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	<title>syrie-iran-israel &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "syrie-iran-israel"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 06:26:27 +0000</pubDate>

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<item>
<title><![CDATA[Robert Fisk : Al Qaida est vaincue ? Allez dire ça aux Marines !]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=250</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 19:41:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[
« Al-Qaïda est un mode de pensée, pas une armée. Elle se nourrit de la douleur, de la peur et ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div id="article" class="txtArt" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">
<p class="txtChapo">« Al-Qaïda est un mode de pensée, pas une armée. Elle se nourrit de la douleur, de la peur et de la cruauté - notre cruauté et notre oppression - et aussi longtemps que nous continuerons de dominer le monde musulman avec nos hélicoptères Apache, nos tanks, nos véhicules de patrouille, notre artillerie, nos bombes et nos dictateurs « amis », aussi longtemps Al Qaida continuera d’exister. » Après les récentes déclarations du directeur de la CIA affirmant que la défaite d’Al Qaida était proche, Fisk dénonce la vacuité des discours tenus à Washington en regard de la réalité sur le terrain. Celle d’une guerre allant du Liban au Pakistan, où l’occident tente sans succès d’imposer sa loi par la force des armes.</p>
<p class="spip"><strong>Robert Fisk, The Independent, 1er juin 2008</strong></p>
<p class="spip">Ainsi, Al-Qaïda serait « presque vaincue » ? Des succès importants auraient été remportés contre Al-Qaïda ? L’organisation serait virtuellement défaite ? « Dans l’ensemble, nous avons de très bons résultats » déclare le patron de la CIA, Michael Hayden, dans le Washington Post. « La défaite stratégique d’Al-Qaïda en Irak est proche. La défaite stratégique pour Al-Qaïda en Arabie saoudite est proche. Al-Qaïda a subi d’importants revers au niveau mondial - et je vais employer le mot dans son acception « idéologique », - une grande partie du monde islamique se détourne de leur modèle de l’Islam. » Cela pourrait presque faire illusion.</p>
<p class="spip">Six mille morts en Afghanistan, des dizaines de milliers de morts en Irak, un attentat-suicide par jour en Mésopotamie, le plus haut niveau de suicides jamais enregistré dans l’armée américaine - la presse arabe met à juste titre cette information en parallèle avec les déclaration de Hayden -, sans oublier les bases américaines permanente en Irak au delà de ce 31 décembre. Et nous aurions gagné ?</p>
<p class="spip">Il y a de cela moins de deux ans, nous avons également eu droit à une évaluation aberrante sur le déroulement de cette guerre, lorsque le général Peter Pace, l’étrange (et heureusement depuis lors retraité) chef d’état-major US, déclarait au sujet de la guerre américaine en Irak que « nous ne sommes pas en train de gagner mais nous ne sommes pas en train de perdre ». À cette occasion, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, avait déclaré être d’accord avec Pace « nous ne gagnons pas, mais nous ne perdons pas ».</p>
<p class="spip">James Baker, qui venait de publier son propre rapport sur le bourbier Irakien écrivait alors - lecteur, retenez-vous de rire ou pleurer - « Je ne pense pas que l’on puisse dire que nous sommes en train de perdre. Dans le même ordre d’idées, je ne suis pas sûr que nous sommes en train de gagner ». A la suite de quoi, Bush en personne proclamait « Nous ne sommes pas en train de gagner, nous ne sommes pas en train de perdre. « Pitié pour les Irakiens. Mais qu’à cela tienne, cette fois-ci nous sommes vraiment, vraiment en train de gagner. Ou tout au moins Al-Qaïda est « presque » - notez bien le « presque », les amis - vaincu. Puisque Mike Hayden nous le dit.</p>
<p class="spip">Suis-je le seul à trouver cela infantile à un point frisant la déraison ? Tant que l’injustice régnera au Moyen-Orient, Al-Qaïda gagnera. Tant que nous aurons 22 fois plus de forces occidentales dans le monde musulman que nous n’en avions temps des croisades - mes calculs sont assez précis - nous continuerons d’être en guerre contre les musulmans. L’infernale catastrophe Moyen-Orientale est désormais en train de se propager à travers le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak, Gaza, et même au Liban. Et nous serions en train de vaincre ?</p>
<p class="spip">Certes, nous avons gagné un répit en Irak en achetant la moitié des insurgés afin qu’il se battent pour nous et qu’ils tuent leurs cousins d’Al-Qaïda. Bien sûr, nous continuons à soutenir le régime de tortionnaires et de coupeurs de têtes d’Arabie Saoudite. Cela ne nous pose aucun problème, j’imagine, vu notre enthousiasme pour « le supplice de la baignoire ». Mais cela ne signifie pas que l’organisation Al-Qaïda soit vaincue.</p>
<p class="spip">Car Al-Qaïda est un mode de pensée, pas une armée. Elle se nourrit de la douleur, de la peur et de la cruauté - notre cruauté et notre oppression - et aussi longtemps que nous continuerons de dominer le monde musulman avec nos hélicoptères Apache, nos tanks, nos véhicules de patrouille, notre artillerie, nos bombes et nos dictateurs « amis », aussi longtemps Al Qaida continuera d’exister.</p>
<p class="spip">Devrons-nous vivre cette folie jusqu’aux dernières heures du régime Bush à Washington ? N’y a-t-il donc personne dans cette magnifique ville impériale qui comprenne ce que « nous » faisons ici au Moyen-Orient ? Pourquoi donc le Washington Post lui même offre-t-il ses colonnes aux divagations d’un fonctionnaire de la CIA, ce service qui n’a pas réussi à empêcher le 11 septembre parce que - si l’on en croit ce que l’on rapporte - un appel téléphonique en arabe mentionnant les avions allant s’écraser sur les tours jumelles n’aurait pas été traduits à temps ? Allons-nous bombarder l’Iran ? Est-ce là ce que nous attendons aujourd’hui ? Ou bien une autre guerre américano-iranienne aura-t-elle lieu au Liban, opposant le Hezbollah et les Israéliens ? Et Mike croit-il qu’Al-Qaïda soit présent en Iran ?</p>
<p class="spip">Israël continue de construire des colonies pour les Juifs - et les Juifs uniquement - sur des terres arabes. Et Washington ne fait rien. Bien que ces implantations soient illégales, George Bush les approuve. Elles alimentent la colère et la frustration et font naître un sentiment justifié de colère, mais Washington n’empêche pas ce scandale de perdurer. En ouvrant chaque matin mon quotidien en langue arabe j’y trouve de nouvelles raisons pour lesquelles Ben Laden ne va pas disparaître de ce monde.</p>
<p class="spip">Considérez cette information en provenance de Gaza cette semaine. Huit étudiants palestiniens avaient été sélectionnés par le programme Fulbright offrant des bourses pour étudier aux États-Unis. Vous pourriez penser, n’est-ce pas, qu’il était dans l’intérêt des Etats-Unis de faire venir ces jeunes musulmans au pays de la liberté. Mais non. Israël ne les laissera pas quitter Gaza. Cela doit faire partie de la « guerre contre le terrorisme » qu’Israël affirme mener aux côtés de l’Amérique. Le Département d’Etat américain a donc annulé les bourses d’études. Non, inutile de vous transformer en candidat à l’attentat suicide pour Al Qaida en raison d’une telle absurdité. Mais il serait difficile de trouver dans le journal d’hier une information qui soit plus significative que cette petite vexation minable [<a class="spip_note" title="U.S. Presses Israel on Gaza Students' Exit (...)" name="nh1" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nb1">1</a>].</p>
<p class="spip">Mike Hayden la lira-t-il ? Ou bien a-il - à l’image de la plupart à Washington - tellement peur d’Israël qu’il ne manifestera pas la plus petite réaction ? La CIA ne comprend-elle pas, est-elle incapable de se représenter que tant que nous laisserons le Moyen-Orient maintenu dans une situation injuste, Al-Qaida continuera d’exister ? Voila ce que l’on m’a demandé à Bagdad : Pourquoi nos forces militaires sont-elles au Pakistan, en Afghanistan, Irak, Jordanie, Turquie, Egypte, Algérie (les forces spéciales des États-Unis y disposent d’une base près de Tamanraset), Bahreïn, Koweït, Yémen, Oman, Arabie Saoudite, Qatar et Tadjikistan ? ( Les pilotes des chasseurs-bombardiers français sont basés à Douchanbé et fournissent « un soutien aérien rapproché » aux soldats Anglais en Afghanistan.)</p>
<p class="spip">Aussi longtemps que nous déroulerons ce rideau de fer à travers le Moyen-Orient, nous serons en guerre et Al-Qaïda sera en guerre contre nous. Ce nouveau rideau de fer, en fait, démarre au Groenland et s’étend à travers la Grande-Bretagne et l’Allemagne, passe par la Bosnie, la Grèce et la Turquie. A quoi sert-il ? Qui se trouve de l’autre côté ? La Russie, la Chine, l’Inde.</p>
<p class="spip">Ce sont des questions que nous ne nous posons pas. Ce n’est certainement pas le genre de questions que le Washington Post oserait soumettre à Mike et ses potes de la CIA. Oui, nous discourons sur la démocratie, la liberté et les droits de l’homme, bien que nous n’en accordions qu’assez peu au monde musulman. Car le genre de liberté qu’ils revendiquent - le genre de liberté qui permet à des groupes comme Al-Qaida de prospérer - c’est d’être libéré de « nous ». Et cela, je le crains fort, nous n’avons pas l’intention de le leur donner.</p>
<p class="spip">Mike Hayman peut croire que le monde musulman « repousse » « le modèle d’Islam » prôné par Al Qaida, mais j’en doute. En fait, j’ai plutôt tendance à penser qu’Al-Qaïda est de plus en plus forte. Mike dit qu’ils sont vaincus en Irak et en Arabie Saoudite. Mais sont-ils vaincus à Londres ? Et à Bali ? Et à New York et Washington ?</p>
</div>
<p><!-- Pied article--><br />
<hr class="thin" /><span class="txtPS">Publication originale <a class="spip_out" href="http://www.independent.co.uk/news/fisk/robert-fisk-so-alqaidas-defeated-eh-go-tell-it-to-the-marines-837843.html">The independent</a>, traduction Contre Info</span></p>
<hr class="thin" /><span class="txtPS"></span> </p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" name="nb1" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nh1">1</a>] New York Times : <a class="spip_out" href="http://www.nytimes.com/reuters/washington/politics-israel-palestinians-rice.html?_r=2&#38;oref=slogin&#38;oref=slogin">U.S. Presses Israel on Gaza Students’ Exit Visas</a></p>
<blockquote class="spip">
<p class="spip_note">The U.S. State Department this week told the seven that their Fulbright grants had been withdrawn and it has taken steps to be able to direct the money to other Palestinians in the West Bank because of the trouble getting the exit visas from Gaza.</p>
<p class="spip_note">However, after The New York Times published a report on the issue on Friday, U.S. officials said they were redoubling their efforts to get the Israeli exit visas for the students.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’administration Bush planifierait une frappe aérienne contre l’Iran avant le mois d’août]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=245</link>
<pubDate>Wed, 28 May 2008 20:53:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
<guid>http://reopen911.wordpress.com/?p=245</guid>
<description><![CDATA[
L’Administration Bush planifie de lancer une frappe aérienne contre l’Iran dans les deux proch]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div id="article" class="txtArt" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">
<p class="txtChapo">L’Administration Bush planifie de lancer une frappe aérienne contre l’Iran dans les deux prochains mois, a révélé à Asia Times une source bien informée, faisant écho à d’autres comptes-rendus apparus récemment dans les médias aux États-Unis.</p>
<p class="spip"><strong>Par Muhammad Cohen, Asia Times, 28 mai 2008 (extraits)</strong></p>
<p class="spip">Deux sénateurs américains informés de l’attaque prévoient de prendre position publiquement à ce sujet et d’exprimer leur opposition, selon notre source, mais la tribune qu’ils doivent proposer au New York Times n’est pas encore publiée.</p>
<p class="spip">Notre source, qui a choisi de conserver l’anonymat, est un ancien diplomate de carrière américain qui fut assistant auprès du Secrétaire d’Etat, et est encore en activité dans les milieux diplomatiques. Elle nous a déclaré la semaine dernière que les États-Unis envisagent une frappe aérienne contre le Corps des Gardiens de la Révolution Iraniens (IRGC). Cette frappe aérienne viserait le siège de la brigade d’élite Al-Qods de l’IRGC. Cette brigade, dont les forces sont estimées à 90 000 soldats, a pour mission de propager la révolution Iranienne de 1979 dans toute la région.</p>
<p class="spip">Les objectifs de cette attaque pourraient inclure des garnisons de l’IRGC situées dans le sud et le sud-ouest de l’Iran, près de la frontière avec l’Irak. Des responsables américains ont affirmé à maintes reprises que l’Iran fournit une aide aux insurgés irakiens. En Janvier 2007, les forces américaines ont attaqué le consulat général iranien à Irbil, en Irak, arrêtant cinq membres du personnel, y compris deux diplomates iraniens, qui ont été détenus jusqu’en novembre. Au mois de septembre dernier, le Sénat américain a approuvé par un vote de 76 contre 22 une résolution exhortant le président George W. Bush à inclure l’IRGC sur la liste des organisations terroristes. Suite à cette résolution, la Maison-Blanche a décrété en octobre des sanctions contre la brigade d’Al-Qods, qualifiée de groupe terroriste</p>
<p class="spip">Notre source a déclaré que la Maison-Blanche considère la frappe aérienne proposée comme une action limitée visant à punir l’Iran pour son implication en Irak. Cette source, qui fut ambassadeur du temps de l’administration du Président HW Bush, n’a pas donné de précisions sur les types d’armes qui seraient utilisés dans l’attaque, ni sur le stade précis de la planification à ce jour. On ne sait pas si la Maison Blanche a déjà consulté les alliés sur cette frappe aérienne, ou si elle envisage de le faire.</p>
<p class="spip">Les informations fournies par l’administration ont provoqué l’alarme parmi les sénateurs, déclare notre source. Après avoir reçu des informations sur le projet de frappe aérienne lors de réunions tenues secrètes, la sénatrice Diane Feinstein, élue Démocrate de Californie, et le sénateur Richard Lugar, Républicain de l’Indiana, ont déclaré qu’ils allaient publier « sous quelques jours » une tribune dans le New York Times pour exprimer leur opposition, nous à déclaré notre source la semaine dernière. Mme Feinstein est membre de la Commission du Renseignement du Sénat et M. Lugar représente les Républicains à la Commission des Relations Extérieures.</p>
<p class="spip">Les bureaux du Sénat étant fermés pour cause de « Memorial Day », les sénateurs Feinstein et Lugar n’étaient pas joignables pour commenter ces informations.</p>
