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	<title>stephane-siohan &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/stephane-siohan/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "stephane-siohan"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:36:51 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Conférence : « La liberté de la presse en recul en Europe », 30 avril 2008]]></title>
<link>http://offtherecords.wordpress.com/?p=174</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 05:00:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Off The Records</dc:creator>
<guid>http://offtherecords.wordpress.com/?p=174</guid>
<description><![CDATA[
A trois jours de la journée mondiale de la liberté de la presse, Off the Records assistait ce mat]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-173 aligncenter" src="http://offtherecords.wordpress.com/files/2008/04/maison_radio.jpg" alt="Maison de la Radio" width="380" height="145" /></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2">A trois jours de la journée mondiale de la liberté de la presse, <span style="text-decoration:underline;">Off the Records</span> assistait ce matin, à l’invitation de l’Association des Journalistes Européens, à une conférence sur le thème « <strong>La liberté de la presse en recul en Europe</strong> ».</font></span></p>
<div></div>
<p><!--more-->
<div></div>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2">Se trouvaient ainsi réunis :<br />
<strong>Augustin Scalbert</strong>, animateur de la campagne « <em>Liberté d’informer</em> » et par ailleurs journaliste médias sur <span style="text-decoration:underline;">France Inter</span> et <span style="text-decoration:underline;">Rue 89</span><br />
<strong>Stéphane Siohan</strong>, journaliste, chargé du développement au <em>Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes International</em><br />
<strong>Fabrice Pozzoli-Montenay</strong>, journaliste, secrétaire général de l’<em>Association des Journalistes Européens</em><br />
<strong>Helen Darbishire</strong>, directrice d’« <em>Access Info </em>», organisation non gouvernementale destinée à proumouvoir et à protéger le libre accès à l’information</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>La concentration des médias français</strong><br />
Augustin Scalbert dresse un portrait peu flatteur de la situation des médias français. Il pointe notamment le problème patent de la concentration économique, phénomène présent à tous les échelons, de la presse quotidienne régionale aux grands médias nationaux comme <span style="text-decoration:underline;">TF1</span> (<em>Bouygues</em>), <span style="text-decoration:underline;">M6</span> (<em>Suez</em>), <span style="text-decoration:underline;">Europe 1</span> (<em>Lagardère</em>) ou encore <span style="text-decoration:underline;">Le Figaro</span> (<em>Dassault</em>). Une situation d’autant plus problématique qu’elle peut être assimilée à une « <em>double peine</em> », comme l’indique le journaliste médias : dans les autres pays occidentaux, les dirigeants des grands médias nationaux sont également proches du pouvoir politique, ce qui est une chose, mais en France, la situation est inédite puisqu’une partie du chiffre d’affaires de ces grands groupes médiatiques dépend des commandes de l’Etat.</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>La problématique du secret des sources</strong><br />
Un autre problème réside dans le secret des sources, pour lequel la France est régulièrement rappelée à l’ordre par la <em>Cour Européenne des Droits de l’Homme</em>. Le cas de <strong>Guillaume Dasquié</strong> est particulièrement instructif sur les pratiques françaises, gardé à vu dans les locaux de la <span style="text-decoration:underline;">DST,</span> à laquelle il a été obligé de livrer l’une de ses sources, après avoir publié dans un article des éléments classés « <em>confidentiel défense</em> ». Augustin Scalbert rappelle qu’une révision de la loi est prévue, mais que celle-ci a été reportée sine die, et que le projet en question comporte des exceptions qu’il qualifie d’« <em><span>inquiétantes</span></em> », « <em>lorsqu’un intérêt impérieux s’impose </em>».</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>Des archives indispensables mais inaccessibles</strong><br />
Enfin, un dernier problème majeur subsiste : la difficulté, que ce soit pour un journaliste ou pour un simple citoyen, d’accéder à des documents administratifs. Le journaliste de Rue 89 cite les exemples étrangers, qui montre les progrès effectués en dehors de l’hexagone : aux Etats-Unis, en 2004, le <em>Freedom of Information Act</em> a permis aux médias de publier des photos des cercueils des soldats rapatriés d’Irak tandis qu’au Royaume-Uni, une loi équivalente a donné la possibilité au journal <span style="text-decoration:underline;">The Guardian</span> de révéler l’existence d’un centre de torture du gouvernement britannique en Allemane après la seconde guerre mondiale. En France, la culture du secret reste très présente, malgré la création en 1978 de la <strong>CADA</strong> (<em>Commission d’Accès aux Documents Administratifs</em>). Cet organe peut être saisie par tout citoyen qui s’est vu refusé l’accès à un document administratif. Ses avis sont néanmoins consultatifs et n’obligent en rien l’administration concernée à s’y conformer. Augustin Scalbert fait même remarquer avec ironie que souvent des journalistes français, enquêtant sur la France, obtiennent parfois davantage d’informations aux Etats-Unis où les archives sont plus accessibles.</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>Une France à contre-courant</strong><br />
