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	<title>societe-du-spectacle &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/societe-du-spectacle/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "societe-du-spectacle"</description>
	<pubDate>Fri, 05 Sep 2008 05:02:56 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Questions critiques /2]]></title>
<link>http://corbelmarimai.wordpress.com/?p=54</link>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 12:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>mari mai corbel</dc:creator>
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<description><![CDATA[
À l’extrême rigueur, on pourrait dire que&#8230;
 
 
Annie Le Brun, Du trop de réalité (Fo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h1 style="text-align:center;"><span lang="FR"><strong><em><span style="color:#008080;">À l’extrême rigueur, on pourrait dire que...</span></em></strong></span></h1>
<p class="MsoBlockText"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:center;"><span lang="FR"> <a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/08-08-08_0947.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-77" src="http://corbelmarimai.wordpress.com/files/2008/08/08-08-08_0947.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:center;">Annie Le Brun, <em>Du</em><em> trop de réalité (</em>Folio Gallimard, 2000) p.52</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR">  <strong>Il existe un manque d’intérêt patent pour la réflexion sur la critiqu</strong><strong>e</strong> ; l’extrême rareté d’ouvrages à son sujet en témoigne. Cela me paraît paradoxal devant ne serait-ce que l’intérêt humblement économique que les artistes, les théâtres ou les services d’aides publiques auraient à se faire plus <em>regardants</em></span><span lang="FR"> sur les méthodes critiques, vu que le subventionnement dépend d’articles de presse... – Comment donc ! me dira en premier lieu un béotien, mais l'évaluation est confiée à des organes de presse ? ? - Mais, non, enfin pas seulement, et si parce que, la presse est Indépendante, alors elle est garante de l’Objectivité du Jugement Esthétique, voilà pour le principe. Dans la théorie du régime démocratique, vous devez l'avoir appris, la liberté de presse a la place d'un contre-pouvoir fondateur, elle fait partie de l'espace public. - Mais alors vous osez remettre en cause ça  ? je n'y comprends plus rien... - C'est que le principe s'est vidé de son sens depuis que la presse est entre les mains d’actionnaires, pour lesquels par ailleurs les rubriques de critique d'art dramatique et chorégraphique sont toujours trop longues et trop intelligentes. Il y a bien France-culture, un organe de presse d'Etat jusque-là plutôt indépendant mais aujourd'hui, beaucoup plus surveillé... D'ailleurs mon sujet est plus vaste, parce que la critique a d’autres auteurs que ces pauvres pigistes sous rémunérés, mais ces auteurs-là, universitaires ou amateurs passionnés, n'ont pas de poids pour décider de l'avenir d'un artiste auprès d'une DRAC ou d'un directeur de théâtre. Puis, ah oui, l’indépendance d’esprit ne perd rien à la discussion sur les méthodes de travail. - Bon, okay, continuez alors.</span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR">  Oui, je continue. Ce désintérêt me paraît étonnant parce que le milieu artistique porte en lui une ferveur pour la pensée, un désir inexpugnable de réflexion sur ses propres processus et formes. La critique qui dans les arts plastiques est parfois intégrée par les artistes, ne fait cependant pas l'objet d'une réflexion collective, publique. Comment sent-on ? comment voit-on ? <strong>comment relie-t-on les choses entre elles pour déduire d'un signe plastique une pensée ? tout cela n'intéresse pas</strong>, <strong>alors même que le milieu de l'art contemporain se vit comme une petite communauté passionnée de discussions, de lectures spécialisées, et fort avertie des stratégies politiques destructrices,</strong> plus consciente même du monde ou disons pour éviter le malentendu sur une présomption d'elle-même que je lui prêterais, capable de porter un regard politique imaginatif, qui ne se contente pas de colporter les analyses des appareils politiciens. C'est ce désintérêt chez des gens plutôt intéressés, qui me fait signe. Comme si la maladie qui rongeait nos sociétés avait tellement progressé, que désormais même ses parties les plus sensibles se mortifiaient... <strong>- Moi, ça m'énerve, le catastrophisme...</strong></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR">  <strong>Non mais, si. Il faut juste s'arrêter à ça, qu'il y a bien un </strong><em><strong>système</strong></em><em> - </em>que je préfère ici dire "sans nom" - parce que le terme de "libéralisme" me paraît un euphémisme sardonique, ou alors je l'appellerais le "monopole du prix sur les existences" ou MPE. Et ce système travaille à<em> </em>effacer la trace des <em>cheminements, des manières de penser, </em>au nom du résultat chiffré, du coût, qui eux appellent une conclusion sommaire : coupable ou non coupable ? déficitaire ou bénéficiaire ? un four ou un succès ? à mort... ou en sursis ? Oui, les sélectionnés n'obtiennent pas le droit de vivre mais seulement de continuer la guerre. Le <em>système MPE </em>n'est en effet pas là pour éliminer de mauvais sujets (ça c'est ce que nous racontent les églises pour nous endormir ou nous donner bonne conscience) mais pour nous dresser les uns contre les autres dans une guerre civile larvée universelle afin que nous tous nous nous épuisions ensemble. Toutes nos forces sont absorbées dans une survie qui, n'étant plus une vie digne de ce nom, perd jusqu'à son sens, nous faisant baisser la tête de honte. Les plus sensibles sont acculés à des méditations fort corrosives pour eux-mêmes sur le dégoût de vivre, ou le ridicule de faire l'amour ou encore de procréer, ou encore l'absurdité sur le plan métaphysique de nos perspectives historiques. - Peu importent quelles voies nous y mènent, mais <strong>la folie, l'étouffement, la misère psychique </strong>réussissent tous également à réduire nos champs de vision à un tout petit espace devant les bouts de nez. Ainsi lever la tête vers ce qui se trame au niveau mondial réclame un effort au-dessus de nos forces, trop intense, et, de toute façon, pour un déprimé, le panorama de millionnaires qui jouent entre eux est comme celui de deux mouches qui volent<em>..</em>.  Pas plus excitant qu'une nouvelle histoire d'amour qui va capoter de toute façon. Les millionnaires de ce monde peuvent alors<strong> fantasmer tranquillement d'appartenir à une démocratie à l'antique</strong>, se prélasser dans l'une de leurs nombreuses villas, et s'imaginer que, comme les Athéniens, ils ont leurs forums (l'OMC... ) où discuter périodiquement de leurs intérêts. Oui, ils s'aiment et ils sont sans complexe, mais je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont heureux, ça, c'est une autre affaire la question du bonheur des pervers. Mais ce puissant système qui ne s'est pas conçu dans un seul cerveau, est d'autant plus puissant qu'il se nourrit de nos collaborations quotidiennes, à travers ce qui fait peut-être le propre du genre humain, au premier chef le fantasme et le fétichisme. Nous sommes <em>dévitalisés au petit feu des échanges</em>, afin de nous transformer en <em> monnaie vivante, </em>pour reprendre le titre d'un texte fondamental de Pierre Klossowski (1). Système complexe dont le propre me semble de fasciner. Et d'ailleurs ici même dans cette tentative d'analyse (une de plus depuis Fourrier ou même Marx !), il y a une<strong> fascination mortelle, au sens où la Gorgone attire en nous passionnant, pour qu'on s'y noie, dans son regard plein de serpents.