<p class="spip">Compte tenu de leur obligation de respecter le secret des informations classifiées, il est peu probable que les sénateurs aient l’intention de rendre public les plans de l’administration Bush ou les informations dont ils disposent à ce sujet. Toutefois, évoquer publiquement la question, même sans en révéler les détails, pourrait sans doute créer un mouvement d’opposition pouvant inciter l’administration Bush à reconsidérer son plan.</p>
</div>
<p><!-- Pied article--><br />
<hr class="thin" /><span class="txtPS">Publication originale <a class="spip_out" href="http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/JE28Ak01.html">Asia Times</a>, traduction Contre Info</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tribune : la fin du Nouveau Moyen Orient de George Bush]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=223</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 21:05:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après Gaza et la victoire du Hamas, Bassorah et la résistance Sadriste qui a défait les troupes d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="txtChapo" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Après Gaza et la victoire du Hamas, Bassorah et la résistance Sadriste qui a défait les troupes du gouvernement Maliki, les récents évènements de Beyrouth, désormais fermement tenu par le Hezbollah, infligent un nouveau revers cinglant à l’administration Bush qui rêvait de remodeler à sa guise le Moyen-Orient, d’y installer des régimes dociles et de se débarasser des forces contestant la suprématie américaine. Analyse de Nir Rosen, journaliste indépendant américain.</p>
<p><strong>Par Nir Rosen, 9 mai 2008</strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Durant les bombardements israéliens du Liban en 2006 qui visaient la destruction des infrastructures et provoquaient des victimes civiles, Condoleeza Rice avait déclaré qu’il s’agissait des « douleurs de l’accouchement du Nouveau Moyen-Orient » - déclaration ignominieuse que les Libanais n’ont pas oubliée . Les événements des derniers jours au Liban signalent l’agonie de ce plan Bush pour un Nouveau Moyen-Orient.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Irak, au lieu d’amener la démocratie, les États-Unis ont apporté la guerre civile, les milices confessionnelles, les escadrons de la mort et le nettoyage ethnique. Ils ont commencé par installer une série de dictateurs inefficaces, Garner, Bremmer, Allawi, puis, cédant à la pression des islamistes chiites, il ont ensuite soutenu un processus électoral qui s’est bien évidemment conclu par la victoire des milices islamistes chiites qui ont commencé à massacrer tous ceux qui leurs déplaisaient, en particulier les sunnites. Ensuite, les États-Unis ont décidé qu’ils en avaient assez de leur marionnette, le Premier ministre Jaafari, qui s’avérait insuffisamment obéissant. Ils l’ont donc poussé vers la sortie et l’ont remplacé par un autre islamiste chiite sectaire, M. Maliki, qui s’est également révélé être décevant de leur point de vue. Mais bien qu’ils aient menacé un temps de le démettre, ils l’ont finalement soutenu lorsqu’il a perdu la faveur de l’opinion et s’est attaqué à des groupes chiites jouissant d’une plus grande popularité que la sienne, comme par exemple le mouvement Sadriste. Dans le même temps, les États-Unis ont mis sur pied de nouvelles milices sunnites composées de voyous et d’anciens tueurs. Leur icône était Abu Risha, le chef du Conseil de l’Eveil d’Anbar, qui est mort assassiné.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Palestine, rendus furieux par la victoire remportée par le Hamas lors d’élections démocratiques et régulières, les États-Unis (avec le concours des Saoudiens, Jordaniens, Israéliens, Egyptiens et autres), ont soutenu le Fatah devenu impopulaire de Mahmoud Abbas, qui est un traître à son propre peuple et collabore avec l’occupant. Au même moment où le Fatah torturait ses opposants, la population de Gaza a été soumise à un blocus étouffant et le peuple palestinien puni pour avoir pris part aux élections. Lorsque les hommes de mains du Fatah tentèrent un coup d’État à Gaza, le Hamas a contrecarré cette menace par une insurrection durant laquelle il est facilement venu à bout des milices palestiniennes appuyées par les USA.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Somalie, les Américains ont soutenu une coalition de chefs de guerre haïs par la population pour s’attaquer, au nom de la guerre contre le terrorisme, au régime des Tribunaux Islamiques, qui était beaucoup plus populaire. L’avènement des Tribunaux Islamiques avait donné à la Somalie pour la première fois une raison d’espérer, après 14 tentatives avortées d’installation d’un gouvernement et 15 ans de guerre civile. Les Tribunaux Islamiques avaient apporté la paix et la stabilité à Mogadiscio et dans ses environs, en les débarrassant des chefs de guerre et de leurs milices qui terrorisaient les Somaliens. Les femmes pouvaient marcher dans les rues sans craintes d’être agressées et les hommes d’affaires exilés étaient revenus pour reconstruire leur pays dévasté. Mais c’était un mouvement islamiste, ce qui à l’ère de Bush signifie Al Qaida. Les États-Unis ont donc décidé de soutenir les seigneurs de guerre et leur allié local, l’Éthiopie, qui ont envahi la Somalie et occupé Mogadiscio et se livrent maintenant au meurtre et au pillage de la population civile, tandis que le islamistes se sont radicalisés et que la situation en Somalie est pire que jamais.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">La situation n’est pas non plus excellente en Afghanistan, où Hamid Karzai, une marionnette sans pouvoir qui ne contrôle rien, s’appuie sur les Américains pour contrer une résistance armée croissante.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Au Liban, les USA voient dans le Hezbollah une menace terroriste. Ils ont fait pression sur leurs alliés sunnites afin de refuser tout compromis. Le Hezbollah est de loin le mouvement le plus populaire parmi les chiites libanais, et il l’est également parmi les autres groupes et au-delà dans toute la région. Le mouvement chiite réclame l’installation d’un gouvernement d’unité nationale afin qu’il puisse avoir une part plus équitable du pouvoir politique. En dépit de sa puissance militaire, il n’a même pas revendiqué que cette part plus importante soit accordée aux chiites, mais à ses alliés non chiites de l’opposition. Il s’agissait pour lui d’obtenir un droit de regard sur les questions stratégiques et d’empêcher que les armes de la résistance ne soient menacées, tout en maintenant le Liban en dehors de la sphère d’influence américaine et israélienne.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Selon Amal Saad Ghorayeb, un spécialiste des mouvements chiites et du Liban, membre jusqu’à récemment du Carnegie Center for International Peace Middle East Center : « la politique américaine au Liban est sous-tendue par la stratégie générale des USA au Moyen-Orient visant à reconfigurer la carte politique de la région telle que nous la connaissons, sous l’appellation de plan pour un « Nouveau Moyen-Orient », précédemment dénommé « Initiative pour le Grand Moyen-Orient » qui fut officiellement dévoilé par Condi Rice au début de la guerre en juillet 2006. La tactique change, mais la stratégie reste la même dans les deux versions, l’ancienne consistant à promouvoir la démocratie et la plus récente en un soutien aux autocrates. La stratégie politique et militaire américaine vise à la domination économique de la région, tout en assurant la sécurité d’Israël. L’instrument utilisé pour la mise en œuvre de cette stratégie c’est le régime client arabe modéré ami des USA. Compte tenu de ses déconvenues quant aux résultats des élections démocratiques dans la région, l’administration Bush continue à soutenir des régimes autocratiques en Egypte, Jordanie, Arabie saoudite et ailleurs, tandis qu’elle « dé-démocratise » les démocraties existantes au Liban et en Palestine. Dans ce dernier cas, elle promeut une nouvelle mouture de la démocratie, nommée « régime démocratique, ». Il s’agit là d’une nouvelle forme de gouvernement : contesté par le peuple, dont la constitutionnalité est discutable, mais qui tire sa légitimité de puissances extérieures. La formation et la préservation de régimes tels que celui de M. Siniora, le Premier ministre libanais, a nécessité une politique américaine de promotion de l’instabilité et de désunion nationale, en bref, une politique d’ « instabilité constructive ».</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Les USA pensaient qu’ils pouvaient se choisir un allié local et lui faire gouverner le Liban. Mais ce pays est trop compliqué pour eux, et ils ne savaient pas qu’il est impossible qu’un seul groupe puise le régenter. Les Américains, aidés par leurs alliés saoudiens, ont soutenu la création de milices sunnites au Liban, dont certaines ont même été formées en Jordanie. Elles étaient motivées par une idéologie prônant la lutte confessionnelle contre les chiites. Mais cette opération s’est avérée être un échec complet, et les alliés des USA n’ont pas engagé le combat malgré leur rhétorique enflammée contre les chiites. Il est clair désormais que Beyrouth est fermement tenu par le Hezbollah et quoique les Américains puisse entreprendre, rien ne leur permettra de déloger ou d’affaiblir ce mouvement populaire, tout comme ils n’ont pu affaiblir le mouvement Sadriste en Irak ou le Hamas à Gaza.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">L’entraînement en Jordanie qui a été donné aux miliciens sunnites du Liban, à ceux du Fatah Palestinien ainsi qu’aux forces de sécurité irakiennes, s’est révélé insuffisant. Notons au passage qu’en Irak, les forces de sécurité sont constituées soit de membres des escadrons de la mort, soit sont incapables de se battre, et doivent compter sur les Américains.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Quelque soit votre opinion sur le Hezbollah et ses alliés, que vous sympathisiez avec eux ou y soyez opposé, il n’en reste pas moins évident qu’il ne pourront pas être délogés, qu’ils sont une partie intégrante du Liban et du Moyen-Orient. Ils l’avaient déjà prouvé en gagnant la guerre de 2006 et l’ont prouvé une fois de plus hier en prenant aisément le dessus face aux milices pro américaines et saoudiennes et en s’assurant le contrôle de Beyrouth. Si quelqu’un rêve d’un Hezbollah désarmé, d’un Hamas qui renoncerait à la résistante militaire, ou à toute forme de règlement pacifique au Moyen-Orient, alors il lui faut commencer au début : l’occupation israélienne de la Palestine tout comme celle d’une partie du territoire syrien.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;"><em><a class="spip_out" href="http://www.nirrosen.com/" target="_blank">Nir Rosen</a> est un journaliste indépendant qui a couvert durant deux ans le conflit irakien. Ses articles paraissent dans le Washington Post, le New York Times et le Harper Magazine.</em></p>
<p><!-- Pied article--><br />
<hr class="thin" /><span class="txtPS">Publication originale <a class="spip_out" href="http://www.thewashingtonnote.com/archives/2008/05/the_end_of_the/">Washington Note</a>, traduction Contre Info</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quand les médias dominants diront-ils enfin la vérité sur Israël ? ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=213</link>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 15:56:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[A l&#8217;approche de ce triste 8 mai où Israël s&#8217;apprête à célébrer son anniversaire, c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h4>A l'approche de ce triste 8 mai où Israël s'apprête à célébrer son anniversaire, cela sans aucune considération pour les Palestiniens, spoliés, chassés hors de chez eux et maltraités depuis 1948, moment de sa création. Anniversaire extrêmement douloureux pour ceux des Palestiniens et voisins arabes, qui se battent pour leur survie et leurs droits depuis 60 ans, et qui doivent se sentir, en cette occasion, encore plus humiliés et écrasés que jamais.<br />
Nous mettons en ligne un article publié en 2003 et qui demeure malheureusement toujours d'actualité.</h4>
<h4> </h4>
<h4 class="access"><span style="font-style:italic;">Au moment où Israël, soutenu par les gouvernements occidentaux, s'apprête à célébrer avec faste le soixantième anniversaire de sa création (*), et alors que les Palestiniens, bouclés dans des ghettos, n'ont jamais été aussi opprimés, nous rediffusons un article, écrit en août 2003, qui conserve, malheureusement, toute son actualité.<br />
L'Etat d'Israël a été fondé, en 1948, sur un crime que les victimes palestiniennes ont appelé "Nakba", "catastrophe". Cela s'est traduit par l'expulsion brutale de près de 90% des natifs palestiniens hors de chez eux. Nous pensons qu'il n'y aura aucune paix possible aussi longtemps qu'Israël ne reconnaîtra pas ses torts et ne rendra pas aux Palestiniens ce qu'il leur a extorqué par la force durant ces soixante années.<br />
Alors que la situation des Palestiniens s'est dangereusement aggravée, du fait de l'étranglement maintenu par l'occupant israélien, nos gouvernements devraient avoir la décence de refuser de participer à ces célébrations. Et les journalistes devraient avoir enfin l'honnêteté de dire la vérité sur l'apartheid pratiqué par Israël vis-à-vis des Palestiniens, et de la répéter jusqu'à ce qu'une solution conforme au droit international soit apportée à cette tragédie.<br />
</span></h4>
<h4 style="text-align:left;"><br class="sep_para access" /> </h4>
<div class="para_1151090 resize">
<div class="texte">
<div class="access">
<p class="spip" align="justify">Nous ne devons jamais cesser de chercher l’humaine réalité.</p>
<p class="spip" align="justify">Quand on découvre le degré de confusion dans lequel la désinformation a plongé les gens, dans les pays occidentaux, sur la guerre que livre Israël contre le peuple palestinien, on a de quoi s’inquiéter de l’efficacité de la propagande répandue par les autorités israéliennes et leurs relais.</p>
<p class="spip" align="justify">Or, si les journalistes avaient gardé une équidistance par rapport aux parties en cause, relaté les faits en toute objectivité, systématiquement rappelé cette chose simple : que les Palestiniens sont victimes d’une immense injustice qui demande réparation - l’arrivée massive sur leur terres d’immigrants de confession juive qui les ont graduellement chassés, persécutés, massacrés en toute impunité - nous n’en serions peut-être pas là.</p>
<p class="spip" align="justify">Il ne s’agit pas ici de refaire l’histoire, ni d’être pro-israélien ou pro-palestinien. Il s’agit simplement de savoir reconnaître la vérité des faits et de l’assumer humainement pour rendre justice aux victimes palestiniennes de l’oppression d’Israël, comme on a rendu justice, hier, aux victimes des crimes nazis (dont les Palestiniens ne sont en rien responsables).</p>
