qo-1Hx2fc/s1600-h/o%C3%B1ati-12.JPG"><img style="cursor:pointer;width:186px;height:142px;" src="http://bp0.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovtex7g7I/AAAAAAAAAtI/73qo-1Hx2fc/s200/o%C3%B1ati-12.JPG" border="0" alt="" /> </a><a href="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovt-x7g8I/AAAAAAAAAtQ/LKOXt_6YYwA/s1600-h/o%C3%B1ati-32.JPG"><img style="cursor:pointer;width:182px;height:141px;" src="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovt-x7g8I/AAAAAAAAAtQ/LKOXt_6YYwA/s200/o%C3%B1ati-32.JPG" border="0" alt="" /></a><br />
<a href="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovu-x7g9I/AAAAAAAAAtY/TZD-kZjICIc/s1600-h/o%C3%B1ati-52.JPG"><img style="cursor:pointer;width:186px;height:139px;" src="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovu-x7g9I/AAAAAAAAAtY/TZD-kZjICIc/s200/o%C3%B1ati-52.JPG" border="0" alt="" /> </a><a href="http://bp3.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovvOx7g-I/AAAAAAAAAtg/UINZJqWhskc/s1600-h/o%C3%B1ati-71.JPG"><img style="cursor:pointer;width:182px;height:139px;" src="http://bp3.blogger.com/_UOze-PRpW7I/R4ovvOx7g-I/AAAAAAAAAtg/UINZJqWhskc/s200/o%C3%B1ati-71.JPG" border="0" alt="" /></a></div>
<p><a href="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/RzsPSlA7bXI/AAAAAAAAAjk/J5wwYT_PUEo/s1600-h/caillois.jpg"><img style="float:left;cursor:pointer;margin:0 10px 10px 0;" src="http://bp2.blogger.com/_UOze-PRpW7I/RzsPSlA7bXI/AAAAAAAAAjk/J5wwYT_PUEo/s200/caillois.jpg" border="0" alt="" /></a>Les <em>txantxiku</em> (les grenouilles: surnom des habitants d'Oñati, dont l'origine n'est pas claire) ne boivent pas que de l'eau et pour le Corpus Christi, il semble qu'ils aient une préférence pour le sang du Christ ou pour sa variante houblonnée, et en voyant certains qui commençaient à avoir chaud aux feuilles, je me suis souvenu de cette définition de la fête que donne Roger CAILLOIS dans <em>L'homme et le sacré</em>:</p>
<p>"<em>De jadis ou d'aujourd'hui, la fête se définit toujours par la danse, le chant, l'ingestion de nourriture, la beuverie. Il faut s'en donner tout son soûl, jusqu'à l'épuiser, jusqu'à se rendre malade. C'est la loi même de la fête</em>".</p>
<p>Roger CAILLOIS. <em>L'homme et le sacré</em>, Paris, Gallimard, 1950, 243 pages.<span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><br />
</span></span></div>
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