</strong><strong> Donc, voilà pour le MPE, il ne m'aura pas ici. </strong></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">   Mais il fallait que j'en fasse un croquis pour ramener à ses proportions ce sujet que je me donne ici, du désintérêt pour la critique dramatique. À première vue, il a la taille d'un brin d'herbe sur un porte-avion américain à l'ancre dans le Golfe (2). Mais à seconde vue, je me demande bien pourquoi, en 2003, le Médef a tout fait pour endommager le régime d'intermittence du spectacle, puis pour empêcher toute réforme utile, et qu'il le laisse pourrir avec le même déficit, mais<strong> 30.000 bénéficiaires de moin</strong>s, tout ça pour ensuite faire payer aux Régions la note en RMI. Ce n'est donc pas un soucis économique mais politique. Pourquoi ? L'art vivant des scènes gênerait-il quelque chose de la marche du monde ?</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Tout de même, un peu de sérieux, des artistes dans le bac à sable...</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Non, pas du tout, l'art présente un réel danger même à dose homéopathique pour les méchants de ce monde, et pas seulement l'art, la philosophie aussi... Pensez donc, un Picasso, un Lacan, quelles révolutions ils soulèvent avec juste des livres - <strong>des révolutions du regard qui font le lever les yeux </strong>et qui redonnent l'orgueil de vivre !</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">   <strong>Il ne faut pas négliger que si les forces de gauche</strong> réfléchissent en cercle fermé depuis des décennies sans jamais lever la tête au-dessus des postes à conquérir dans leurs appareils internes, la droite, elle, a depuis les années 70 des clubs moins de réflexion que d'analyse (l'Horloge, le Grèce). Ils sont un peu secrets, mais pas tant. On sait que ces clubs sont ouvertement d'extrême-droite et que presque tous les leaders actuels de la droite en ont été. C'est surtout depuis 1968 qui a été leur premier cauchemar qu'ils ont été actifs. Ils ont été très impliqués dans l'importation de tout le corpus idéologique américain du libéralisme dans les années 70 et à sa diffusion délicate dans la société des intellectuels. Tout de suite, ils ont appliqué le principe américain d<strong>'une politique qui soit d'abord une stratégie de communication pour faire passer quelque chose (un produit un peu frelaté) sans le proposer de but en blanc, mais comme un rêve publicitaire de paradis</strong>. Les cabinets de consultant en communication transforment les campagnes politiques en campagnes publicitaires, nous le savons, mais savons-nous bien pourquoi ? Au fond, le libéralisme n'est pas le sujet. Le libéralisme ou le truc qui se donne cette qualité-là d'être libéral (ouvert d'esprit donc), ne l'est pas plus qu'une plage californienne n'est paradisiaque. Le sujet, c'est comment il leur avait échappé d'avoir fabriqué tant de libertaires  en même temps dans plusieurs pays : en Europe de l'Est, en France, aux USA aussi avec la communauté des<em> gay</em>s à San Francisco et les prémices des théories queer... Pas seulement les Printemps mais les hippies, les homosexuels à l'époque militants politiques de contre-société ! avec leurs idées à la noix de vivre sans rien, juste d'amour et d'eau fraîche, ou de façon autonome, puisqu'ils tentent l'autogestion... LIPP en 1973 : des ouvriers qui prennent les commandent, fabriquent, gèrent... Des gens, (très peu) expérimentaient que, pour vivre, les oppresseurs n'étaient pas utiles. Alors les méchants se sont réunis dans des clubs et ont étudié ça de très près. Et ils ont vu que : la politique bourgeoise fascisante d'avant-guerre qui produit 36 =&#62; puis en réaction <strong>le nazisme et le pétainisme</strong> =&#62; puis en sur-réaction les Libérations dégoulinantes d'humanisme avec ce préambule de la constitution de 1946 qui a été intégré dans le corpus juridique (ces droits à la culture, à l'éducation, au travail même !) et  ces nationalisations abominables donnant aux services publics une vocation nationale, ce qu'ils n'avaient pas du tout auparavant =&#62; tout ça prépare vingt ans d'une prospérité qui permet l'émergence d'une petite classe moyenne dont les enfants sont heureux, protégés et ont plaisir à étudier... <strong>=&#62; vingt ans d'éducation nationale d</strong>e bon niveau avec une population exponentielle d'étudiants issus de classes assez pauvres, étudiants qui ont donc un point de vue sur les améliorations qu'il serait nécessaires d'apporter à nos sociétés <strong>= 1968 : </strong>non, plus jamais ça... Alors d'où venait 1936 ?</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Alors là, je m'y perd...</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Si 36 il y a eu, c'est aussi qu'il y avait eu dix-huit ans de paix et d'école laïque obligatoire...</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Quoi ?</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Oui, 36, congés payés, musées gratuits, ça vous dit quelque chose... ?</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Ah bon, les musées gratuits faisaient partie du programme...</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Oui, ce sont tous ceux qui avaient eu leur certificat d'études mais qui avaient été obligés de travailler, qui ont fait grève... Ils savaient lire et écrire, voilà la vérité et ils voulaient plus encore, ils voulaient accéder à la formation du goût.</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- L<strong>e</strong> <strong>Front populaire</strong>, c<strong>'est un nom un peu irritant à certaines oreilles même de gauche, aujourd'hui</strong>...  J'ai comme une vague impression...</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;">- Et humiliant même, parce que tout ça a été si traumatique que cela tombe sous le coup du non-dit, de l'oubli, voire du déni. La gauche veut oublier d'où elle vient, de quelle Histoire glauque, de quels marécages de sangs, de quels charniers... La gauche a perdu son identité en écoutant les vaticinations économico-idéologiques des droites. Il y a toujours eu à gauche ce complexe ouvriériste contre l'intellectuel, qui était pourtant de son côté. L'intellectuel n'est pas du côté des exploités par compassion bien-pensante, mais par logique, logique de l'écriture et du sens, logique de justesse qui porte une logique de justice en elle. Un intellectuel de droit : un imposteur. <strong>Mais l'ouvrier (pour parler comme dans l'ancien temps !) ne sait pas ça, parce qu'il n'est pas érudit, alors il ne voit que l'autorité, une de plus qui cherche à s'exercer sur lui, et il voit quelqu'un aux mains blanches qui pérore, et qui en effet a conservé un orgueil de vivre. </strong>Alors cela le rapproche objectivement de l'homme d'affaires qui est anti-intellectuel dans sa fonction, et dont surtout la honte, de façon irrémédiablement enfouie, est bien plus grande. Cela donne que les opprimés se sentent toujours un peu au-dessus de leurs tortionnaires, mais avec eux, de leurs côtés, car ils partagent la perte de la dignité ensemble, dans un espèce d'accord tacite. <strong>Sauf en cas de Révolution où les opprimés s'ébrouent, sortent du mauvais sortilège, entrent dans le sens et lèvent la tête pour agiter fièrement leur drapeau aux couleurs de la honte ! </strong>Non, nous n'avons plus honte d'avoir honte ! disent les révolutionnaires. Mais cas rares ont été suivis désormais d'échecs sanglants qui ont fait replonger la tête de tous les opprimés de la terre dans la rougeur de la honte... D'où ce rêve bine plus répandu, des opprimés d'égaler ce grand frère clandestin qu'est son oppresseur et d'aller plus haut et de pouvoir se faire propriétaire, comme l'homme d'affaire. Voilà c'est ce qui anime profondément ceux que la maladie de la petite-bourgeoisie contamine. <strong>C'est ça la gauche caviar qui, pourtant, rejette Lang et ce qu'il incarne. Oui aux bonnes pour servir le dîner, non à l'art