<p class="spip" align="justify">Israël, fort de ses services de propagande et de renseignements – services qui infiltrent, manipulent, corrompent, tissent des réseaux secrets - a su asseoir son pouvoir sur l’information avec une efficacité redoutable. Répercuter tout ce que cet allié des Etats-Unis décrète et répand est de bon ton dans les rédactions. Par contre, dénoncer ce qui l’incrimine gravement n’est pas convenable.</p>
<p class="spip" align="justify">Dans le respect de la vérité et de la justice, les citoyens doivent exiger des journalistes qu’ils cessent de les intoxiquer en rapportant les informations biaisées que les agents de communication, liés aux pouvoirs politiques et militaires dominants, ont pour métier de répandre. Israël et son influent « lobby » sont l’un de ces pouvoirs de manipulation et d’intoxication. Pouvoirs qui savent se faire craindre et que par conséquent, peu osent affronter ou contredire.</p>
<p class="spip" align="justify">C’est à force de tromperies et de servilité que certains journalistes obtiennent leurs galons et bâtissent leur carrière. Or, quand les médias nous livrent une information falsifiée ou expurgée, ce n’est pas sans graves conséquences pour les peuples concernés. Ils privent la société d’une connaissance précieuse pour la compréhension des faits et la possibilité d’agir, de secourir les victimes, quand il est encore temps. Les Palestiniens ont déjà trop souffert ; ils ne peuvent plus attendre dix ans, vingt ans.</p>
<p class="spip" align="justify">Nous sommes catégoriques : les journalistes portent une lourde responsabilité dans le pourrissement d’une situation qui fait l’affaire d’Israël et pénalise les Palestiniens.</p>
<p class="spip" align="justify">Depuis des décennies les grands médias occidentaux, fortement influencés par la propagande militaire israélienne et les organisations juives dans le monde, s’ingénient à accréditer l’idée qu’Israël serait "menacé par les Arabes et les musulmans".</p>
<p class="spip" align="justify">Des personnes de confession juive, partout dans le monde, se disent constamment menacées dans leur intégrité. Leurs dires sont tout à fait fantaisistes, mais n’en exercent pas moins une intense pression sur les gouvernements, les médias, l’opinion.</p>
<p class="spip" align="justify">De leur côté, des journalistes et des groupes de pression ouvertement pro-israéliens, n’ont pas cessé d’exploiter la souffrance générée par l’holocauste et d’agiter le spectre de l’antisémitisme pour culpabiliser ceux qui demandent justice pour les Palestiniens victimes, à leur tour, d’épuration ethnique, de ghettoisation.</p>
<p class="spip" align="justify">Or, quand on découvre l’étendue des persécutions qu’Israël a infligées aux Palestiniens depuis 1948, on demeure stupéfait par cette distorsion de la vérité. Pourquoi, depuis soixante ans, nous a-t-on parlé avec une telle insistance des victimes juives du nazisme alors qu’on passait sous silence les victimes palestiniennes des persécutions israéliennes ? Pourquoi deux poids deux mesures ?</p>
<p class="spip" align="justify">Israël, et ses indéfectibles relais, nous ont toujours donné une version totalement faussée de ce qui se passe au Moyen Orient. Les campagnes qui présentent constamment les personnes de confession juive en victimes, ont pour but d’étouffer toute critique à l’encontre de l’État d’Israël ; un État, qui, peu le savent, s’est créé sur de nouvelles injustices : les massacres, la déportation des Palestiniens, l’épuration ethnique qui se poursuit.</p>
<p class="spip" align="justify">Israël a toujours justifié ses annexions de terres palestiniennes, ses tueries de civils, ses destructions de villes et villages arabes, ses assassinats « extra judiciaires », en prétextant qu’ils étaient « nécessaires à sa sécurité ». Or, si l’on visite le Moyen Orient, on a vite fait de s’apercevoir que c’est l’État d’Israël - l’unique pays de la région qui possède des armes de destruction massive - qui a créé un climat d’insécurité et de désolation, également pour ses voisins syriens, libanais, irakiens.</p>
<p class="spip" align="justify">Depuis que l’Etat d’Israël a été fondé en 1948 - sur les terres palestiniennes, sur la Palestine - il s’est attaché à construire une image négative de l’Arabe et du musulman. Les prétendus « terroristes » qu’il s’agit « d’éradiquer » selon Israël, tout comme les prétendues armes de destruction massive en Irak, qu’il s’agissait de « démanteler » selon les Etats-Unis, ont pour but inavoué, inavouable, d’affaiblir l’adversaire pour mieux l’écraser. Sans la complaisance des médias qui maintiennent le monde dans l’ignorance, cela ne serait pas possible.</p>
<p class="spip" align="justify">C’est ainsi qu’Israël a pu mettre en place - sans susciter de réaction majeure des pays réputés « démocratiques » - un des pires systèmes d’apartheid. Tout, il peut tout se permettre : forcer les Palestiniens à vivre dans des ghettos surpeuplés, construire un mur immonde d’apartheid au travers de paysages bibliques sacrés que les Palestiniens n’avaient jamais osé toucher.</p>
<p class="spip" align="justify">Israël, qui dispose d’une des premières armées du monde, n’avait bien évidemment pas besoin de ce mur pour sa « sécurité ». Ce mur de séparation ethnique, conçu de longue date, attendait son heure dans les tiroirs. Dès l’annonce de sa construction par le « socialiste » Ehud Barak - en ce funeste mois d’avril 2002 qui est devenu synonyme d’offensives meurtrières et de tragédies - il a obtenu l’appui de toutes les forces politiques israéliennes, camp de la paix inclus.</p>
<p class="spip" align="justify">Israël a réussi son pari : mettre le monde devant un fait accompli. Le mur est là. Effrayant, indestructible.</p>
<p class="spip" align="justify">Ce mur de séparation ethnique - dont le tracé implique l’annexion de puits, la confiscation de terres, la déportation de villageois - affectera directement et durablement des millions de Palestiniens. Ces derniers, appuyés par le Mouvement de solidarité internationale ISM [<a id="nh1" class="spip_note" title="http://www.palsolidarity.org/" name="nh1" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nb1">1</a>], ont multiplié conférences de presse et actions de résistance pacifique pour tenter d’attirer l’attention des journalistes internationaux basés en Israël et de l’Union européenne. Peine perdue. Ils se sont faits systématiquement brutaliser, jeter en prison, torturer, expulser par l’armée israélienne.</p>
<p class="spip" align="justify">Il a fallu attendre une année et demie, le jour où Bush a admis que ce mur constituait « un problème », pour que les médias occidentaux consentent à révéler au monde un peu de sa dimension. Bush, sous la pression de M. Ariel Sharon, se rétractera quatre jours plus tard. Or ce mur, qui emprisonnera les Palestiniens dans des ghettos infâmes, crée un obstacle de plus sur la voie de la paix ; car l’espoir des stratèges du « grand Israël » qui l’ont conçu est d’arriver, avec le temps, à rendre impossible toute reconnaissance des droits des Palestiniens à retourner sur leurs terres.</p>
<p class="spip" align="justify">Si le monde a finalement pu se représenter ce qu’est physiquement ce mur dit de « sécurité », ses implications réelles sur la vie des Palestiniens restent largement incomprises. A cause du langage utilisé. Les auteurs de cette nouvelle atteinte à la légalité internationale se sont arrangés à présenter la construction de ce mur honteux de façon qu’il apparaisse comme un « mal nécessaire ». Or ce mur, qui sépare les Palestiniens des Israéliens, officialise objectivement la ségrégation ethnique et rend encore plus précaire la vie des Palestiniens.</p>
<p class="spip" align="justify">Voilà où l’asservissement des principaux moyens d’information aux pouvoirs économiques et politiques conduit le monde. À justifier les crimes d’Israël et les mesures d’enfermement illégales des Palestiniens qu’il met en place. A donner l’illusion d’informer sur ce qui se passe en Palestine, alors que la réalité est totalement travestie.</p>
<p class="spip" align="justify">Si les correspondants occidentaux avaient révélé les nouvelles injustices que ce mur honteux allait imposer aux Palestiniens, Israël n’aurait peut-être pas pu l’ériger. Lorsqu’il en a annoncé le projet, il s’était attendu à de vives réactions ; le silence de l’Occident lui a donné carte blanche.</p>
<p class="spip" align="justify">C’est ainsi que, fort de cette impunité, en mars 2003, M. Sharon a modifié le tracé de ce mur de façon à annexer plus de terres et de colonies que prévu initialement. Peu après, conforté par l’indifférence du monde, il a encore annoncé l’ajout d’un mur supplémentaire qui enfermerait la Cisjordanie en entier. Les colonies, toutes illégales, qui sont la racine de tous les maux - soit quelque 450’000 nouveaux colons illégaux - sont les premières bénéficiaires de ces conquêtes territoriales.</p>
<p class="spip" align="justify">Il y a des êtres de grande probité qui payent de leur vie leur volonté de dire au monde les horreurs dont ils sont les témoins. Témoins que l’armée israélienne - très soucieuse de son image - chasse sauvagement, assassine, jette en prison.</p>
<p class="spip" align="justify">Israël qualifie toute personne qui dénonce ses crimes, comme « une menace pour sa sécurité ». Je songe ici à ces photographes et cameramen palestiniens pour commencer, qui ont à cœur de nous informer honnêtement et de témoigner de la souffrance de leur peuple au risque de leur vie.</p>
<p class="spip" align="justify">Leurs images, si difficilement arrachées, sont le plus souvent expurgées, voire dénaturées, par nos journalistes qui ne nous les montrent, du reste, qu’au compte gouttes, préférant se servir des films fournis par les services de propagande militaire israéliens.</p>
<p class="spip" align="justify">Ces reporters, ont été les meilleurs alliés des internationaux de l’ISM, présents comme eux, depuis mars 2002, sur ces lieux où l’armée israélienne mène des offensives particulièrement meurtrières. Ces hommes et femmes qui, par leur seule présence, caméra au poing, défient l’armée israélienne, méritent toute notre estime.</p>
<p class="spip" align="justify">Chacun de nous se souvient de Raffaele Ciriello, ce photographe italien qu’un soldat israélien a délibérément tué à Ramallah, au début de l’offensive militaire de mars 2002 [<a id="nh2" class="spip_note" title="[2] Le photographe italien, Raffaele Ciriello a été tué, le 13 mars 2002, par (...)" name="nh2" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nb2">2</a>] ; une offensive meurtrière toujours en cours, qui n’épargne pas ceux d’entre les journalistes étrangers qui veulent franchir le blocus militaire israélien pour entrer dans les quartiers palestiniens que l’armée israélienne a décrété « zones militaires ».</p>
<p class="spip" align="justify"><em><strong>James Miller</strong> </em><br />
<span class="spip_document_483 spip_documents spip_documents_left" style="float:left;"><img src="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/IMG/jpg/Quand_les_medias_dominants_texte_2.jpg" alt="" width="180" height="141" /> </span>James Miller, un jeune cameraman londonien, est la dernière victime de cette folie furieuse [<a id="nh3" class="spip_note" title="http://electronicintifada.net/bytopic/people/45.shtml" name="nh3" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nb3">3</a>]. Après sa mort, Israël a immédiatement nié la responsabilité de ses soldats. L’autopsie, et les témoins de l’ISM présents, ont prouvé que James Miller était de dos, quand un soldat de l’armée israélienne l’a délibérément touché en pleine tête, le 2 mai 2003. James Miller portait un gilet pare-balles sur lequel était écrit en grandes lettres « Press ». Il filmait précisément, cette nuit là, le massacre de civils palestiniens à Rafah par l’armée israélienne, venue en force dans cette partie de Gaza dont Israël convoite les terres. C’est comme cela qu’Israël se débarrasse de tous ceux qui persistent à vouloir filmer ses abus pour témoigner honnêtement.</p>
<p class="spip" align="justify">La légèreté avec laquelle nos médias prennent pour argent comptant, les mensonges d’Etat israéliens, est impardonnable.</p>
<p class="spip" align="justify">Le 8 août 2003.</p>
</div>
<p align="right"><strong>Silvia Cattori</strong></p>
<div class="ps">
<p class="spip">(*) Cent personnalités britanniques ont déclaré : <a class="spip_out" href="http://www.pacbi.org/boycott_news_more.php?id=728_0_1_0_C">Nous n’allons pas célébrer le 60ème anniversaire d’Israël</a>.</p>
<p class="spip">Voir cette video :<br />
<img src="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> If Americans Knew Video seen by half a million people on youtube <a class="spip_out" href="http://www.youtube.com/watch?v=ynWjYHP91gA">http://www.youtube.com/watch ?v=ynWjYHP91gA</a></p>
</div>
<hr size="1" noshade="65535" />
<p class="spip_note"> </p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 1" name="nb1" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nh1">1</a>] Voir le site de l’ISM : <a class="spip_out" href="http://www.palsolidarity.org/">http://www.palsolidarity.org/</a></p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 2" name="nb2" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nh2">2</a>] Le photographe italien, Raffaele Ciriello a été tué, le 13 mars 2002, par des balles tirées sur lui délibérément depuis un char israélien à Ramallah. Depuis septembre 2000 une soixantaine de journalistes ont été blessés par balles par les soldats israéliens en Palestine. Plus de la moitié étaient palestiniens. Entre mars et avril 2002, l’armée israélienne a arrêté plusieurs douzaines de journalistes, en a blessé grièvement des dizaines d’autres. Tels Carlos Handal, de la chaîne égyptienne Nile TV, blessé grièvement de plusieurs balles alors qu’il se déplaçait à bord d’un véhicule identifié "Press". Il s’agit pour l’armée israélienne d’intimider pour tenir toute personne à distance des lieux ou elle procède à des massacres de Palestiniens. Le 5 avril 2002, à Ramallah, les reporters étrangers d’un convoi de sept véhicules, ont essuyé des tirs et des jets de grenades assourdissantes. La voiture blindée de CNN a été touchée par un tir qui a brisé sa vitre arrière. Le 16 avril, le véhicule de journalistes de la télévision suédoise SVT a essuyé des tirs. Ceux qui pâtissent le plus de cette manière de censure par Israël sont les journalistes palestiniens. Souvent soumis à des brutalités, insultés, embarqués, privés de leur carte de presse et leur matériel confisqué.<br />
Voir : <a class="spip_out" href="http://www.corriere.it/Primo_Piano/Esteri/2002/03_Marzo/13/fotografo.shtml">http://www.corriere.it/Primo_Piano/Esteri/2002/03_Marzo/13/fotografo.shtml</a></p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 3" name="nb3" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nh3">3</a>] Voir : <a class="spip_out" href="http://electronicintifada.net/bytopic/people/45.shtml">http://electronicintifada.net/bytopic/people/45.shtml</a></p>