Helen Darbishire considère que ce droit d’accès à l’information est essentiel pour les médias, afin qu’ils puissent jouer le rôle de « <em>chiens de garde</em> » de la société. La directrice d’Access Info se dit « <em>choquée</em> », à la lecture du rapport « <em>Goodbye to media freedom ? </em>», par les pressions exercées sur des journalistes, quelquefois poursuivis même si les informations « <em>confidentielles </em>» qu’ils ont dévoilé avaient valeur publique. Elle considère que la classification est parfois abusée pour masquer  des actes de corruption, et pense que le rôle des journalistes est de dévoiler cela. Toutefois, elle insiste sur le fait que ce droit est fondamental mais pas absolu, et que des exceptions doivent exister dans le cas d’informations touchant de près à la sûreté de l’Etat. Elle note les progrès à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne : quand en France le Sénat tente de prolonger les délais de classification, la Chambre des Lords, son équivalent britannique, propose de les réduire. Dans notre pays, les journalistes ne sont pas, selon elle, habitués à saisir la CADA, qui de plus manque de moyens.</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>Adieu à la liberté des médias ?</strong><br />
Fabrice Pozzoli-Montenay nous a ensuite présenté le rapport « <em>Goodbye to media freedom ?</em> ». Il est le fruit de plus d’un an de travail, coordonnée par le secrétaire de la section britannique de l’<em>Association des Journalistes Européens</em>, <strong>William Horsley.</strong> Il consiste en une synthèse des différents ressentis de journalistes présents sur le terrain, dans les 22 pays où l’organisation dispose d’une section nationale. La liberté de la presse en Europe occidentale, est selon lui considérée comme un acquis. Le rapport montre cependant que cet acquis est progressivement remis en question, alors qu’au même moment certains pays d’Europe centrale ont fait des progrès substantiels, notamment les nouveaux entrants de l’UE, pour lesquels la liberté de la presse était une condition à leur adhésion. Les cas de l’Italie et de la France sont particulièrement emblématiques, le travail des journalistes y est notamment soumis à une forme d’autocensure, ceux-ci craignant de fâcher les régies publicitaires, leur direction ou les actionnaires.</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>Quelle crédibilité pour le journalisme ?</strong><br />
On assiste dans le même temps une désolidarisation de la profession : les rédactions ne soutiennent plus leurs journalistes lorsque leur travail est sujet à polémique. La liberté de la presse devient de plus en plus délicate à défendre, puisqu’on y oppose la mauvaise qualité journalistique. Il est indispensable selon Fabrice Pozzoli-Montenay de revenir aux « <em>règles d’or </em>» du journalisme : assumer son travail, et ne pas se replier derrière le bouc émissaire Internet. Interrogé sur ce qu’on appelle maintenant l’« <em>Affaire Sevran</em> », Augustin Scalbert estime qu’elle correspond à un nouveau coup porté à la crédibilité de la profession. Il rappelle le cas du SMS du <span style="text-decoration:underline;">Nouvel Observateur</span>, autre exemple des emballements médiatiques amplifiés par le net. Il considère néanmoins que ces affaires ne sont symptomatiques des pratiques journalistiques, l’apparition de médias sur lesquels les internautes commentent ont amené les journalistes dans leur ensemble à être plus sensibles au contrôle du public selon lui.</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>La nécessité d'intérioriser la liberté</strong><br />
Pour Stéphane Siohan, la solution passe avant tout par l’enseignement de la pratique journalistique, que ce soit dans les pays occidentaux ou ailleurs. Le problème, selon lui, réside dans le fait que la liberté de la presse n’est pas intériorisée par les journalistes. Il cite le cas des étudiants russes dont il a eu la charge, qui pensent bénéficier de libertés mais n’en font guère usage. Il est nécessaire de son point de vue de revenir sur les fondamentaux de l’information, avec un apprentissage décloisonné, tourné vers la pratique et assuré par des professionnels. En un mot, il récuse le journalisme universitaire... Ainsi, il n’y a aucun professeur titulaire au CFPJI.</font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><em>Si cela était encore nécessaire, cette conférence et ce rapport nous rappelle la fragilité de ce que nous considérons à priori comme acquis : la liberté de l’information.</em></font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><strong>Nos articles sur le sujet :</strong><br />
<a href="../2008/03/12/protection-des-sources-un-geste-fort-du-gouvernement/" target="_blank"><em><span>Protection des sources: un geste fort du gouvernement ?</span></em></a><br />
<a href="../2008/03/30/protection-des-sources-un-progres-oui-mais/" target="_blank"><em><span>Protection des sources : un progrès ? oui, mais...</span></em></a><br />
<a href="../2008/04/29/acces-aux-archives-liberte-dinformer-denonce/" target="_blank"><em><span>Accès aux archives: Liberté d'informer dénonce</span></em></a></font></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Rockwell,serif;"><font size="2"><a href="http://www.liberte-dinformer.info/PhpPetitions/index.php?petition=1" target="_blank"><strong>Signer la pétition « Liberté d'informer »</strong></a><br />
<a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/38/00/AEJ-mediasurvey-1.doc" target="_blank"><strong>Consulter le rapport « Goodbye to media freedom ? »</strong></a> et<strong> </strong><a href="http://www.ajefrance.com/" target="_blank"><strong>l</strong><strong>le site de l'association des journalistes européens</strong></a></font></span></p>
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