élitiste. Allez comprendre... ! </strong>Ça l'a perdue, la gauche, elle a accepté même parmi elle des responsables qui n'avaient aucune origine à gauche, qui étaient directement des hommes d'affaires (genre Fabius, Strauss-Khan) mais qui n'étaient non plus issus d'une bourgeoisie moyenne cultivée, comme Jaurès l'était, donc même pas du côté des intellectuels, ou des humanistes dans le discours. Ils s'en foutaient, ce qu'ils disaient c'étaient même contre l'humanisme : améliorer les conditions de vie des exploités pour perpétuer l'exploitation. La gauche, elle ne s'est plus pensée, alors que la droite, elle, si. Si bien que la droite lui a fait devenir ce qu'elle a eu besoin qu'elle soit pour s'anéantir elle-même. On a une gauche psychotique qui a perdu son langage et son identité, qui ne connaît plus son histoire ni son origine tragique, ce XVIIIe affamé, et de XIXe qui a été l'enfer avec la <strong>première loi sociale qui interdit en 1889  le travail des enfants de moins de 8 ans dans les mines,</strong> à l'époque la journée de travail durait de douze à quatorze heures ... Oui, c'est par là que la grande bourgeoisie vient, aussi, et comme le soir elle sortait au théâtre ou qu'elle parlait livre aux dîners servis par les bonnes...</p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR">  <strong>Bon, je continue. Quand la présidence Sarkosy lance les « Révisions Générales des Politiques Publiques »</strong> dès le lendemain de son élection, avec le même discours béni-oui-oui, sur la nécessité de bien gérer la petite maison de France, j'ai vu une grosse ombre passer. Oh, ce n'était pas cette histoire qu'ils allaient nous refaire le coup de la chasse aux "gaspis", pour se rappeler le bon temps des années 70 quand ce cauchemar qu'avait été pour eux le triomphe de Mitterand à des présidentielles n'avait pas encore eu lieu. Non, c'était quelque chose comme une anguille sous la roche, un peu comme ce moment où le Médef pérorait sur la rationalisation du régime chômage d'intermittence dont il avait doublé par mensonge le déficit. <strong>Sous ces airs de ménagère honnête, le président actuel me paraît en effet ambitionner autre chose que de dépoussiérer les bureaucraties..</strong>. Il y a des intérêts autour de lui - très grands intérêts... Je lui trouve une tête d'acteur à jouer un personnage dans un film sur la mafia, ou alors, avec des talons, il pourrait doubler... - Vous voyez cet acteur dont certains discours sont révisionnistes et qui est devenu gouverneur en Californie - la Californie, passée à l'extrême droite ? Vous voyez de qui je veux parler, un type musclé et passé aux UV, mâchoire carrée, pas le genre à s'abandonner, accolée à des bombes sexuelles... un révisionniste antisémite qui ne veut pas que ça ait eu lieu, ça... ces millions de disparus exterminés...</span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong>- Stop, pas d'attaque physique ni d'amalgame</strong>...</span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR">- Mais, je ne fais que plonger dans un regard, dans une apparence, je parle ici d'un homme de la politique française, je ne sais pas si l'appeler "homme politique" lui convient... Je caresse la surface de la couverture d'un magazine... Un numéro de l'Express de ce mois de juillet, dédié au couple présidentiel. Dessus, un regard un peu vide et fixe, hypnotique même, vous ne trouvez-pas ? </span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR">- Oh, les photos de presse c'est trompeur... </span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong>- Non, la princesse Cristina de Grèce sourit VRAIMENT sur les photos... </strong></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR">- Hein ? </span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">  <strong>Bon. D'ailleurs, s'en cache-t-il, le méchant, qu'il en est un ?  N'est-ce pas ça qui le rend excitant, érotique même, notre président, ce côté monsieur-tout-le-monde que peuvent avoir certains assassins ? </strong>Le grand méchant loup est dans la bergerie... Il  jouit, lui, devant que les moutons soient aveugles et sourds à force de bêler entre eux, d'autant qu'il a partie liée à ces puissances d'aveuglement que sont les entreprises de télévision, et que pour le loup, cela fait partie du repas de tourner autour de la chèvre... Le loup méprise le troupeau, il va lui annoncer son sort à la boucherie, et ils ne vont même pas avoir y croire, tellement pas que ça les dérange à peine dans leurs bêlements ininterrompus qu'ils s'échangent comme s'ils se parlaient. Alors il nomme "RGPP" sa politique, qui aura pour but annoncé de détruire l'éducation nationale, la culture et les services hospitaliers, le social, la justice même, bref tout ce qui est secteur public premier, sauf  la police, les prisons et l'armée. <strong>- Oui, et la ministre de la culture dès juillet 2007 prononce un discours tambour battant où elle annonce que la culture a des privilèges que nous n'avons plus, nous la France, les moyens de nous payer, il va falloir songer à regarder de plus près à la dépense et à être efficaces en ce domaine. Interloqués, artistes et directeurs de théâtre s'insurgent, c'est quoi l'efficacité d'une pièce de théâtre ? -</strong> Ben, comptez les sièges ou le nombre de représentation. <strong>L'horreur, mais voilà, et pourtant personne ne peut bouger ou imaginer que l'inimaginable se met en place. C'est plutôt cela. Personne n'y croit, au fond de lui, comme personne ne croyait à ce que le révisionnisme dénie.</strong> </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:center;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong>ET </strong><strong>TOUT LE MONDE ENTENDIT RÉVISION</strong></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:center;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong> SANS MOUFTER, ÉCRIRONT NOS SURVIVANTS.</strong></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong> </strong><span style="text-decoration:underline;"><strong> </strong></span>Au départ, je pense à ce temps des examens et à ces périodes terribles qui les précédaient où je suis devenue <em>fumeuse</em>... Image donc que ces RGPP ne sont que la préparation à la grande épreuve fort inquiétante qui se profile... . Alors, après, j'entends le "<em>révisionnisme</em>" à l'oeuvre. - Oui, ce n'est même pas non-dit ; <strong>u</strong></span><span lang="FR"><strong>ne vraie stratégie publique de réécriture</strong>, de transcription de nos réalités administratives dans un langage hiéroglyphique d’indicateurs chiffrés est en cours. Les bureaucrates nous le disent, pour nous humilier. - On va vous comptez... Raffinement vertigineux des pervers dans leurs jouissances de l'humain fait objet... - Finis les épais rapports que personne n'a plus la patience d'étudier ! Liquidée l’analyse compliquée des processus, des moyens, des procédures, des récits, de l’incalculable, de l’histoire avec un petit h ! <strong>Voici la clarté du Nombre, les éclairages du Calcul ! La transparence dont nos gouvernants se gargarisent </strong>- par exemple concernant notre secteur culturel avec les dits « entretiens de Valois » consultant un panel représentatif des "professionnels du spectacle vivant"  - ... - de leur part n’exprime qu’un <strong>sarcasme hideux</strong> devant l’« <em>horizon qui s’épaissit chaque jour un peu plus du côté des affaires comme de celui des idées</em></span><span lang="FR"> » (3). </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">  C’est que ce programme qui s’avance sous le mot d’ordre de l’évaluation est purement et simplement une entreprise de <strong>dévalorisation de l’esprit dit "critique",</strong> pour que règnent ces nouvelles réalités de la démocratie économique mondiale dont le Parlement est un gala de charité pour millionnaires, présidé par Bush. Bush chez qui, trois mois après son élection, Sarkosy sous prétexte de passer un week-end BBQ chez un « ami » (4), vient comme un mafioso choisir son clan, et prêter serment.  </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">  <strong> Si tant est que le secteur artistique travaille à forger le goût</strong> au sens d’exercer cette faculté d’<em>estimer</em></span><span lang="FR"> les choses, de développer l’estime portée aux choses - il fait obstacle à ce qui s’instaure aujourd’hui et qui passe par la destruction de nos facultés propres d’évaluation, au premier chef par le dressage de nos yeux. La puissance critique est ce qui dessille, ce qui fait voir à sa manière à soi, selon sa propre sensibilité, ce que l'on veut nous faire voir comme il le faut, conformément aux standards. - Qui irait dire que ce qui est dit beau ne le serait point ? qu'une photo publicitaire pour un slip d'homme montrant un individu d'aspect jeune, imberbe et bronzé, très musclé, sec et nerveux, le regard plongé dans l'avenir, n'est pas un beau mec propre à exciter toute femme, faite dès lors par ce rapport-là, femelle, ou tout homme même fait illico comme un ras par cette image-là, non ? J<strong>e ne dis pas non plus que ce modèle n'est pas beau, je dis qu'une photo n'en montre rien, et que l'ordre du désir est non visuel, désormais, À CAUSE DE LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE.</strong> C'est en quoi les scènes de théâtre et de danse, et les objets des arts plastiques, sont des endroits subversifs car on y vient voir ce qui n'est pas visuel, on y vient sentir que nos désirs n'ont pas grand chose à voir avec les canons publicitaires des magazines. Non, pas vraiment. </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Vous parlez pour vous, parce qu'<strong>une aventure avec un top modèle</strong>, ça ne se refuse pas... </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong>- </strong><strong>Oh que si</strong>, surtout à mon âge, de quarante-deux ans, je ne pourrais pas aimer quelqu'un dont je pourrais être mère... mais vous connaissez-vous vous mêmes donc si bien que ça pour envisagez ce genre d'hypothèse ? Désolée d'oser parler pour vous, ne le prenez pas mal, c'est juste un jeu... </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong> -  je continue. La </strong><em><strong>société du spectacle</strong></em></span><span lang="FR"><strong> n’est pas une vieillerie situationniste mais bien le sel quotidien de nos représentations mentales. </strong>Sans même que personne ne s’en rende vraiment compte, qui réalise que l’emprise du spectacle peut régenter jusqu’à sa manière d'aimer et de désirer, ou son "sens de la beauté" ? On se croit originaux, en ce domaine mais ne sont-ce pas nos yeux et nos représentations mentales que nous nous formons d'autrui qui nous guident, du moins consciemment ? Le mode spectaculaire est visuel, photographique, <em>ciné-génique</em>, mais il peut aussi prendre la forme du discours objectiviste qui fait de la Réalité – l’<em>indéfinissable</em></span><span lang="FR"> par excellence - le Spectacle d’une fin en soi. Dans la psychologie de bas étage, il est conseillé de voir son "partenaire" "tel qu'il est", de renoncer à son "rêve", pour accepter la "réalité", et devenir "adulte". Les images de soi et du collectif se forment en se normalisant, en se moulant dans des normes exposées et glorifiées par le Spectacle qui divertit nos journées, <strong>au sens d'un véritable détournement de cette chose de nous-mêmes, qu'on ne connaît plus trop, dont toute l'oeuvre de Marcel Proust est comme un chant du Cygne</strong>, de ce monde des images intérieures, monde entre deux mondes, entre le sensoriel et le visuel, un <em>ailleurs</em>... <em>au fond, </em>d'où le rêve nocturne jaillit comme l'illuminant dans les éclairs d'un orage intérieur... provenant d'événements si lointains que le tonnerre ne s'entend plus... Nous ne connaissons plus ce marais obscur où se forment les images, les souvenirs des sensations, tout ce matériel qui n'intéresse plus que les psychanalystes et leurs patients... - et encore... ! Mais cette idée <strong>qu'il puisse se passer des choses uniquement en </strong><em><strong>regardant en soi, à travers des mots</strong></em><strong>, n'est-ce pas le principe même du théâtre </strong>à l'encontre du principe des <span lang="FR">spectacles au sens strict qui eux au contraire semblent<strong> nous gaver les yeux pour mieux obturer les conduits qui mènent à la formation d'un regard dans l'arrière de la tête ?</strong> Les spectacles s'annoncent eux-mêmes comme des divertissement venant combler un besoin de "se vider la tête", de "se changer les idées"... - C'est ça... Ils font plus que ça. Ils procèdent d’une liturgie tautologique où chacun est comme sommé de répéter son adhésion à ce mode de représentation-là, visuelle, sur le mode de l’acclamation. Le spectacle le plus autorisé est celui qui reçoit les officiels de la République en personne : match de foot au Stade de France, c<strong>oncerts de Madonna ou de Johny Hollysday, ou de </strong><strong>n'importe quelle autre idole commerçante. </strong></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Non mais c'est chouette Madonna ! et puis elle est subversive... Et Johny, il est insupportable mais ces chansons, tiens la <em>Petite Marie...</em></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">-  Ramassis de niaiseries ! paroles de faiseurs qui n'a jamais rien donné à personne ! avec le temps, je lui trouve une gueule <strong>de </strong><em><strong>gueule cassée...</strong></em><em> c<strong>omme un retour du refoulé, paf, en pleine face de l'idole, 14-18 </strong></em><em>e<strong>t ses horreurs... Céline... </strong></em><strong>M</strong>ais <strong>Madonna, subversive, </strong>excusez-moi, mais jamais <strong>un dancing floor, en d</strong>épit de tout l'amour que j'ai pour eux, n'a donné<strong> d'idées révolutionnaires ! </strong>des idées de baises, et encore, faut voir le genre de tac-tac qu'elle inspire... Bon. </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><em> <strong>je continue.</strong></em><strong> les autres spectacles, ceux sans célébrités, </strong>par exemple dans les théâtres publics, et de façon accentuée, dans les privés, le public est alors dans la position d'un signe au sens fort d’un <em>prodige</em></span><span lang="FR"> qui atteste de la Visitation d'une divinité secrètement adulée par tous (le Pouvoir vide de sens du MPE). <strong>C’est le suspense essentiel d’aller au spectacle, à savoir sera-t-il bon ou mauvais ou encore l’unisson divin va-t-il passer ? - Et voilà, vous voyez, le </strong><em><strong>résultat</strong></em><strong>... -</strong> Non... alors là, je ne comprends pas ! - Mais si, le rapport entre mon sujet, le désintérêt pour la réflexion sur les méthodes et discours critiques et la politique de communication des RGPP sur le résultat ? - Ouh... je m'ennuie...  <strong>Bon, courage, on continue. Les spectateurs mutent en fidèles infantilisés qui n'ont plus pour fonction critique que de se demander pendant tout le déroulement du spectacle s'il est bon ou mauvais.</strong> Il n'a pas d'indicateurs personnels, tout ce qu'il sait c'est que si ça lui plaît, il sera enthousiaste, mais qu'est-ce qui lui plaît ? C'est dur de le savoir... Bref, les spectateurs sont perdus, ils se raccrochent dès qu'ils se reconnaissent et là, ils le montrent dans l'angoisse où ils sont, tout de suite, ils se signalent aux comédiens, en rigolant, ricanant, pouffant, éclatant de rire... Des petits bruits de gorge, de toux, oui, sans arrêt, ils disent s'ils suivent, s'ils sont dans le coup, il faut qu'on le sache qu'ils sont dedans... Ils s’épient pour détecter le sentiment général... Si un rire fuse, une épidémie peut s'ensuivre... Ah oui, j'ai compris, ah ah ah... </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong><em>- Stop, on a le droit de rire dans ce pays ! </em></strong></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">     -Oui, mais moi, je me demande comment je fais mais j'ai peur de perturber les comédiens et quand je ris, j'ai une grande bouche qui s'ouvre dans moi et ça ne fait pas de bruit, et un vertige me saisit. Sinon, je ris beaucoup, essentiellement quand je suis en situation érotique et amoureuse. </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Je m'en fiche.