</div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div id="date" class="date">
<div class="access">Mardi 06 Mai 2008</div>
</div>
<div class="auteur">
<div class="access">Silvia Cattori</div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Regardez attentivement les conséquences qu'auraient des bombardements sur les installations nucléaires de l'Iran et ensuite, priez ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=210</link>
<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 22:13:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Par Floyd Rudmin, pour Global Research, le 29 avril 2008



 

Dernièrement, le gouvernement des ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="chapeau">
<h3 class="access">Par Floyd Rudmin, pour Global Research, le 29 avril 2008</h3>
</div>
<p><a href="http://reopen911.files.wordpress.com/2008/04/nuage-nucleaire.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-211" src="http://reopen911.wordpress.com/files/2008/04/nuage-nucleaire.jpg?w=300" alt="" width="300" height="196" /></a><br class="texte clear" /><br class="sep_para access" /></p>
<div class="para_1145017 resize">
<div class="photo right"> </div>
<div class="texte">
<div class="access">Dernièrement, le gouvernement des États-Unis a augmenté d'un cran le ton belligérant qu'il emploie contre l'Iran.</div>
<p>Une série de reportages dans une variété de journaux anglophones laissent entendre que la guerre est en route: le Mail &#38; Guardian le 1er avril, le Rutland Herald le 4 avril, le Telegraph le 7 avril, l'International Herald Tribune le 11 avril, le Washington Post le 12 avril, le Washington Times le 16 avril, The Progressive le 24 avril, le Santa Monica Mirror le 24 avril, l'Asia Times le 25 avril, l'International Herald Tribune le 25 avril, le Toronto Star le 25 avril, le Christian Science Monitor le 25 avril, le Washington Post le 26 avril, le Washington Times le 26 avril, le First Post le 26 avril, le Los Angeles Times le 26 avril, le Washington Times le 26 avril et le Telegraph le 26 avril.</p>
<p>Deux flottes offensives de porte-avions sont maintenant près de l'Iran et une autre serait en route. À la fin mars, l'Arabie Saoudite s'est exercée à faire face aux retombées nucléaires qui surviendraient à la suite d'une attaque US contre l'Iran. Au début avril, Israël s'exerçait à affronter des tirs de représailles de missiles suite à une attaque US contre l'Iran. Tout le monde dans la région se prépare à un bombardement de la centrale nucléaire et les installations d'enrichissement d'uranium de l'Iran. Tout comme eux, l'Iran est prêt pour la guerre.</p>
<p>Les États-Unis aurait retenu quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l'ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d'enrichissement de Natanz près d'Ispahan. Bushehr est une ville industrielle comptant près de 1 million d'habitants. Pas moins de 70 000 ingénieurs étrangers travaillent dans cette région qui comprend un grand gisement d'hydrocarbures. Natanz est le principal site d'enrichissement d'uranium de l'Iran, au nord d'Ispahan, qui comptent aussi des installations de recherches nucléaires. Ispahan est une ville du patrimoine mondial avec une population de 2 millions d'habitants.</p>
<p>Le réacteur nucléaire iranien de Bushehr dispose de 82 tonnes d'uranium enrichi (U235) qui sont maintenant chargé dans le réacteur, selon des reportages de la presse israélienne et chinoise. Il est prévu que la centrale deviendra opérationnelle cet été, ce qui lui permettra de produire de l'électricité. Les installations d'enrichissement de Natanz opèrent à pleine capacité et elles enrichissent de l'uranium afin que cet uranium puisse être utilisé dans des réacteurs selon les rapports de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique.</p>
<p>Selon le Centre de contrôle des maladie [des USA], l'uranium 235 utilisé dans les réacteurs nucléaires a une demi-vie de 700 millions d'années. Lorsqu'il est utilisé à titre de combustible pour des réacteurs, il se transforme en uranium 238 qui lui, a une demi-vie de 4,5 milliards d'années. Ces isotopes radioactifs sont dangereux pour la santé parce qu'ils émettent des particules alpha et aussi parce qu'ils sont chimiquement toxiques. Lorsque inhalé, il crée des dommages aux tissus pulmonaires. Lorsque ingéré, il crée des dommages aux reins et causer le cancer des os et des tissus du foie. Selon une récente étude de recherche médicale, l'exposition à l'uranium engendre des déformations aux nouveaux-nés ou engendre des mort-nés.</p>
<p>Jamais dans toute l'histoire ne s'est produit le bombardement délibéré de centrales nucléaires et d'installations d'enrichissement nucléaire. De telles installations, partout dans le monde, sont exploitées sous de sévères règles de sécurité parce que le rejet de matières radioactives est mortel au moment même où l'événement se produit et longtemps après y avoir été exposé. Si le États-Unis ou Israël devait bombarder délibérément une centrale nucléaire pleine de combustible nucléaire ou encore des installations d'enrichissement de combustible nucléaire, cette règle serait violée; des éléments radioactifs seraient alors rejetés dans l'environnement. Il y aurait d'horribles décès dans la population environnante. L'Union of Concerned Scientists [L'Union des scientifiques préoccupés aux USA] estime que 3 millions de décès surviendraient dans les 3 semaines suivant les bombardements des installations nucléaires d'enrichissement près d'Ispahan et la contamination recouvrirait l'Afghanistan, le Pakistan, jusqu'en Inde.</p>
<p>Les réacteurs de même que les installations d'enrichissement sont construits en béton extra fort, souvent avec de multiples couches de rétention en dômes et ils sont souvent construits sous terre. Le bombardement de telles installations exigent de puissants explosifs, tels que des ogives pénétrantes sous terre voire même des ogives nucléaires. De telles explosions souffleraient la contamination très haut dans l'atmosphère. Mais où irait cette contamination? C'est une question difficile à répondre et difficile à prévoir.</p>
<p>Au cours de la guerre du Golfe de janvier 1991, de nombreux puits de pétrole au Koweït ont été incendiés. Selon le Département d'État américain, « des pluies noires ont été signalées en Turquie et de la neige noire est tombée au pied des montagnes de l'Himalaya. » Le nuage radioactif causé par le bombardement des installations nucléaires de l'Iran prendrait possiblement ces mêmes directions si les conditions météorologiques étaient les mêmes. Mais le nuage radioactif pourrait aller vers le nord c'est-à-dire, en Europe. Au cours de l'invasion de l'Irak par les États-Unis qui étaient accompagnés par le Royaume-Uni, l'Australie et d'autres pays en mars 2003, des munitions et des bombes à l'uranium appauvri ( U238 ) ont été utilisées. Il a fallu 9 jours pour que des particules d'uranium provenant de ces armes en Irak atteignent l'Angleterre où des échantillons de filtres à air ont démontré une hausse de 300 % de particules d'uranium attribuable à la guerre. Les conditions météorologiques qui ont permis que ces particules soient transportées jusqu'en Angleterre ont passé sur le centre de la Turquie, l'Ukraine, l'Autriche, la Pologne, l'Allemagne, la Suède et le Danemark, pour finalement arriver en Angleterre d'où elles ont poursuivi leur route sur la Norvège, la Finlande et jusqu'en Arctique. Ce fait a été signalé par The Times [un journal en Angleterre], qui dans un article résumait une étude européenne de biologie et de bioélectromagnétique.</p>
<p>Les retombées nucléaires des bombardements sur l'Iran auraient une demi-vie de 700 millions d'années. C'est une durée difficile à comprendre. Jésus-Christ prêchait il y a environ 2 000 ans. Dans l'évolution de l'homme, nos ancêtres, les premiers hommes singes auraient marché debout il y a à peine 5 millions d'années. L'administration Bush et ses conseillers israéliens sont maintenant en train de planifier la contamination de la planète pour 700 millions d'années. Selon la rhétorique des candidats à la présidence John McCain et Hillary Clinton, eux aussi, pensent que c'est une bonne idée. Pour leur part, les médias US semblent applaudir.</p>
<p>Soit les états-uniens ne comprennent pas ce qu'ils s'apprêtent à faire ou soit ils se pensent eux-mêmes à l'abri des conséquences. La planète n'est pas si grande. Ce qui se passe quelque part sur le globe fini par se répercuter partout sur le globe. La fumée des puits de pétrole incendiés pendant la guerre du Golfe s'est propagée tout autour de la planète et elle a été détectée en Amérique du Sud. Les retombées radioactives du bombardement d'un réacteur nucléaire se propageront en de lieux aussi éloignés, surtout si l'on considère que le voyage s'effectuera sur des millions d'années.</p>
<p>Les pays du Golfe Persique soit principalement l'Arabie Saoudite, le Koweït, l'Iraq et l'Iran possèdent plus de la moitié des réserves de pétrole connues. En 1981, une étude de « Fetter and Tsipis » parue dans le magazine « Scientific American » portant sur « La propagation catastrophique de la radioactivité » estimait que le bombardement d'un réacteur nucléaire rendrait inhabitable une superficie équivalente à 8 600 milles carrés [NDT : 1 mille = 1,609 km] autour du réacteur, tout dépendant de la façon dont le vent soufflerait. Bombarder le réacteur de Bushehr signifierait que la moitié des réserves de pétrole deviendraient instantanément inaccessibles. Bombarder l'Iran signifierait que les états-uniens ne prendraient plus leurs voitures pour se rendre où que ce soit, plus jamais et ce, pour une très longue période. Le mode de vie à l'américaine serait terminé. Un effondrement économique inimaginable pour les états-uniens suivrait. La culture vivrière mécanisée et le transport de la nourriture seraient choses du passé. Les émeutes de la faim deviendraient chose certaine si jamais la jauge à carburant indiquait que le réservoir est vide, même aux États-Unis, une terre d'abondance.</p>
<p>Les nations du monde ne peuvent pas compter sur les États-Unis et sur leurs conseillers israéliens pour que ces derniers pensent et agissent de façon rationnelle au sujet des bombardements des réacteurs. Il est insensé de dire que « toutes les options sont sur la table » et c'est même un crime contre l'humanité. Les États-Unis et Israël sont en train de préparer le public à accepter cette folie en annonçant qu'ils ont bombardé avec succès un réacteur nucléaire syrien, sans effets nocifs. Israël a aussi récemment publié sa vidéo du bombardement du réacteur nucléaire d'Osiraq survenu en 1981 en Iraq. Voyez comme c'est facile. Il n'y a aucune conséquence fâcheuse. Mais les deux sites étaient en construction et les réacteurs n'étaient pas remplis à ras bord de tonnes d'uranium enrichi.</p>
<p>Les peuples et les gouvernements du Golfe Persique, du Moyen-Orient, de l'Europe et aussi de ces pays vers où soufflera le vent c'est-à-dire l'Inde et la Chine doivent maintenant prendre des mesures pour que cesse cette folie. Une fois que la radiation sera libérée, les résolutions de l'ONU ne ramèneront pas ces radiations dans un milieu confiné.</p>
<p>Les états-uniens ayant de la famille et des amis qui servent dans les forces armées dans la région du Golfe Persique, que ce soit en Iraq et en Afghanistan devraient se demander jusqu'à quel point l'administration Bush considère que ses troupes peuvent être sacrifiées.</p>
<p>La planète implore, « Ne bombardez pas les réacteurs nucléaires. »</p>
<p>Traduction de Dany Quirion pour <a class="liens" href="http://alterinfo.net/">Alter Info</a></p>
<p>Source : <a class="liens" href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8839">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8839<br />
</a></p>
<div><span style="font-style:italic;">Notes du traducteur :</span></div>
<p><span style="font-style:italic;">1- Sur l'image : Il s'agit d'un modèle analysant les retombées presque immédiates de l'utilisation de bombes nucléaires qui pénètrent sous terre contre les installations nucléaires d'Ispahan en Iran. Elles se répandent à des milliers de milles (ou kilomètres) à travers l'Afghanistan, le Pakistan et l'Inde. Elles tueraient 3 millions de personnes dans les 2 semaines après l'explosion et 35 millions de personnes seraient directement exposées à des radiations qui provoquent le cancer.<br />
Image et texte tiré du site « Union of concerned scientists. »</p>
<p>2- L'honorable traducteur de cet article (c'est-à-dire moi-même) sera en congé pour au moins une semaine… À bientôt.</p>
<p></span></div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div id="date" class="date">
<div class="access">Mercredi 30 Avril 2008</div>
</div>
<div class="auteur">
<div class="access">danyquirion@videotron.ca</div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des militaires américains sur le sentier de la guerre contre Cheney ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=192</link>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 17:49:16 +0000</pubDate>
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<description><![CDATA[Alors que le vice-président Dick Cheney et ses comparses s’activent sans relâche pour tenter de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">Alors que le vice-président Dick Cheney et ses comparses s’activent sans relâche pour tenter de provoquer des guerres et Asie du Sud-Ouest et en Eurasie, l’establishment militaire étatsunien, depuis le bureau des chefs d’état-major jusqu’au secrétaire de la Défense, tente de leur mettre des bâtons dans les roues. C’est dans ce cadre que les chefs d’état-major ont contribué à organiser, à partir du 2 avril, une série d’auditions à la commission des Affaires étrangères du Sénat, où l’on a pu entendre des témoignages accablants contre les fauteurs de guerre.</p>
<p class="spip">C’est ainsi que trois généraux (cr) ont clairement déclaré que la guerre d’Irak est déjà perdue et que les Etats-Unis ne peuvent plus rien faire pour renverser cette situation et gagner la guerre. « C’est fini », a affirmé le général Barry McCaffrey, un ancien chef du commandement Sud et commandant d’infanterie dans la guerre du Golfe en 1991. « Les Etats-Unis n’ont plus la volonté de continuer » et « nos alliés nous ont abandonnés ».Le général Robert Scales, Jr., ancien du Collège de Guerre des Etats-Unis, a déclaré qu’il ne doute pas qu’un retrait majeur des forces aura lieu bientôt, car les Etats-Unis « ont épuisé toutes les options militaires ». Selon lui, quel que soit le président élu, « l’été suivant, les troupes devront commencer à rentrer à la maison ».</p>
