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	<title>si-simple &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "si-simple"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 15:39:16 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Je réponds]]></title>
<link>http://justeunpeufrustree.wordpress.com/?p=462</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 03:26:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>lafelee</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hier matin j&#8217;ai eu &#8220;le call&#8221;. L&#8217;appel de la nature, le vrai. En mettant le n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://www.fileden.com/files/2007/11/12/1580963/100_1916.JPG" alt="" width="261" height="217" />Hier matin j'ai eu "le call". L'appel de la nature, le vrai. En mettant le nez dehors, l'air froid et humide me disait matin de camping. Oui oui ça fait maso, air froid et humide dans la même phrase que camping, mais je vous jure que le call était assez fort pour que malgré que j'essaye de ne pas le dire, je finisse par me retrouver <em>jammée</em> à pas savoir quoi dire d'autre et que maintenant que je le fais, c'est pas sans émotion.</p>
<p>Peut-être que certains d'entres vous le savez, ce que ça fait de se lever le nez glacé dans l'air du matin. De sortir les pieds dans la rosée. De partir le feu avec des bûches humides pour obtenir un café. De le boire en faisant rien d'autre. Rien. De passer la journée à prendre plus de temps pour faire tout qui se fait si vite à la maison. De se coucher après la dernière bûche, dans un sac de couchage un peu humide, avec le petit coin de moustiquaire ouvert pour avoir une <em>draft</em> de vent sur le nez et de finir par se mettre la tête en dessous du sac de couchage la nuit parce qu'il fait froid tout d'un coup. De se réveiller avec les premiers rayons de soleil et les premiers pépiements d'oiseau. À tout moment la liberté d'être sans paraître.</p>
<p>Pas de télévision. Pas de téléphone. Pas d'ordinateur, ni même de palm surtout pas de blackberry qui ne méritent même pas de majuscule ici. Pas d'électricité. Pas d'eau courante. Pas de mirroir. Pas de grand luxe ni de grand confort, l'essentiel devenant le confort. Pas d'excès parce que les ressources sont précieuses. Pas de course parce que tout d'un coup le temps est la ressource en abondance. Le mode survie prend son vrai sens, pas celui qu'il prend dans la course folle de nos vies. Vivre calmement, simplement, en respect avec l'environnement, avec la nature, avec la nature de ce que je suis. Je suis pas fonctionnelle dans le superficiel, j'ai besoin de me faire ça simple. J'ai peur de tout mais jamais de dormir dans une tente loin de tout.</p>
<p>Hier matin j'ai eu le call donc. Je veux partir. C'est comme l'oiseau migrateur, comme les oies que j'aime tant à regarder, elles partent quand elles sentent l'appel. J'en ai besoin ça me démange, j'oserais dire ça me fait mal. Je veux pas fuir je veux vivre. Si c'était pour aller dans l'sud, je me mettrais "stand by sur un dernière minute" mais c'est pas du tout ce dont j'ai besoin. J'ai juste besoin de répondre à l'appel, du moins de savoir que le peux bientôt. Avant de m'encroûter, avant que ça devienne une autre chose "trop de trouble je vais laisser faire", avant de plus l'entendre le call, avant d'être vieille pour vrai. Ironiquement, pour accéder à la seule vraie ressource innépuisable dans la nature -le temps- il me le manque ce temps, en ce moment.</p>
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