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- <strong>Non, pas moi, je vous parle du désir... toujours... le résultat, le révisionnisme, le désir sexuel, la société du spectacle, le MPE, tout ça se tient.</strong>.. <strong>Alors les spectacteurs  cachent dans leurs roucoulements leur angoisse de ne rien comprendre au jeu. Et les acteurs qui aiment l'applaudissement ou le signe qu'ils jugent d'encouragement ou de satisfaction, se vivent dans la terreur aussi de ne rien comprendre à ce qu'ils font...</strong> Comme dans les régimes totalitaires dont nous nous croyons tellement éloignés et qui comme par miracle ont disparu de la surface planétaire en dix ans, tant et si bien que bientôt personne ne saura plus ce qui s'y est passé ou ne s'y intéressera - vous voyez une thèse "les tortures en hôpitaux psychiatriques des dissidents dans l'ex-URSS" ? - les patriotes de peur de se faire soupçonner de libertaires, devenaient des zélateurs : Ils applaudissaient à tout rompre au Congrès du Parti, ou ils sifflaient quand ils sentaient que ça n'allait pas dans un sens orthodoxe... Des fois, c'était dur de savoir... </span></span></span></span></span></p>
<h5 style="text-align:center;"><a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/05-08-08_1048.jpg"></a><a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/05-08-08_14233.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-61" src="http://corbelmarimai.wordpress.com/files/2008/08/05-08-08_14233.jpg" alt="" width="160" height="120" /></a> <span style="color:#000000;text-decoration:none;"> <span style="color:#008080;">extrait d'un article</span></span><span style="color:#008080;"> </span></h5>
<h5 style="text-align:center;"><a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/05-08-08_1048.jpg"><span style="text-decoration:none;"><span style="color:#008080;">d'Harmelle Héliot, Le Figaro, sur <em>Hedda Gabler</em><span style="text-decoration:none;">,</span></span></span></a><span style="color:#008080;"> </span></h5>
<h5 style="text-align:center;"><a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/05-08-08_1048.jpg"><span style="text-decoration:none;"><span style="color:#008080;"><span style="text-decoration:none;">ms Lacascade, avec Isabelle Huppert dans le rôle titre</span></span></span></a></h5>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"> <strong>  La critique n’occupe plus dans ce panorama qu’un strapontin certes quelque peu métaphysique, puisqu’elle est l’organe mystérieux qui décrète le bon spectacle</strong>. <strong>Pour ce travail, n’importe qui d'un peu volontaire peut faire l’affaire, la preuve :  le très modique coût de ce personnel</strong> ! On ne leur demande rien de plus que de continuer la mise en spectacle. C'est pourquoi les revues de presse m'intéressent au plus haut point. J'aime y décrypter les contradictions, les embarras, les impasses de ces manières d'écrire qu'on n'écrira rien... Tout est dit <em>au jugé</em></span><span lang="FR">, par adjectifs qualificatifs. Magnifique, époustouflant, lumineux, superbe, ou énergique, sont assénés sans preuve, car il n’y a rien à prouver, mais seulement à dire qu’on était de ceux qui ont reconnu la Visitation<em>.</em></span><span lang="FR"> L’intonation est celle d’un curieux mélange entre l’<strong>encensement</strong> et le diagnostic <strong>objectiviste attestant </strong><em><strong>d’avoir vu</strong></em><em>.</em></span><span lang="FR"> Le lexique est lourd d’un inconscient chrétien, en toute <em>bonne foi </em></span><span lang="FR">: l<strong>’incarnation, le miracle de la grande actrice ou l’incandescence du danseur, la joie de l’instant de grâce, la communion, l’illumination, et pour ce qui donne le frisson : les ténèbres, l’oratorio, l'enfer... </strong>Peu importent les détours buissonniers intéressants que la critique prend, ce qui intéresse c’est sa conclusion. Le bon spectacle au fond c'est celui qui <em>glorifie</em></span><span lang="FR"> le spectaculaire. Le critique de presse qui voit suffisamment de choses passionnantes et qui pourraient n'écrire que pour ce qui l'a inspiré, tient ainsi à <strong>dénoncer le mauvais spectacle</strong>, et cela dans des termes parfois qui évoquent l'abomination religieuse, ou le moraliste offusqué. Par exemple, on attaquera la nudité inutile et suggéra de recourir au mensonge ou à l'illusion d'un juste-au-corps couleur chair. Si le spectacle n'est pas abominé, voué à la Géhenne, il est regardé comme un pauvre idiot bon pour refaire sa copie au purgatoire : Esthétiquement sommaire, pauvre, essoufflé, exaspérant, ennuyeux à mourir, acteurs qui parlent trop bas, tout cela qui sur scène manque de ce fumet subtil propre à plaire à cette divinité métaphysique innommée mais dont le passage dans la salle donnera <strong>le signe </strong>qu’elle a été honorée.</span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR">//////  <a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/05-08-08_1058.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-56" src="http://corbelmarimai.wordpress.com/files/2008/08/05-08-08_1058.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /><span style="color:#008000;"> </span><span style="color:#008080;">Isabelle Huppert, entretien au Monde, sans doute inconsciente, au moment de son travail sur Hedda Gabler/ms E. Lacascade ? Mais non, c'est exactement ça qu'elle fait, c'est cette capacité à ne pas jouer qui intéresse (entre autres) Claude Régy chez Huppert qui joua 4.48 <em>Psychosis (</em>2002)de Sarah Kane et aussi, en 1992, <em>Jeanne au bûcher </em>d'Honneger.</span></a></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/05-08-08_1058.jpg"></a><span lang="FR"> <strong> Les critiques, comme les artistes, ne trouveront pas leur place avant longtemps, mais surtout avant d’avoir analysé que leur drame est lié au destin du libéralisme qui jaillit au XVII</strong><sup><strong>è </strong></sup><strong>s. </strong>(5). Il leur faut penser qu’alors les arts se spécialisent et deviennent l’Art séparé de la vie, elle-même élevée au carré d’une sacralité tout aussi pétrifiante de "La Vie". Voilà, les sociétés modernes en route vers la biopolitique sécuritaire et maternante que nous connaissons ! Le regard critique se fait scrutateur, un juge, un surveillant, un <em>mateur maton un peu voyeur. </em>Oui, souvenez-vous de <em>Haute-surveillance</em> de Jean Genet... c'est de cela qu'il parlait à travers son expérience. Comment la société du spectacle fabrique du détenu, du prisonnier, de l'enfermement. Et souvenez-vous de Michel Foucault quelques années plus tard qui parle du panoptique, de biopolitique. <strong>Est-ce de l’Art ? cherche l'homme du classicisme (dit aussi l'homme classique), angoissé, </strong><em>s</em><em><strong>ans plus rien voir</strong></em></span><span lang="FR"><strong> de ce qui se passe entre l’œuvre et lui, voire entre l'oeuvre et son </strong><em><strong>ventre sensible</strong></em><strong>, avant trois siècles plus tard de se demander si c’est un bon spectacle, qui se digère donc bien, </strong>toujours dans l’angoisse machinale et rêveuse des anges qui ont à différencier le bon grain de l’ivraie.