<p class="spip">Le général William Odom, ancien directeur de l’Agence nationale de la sécurité sous l’administration Reagan, a déclaré, pour sa part, que « la situation politique se détériore chaque jours davantage à cause de la sur-extension de l’armée ». La « seule stratégie raisonnable consiste à se retirer rapidement mais en bon ordre », conclut-il, selon le <em>Navy Times</em>. Très critique envers la politique de guerre de Cheney, Odom envisage le retrait de troupes états-uniennes comme préalable nécessaire pour négocier une solution diplomatique. Dans un article paru il y a quelques années sur le site <em>Nieman Watchdog</em>, Odom écrivait déjà que le retrait d’Irak était la pré-condition pour une approche conjointe en faveur de la paix dans la région. « Je crois que la stabilisation de la région depuis la Méditerranée orientale jusuq’à l’Afghanistan est dans l’intérêt des Etats-Unis, un intérêt que nous partageons avec nos alliés et avec d’autres pays tels que la Chine, la Russie et l’Inde », avait d’ailleurs déclaré Odom dans une interview avec John McLaughlin, en 2004.</p>
<p class="spip">Devant la commission du Sénat, Odom a réfuté l’idée qu’Al Qaeda prendrait le contrôle de l’Irak en cas de retrait des troupes américaines. « Tout le monde les hait, a-t-il souligné. Les sunnites détruiront Al Qaeda dès que nous aurons quitter l’Irak. » Les Kurdes ne les toléreront pas dans le Nord et les chiites, tout comme les Iraniens, « les détestent ». Et l’on comprend pourquoi en lisant leur propagande sur leurs blogs, où ils appellent les Etats-Unis à bombarder et à envahir l’Iran pour « détruire ce régime apostat ». En aparté, le général s’est dit alarmé par « le fait que notre vice-président ainsi que certains membres du Sénat se trouvent sur la même ligne que Al Qaeda dans leur volonté d’étendre la guerre à l’Iran ».</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Contrebande de polonium-210 pour bombe sale ? ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=181</link>
<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 17:22:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[






&nbsp;
Par Paul Craig Roberts, le 25 mars 2008
​​​​Dans son thriller publiée récemm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><br class="texte clear" /><br class="sep_para access" /></p>
<div class="para_1101361 resize">
<div class="photo right"><img src="http://www.alterinfo.net/photo/893672-1101361.jpg" alt="Contrebande de polonium-210 pour bombe sale ?" /></p>
<div class="legende legende_1101361"></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access"><font face="Verdana Ref"></p>
<p align="center">&#160;</p>
<p align="center">Par Paul Craig Roberts, le 25 mars 2008</p>
<p align="justify">​​​​Dans son thriller publiée récemment, <a target="_blank" href="http://www.amazon.com/Shell-Game-Steve-Alten/dp/1599550946/"><i>The Shell Game</i></a> (L'Escroquerie), Steve Alten a tissé l'histoire d'une intrigue néo-conservatrice dans le but d'attaquer l'Iran. Pour surmonter la résistance, un groupe des opérations clandestines d'une administration républicaine a disposé des engins nucléaires pour les faire exploser dans deux villes des États-Unis, avec des indices fabriqués désignant l'Iran.</p>
<p align="justify">​​​​Les développements récents font se demander si les faits suivant sont extravagants.</p>
<p align="justify">​​​​La propagande à plein tube du régime Bush contre l'Iran a manifestement un sens. La presse étrangère rapporte que la raison du dernier voyage de Cheney à l'étranger est de persuader, par la menace et la corruption, de soutenir l'attaque étasunienne contre l'Iran.</p>
<p align="justify">​​​​Le gouvernement israélien continue à imaginer une arme nucléaire iranienne à l'horizon et fait de la gesticulation pour pousser à une action étasunienne contre l'Iran.</p>
<p align="justify">​​​​Selon John McGlynn dans <a target="_blank" href="http://japanfocus.org/products/details/2707"><i>Japan Focus</i></a> (22 mars 2008), le régime Bush est d'ores et déjà en train d'attaquer l'Iran avec les efforts de son Ministère des Finances visant à couper le système bancaire iranien de toute relation bancaire internationale, empêchant ainsi ce pays d'importer et d'exporter. McGlynn qualifie d'acte de « <b>déclaration de guerre des États-Unis contre l'Iran</b> »<b> </b>la démarche du ministère étasunien.</p>
<p align="justify">​​​​Le voyage de Cheney montre que le régime Bush est découragé par la conclusion du <a target="_blank" href="http://www.vdare.com/roberts/071207_bush.htm"><i>National Intelligence Estimate</i></a><i>,</i> selon lequel l'Iran a abandonné depuis plusieurs années tout programme d'armement nucléaire. L'<i>International Atomic Energy Agency</i> n'a jamais trouvé d'indice sur ce genre de programme en Iran. En dépit de tous ces faits et sans preuves, le Régime Bush continue à affirmer que l'Iran dispose d'un tel programme, justifiant ainsi son attaque contre ce pays.</p>
<p align="justify">​​​​Le dimanche de Pâques, le général David Petraeus, commandant des forces étasuniennes en Irak et membre de l'équipe des Néo-conservateurs de Cheney, a rendu responsable l'Iran du bombardement de la Zone Verte « <b>sécurisée</b> » de Bagdad. Petraeus a dit que l'attaque est « <a target="_blank" href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/7311565.stm">en totale violation des promesses faites par le Président Ahmadinejad et les plus hauts dirigeants iraniens</a>. » Les affirmations de Petraeus font partie de la campagne de propagande néo-conservatrice afin de mobiliser du soutien pour attaquer l'Iran.</p>
<p align="justify">​​​​Le chef du Commandement Central, l'amiral William Fallon, aurait déclaré que sous son mandat l'Iran ne serait pas attaqué. Avec sa <a target="_blank" href="http://www.nytimes.com/2008/03/12/washington/12military.html?ex=1220932800&#38;en=e4b6ad397a6d089d&#38;ei=5087&#38;excamp=GGGNfallonadmiralwilliam&#38;WT.srch=1&#38;WT.mc_ev=click&#38;WT.mc_id=GN-S-E-GG-NA-S-fallon_admiral_william">récente démission</a>, effective fin mars, Fallon a été retiré du tableau. Selon des <a target="_blank" href="http://ipsnews.net/news.asp?idnews=39235">articles de presse</a>, Fallon a tourné en dérision Petraeus, le traitant de « <b>flagorneur</b> » et lui disant en face qu'il le considérait comme « <b>un lèche-bottes de petits froussards</b>. »</p>
<p align="justify">​​​​Fallon partant et le lèche-bottes de petits froussards restant, vous révèle tout ce que vous devez savoir sur les militaires étasuniens sous le Régime néo-conservateur des Cheney-Bush. Ce sont des lèche-bottes, des béni-oui-oui, des militaires.</p>
<p align="justify">​​​​Sur son site Internet, Juan Cole, professeur de l'Université du Michigan et spécialiste du Moyen-Orient, a un <a target="_blank" href="http://www.juancole.com/2008/03/unger-iraq-war-was-conspiracy.html">article</a> du magazine <i>Vanity Fair</i> par l'écrivain collaborateur Craig Unger, auteur de <a target="_blank" href="http://www.amazon.com/Fall-House-Bush-Believers-Executive/dp/074328075X/"><i>The Fall of the House of Bush</i></a> (la chute de la dynastie Bush). Unger fait remarquer que l'attaque étasunienne contre l'Iraq ne résulterait pas de « <b>renseignements erronés</b>. » Ce serait la retombée directe d'une cabale de conspirateurs néo-conservateurs, qui ont fabriqué les « <b>preuves</b> » et la propagande qui ont trompé le Congrès, les médias et les Étasuniens.</p>
<p align="justify">​​​​Un complot qui lancerait une guerre sur la base de « <b>renseignements</b> » faux et d'allégations mensongères est une intrigue qui croit fermement en son ordre du jour. Ce genre de machination ne pourrait se satisfaire de la réalisation partielle de son programme. Comme nous devrions tous le savoir maintenant, l'intention des Néo-conservateur consiste pour les États-Unis à renverser au minimum l'Irak, l'Iran et la Syrie. Selon le plan formulé par le Néo-conservateur <a target="_blank" href="http://search.atomz.com/search/?sp_a=sp0a298a00&#38;sp_f=iso-8859-1&#38;sp_q=%22norman+podhoretz%22">Norman Podhoretz</a>, l'objectif est de renverser le régime d'Égypte, d'Arabie Saoudite, du Pakistan et d'ailleurs [NDT : le Soudan, et la Somalie seraient aussi sur la liste], et de débarrasser le Liban du Hezbollah.</p>
<p align="justify">​​​​La difficulté de sécuriser l'Irak et l'Afghanistan n'a pas entamé la confiance des Néo-conservateurs en leur ordre du jour, mais le temps pourrait être compté pour eux si nous supposons que Bush va démissionner et ne prononcera pas les deux mots, urgence catastrophique, qui ont fait de lui un dictateur, et que le vote du public lassé de la guerre n'élira pas « <b>bombardons pilonnons écrasons l'Iran</b> » McCain [NDT : Roberts ne tient pas compte des machines de vote électronique].</p>
<p align="justify">​​​​La présidence d'un McCain donnerait encore quatre ans aux Néo-conservateurs pour orchestrer une attaque contre l'Iran. Jeffrey St. Clair, dans <i>CounterPunch</i> le 24 mars, <a target="_blank" href="http://www.counterpunch.org/stclair03242008.html">note</a> que l'ambition démesurée d'Hillary pourrait provoquer la division et la défaite des Démocrates en jouant la carte de la course contre Obama de manière à ce qu'elle puisse se présenter contre McCain dans quatre ans avant d'être trop vieille pour le challenge.</p>
<p align="justify">​​​​Une conspiration disposée à lancer l'invasion d'un pays sous de faux prétextes n'hésiterait pas à fomenter un événement sous fausse bannière s'il favorisait son ordre du jour. L'énorme coût humain, financier et diplomatique de l'invasion de l'Irak montre bien que les Néo-conservateurs sont prêts à faire payer n'importe quel prix aux États-Unis pour concrétiser leurs projets et obtenir l'hégémonie israélo-US au Moyen-Orient.</p>
<p align="justify">​​​​Nous ne le saurons sans doute jamais, mais une opération sous fausse bannière des Néo-conservateurs se cache peut-être derrière ce qui semblait être l'empoisonnement d'<a target="_blank" href="http://www.alterinfo.net/-Bombe-sale-dans-l-avenir-des-etats-Unis-_a18049.html">Alexander Litvinenko</a> avec un isotope radioactif rare et sévèrement contrôlé, le polonium-210. Litvinenko, un ancien membre du contre-espionnage du KGB, opérait dans le monde ténébreux des « <b>consultants en sécurité</b>, » avec un faux passeport qui lui avait été donnée par le gouvernement britannique. Litvinenko avait quitté la Russie quand son patron, l'oligarque Boris Berezovski, s'était enfui pour échapper à des accusations de fraude.</p>
<p align="justify">​​​​Le gouvernement britannique et les sites Internet sponsorisés par Berezovsky <a target="_blank" href="http://www.vdare.com/buchanan/061127_setup.htm">ont fait porter la responsabilité de la mort mystérieuse de Litvinenko</a> au service Fédéral de Sécurité de Russie, qui aurait envoyé un agent pour mettre du polonium-210 dans le thé de Litvinenko. De prime abord, l'histoire est tirée par les cheveux, mais elle a servi à détourner l'attention sur le fait que du polonium-210 se trouvait entre les mains de particuliers.</p>
<p align="justify">​​​​D'où venait ce polonium ? Nul ne le sait, mais le physicien nucléaire Gordon Prather avait noté à l'époque que Litvinenko s'était rendu récemment en Israël, et que les réacteurs nucléaires d'Israël ne sont pas assujettis aux avals internationaux.</p>
<p align="justify">​​​​Dans quel but du polonium a-t-il été passé en contrebande ? Nul ne le sait, mais Prather note que le polonium-210 a une courte durée de vie qui ferait rater toute arme stockée pendant quelques mois.</p>
<p align="justify">​​​​Selon des gens bien informés, le polonium-210 serait épatant pour une « bombe sale, » qui ferait peu de dommages réels mais engendrerait assez de peur et d'hystérie pour que les Néo-conservateur puissent entamer une nouvelle guerre.</p>
<p align="justify">​​​​Steve Alten est plus vigilant que les médias. Il a vu ce qui pourrait être la vraie histoire derrière la mort de Litvinenko avec du polonium-210. Conscient du fait que le roman fantastique est une voie capable d'apporter des faits aux Étasuniens, et espérant empêcher pareil événement dans la réalité, Alten a écrit un thriller prophétique sur notre avenir entre aujourd'hui et 2012.</p>
<p align="justify">​​​​<a href="mailto:paulcraigroberts@yahoo.com"><i>Paul Craig Roberts</i></a><i> fut Assistant du Ministre des Finances durant le premier mandat du Président Reagan. Il a été rédacteur adjoint au Wall Street Journal. Il a tenu de nombreuses postes universitaires, dont une Chaire de professeur à la Fondation William E. Simon, au Center for Strategic International Studies, à l'Université de Georgetown, et a été Chargé de Recherche Supérieur à la Hoover Institution et à l'Université de Stanford. Il a été décoré de la Légion d'Honneur par le Président français François Mitterrand. Il est auteur de</i> <a target="_blank" href="http://www.amazon.com/gp/product/067485621X/103-9747828-0329461">Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington</a><i>, de </i><a target="_blank" href="http://www.amazon.com/gp/product/0945999631/002-8915021-8428856?n=283155">Alienation and the Soviet Economy</a><i> et de </i><a target="_blank" href="http://www.amazon.com/gp/product/0932790801/002-8915021-8428856?n=283155">Meltdown: Inside the Soviet Economy</a><i>, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de </i><a target="_blank" href="http://www.amazon.com/gp/offer-listing/076152553X?tag=vdare&#38;camp=15041&#38;creative=373501&#38;link_code=as3">The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice</a>.<i> Lire (en anglais) l'</i><a target="_blank" href="http://www.vdare.com/pb/death_of_due_process.htm"><i>interview de Roberts</i></a><i> avec Peter Brimelow de Forbes Magazine, au sujet de la récente épidémie de fautes professionnelles chez les procureurs.</i></p>
<p><b>Original :</b> <a target="_blank" href="http://www.vdare.com/roberts/080325_polonium.htm">http://www.vdare.com/roberts/080325_polonium.htm</a><br />
Traduction libre de Pétrus Lombard pour <a target="_blank" href="http://www.alterinfo.net/">Alter Info</a></p>
<p></font></div>
</div>
</div>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[La démission de l'amiral Fallon relance les hostilités en Irak ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=156</link>
<pubDate>Fri, 14 Mar 2008 22:05:56 +0000</pubDate>
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<description><![CDATA[George Bush joue son va-tout


Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse dominante, l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h3 class="soustitre">George Bush joue son va-tout</h3>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="chapeau">
