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	<title>sexe-liquide &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/sexe-liquide/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "sexe-liquide"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 10:46:18 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Paul Eluard - Puisqu'il faut]]></title>
<link>http://poemeserotiques.wordpress.com/2007/09/28/paul-eluard-puisquil-faut/</link>
<pubDate>Fri, 28 Sep 2007 19:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>danidepraha</dc:creator>
<guid>http://poemeserotiques.wordpress.com/2007/09/28/paul-eluard-puisquil-faut/</guid>
<description><![CDATA[Dans le lit plein ton corps se simplifie
Sexe liquide univers de liqueur
Liant des flots qui sont au]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Dans le lit plein ton corps se simplifie<br />
Sexe liquide univers de liqueur<br />
Liant des flots qui sont autant de corps<br />
Entiers complets de la nuque aux talons<br />
Grappe sans peau grappe-mère en travail<br />
Grappe servile et luisante de sang<br />
Entre les seins les cuisses et les fesses<br />
Régentant l'ombre et creusant la chaleur<br />
Lèvre étendue à l'horizon du lit<br />
Sans une éponge pour happer la nuit<br />
Et sans sommeil pour imiter la mort.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Frapper la femme monstre de sagesse<br />
Captiver l'homme à force de patience<br />
Doucer la femme pour éteindre l'homme<br />
Tout contrefaire afin de tout réduire<br />
Autant rêver d'être seul et aveugle.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Je n'ai de cœur qu'en mon front douloureux.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">L'après-midi nous attendions l'orage<br />
Il éclatait lorsque la nuit tombait<br />
Et les abeilles saccageaient la ruche<br />
Puis de nos mains tremblantes maladroites<br />
Nous allumions par habitude un feu<br />
La nuit tournait autour de sa prunelle<br />
Et nous disions je t'aime pour y voir.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Le temps comblé la langue au tiers parfum<br />
Se retenait au bord de chaque bouche<br />
Comme un mourant au bord de son salut<br />
Jouer jouir n'était plus enlacés<br />
Du sol montait un corps bien terre à terre<br />
L'ordre gagnait et le désir pesait<br />
Branche maîtresse n'aimait plus le vent</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Par la faute d'un corps sourd<br />
Par la faute d'un corps mort<br />
D'un corps injuste et dément.</font></p>
<p><font size="2" color="#3333cc"><em>Paul Eluard (1895-1952)</em></font><!--mstheme--></p>
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<title><![CDATA[Paul Eluard - Puisqu'il faut]]></title>
<link>http://poemeserotiques.wordpress.com/2007/09/28/paul-eluard-puisquil-faut/</link>
<pubDate>Fri, 28 Sep 2007 19:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>danidepraha</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans le lit plein ton corps se simplifie
Sexe liquide univers de liqueur
Liant des flots qui sont au]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Dans le lit plein ton corps se simplifie<br />
Sexe liquide univers de liqueur<br />
Liant des flots qui sont autant de corps<br />
Entiers complets de la nuque aux talons<br />
Grappe sans peau grappe-mère en travail<br />
Grappe servile et luisante de sang<br />
Entre les seins les cuisses et les fesses<br />
Régentant l'ombre et creusant la chaleur<br />
Lèvre étendue à l'horizon du lit<br />
Sans une éponge pour happer la nuit<br />
Et sans sommeil pour imiter la mort.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Frapper la femme monstre de sagesse<br />
Captiver l'homme à force de patience<br />
Doucer la femme pour éteindre l'homme<br />
Tout contrefaire afin de tout réduire<br />
Autant rêver d'être seul et aveugle.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Je n'ai de cœur qu'en mon front douloureux.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">L'après-midi nous attendions l'orage<br />
Il éclatait lorsque la nuit tombait<br />
Et les abeilles saccageaient la ruche<br />
Puis de nos mains tremblantes maladroites<br />
Nous allumions par habitude un feu<br />
La nuit tournait autour de sa prunelle<br />
Et nous disions je t'aime pour y voir.</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Le temps comblé la langue au tiers parfum<br />
Se retenait au bord de chaque bouche<br />
Comme un mourant au bord de son salut<br />
Jouer jouir n'était plus enlacés<br />
Du sol montait un corps bien terre à terre<br />
L'ordre gagnait et le désir pesait<br />
Branche maîtresse n'aimait plus le vent</font></p>
<p align="center"><font size="2" color="#3333cc">Par la faute d'un corps sourd<br />
Par la faute d'un corps mort<br />
D'un corps injuste et dément.</font></p>
<p><font size="2" color="#3333cc"><em>Paul Eluard (1895-1952)</em></font><!--mstheme--></p>
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