</span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><a href="http://corbelmarimai.files.wordpress.com/2008/08/ouramdane6.jpg"><img class="size-medium wp-image-92 alignleft" src="http://corbelmarimai.wordpress.com/files/2008/08/ouramdane6.jpg?w=199" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"> </p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><em><span style="color:#008080;">Surface de réparatio</span></em><span style="color:#008080;">n, pièce chorégraphique et plastique de Rachid Ouramdane, création théâtre2gennevilliers, 2007.</span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong>Certain philosophe (6) dont je me méfie fort,</strong><strong> en raison de son côté publicitaire très contradictoire avec ses thèses, appelle ça d’un terme peu sexy, « le droit d’inventaire » -</strong> <strong>comparant le regard sur l'art au travail d'un notaire, ce qui tout inconsciemment trahit le désir d'enterrer l'objet de son étude !</strong> </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">Il n'est pas anodin sous cet éclairage qu'il ait déféré la chronique après avoir été envoyé par Philosophie Magazine interviewer le grand méchant loup avant son élection. Pour des raisons qui tiennent peu la route au regard du danger encouru, il n'a publié sur son blog qu'après comment s'est passé véritablement le RDV chez le monstre entouré de garde-du-corps armés et qui ne n'avait reçu que pour lui cracher à la figure sa haine de la philosophie et sa détermination à en finir avec ce genre de type comme son hôte...  </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong>Peu importe, mais il se prend pour un ange ou quoi ! qu'il s'estime autorisé à exercer son droit d'inventaire sur l'art contemporain ?</strong> Combien comme lui se prennent pour <em>des instances neutres</em> qui vont diagnostiquer les choses en étant extérieures à elles, un peu comme des juges en chaire ? Oui, on le sait, l<strong>es ange</strong>s comme ce philosophe à qui l'art n'inspire que l'imaginaire du droit d'inventaire, ne sont <strong>pas très portés sur </strong><em><strong>l</strong></em><strong>a chose </strong>sexuelle... </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Mais les anges, ce sont des Amours ! Rien ne trouve grâce, décidément, à vos yeux... </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Non, je ne suis pas le genre à être habitée par la grâce du Seigneur... Pas vraiment. Les anges, donc, sont neutres, car ils n'éprouvent pas de désir dégoûtant pour le cul de leurs sujets, et s'ils sont amours, c'est en infirmières... <strong>Mais un ange ne peut </strong>pas comprendre l'amour humain qui commence par engage dans la passion sexuelle... dans les parties basses.  Un critique qui ne s'engage pas la tête la première dans ce qu'il regarde, sous prétexte de garder l'objectivité de la distance, n'est qu'un ange mal baisé. </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Mais quoi, tout n’est pas bon, tout de même ! et vous ne voulez quand même pas insinuer que vous tomberiez amoureuse des artistes... ??????</span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"> - Cela ne vous regarde pas, mais je mentirais de dire que parfois c'est difficile de savoir ce que j'aime...  exactement... </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">-<strong> Enfin, quoi, c'est de l'inceste </strong>! </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Non. Ça m'emmènerait loin d'exposer ici la différence entre la passion possible pour un amoureux légitime et la passion pour le théâtre, et leur rapport à travers la séparation à éprouver et traverser. Il faut vivre, oui, il faut y aller, il ne faut pas faire ceux qui n'y touchent pas, mais je ne veux pas dire là par allusion que je touche amoureusement à l'objet théâtral, et à ceux qui le portent en eux, oh que non. Ni même que je le fantasmerais, encore moins... Il faut s'éprouver mais le théâtre reste un espace pour éprouver et penser l'éprouvé comme épreuve. </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><strong>- Revenons à nos moutons,</strong> <strong>il y a quand même certains plats (spectacles) réussis et d'autres ratés. </strong></span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:right;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">- Oui, et certains disent à raison que la gastronomie est un art de vivre, ce en quoi elle est hautement respectable, mais pour moi, l'art ce n'est pas de faire de la cuisine, ni un art de la table au quatrième étage du Bon Marché, ni d'être oenologue. <strong>L'art n'est pas une question de spécialiste, de service, ni de décoration..</strong>. S'il l'est pour certains qui ainsi le neutralisent, il devient l'Art coupé de nous, comme un <strong>enfant abandonné.</strong> </span></span></span></p>
<p class="MsoBlockText" style="text-align:justify;"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span style="line-height:38px;">  Et, ensuite, répudiera-t-on <em>éternellement</em> le mauvais <em>objet</em>, l'étranger, l'Autre, ce coucou dans le nid de la mère patrie ? pour jouir en cachette de son fantasme du grand méchant loup qui nous dévore ?  Miam, miam... Comme des enfants sans âge, réduits à jouer dans les jupes des services de police ? <strong>Il faudrait plutôt former du </strong><em><strong>sujet, </strong></em><strong>du subjectif, c'est-à-dire du rapport entre soi et l'autre qui soit plus subtil que la fusion trans-émotionnelle ou au contraire le vomissement, et pour cela, fréquenter les objets artistiques sans fin, pour exercer à leur épreuve à régler nos écarts, nos perspectives, nos voisinages, les distances, les proportions... </strong>Et ainsi commencer par le commencement, d'apprendre à sentir ce qu'est de sentir une distance, une proximité, un touché... sentir ce qu'est d'être touché, et qui n'est pas réagir sur le vif... Nous le savons pourtant, certains événements ne nous parviennent que des années après, ce qu'ils touchent est si profond en nous qu'il faut du temps pour que ça remonte comme la lumière des étoiles qui nous parvient alors qu'elles sont peut-être déjà éteintes... <strong>Alors le "spectacle" tombe de lui-même comme une peau morte de nos yeux qui s'ouvrent au regard sur le temps... l</strong></span></span></span></span></p>
<h3><span style="font-weight:normal;line-height:38px;"> </span>  La neutralité ne se décrète pas, elle se trouve.</h3>
<p><span style="font-weight:normal;">    Mais comment connaître de ce qui nous colle ou nous éjecte... le voir et le penser... ... notre temps pendant la représentation  commence bien avant notre conception et se prolonge au-delà de notre mort... cela a à voir avec les enfants inconsolables que nous restons après avoir vu quelque chose où nous n'avons plus été de l'humain même  quelques instants... Comme ce petit garçon sur la lune toute pourrie, et tout tout seul, dans ce conte de Büchner, placé dans Lenz, je crois.  Devant ce qui vient de la scène, il faut être comme devant ce qui remonte de nos temps anciens ou devant ce qui viendrait de notre mort...   / nous nommer à nous-mêmes ce qui a manqué / l</span><span style="font-weight:normal;"><strong>utter infatigablement contre le mutisme</strong></span><span style="font-weight:normal;"> / </span><span style="font-weight:normal;"><strong>prendre au pied de la lettre toutes les tragédies, des toutes petites d'un nourrisson qui hurle aux infinies comme de celles qui séparent les victimes de l'humanité pour subir la perte de leur image, une dissemblance par rapport à leurs semblables</strong></span><span style="font-weight:normal;"> /</span><span style="font-weight:normal;"><strong> autisme du </strong></span><span style="font-weight:normal;"><strong>coch</strong><strong>on d'inde</strong></span><span style="font-weight:normal;"> qu'on prend pour une boule de poil débile et qu'on laisse dans une cage dégoûtante parce que ce n'est qu'un cochon/ t</span><span style="font-weight:normal;"><strong>ous les animaux : ils vivent notre refoulé, le sort qu'on leur fait nous dit ce que nous sommes : des tortionnaires de tout ce qui est plus faibles que soi</strong></span><span style="font-weight:normal;">/on peut en rire (cette conne de Brigitte Bardot...!)et comme toujours traiter douce folie cette pensée, ou répondre <em>faut bien manger</em> mais c'est éluder la question des cochon d'inde dans leur cage qu'on ne mange pas et qui savent très bien vivre près de vous sans cage / ne pas voir en l'</span><span style="font-weight:normal;"><strong>animal, mammifère</strong></span><span style="font-weight:normal;"> tout du moins, un autre de nous-même/</span><span style="font-weight:normal;"><strong>ils disent de nous</strong></span><span style="font-weight:normal;">, les scientifiques et idéologues de tout poil, que nous sommes </span><span style="font-weight:normal;"><strong>biologiques alors on rature la vie psychique mais en même temps ce qui incarne le mieux dans leur discours la vie réduite à la mécanique biologique - l'animal - il le traite d'une manière qui se met à refléter comment nous nous traitons et nous traiteront - expérience, torture, extermination, abattage, élevage concentrationnaire</strong></span><span style="font-weight:normal;">/pas plus pas moins l'animal que l'humain n'est biologique / humain, animal = souffle = psyché, psychisme/ une parole reconnaît non des faits, mais la douleur de la peau psychique qui a été arrachée / autisme de ceux qui n'ont pas été touché sinon pour pouvoir à leurs besoins affectifs de manière médicale/l'inconsolable douleur devant ce gouffre où l'humain s'égare /gouffre autant de la souffrance physique ou psychique liée aux actes endurés que de ce qui fait qu'un semblable devient un tortionnaire / la parole, non pour consoler ou réparer l'irréparable /mais pour écarter en définitive ce sempiternel soupçon qui pèse sur les victimes écorchées, à savoir qu'elles l'ont bien cherché de se faire dépiauter, violé, et joui, même, hein ? / sarcasme du mac' / vous-même, aussi, enfant, </span><span style="font-weight:normal;"><strong>vous l'avez bien cherché, cette beigne de papa, non</strong></span><span style="font-weight:normal;"> ?</span></p>
<p><span style="font-weight:normal;"><strong> - NON.</strong></span><span style="font-weight:normal;"> </span></p>
<p><span style="font-weight:normal;">    </span><strong>C'est cette parole à se dire à soi, qui redonne le désir de lever les yeux /parole qui vient de ce qu'il a été</strong><span style="font-weight:normal;"> possible de revoir (pour soi) la ou les scènes qui nous ont brisé pour toujours et laisser avec une surface trouée du côté du toucher / sensation d'une absence qui colle à la peau / insensibilité qui en même temps laisse une grande douleur, celle d'une peau brûlée / manque de quelque chose qui était là avant, comme tout près et chaud et qui a carbonisé... /petit tas de cendre qui tombent des cigarettes/ possibilité même d'accepter de revoir la brisure à travers les représentations sur les scènes de toutes les brisures / l'absence à travers la représentation d'un absent que tout acteur symbolise, n'étant plus tout à fait lui-même ni un autre... /Possibilité d'une fente, d'une faille, d'un écartement qui inaugure la formation du regard par là, comme par un interstice... /énergie alors montante du désir de montrer, de témoigner à son tour... / non pas consolé mais remis en mouvement, en marché / les arts ont à voir avec le toucher au sens littéral des peaux qui sentent... /dispositif de la scène, avec sa séparation de la salle = un milieuplacebo pour faire repousser les peaux abîmées, horripilées, brûlées, eczémateuses, entaillées / remettre de la peau/ passer  de la réaction allergique au senti / sentir les différences de pression au toucher / rendre la peau poreuse par sensibilité / pouvoir supporter la pression, laisser traverser  la représentation scénique des traumas... /sentir que la séparation scène/salle est toujours là, même quand les acteurs déambulent entre les spectateurs debout, dans la règle de l'inviolabilité de l'acteur /<em>intouchabilité</em> qui permet la <em>touchabilité</em> ailleurs / séparation qui scarifie / la brisure comme une malédiction renversée en séparation cicatrisée / choses silencieuses, que seules les scènes ou les récits imaginaires... / </span><strong>nécessité vitale qu'il y ait des artistes pour porter tout ça en eux, et des spectateurs pour accepter avec eux de retraverser la douleur /</strong></p>
<p><strong></strong><span style="font-weight:normal;">   Alors les cuisiniers religieux... / si vous voulez bien suivre mon regard vers ces spectateurs spéciaux qui passent la représentation à noter sur des bouts de papier avec leurs genoux pour table... / de ce point de vue, ces gourmets du théâtre avec leurs bons et mauvais repas sanctifiant, leurs extases d'illuminés et leurs embarras intestinaux de gros mangeurs de Cène, sont un peu à côté du sujet, non ? et légèrement arrogants... </span></p>
<p><span style="font-weight:normal;">- ah d'accord, je vois... </span></p>
<h5>MMC.</h5>
<p class="MsoBlockText"> </p>
<p class="MsoBlockText"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">(1)<span>  <em>La Monnaie vivante, </em>1970, Ed. Joelle Losfled.</span></span></p>
<p class="MsoNormal">(2) Dans <em>Sept secondes</em>  de Falk Rickter, il s'appelle "In god we trust" et possède un centre commercial, un mini Dysneyland, et un centre de fitness, des bars. Ce texte a été mis en scène à Avignon, en 2008, par Stanislas Nordey, et créé auparavant au Rond-Point au printemps. Le porte-avion offre un point de vue intéressant sur le restant du monde.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"><span>(3)  </span></span><span lang="FR">Annie Le Brun, <em>Du trop de réalité</em></span><span lang="FR"> (Folio Gallimard, 2000), p.68.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">(4)<span>    </span></span><span lang="FR">Le 12 août 2007, à Kennebunkport.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">(5)<span>    </span></span><span lang="FR">Thèse de Giorgio Agamben, notamment dans <em>L’homme sans contenu</em></span><span lang="FR"> (Circé, 2003).</span></p>
<p class="MsoNormal">(6) Par exemple, Michel Onffray. </p>
<p><!--EndFragment--> <!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Guy Debord, son art, son temps]]></title>
<link>http://mecanopolistv.wordpress.com/2008/01/02/guy-debord-son-art-son-temps/</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 01:11:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>[googlevideo=http://video.google.fr/videoplay?docid=-7144454639717470454]</p>
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<title><![CDATA[Guy Debord, la Société du spectacle - 2]]></title>
<link>http://mecanopolistv.wordpress.com/2008/01/01/guy-debord-la-societe-du-spectacle-partie-2/</link>
<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 20:34:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<title><![CDATA[Guy Debord, la Société du spectacle - 1]]></title>
<link>http://mecanopolistv.wordpress.com/2008/01/01/guy-debord-la-societe-du-spectacle-partie-1/</link>
<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 20:27:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>[googlevideo=http://video.google.fr/videoplay?docid=5776914999756420568]</p>
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<title><![CDATA[ La Société du spectacle (1973), Guy Debord]]></title>
<link>http://diversfaits.wordpress.com/2007/11/13/la-societe-du-spectacle-guy-debord/</link>
<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 11:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>aurelienvalette</dc:creator>
<guid>http://diversfaits.wordpress.com/2007/11/13/la-societe-du-spectacle-guy-debord/</guid>
<description><![CDATA[Un des nombreux documents que vous pouvez trouver sur ubu.com.