<h3 class="access">Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse dominante, l'amiral William Fallon n'a pas été limogé par ce qu'il s'opposait au président Bush à propos d'une attaque contre l'Iran. Il a démissionné de sa propre initiative après que l'accord qu'il avait négocié et conclu avec Téhéran, Moscou et Pékin ait été saboté par la Maison-Blanche. Le choix de l'administration Bush relance la guerre en Irak et expose gravement les GI's face à une Résistance désormais soutenue de l'extérieur sans retenue.par Thierry Meyssan</h3>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="intertitre resize"><br class="access" /></p>
<h3 class="access"></h3>
</div>
<div class="para_1087346 resize">
<div class="photo right"><img src="http://www.alterinfo.net/photo/883410-1087346.jpg" alt="La démission de l'amiral Fallon relance les hostilités en Irak" /></p>
<div class="legende legende_1087346"></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access">Il était presque 22h GMT, mardi 11 mars 2008, lorsque le commandant en chef du Central Command, l’amiral William Fallon, annonça depuis l’Irak qu’il présentait sa démission. Immédiatement à Washington, le secrétaire à la Défense, son ami Robert Gates, dans une conférence de presse improvisée indiquait qu’il acceptait cette décision à regret. Dans les minutes qui suivirent, la rumeur d’une possible attaque états-unienne contre l’Iran se répandit partout dans le monde. En effet, la démission de l’amiral aurait été exigée par la Maison-Blanche à la suite de la publication d’un reportage par le mensuel <i>Esquire</i> [<a name="nh1" href="http://www.alterinfo.net/La-demission-de-l-amiral-Fallon-relance-les-hostilites-en-Irak_a17714.html#nb1" title="nh1" id="nh1" class="spip_note">1</a>] rapportant des propos « francs » de l’officier à propos du président Bush. Or, dans le même article, on pouvait lire qu’un renvoi de l’amiral marquerait le signal ultime de la guerre.</p>
<p align="justify" class="spip">Pourtant, cette interprétation est erronée. Elle ignore l’évolution du rapport de forces à Washington. Pour comprendre ce qui est en jeu, revenons un instant en arrière. Nos lecteurs, qui ont été régulièrement informés dans nos colonnes des débats en cours à Washington, se souviendront des menaces de démission de Fallon [<a name="nh2" href="http://www.alterinfo.net/La-demission-de-l-amiral-Fallon-relance-les-hostilites-en-Irak_a17714.html#nb2" title="nh2" id="nh2" class="spip_note">2</a>], de la mutinerie des officiers supérieurs [<a name="nh3" href="http://www.alterinfo.net/La-demission-de-l-amiral-Fallon-relance-les-hostilites-en-Irak_a17714.html#nb3" title="nh3" id="nh3" class="spip_note">3</a>], des dessous d’Annapolis [<a name="nh4" href="http://www.alterinfo.net/La-demission-de-l-amiral-Fallon-relance-les-hostilites-en-Irak_a17714.html#nb4" title="nh4" id="nh4" class="spip_note">4</a>], et de l’infiltration de l’OTAN au Liban [<a name="nh5" href="http://www.alterinfo.net/La-demission-de-l-amiral-Fallon-relance-les-hostilites-en-Irak_a17714.html#nb5" title="nh5" id="nh5" class="spip_note">5</a>] que nous avons rapportés dans ces colonnes avant tout le monde ; des révélations qui ont été contestées lors de leur publication et qui sont aujourd’hui largement attestées. Nous ajouterons ici des informations inédites sur les négociations conduites par Fallon.</p>
<h3 class="spip">Le Plan Fallon</h3>
<p align="justify" class="spip">Alors que l’establishment états-unien avait approuvé l’entrée en guerre contre l’Irak dans l’espoir d’en tirer de substantiels profits économiques, il a progressivement déchanté. Cette opération génère des coûts directs et indirects démesurés, mais ne rapporte qu’à quelques uns. Dès 2006, la classe dirigeante s’est inquiétée de mettre fin à cette aventure. Elle contestait à la fois le surdéploiement des troupes, l’isolement diplomatique grandissant, et l’hémoragie financière. Elle trouva son expression à travers le rapport Baker-Hamilton qui condamnait le projet de remodelage du Grand Moyen-Orient, et préconisait un retrait militaire d’Irak coordonné avec un rapprochement diplomatique avec Téhéran et Damas.</p>
<p align="justify" class="spip">Sous cette amicale pression, le président Bush fut contraint de limoger Donald Rumsfeld et de le remplacer par Robert Gates (lui-même membre de Commission Baker-Hamilton). Un groupe de travail <a href="http://shots.snap.com/explore/39362/?key=e4dca4144e48eda80678fa2a7933966b&#38;svc=Snap_Shot_Custom%257CPortfolio_Magazine%257CPortfolio.com_Articles_Feb_28_2008_C-E&#38;tag=Clinton-and-Obama-Economic-Plans%20Mar-08&#38;src=www.alterinfo.net&#38;cp=&#38;tol=engage" id="snap_com_shot_engage_span_0">bipartisan</a><span style="display:none;" class="Snap_Shot_Custom&#124;Portfolio_Magazine&#124;Portfolio.com_Articles_Feb_28_2008_C-E">Clinton-and-Obama-Economic-Plans Mar-08 </span><img src="http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/t.gif" style="background-position:-944px 0;display:inline;font-weight:normal;left:auto;float:none;background-image:url('http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/theme/silver/palette.gif');visibility:visible;max-width:none;vertical-align:top;width:14px;max-height:none;line-height:normal;background-repeat:no-repeat;font-style:normal;font-family:'trebuchet ms', arial, helvetica, sans-serif;position:static;top:auto;height:12px;background-color:transparent;text-decoration:none;border-width:0;margin:0;padding:1px 0 0;" class="snap_preview_icon" /> —la Commission Armitage-Nye— fut mis en place pour définir de manière consensuelle une nouvelle politique. Mais il s’avéra que le tandem Bush-Cheney n’avait pas renoncé à ses projets et utilisait ce groupe de travail pour endormir ses rivaux tout en continuant à fourbir ses armes contre l’Iran. Coupant court à ces manœuvres, Gates donna carte blanche à un groupe d’officiers supérieurs qu’il avait fréquenté à l’époque de Bush père. Ceux-ci publièrent, le 3 décembre 2007, un rapport des agences de renseignement discréditant le discours mensonger de la Maison-Blanche sur le prétendue menace iranienne. En outre, ils tentèrent d’imposer au président Bush un rééquilibrage de sa politique proche-orientale au détriment d’Israël.</p>
<p align="justify" class="spip">L’amiral William Fallon exerce une autorité morale sur ce groupe —incluant l’amiral Mike McConnell (directeur national du renseignement), le général Michael Hyden (directeur de la CIA), le général George Casey (chef d’état-major de l’armée de terre), et plus tard l’amiral Mike Mullen (chef-d’état-major inter-armes)—. Homme de sang froid, doué d’une brillante intelligence, il est l’un des derniers grands patrons des forces armées à avoir servi au Vietnam. Préoccupé par la multiplication des théâtres d’opération, par la dispersion des forces et l’épuisement des troupes, il a ouvertement contesté un leadership civil dont la politique ne peut conduire les États-Unis qu’à la défaite.</p>
<p align="justify" class="spip">Dans le prolongement de cette mutinerie, ce groupe d’officiers supérieurs fut autorisé à négocier une sortie de crise honorable avec l’Iran et à préparer un retrait d’Irak. Selon nos sources, ils imaginèrent un accord en trois volets :<br />
<img border="0" src="http://www.alterinfo.net/elements/pictos/puce.gif" alt="-" height="11" /> 1. Les États-Unis feraient adopter par le Conseil de sécurité une dernière résolution contre l’Iran pour ne pas perdre la face. Mais cette résolution serait vide et Téhéran s’en accommoderait.<br />
<img border="0" src="http://www.alterinfo.net/elements/pictos/puce.gif" alt="-" height="11" /> 2. Mahmoud Ahmadinejad se rendrait en Irak où il affirmerait les intérêts régionaux de l’Iran. Mais ce voyage serait purement symbolique et Washington s’en accommoderait.<br />
<img border="0" src="http://www.alterinfo.net/elements/pictos/puce.gif" alt="-" height="11" /> 3. Téhéran pèserait de toute son influence pour normaliser la situation en Irak, et faire passer les groupes qu’il soutient de la résistance armée à l’intégration politique. Cette stabilisation permettrait au Pentagone de retirer ses troupes sans défaite. En contrepartie, Washington cesserait son soutien aux groupes armés de l’opposition iranienne, notamment aux Moujahidines du peuple.</p>
<p align="justify" class="spip">Toujours selon nos sources, Robert Gates et ce groupe d’officiers, encadrés par le général Brent Scowcroft (ancien conseiller national de sécurité), sollicitèrent l’aide de la Russie et de la Chine pour appuyer ce processus. D’abord perplexes, Moscou et Pékin s’assurèrent de l’assentiment forcé de la Maison-Blanche avant de répondre positivement, soulagés d’éviter un conflit incontrôlable.</p>
<p align="justify" class="spip">Vladimir Poutine prit l’engagement de ne pas profiter militairement du retrait US, mais exigea qu’on en tire les conséquences politiques. Il fut donc convenu que la conférence d’Annapolis accoucherait d’une souris, tandis qu’une conférence globale sur le Proche-Orient serait organisée à Moscou pour débloquer les dossiers que l’administration Bush n’avait cessé d’envenimer.<br />
De même Poutine accepta de faciliter le compromis irano-US, mais s’inquiéta d’un Iran trop fort à la frontière méridionale de la Russie. À titre de garantie, il fut convenu que l’Iran accepterait ce qu’il avait toujours refusé : de ne pas fabriquer seul son combustible nucléaire.</p>
<p align="justify" class="spip">Les négociations avec <a href="http://shots.snap.com/explore/98868/?key=e4dca4144e48eda80678fa2a7933966b&#38;svc=Snap_Shot_Custom%257CPortfolio_Magazine%257CPortfolio.com_Articles_Feb_28_2008_F-I&#38;tag=Is-Chinas-Rise-Good-for-Africa&#38;src=www.alterinfo.net&#38;cp=&#38;tol=engage" id="snap_com_shot_engage_span_1">Hu Jintao</a><span style="display:none;" class="Snap_Shot_Custom&#124;Portfolio_Magazine&#124;Portfolio.com_Articles_Feb_28_2008_F-I">Is-Chinas-Rise-Good-for-Africa </span><img src="http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/t.gif" style="background-position:-944px 0;display:inline;font-weight:normal;left:auto;float:none;background-image:url('http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/theme/silver/palette.gif');visibility:visible;max-width:none;vertical-align:top;width:14px;max-height:none;line-height:normal;background-repeat:no-repeat;font-style:normal;font-family:'trebuchet ms', arial, helvetica, sans-serif;position:static;top:auto;height:12px;background-color:transparent;text-decoration:none;border-width:0;margin:0;padding:1px 0 0;" class="snap_preview_icon" /> furent plus complexes, car les dirigeants chinois étaient choqués de découvrir à quel point l’administration Bush leur avait menti à propos de la prétendue menace iranienne. Il fallait donc d’abord rétablir la confiance bilatérale. Heureusement, l’amiral Fallon, qui il y a peu encore commandait le PacCom (zone Pacifique), entretenait des relations de courtoisie avec les Chinois.<br />
Il fut convenu que Pékin laisserait passer une résolution anti-iranienne formelle au Conseil de sécurité, mais que la formulation de ce texte n’entraverait aucunement le commerce sino-iranien.</p>
<h3 class="spip">Le sabotage</h3>
<p align="justify" class="spip">Au premier abord, tout sembla fonctionner. Moscou et Pékin acceptèrent de jouer les figurants à Annapolis et de voter la résolution 1803 contre l’Iran. Tandis que le président Ahmadinejad savoura sa visite officielle à Bagadad où il rencontra en secret le chef d’état-major interarmes US, Mike Mullen, pour planifier la baisse de la tension en Irak. Mais le tandem Bush-Cheney ne s’avouait pas vaincu. Il sabota dès qu’il le put cette mécanique bien huilée.</p>
<p align="justify" class="spip">Premièrement, la conférence de Moscou disparut dans les sables mouvants des mirages orientaux avant même d’avoir existé. Deuxièmement, Israël se lança à l’assaut de Gaza et l’OTAN déploya sa flotte au large du Liban de manière à relancer l’embrasement général du Grand Moyen-Orient, alors que Fallon s’efforçait d’éteindre les foyers d’incendie un à un. Troisièmement, la Maison-Blanche, habituellement si prompte à sacrifier ses employés, refusa de lâcher les Moujahidines du peuple.<br />
Exaspérés les Russes massaient leur flotte au sud de Chypre pour surveiller les bâtiments de l’OTAN et envoyaient Sergeï Lavrov en tournée au Proche-Orient avec mission d’armer la Syrie, le Hamas et le Hezbollah pour rééquilibrer le Levant. Tandis que les Iraniens, furieux d’avoir été abusés, encourageaient la Résistance irakienne à casser du GI’s.</p>
<p align="justify" class="spip">Voyant ses efforts réduits à néant, l’amiral Fallon démissionnait, seul moyen pour lui de conserver à terme son honneur et sa crédibilité face à ses interlocuteurs. L’interview d’<i>Esquire</i>, publié deux semaines plus tôt, n’est ici qu’un prétexte.</p>
<h3 class="spip">L’heure de vérité</h3>
<p align="justify" class="spip">Dans les trois prochaines semaines, le tandem Bush-Cheney va jouer son va-tout en Irak en faisant parler les armes. Le général David Petraeus, poussera à l’extrême son programme de contre-insurrection de manière à se présenter victorieux devant le Congrès, début avril. Simultanément, la Résistance irakienne, désormais soutenue à la fois par Téhéran, Moscou et Pékin, va multiplier les embuscades et chercher à tuer le maximum d’occupants.</p>
<p align="justify" class="spip">Il appartiendra alors à l’establishment états-unien de tirer les conclusions du champ de bataille. Soit il jugera les résultats de Petraeus sur le terrain acceptables et le tandem Bush-Cheney terminera son mandat sans encombres. Soit, pour éviter le spectre de la défaite, il lui faudra sanctionner la Maison-Blanche et reprendre d’une manière ou d’une autre les négociations que l’amiral Fallon avait conduites.</p>
<p align="justify" class="spip">Simultanément, Ehud Olmert interrompra les négociations initiées avec le Hamas via l’Égypte. Il chauffera la région jusqu’à la visite du président Bush en mai. Et les frères Janah et Hani Hammoud (respectivement coordinateur média de la Force multinationale en Irak et conseiller média de <a href="http://shots.snap.com/explore/19530/?key=e4dca4144e48eda80678fa2a7933966b&#38;svc=Snap_Shot_Custom%257CPortfolio_Magazine%257CPortfolio.com_Articles&#38;tag=Saad-Hariri-Profile%20Sep-07&#38;src=www.alterinfo.net&#38;cp=&#38;tol=engage" id="snap_com_shot_engage_span_2">Saad Hariri</a><span style="display:none;" class="Snap_Shot_Custom&#124;Portfolio_Magazine&#124;Portfolio.com_Articles">Saad-Hariri-Profile Sep-07 </span><img src="http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/t.gif" style="background-position:-944px 0;display:inline;font-weight:normal;left:auto;float:none;background-image:url('http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/theme/silver/palette.gif');visibility:visible;max-width:none;vertical-align:top;width:14px;max-height:none;line-height:normal;background-repeat:no-repeat;font-style:normal;font-family:'trebuchet ms', arial, helvetica, sans-serif;position:static;top:auto;height:12px;background-color:transparent;text-decoration:none;border-width:0;margin:0;padding:1px 0 0;" class="snap_preview_icon" />), qui assurent la liaison des loyalistes libanais avec le général Petraeus et l’amiral Fitzgerald (OTAN), feront monter la tension au Liban.</p>