1ère partie :

2ème partie :

]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un des nombreux documents que vous pouvez trouver sur <a href="http://www.ubu.com" target="_blank">ubu.com</a>.</p>
<p>1ère partie :</p>
<p>[vodpod id=ExternalVideo.439772&#38;w=425&#38;h=350&#38;fv=]</p>
<p>2ème partie :</p>
<p>[vodpod id=ExternalVideo.439773&#38;w=425&#38;h=350&#38;fv=]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[TemPs eT eSpAce spEcTaculAirE]]></title>
<link>http://utopiens.wordpress.com/2008/03/02/167/</link>
<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 14:58:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>MoE  Da</dc:creator>
<guid>http://utopiens.wordpress.com/2008/03/02/167/</guid>
<description><![CDATA[

On a tout dit de Guy Debord  et  de l&#8217;Internationale situationniste.Je ne cherche ni à en f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/debord_sofs.jpg" title="société du spectacle de Guy debord"></a></p>
<div style="text-align:center;" align="center"><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/debord.jpg" title="société du spectacle de Guy debord"><img src="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/debord.jpg" alt="société du spectacle de Guy debord" align="left" /></a></div>
<div style="text-align:center;" align="center">On a tout dit de Guy Debord  et  de l'Internationale situationniste.Je ne cherche ni à en faire l'éloge ,ni le blâme,simplement  rendre compte de mes im-pressions de lecture et au-delà de mes ex-pressions  ....</div>
<p><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/espacequ24.gif" title="espacequ24.gif"> </a></p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;"><b>Temps et Espace  dans la " société du spectacle </b>" par le<a href="mailto:blogdesutopiens@free.fr"> blog@des utopiens  2008.<br />
</a><br />
<!--more--></p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;"> <font size="5"><b>L</b></font>a lecture des trois  chapitres de  la « société du spectacle »de G uy Debord ,l'un<br />
sur Temps et Histoire V, Temps spectaculaire VI et aménagement du<br />
territoire VII nécessite de bonne base en référents historiques.C'est<br />
assez rigoureux même si l'on peut contester certains points ici et là (<br />
préhistoire,Renaissance etc).C'est un  travail élaboré et de fond.Bien<br />
évidemment,Guy  Debord théorise sur l'appropriation du temps et sa conception  à travers l'histoire des sociétés à la suite de Hegel,Marx,Lebfevre .Temps et espaces sont donc relatifs mais,sont aussi des enjeux de luttes contre ceux qui nous imposent leur rythme.Du reste  celui qui détient le temps et l'espace règne en maître,celui qui en est dépossédé  est esclave.</p>
<p>Ces chapitres s'originent dans une réflexion épistémologique que je<br />
situerais dans  une époque de profonde recherche,entre celle de F. Braudel<br />
(1950/1960 Grammaire des civilisations ,les trois temps ) et celle de P.Ricoeur<br />
( 1980/90 temps et récit ). Guy Debord dépasse le simple projet de théorie-théorisante, de simple spéculation intellectuelle et érudite .IL y a une volonté de démonstration ,l a volonté de montrer que notre Temps et notre Espace sont fabriqués,que leur perception n'est qu'illusion * que nous en subissons l'aliénation,et qu'il nous faut nous désaliéner pour vivre mieux.</p>
<p>Debord dresse l'histoire de l'histoire du temps en une grande fresque (<br />
en tant que donné a priori) dévoilant les cessures,les cassures dans les<br />
changements de paradigme par sociétés,des organisations humaines qui<br />
s'approprient le temps depuis la société nomade de la pré-histoire jusqu'à<br />
la société moderne et du temps cyclique au passage du temps irréversible<br />
"unifié mondialement " (mondialisation ndlt) comme l'espace du reste par la production capitaliste<br />
l'autre donné a priori qui est analysé ensuite dans le dernier chapitre<br />
.C'est une narration mais moins spéculative qu'elle n'y paraît au premier<br />
abord et qui en fait tout l'attrait..Chaque société<br />
crée sa perception du temps et de l'histoire.Je me souviens des cours que<br />
j'ai reçus sur l'age industriel à l'Université où dans lesquels on avait<br />
abordé cette question-là du <u>'temps et de l'espace industriel</u> ' qui a<br />
bouleversé les sociétés modernes au XIX ème siècle et je reste soufflée que G. Debord<br />
ne fut jamais cité au moins une fois dans la bibliographie.</p>
<p>Enfin Debord aborde en profondeur avec force  détails grâce à  une réflexion<br />
politique tous les mécanismes de l'appropriation du temps,de l'espace et de<br />
l'assujetissement par les classes dominantes (un petit nombre),des dominés ( le plus grand nombre)</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;"> A la différence de Braudel par exemple qui montre la<br />
permanence du temps cyclique ( longue durée) ,G.Debord pense au contraire à<br />
une dialectique  sans demi-mesure..Le temps irréversible a chassé le temps cyclique,cette thèse est très développée dans le temps spectaculaire et le temps speudo-<br />
consommable,critique du temps industriel hors cycle naturel et biologique, et<br />
de la consommation de temps transformé en matière première, ce<br />
passage est assez remarquable.</p>
<p>La valeur descriptive des trois chapitres somme toute sont assez<br />
exceptionnelles.Quant à leur valeur prescriptive ,je crois qu'il la résume<br />
assez bien en reprenant  Henri Lefebvre implicitement «  pour changer de vie<br />
,changer d'espace » mais en apportant,sa touche,  la   dimension temporelle du ' changer de temps " :<br />
.."L<i>'histoire qui menace ce monde crépusculaire est aussi la force qui peut<br />
soumettre l'espace au temps vécu. La révolution prolétarienne est cette<br />
critique de la géographie humaine à travers laquelle les individus et les<br />
communautés ont à construire les sites et les événements correspondant à<br />
l'appropriation, non plus seulement de leur travail, mais de leur histoire<br />
totale. Dans cet espace mouvant du jeu, l'autonomie du lieu peut se<br />
retrouver, sans réintroduire un attachement exclusif au sol, et par là<br />
ramener la réalité du voyage, et de la vie comprise comme un voyage ayant en<br />
lui-même tout son sens..</i>.."</p>
<p>Constat de Guy Debord: une révolution qui ne s'attaquerait<br />
qu'à la surface des choses ne modifierait pas grand chose.</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">En somme,il faut :<br />
« Renverser les perspectives des transcendentaux »
</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">Sans quoi nous ne saurions que répéter les erreurs du passé qui se sont produites dans les expériences communistes produisant un capitalisme d'Etat  ou/et d'une société bureaucratique d'un Etat  ouvrier dégénéré mais qui n'a pas changé en profondeur notre aliénation capitaliste et notre impuissance à le combattre.Le capitalisme a unifié le temps  et  l'espace à toutes les échelles depuis le global  au  local ....</p>
<p>Bref, ces chapitres ont été écrits en 1967 et n'ont semble-t-il pas pris une<br />
ride .Il serait recommandé  que Guy  Debord  soit  davantage lu par les<br />
historiens.Mais au fond rien ne m'étonne .Cette absence ne fait que témoigner  de la</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">dé-matérialisation<br />
des sciences humaines,à commencer par l'Histoire au profit d'une histoire " suspendue",
</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">idéalisée, dé- conscientisée  ,dé-politisée qui  reflète notre époque de profond aveuglement..</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;">NB pour le blog @des utopiens (c) 2008).</p>
<p style="margin-bottom:0;">Ouvrage de Guy Debord,la société du spectacle, 1967.</p>
<p style="margin-bottom:0;">en ligne</p>
<p style="margin-bottom:0;"><a href="http://pagesperso-orange.fr/dumauvaiscote/la_societe_du_spectacle.htm">http://pagesperso-orange.fr/dumauvaiscote/la_societe_du_spectacle.htm</a></p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Georges Orwell se retourne dans sa tombe]]></title>
<link>http://mecanopolistv.wordpress.com/2008/01/01/georges-orwell-se-retourne-dans-sa-tombe/</link>
<pubDate>Tue, 01 Jan 2008 20:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
<guid>http://mecanopolistv.wordpress.com/2008/01/01/georges-orwell-se-retourne-dans-sa-tombe/</guid>
<description><![CDATA[
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