<p align="justify" class="spip">Cette fièvre régionale devrait redynamiser le dispositif Bush, qu’il s’agisse des investissements dans le domaine militaro-industriel du fonds <a href="http://shots.snap.com/explore/88799/?key=e4dca4144e48eda80678fa2a7933966b&#38;svc=Snap_Shot_Custom%257CPortfolio_Magazine%257CPortfolio.com_Articles_Feb_28_2008_F-I&#38;tag=Hush-Hush-Hotels&#38;src=www.alterinfo.net&#38;cp=&#38;tol=engage" id="snap_com_shot_engage_span_3">Carlyle</a><span style="display:none;" class="Snap_Shot_Custom&#124;Portfolio_Magazine&#124;Portfolio.com_Articles_Feb_28_2008_F-I">Hush-Hush-Hotels </span><img src="http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/t.gif" style="background-position:-944px 0;display:inline;font-weight:normal;left:auto;float:none;background-image:url('http://i.ixnp.com/images/v3.21.0.1/theme/silver/palette.gif');visibility:visible;max-width:none;vertical-align:top;width:14px;max-height:none;line-height:normal;background-repeat:no-repeat;font-style:normal;font-family:'trebuchet ms', arial, helvetica, sans-serif;position:static;top:auto;height:12px;background-color:transparent;text-decoration:none;border-width:0;margin:0;padding:1px 0 0;" class="snap_preview_icon" />, au bord de la faillite, ou de la campagne électorale de John McCain.</p>
<p align="justify" class="spip">Vu de Washington, faut-il continuer à sacrifier la vie des GI’s pour une guerre qui a déjà coûté 3 trilliards de dollars et faire haïr les États-Unis même par leurs plus fidèles partenaires alors qu’elle n’a rapporté qu’à quelques sociétés détenues par le clan Bush et ses amis ?</p>
</div>
</div>
<div class="clear"></div>
</div>
<div class="intertitre resize"><br class="access" /></p>
<h3 class="access"></h3>
</div>
<div class="para_1087349 resize">
<div class="texte">
<div class="access"><b>Thierry Meyssan</b><br />
<span class="texte2">Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : <a href="http://www.voltairenet.org/librairie/product_info.php?products_id=57" class="spip_out"><i>L’Effroyable imposture 2</i></a> (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).</span></div>
</div>
<div class="clear"></div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="date">
<div class="access">Vendredi 14 Mars 2008</div>
</div>
<div class="auteur">
<div class="access">Thierry Meyssan</div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<p class="pj"><a href="http://www.voltairenet.org/" class="pj"><img src="http://www.wmaker.net/_images/ext/unknown.gif" alt="http://www.voltairenet.org/" class="image" /> http://www.voltairenet.org/<br />
</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'US Army : Le départ de l'Amiral Fallon fait augmenter les craintes d'une attaque contre l'Iran ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=153</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 22:58:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Par Chris Stephen, The Scotsman, le 11 mars 2008
Le chef des forces armées US au Moyen-Orient a br]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="chapeau">
<h3 class="access">Par Chris Stephen, The Scotsman, le 11 mars 2008</p>
<p>Le chef des forces armées US au Moyen-Orient a brusquement démissionné hier soir après qu'un magazine eut déclaré qu'il était en désaccord avec l'administration Bush sur sa politique de la ligne dure contre l'Iran.</h3>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="intertitre resize"><br class="access" /></p>
<h3 class="access"></h3>
</div>
<div class="para_1085521 resize">
<div class="photo right"><img src="http://www.alterinfo.net/photo/882086-1085521.jpg" alt="L'US Army : Le départ de l'Amiral Fallon fait augmenter les craintes d'une attaque contre l'Iran " /></p>
<div class="legende legende_1085521"></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access">Dans un revirement de nature à raviver les préoccupation à l'effet que les États-Unis pourraient être à préparer une action militaire contre Téhéran, l'Amiral William Fallon, chef du commandement central [NDT : le Centcom], quitte immédiatement ses fonctions.</p>
<p>Hier soir, il a nié être en désaccord contre les volontés de la Maison Blanche, mais il a déclaré que « l'embarra » engendré par l'article le rend incapable de faire son travail.</p>
<p>Le ministre de la défense des États-Unis, Robert Gate, a nié qu'il existait un désaccord avec l'Amiral, mais il a déclaré: « Je crois que c'était la bonne chose à faire, même si je ne crois pas, en fait, qu'il y a des différences significatives entre ses vues et les politiques de l'administration. »</p>
<p>L'amiral Fallon a fait l'objet d'un article dans la revue « Esquire » qui le dépeint comme étant opposé à la politique du président George Bush à l'égard de l'Iran. Cet article le décrit comme étant la seule voix contre une action militaire visant à stopper le programme nucléaire iranien.</p>
<p>L'amiral Fallon, qui est en voyage en Irak, a publié une déclaration par l'intermédiaire de ses quartiers généraux en Floride aux États-Unis.</p>
<p>Il a déclaré : « Bien que je ne crois pas qu'il y ait jamais eu de divergences sur les objectifs de notre politique dans la zone de responsabilité de notre commandement central [le Centcom], la simple perception qu'il en existe fait qui est difficile pour moi de servir efficacement les intérêts des États-Unis. »</p>
<p>Il y a des présomptions voulant que l'amiral ait été chassé suite à plusieurs affrontements qu'il aurait eus avec ses patrons du Pentagone sur la façon de gérer [la crise] avec l'Iran.</p>
<p>Les Démocrates ont déclaré que cette affaire a permis de dévoiler le fossé qui sépare le gouvernement des États-Unis de ses propres militaires au sujet de sa politique au Moyen-Orient.</p>
<p>Harry Reid, le leader de la majorité Démocrate au Sénat, a déclaré: « C'est un signe que l'administration est aveugle à l'égard de l'augmentation des coûts et des conséquences de la guerre en Irak. »</p>
<p>Lorsqu'il a été nommé en janvier de l'année dernière, l'Amiral a déclaré lors de son audition devant le Sénat que toutes les solutions diplomatiques doivent avoir été utilisées avant qu'une action militaire puisse être envisagée.</p>
<p>L'Amiral Fallon a été décrit comme un critique caché face à l'empressement du Pentagone à appuyer l'administration Bush dans l'invasion de l'Irak en 2003, qui n'a pas donné le temps aux inspecteurs de déterminer s'il existait vraiment des armes de destruction massive.</p>
<p>L'été dernier, lorsque Washington, appuyé par Londres, a accusé l'Iran de chercher à construire des armes nucléaires, l'Amiral a fait une sortie publique pour dénoncer le « continuel roulement de tambour de guerre. »</p>
<p>En décembre dernier, la prudence de l'Amiral à l'égard de l'Iran a semblé être justifiée lorsqu'un rapport des services de renseignement US a conclu qu'il n'y avait aucune preuve que l'Iran avait un programme d'armes nucléaires.</p>
<p>Mais l'actualité et la perte de vitesse des États-Unis et de la Grande-Bretagne sur de nouvelles sanctions contre Téhéran, semblent avoir uniquement servi à aiguiser les couteaux dans le Pentagone.</p>
<p>La revue « Esquire, » a qui l'Amiral a accordé un grand accès pour le suivre dans l'ensemble du Moyen-Orient, a conclu qu'il était « l'homme le plus fort qui se tenait entre l'administration Bush et [l'option de la] guerre avec l'Iran. »</p>
<p>La revue a spéculé que Fallon, âgé de 63 ans, serait limogé cet été parce qu'il est perçu pour être en travers du chemin à la menace d'une éventuelle action militaire.</p>
<p>Certes, sa démission est un embarras pour la Maison Blanche alors qu'elle tente de renforcer le soutien en faveur de nouvelles sanctions contre l'Iran.</p>
<p>L'administration Bush continue d'affirmer que s'il n'existe aucune preuve que l'Iran est en train de construire des armes nucléaires, la seule garantie qu'un tel programme ne débutera pas passe par un programme rigide d'inspection. De plus, l'administration Bush prétend que ce programme d'inspection ne peut être concrétisé que sous la pression des sanctions soutenues par la force militaire.</p>
<p>Mais la nuit dernière, M. Gates [NDT : Gates est le ministre de la défense des USA] a qualifié de « ridicule » l'idée que le départ de l'Amiral Fallon signifie que les États-Unis ont l'intention d'entrer en guerre contre l'Iran.</p>
<p>Il a même ajouté qu'il existe « une perception erronée » à l'effet que l'amiral Fallon est en désaccord avec l'approche de l'administration [Bush] à l'égard de l'Iran.</p>
<p>Il a insisté: « Sur une période de plusieurs mois, nous avons essayé entre-nous de faire passer derrière nous cette fausse idée, mais nous n'avons tout simplement pas réussi à le faire. »</p></div>
</div>
<div class="clear"></div>
</div>
<div class="intertitre resize"><br class="access" /></p>
<h3 class="access">UN EX TOP GUN : « DOUCEMENT, DOUCEMENT »</h3>
</div>
<div class="para_1085522 resize">
<div class="photo right"><img src="http://www.alterinfo.net/photo/882086-1085522.jpg" alt="L'US Army : Le départ de l'Amiral Fallon fait augmenter les craintes d'une attaque contre l'Iran " /></p>
<div class="legende legende_1085522"></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access">L'Amiral Fallon a débuté ses 41 ans de carrière à titre de pilote d'avion de chasse [NDT: surnom US aux pilotes d'avion de chasse = Top Gun] et il a effectué des missions au Vietnam.</p>
<p>Il y a plus d'un an, il a pris la tête du commandement central [Centcom], c'est-à-dire le quartier général régional [de l'armée US] qui supervise les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris en Irak.</p>
<p>Il a été placé à ce poste afin de faire taire les critiques contre la Maison Blanche qui avait fait une nomination politique en sélectionnant le général David Patreus pour prendre le commandement de la guerre en Irak.</p>
<p>Dans l'ancienne fonction qu'il occupait à titre de commandant du Pacifique, l'Amiral Fallon a développé des contacts entre les officiers des États-Unis et leurs homologues en Chine, favorisant une meilleure compréhension entre les deux puissances.</p>
<p>Dans son nouveau poste il a répété son attitude « doucement, doucement, » en convoquant pour la première fois un sommet des Chefs de la Défense de la région du Golfe à ses quartiers généraux de Tampa en Floride.</p>
<p>Il prendra une retraite anticipée à la fin du mois et son adjoint, le Lieutenant Général Martin Dempsey, assumera l'intérim jusqu'à ce qu'un nouveau commandant central soit choisi.</p>
<p>La nuit dernière, le président George Bush a déclaré que l'Amiral Fallon porte à son mérite « un crédit considérable pour les progrès qui ont été réalisés en Irak et en Afghanistan. »</p>
<p>Traduit par Dany Quirion pour <a href="http://alterinfo.net/" class="liens">Alter Info</a></p>
<p>Déjà abondamment reproduit par la presse alternative de langue anglaise, l'article original a d'abord été publié dans le journal « The Scotsman, » un quotidien en Écosse : <a href="http://thescotsman.scotsman.com/latestnews/Fears-of-strike-on-Iran.3867284.jp" class="liens">http://thescotsman.scotsman.com/latestnews/Fears-of-strike-on-Iran.3867284.jp</a></div>
</div>
<div class="clear"></div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="date">
<div class="access">Jeudi 13 Mars 2008</div>
</div>
<div class="auteur">
<div class="access">danyquirion@videotron.ca</div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les dangers de la crise du nucléaire iranien]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=141</link>
<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 20:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bill et Kathleen Christison, tous deux anciens analystes de la CIA, craignent que Bush ne mette à p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><b>Bill et Kathleen Christison, tous deux anciens analystes de la CIA, craignent que Bush ne mette à profit les derniers mois de son mandat pour attaquer l’Iran. Ils se livrent à une analyse détaillée des enjeux du dossier nucléaire iranien, et appellent de leurs voeux la création d’un instance sous l’égide de l’ONU chargée d’oeuvrer en faveur du désarmement et de coordonner l’action contre les crises. Mais dans l’immédiat, disent-ils, il faut manifester sans relâche contre la possibilité d’une intervention militaire.</b></p>
<div style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;" class="txtArt"><img src="http://contreinfo.info/IMG/arton1811.jpg" style="float:left;margin:0 10px 5px 0;" /></p>
<p class="spip"><i><strong>Par Bill et Kathleen Christison, Counter Punch, 8 mars 2008</strong></i></p>
<p class="spip">Jour après jour, nous avons entendu des responsables israéliens, de portes paroles du lobby israélien aux Etats-Unis et des soutiens d’Israël au Congrès affirmer que l’Iran ne « devra » jamais se procurer l’arme nucléaire. Le 3 mars 2008, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies ainsi que neuf des dix membres non permanents ont approuvé une nouvelle série de sanctions contre l’Iran. Le résultat du vote final de 14 à 0 avec une abstention (L’Indonésie, une nation musulmane), est une autre victoire à l’ONU pour les partenaires que sont Israël et les Etats Unis.</p>
<p class="spip">Le spectacle des cinq membres « permanents, » selon la hiérarchie surannée du Conseil de Sécurité - qui tous refusent d’éliminer leurs armes nucléaires - exerçant le « deux poids deux mesures » à l’encontre de l’Iran ne soulève que bien peu d’intérêt de la part des médias américains.</p>
<p class="spip">L’Iran, qui est une nation fière, située au cœur d’une région ou la règne la fierté, ne voit là qu’absurdité et discrimination à son égard alors que les nations voisines de l’Inde, du Pakistan et d’Israël ont mis au point leurs propres armes nucléaires sans en être empêchées par les Etats-Unis.</p>
<p class="spip">L’arme nucléaire israélienne lui est particulièrement difficile à admettre dans la mesure ou les Iraniens savent qu’Israël, qui est un ennemi mais également un bien petit pays, l’a acquise voila 40 ans, beaucoup plus tôt que l’Inde ou le Pakistan. La plupart des Iraniens savent aussi qu’Israël n’y est parvenu que grâce à l’aide d’institutions publiques et / ou privées des USA. Tout ceci n’est perçu que comme un nouvel exemple du favoritisme des États-Unis pour Israël et de leur agressivité envers l’Iran.</p>
<p class="spip">La crise actuelle ne concerne même pas la production réelle d’armes nucléaires par l’Iran, mais l’ « enrichissement » d’uranium naturel, consistant à obtenir un pourcentage plus élevé d’un isotope particulier de l’uranium, l’U-235, que l’on trouve dans la nature lorsque le minerai appelé « Uranium » est extrait. C’est cet enrichissement qui fournit le composant le plus difficile à obtenir de tous ceux utilisés dans la fabrication des armes nucléaires. À l’état naturel, le minerai brut contient également d’autres isotopes d’uranium, et contient généralement moins de 1% d’U-235. Lorsqu’il est concentré à environ 3% d’U-235, l’uranium est largement utilisé dans les modèles courants de réacteurs nucléaire destinés à la production d’électricité. Concentré à des niveaux beaucoup plus élevés -90% est le chiffre le plus souvent cité - le matériau devient de « qualité militaire » et peut être utilisé dans les armes nucléaires.</p>
<p class="spip">Le matériel utilisé dans ce processus d’enrichissement est non seulement compliqué à construire, à gérer et à entretenir, mais il exige également de grandes quantités d’énergie électrique pour fonctionner. Mais tout cela reste à la portée de nombreuses nations et, sans doute de plus en plus fréquemment, à des entités non nationales.</p>
<p class="spip">L’Iran aujourd’hui possède, a testé, et utilise tout le matériel nécessaire, et il dispose de la puissance électrique requise pour produire de l’uranium enrichi. Il fait valoir qu’il a déjà atteint un niveau d’enrichissement de l’ordre de quatre pour cent d’U-235, au début des tests. Il affirme également qu’il ne veut pas d’armes nucléaires et va utiliser l’uranium enrichi pour produire seulement de plus grandes quantités d’énergie électrique pour le pays dans une série de centrales nucléaires.</p>
<p class="spip">Mais si on choisit de considérer que l’Iran veut vraiment des armes nucléaires, intervient alors un autre élément dans cette équation, qui est la facilité avec laquelle le processus d’enrichissement peut être converti pour produire de l’uranium militaire.</p>
<p class="spip">Divers experts occidentaux estiment communément que si une nation ou un groupe est capable de franchir les difficultés rencontrées dans le passage d’un enrichissement de moins de 1% à 3 ou 4%, dans ce cas les problèmes techniques supplémentaires lors du passage de 3-4% à 90% d’enrichissement ne sont pas insurmontables.</p>
<p class="spip">La conception et la fabrication de l’engin explosif, puis du vecteur emportant l’arme, ne seraient pas une tâche simple, mais ne serait pas non plus terriblement difficile. Tenter de produire une estimation précise de la durée nécessaire pour l’ensemble du processus est en général inutile. Trop de variables entrent en ligne de compte. Toutes ces estimations dépendent fortement des types de vecteurs disponibles, du degré de précision sur la cible exigé, et du nombre ou de l’absence de systèmes redondants et de sécurité nécessaires pour prévenir un emploi non autorisé ou accidentel.</p>
<p class="spip">En ce qui concerne l’Iran, une estimation de trois ou quatre ans serait probablement correcte.</p>
<p class="spip">Bien que les Etats-Unis, suivis par d’autres nations, exigent que l’Iran cesse toute production d’uranium enrichi, le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP), qui est entré en vigueur en 1970, n’interdit à quiconque d’enrichir l’uranium à des fins pacifiques. L’Iran, comme cela a déjà été indiqué, affirme que qu’il ne fait pas autre chose et que n’existent aucune preuves du contraire.</p>
<p class="spip">Toutefois, les États-Unis comme la plupart des autres signataires du traité qui possèdent déjà des armes nucléaires, n’ont fait aucun effort sérieux pour tendre vers un désarmement général à l’échelle mondiale comme cela est prévu par le TNP. Le traité, bien sûr, ne définit pas de calendrier ou de délais pour cet objectif. Mais le fait que les grandes puissances qui ont signé le traité n’ont même pas encore commencé les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire depuis 38 ans fournit à l’Iran une bonne excuse, si il en a besoin d’une, pour abroger sa participation au traité. Et un beau jour, l’Iran pourrait le faire.</p>
<p class="spip">Le fait qu’Israël, l’Inde et le Pakistan, qui ont refusé de signer le traité dès le début, soient devenus des puissances nucléaires avérées, fournit aux dirigeants de Téhéran une excuse supplémentaire pour sortir du TNP s’ils le souhaitent.</p>
<p class="spip">Bien que certains partisans de l’établissement d’un empire américain s’expriment sur la nécessité de transformer le système mondial, le monde d’aujourd’hui est encore composé d’Etats juridiquement indépendants, où le nationalisme est la force dominante qui sous-tend les relations entre les États.</p>
<p class="spip">Dans un tel monde, il est logique de supposer que les dirigeants iraniens veuillent déjà obtenir en secret des armes nucléaires ou vont bientôt le faire. Ils n’accepteront pas indéfiniment que le petit état d’Israël bénéficie d’un droit à l’arme nucléaire supérieur à celui dont ils disposent. Pas plus qu’ils accepteront que les USA, bien plus forts, jouissent d’un droit supérieur en la matière. Sauf à être brutalement contraints de plier devant l’alliance entre Israël et les USA, aucun dirigeant iranien ne peut accepter de telles vues.</p>
<p class="spip">Il est fréquemment suggéré que la seule solution pour le problème du nucléaire au Moyen Orient réside dans la possibilité de négocier une zone dénucléarisée dans la région (incluant Israël), voire même éventuellement d’un monde dénucléarisé. Et ceux qui font de telles suggestions citent souvent des sondages ou des enquêtes montrant que la majorité des peuples dans le monde entier soutiennent ces idées.</p>
<p class="spip">Le drame, c’est que pour le moment la confiance ne règne tout simplement pas assez entre les gouvernements de la planète, ou même à l’échelle d’une région de celle-ci. Prenons l’exemple des seuls États-Unis, ou du partenariat américano-israélien. Il est inconcevable que le gouvernement actuel de l’un des partenaires soit en mesure ne serait-ce que de commencer les négociations sur l’élimination de ses armes nucléaires, quelles qu’en soient les avantages éventuels qui pourraient en découler. Il en est de même, à un degré variable, pour la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France, l’Inde et le Pakistan.</p>
<p class="spip">Cependant, même en ce temps de méfiance, les Nations Unies devraient mettre en place une conférence permanente d’experts au niveau des ambassadeurs, portant sur les « Crises Globales et le Désarmement ». Une fois mise en place et active, le porte-parole de cette conférence pourrait attirer l’attention de l’opinion publique, au fil des jours, sur la relation existant entre les dépenses d’armement et les trois grandes crises auxquelles le monde fera face qui sont l’énergie, le climat et l’eau. Ces trois crises rendront de plus en plus nécessaire pour les peuples du monde de travailler ensemble pour les surmonter et pour réduire de façon drastique le gaspillage scandaleux des dépenses militaires d’un trop grand nombre de nations.</p>
<p class="spip">La tâche immédiate de cette Conférence devrait être de définir les points d’accord et de désaccord en ce qui concerne le désarmement ainsi que sur les trois autres questions, et ceci dans les différentes régions du monde.</p>
<p class="spip">La présidence devrait être confiée à un très haut responsable de l’ONU, et l’originalité de cette institution, née de sa permanence, devrait être signalée avec force à chaque intervention publique.</p>
<p class="spip">Il est probable que d’ici peu, des événements nouveaux et imprévus se dérouleront dans le domaine de ces trois crises, qui auront pour effet d’intensifier la prise de conscience - tout au moins chez quelques-uns - au sujet du gaspillage actuel des dépenses militaires.</p>
<p class="spip">De nouvelles et coûteuses difficultés apparaissant dans l’un des trois domaines pourraient même conduire en fort peu de temps à l’apparition d’une opposition mondiale manifestant son aversion pour de nouvelles dépenses d’armement nucléaire.</p>
<p class="spip">Personne ne peut prévoir quels seront les grands changements dans la vie quotidienne, qui seront provoqués par les trois crises, mais nous devons, du mieux que nous le pouvons, travailler au changement plutôt que de porter atteinte à l’harmonie entre les peuples du monde.</p>
<p class="spip">Nous devrions tous tenter d’utiliser les circonstances de ces crises afin d’encourager chacun à penser d’abord en tant que citoyens du monde, ensuite seulement en tant que citoyens d’une nation ou d’une région.</p>
<p class="spip">Mais rien de tout ceci ne porte sur le présent - ni sur la période des tout derniers mois de la présidence Bush. Dans la mesure où les Républicains et leurs imitateurs Démocrates au Congrès refusent de destituer Bush et Cheney, le danger d’une guerre contre l’Iran fomentée par les Etats-Unis et Israël demeure réel.</p>
<p class="spip">L’état actuel de suremploi des forces terrestres américaines, et la volonté probable de Bush de ramener les armes nucléaires tactiques au rang d’armes ordinaires, implique que la guerre ne serait pas terrestre, mais commencerait par de grandes attaques aériennes et par un usage immédiat des armes nucléaires.</p>
<p class="spip">Le résultat à plus long terme de cet emploi des armes nucléaires serait tout à fait désastreux, à la fois pour le monde et pour les Etats-Unis même si les résultats immédiats pourraient être considérés comme une victoire rapide et peu coûteuse pour les Etats-Unis.</p>
<p class="spip">Si cette apparente victoire militaire survenait avant l’élection présidentielle américaine de novembre 2008, elle garantirait sans doute une victoire électorale Républicaine. Compte tenu de l’intérêt que porte Bush à la place qu’il occupera dans l’histoire, un tel scénario pourrait facilement convenir à son instinct de joueur.</p>
<p class="spip">Les protestations, qui doivent être bruyantes et nombreuses, semblent être la seule arme dont nous disposions pour réduire le risque qu’un tel scénario n’advienne réellement. Faisons nous entendre, faisons le au niveau mondial, et faisons le tous les jours.</p>
<p class="spip">Martelons ce message par le biais de tous les moyens auxquels nous pouvons accéder, y compris la musique et la littérature. Répétons partout que les gens ordinaires, à travers le monde, NE VEULENT PAS QUE LES USA ET ISRAEL TUENT UNE SEULE PERSONNE EN IRAN, indépendamment de l’état du programme nucléaire militaire de l’Iran.</p>
<p class="spip"><i>Bill Christison était un haut fonctionnaire de la CIA. Il a servi comme officier de la National Intelligence et en tant que directeur du Bureau Régional et de l’Analyse Politique de l’Agence.</i></p>
<p class="spip"><i>Kathleen Christison est une ancienne analyste politique de la CIA et a travaillé sur les questions du Moyen-Orient pendant 35 ans. Elle est l’auteur de « Perceptions de Palestine » et de « La Blessure de la dépossession. »</i></p>
</div>
<p><!-- Pied article--></p>
<hr class="thin" /><span class="txtPS">Publication originale <a href="http://www.counterpunch.org/christison03082008.html" class="spip_out">Counter Punch</a> Traduction Contre Info</span></p>
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<title><![CDATA[Est-ce qu'on crée un nouvel incident Tonkin? ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=130</link>
<pubDate>Thu, 06 Mar 2008 17:23:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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Iran – USA
Selon des rapports du Pentagone il y a eu une confrontation dans la matinée du 6 jan]]></description>
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<div class="texte">
<div class="access"><font color="#000000">Iran – USA</p>
<p>Selon des rapports du Pentagone il y a eu une confrontation dans la matinée du 6 janvier entre cinq vedettes rapides appartenant aux Gardiens de la révolution iraniens et trois navires de guerre de la marine des USA dans le détroit d'Ormuz. Les analyses de ces informations, faites par des spécialistes, montrent que cet incident aurait pu se développer en ­fusillade – un incident dont les partis de guerre à Washington ont besoin en ce moment pour réaliser les plans d'une guerre préventive contre l'Iran avant que Bush et Cheney ne quittent la Maison Blanche. L'armée américaine et les experts du service secret préviennent depuis longtemps que le danger d'une confrontation entre l'Iran et les Etats-Unis ne vient pas du programme nucléaire de l'Iran mais d'un éventuel incident – réel ou irréel – à l'entrée du golfe Persique dans le détroit d'Ormuz. Un ancien officier de haut rang du Centcom (c'est le commandement régional des Etats-Unis pour le Proche-Orient, l'Afrique de l'Est et l'Asie centrale) a parlé de la possibilité d'un nouvel «incident Tonkin» en faisant allusion aux fausses accusations contre le Nord-Vietnam à la fin des années 60, prétendant que le Nord-Vietnam aurait attaqué des navires de guerre des Etats-Unis dans le golfe de Tonkin. Le Congrès américain avait accepté par la suite une forte extension de l'engagement militaire dans l'Asie du Sud-Est. Des années plus tard, il s'est avéré que l'incident n'avait jamais eu lieu.</p>
<p>L'incident actuel a servi à George W. Bush de prétexte pour faire passer l'Iran une fois de plus comme «instigateur dirigeant derrière le terrorisme mondial» dont les «actions menacent partout la sécurité des nations» – ainsi a-t-il dit lors de sa visite à Abou Dabi. Mais, le 12 janvier, encore pendant la tirade de Bush, le haut commandement de la 5e flotte à Bahreïn a dû admettre que les informations concernant l'incident ne devaient pas être vraies. Des spécialistes d'interception ont confirmé plus tard que les menaces contre les Etats-Unis que les navires de guerre américains avaient écoutées par radio ne pouvaient provenir des vedettes rapides iraniennes. Le «Washington Post» a cité ­Karim Sadjapour, un Américain d'origine iranienne et spécialiste de la langue ­perse (Farsi): «L'accent semblait être celui d'un Pakistanais, d'un Asiatique du Sud-Est ou d'un Américain essayant de se faire passer pour un Iranien. La voix ne ressemblait pas du tout à celle d'un Iranien.» Un rapport dans le Navy Times du 11 janvier a cité la porte-parole de la 5e flotte en disant qu'on ne savait pas d'où les voix venaient, mais qu'elles étaient diffusées du sol plutôt que d'une vedette rapide iranienne. Un spécialiste s'est prononcé concernant l'incident en disant que s'il y a eu un tel incident cela aurait pu être le travail d'une unité spéciale essayant de provoquer un incident, d'après le mot d'ordre: «Les attentats terroristes dont nous avons politiquement besoin pour faire passer nos exigences, nous les mettons en scène nous-mêmes par manque de terroristes».</p>
<p>Source: Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik, Wirtschaft und Wehrwesen.<br />
Février 2008.<br />
(Traduction Horizons et débats) </font></div>
</div>
<div class="clear"><font color="#000000"></font></div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="date">
<div class="access"><font color="#000000">Jeudi 06 Mars 2008</font></div>
</div>
<div class="auteur">
<div class="access"></div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<p class="pj"><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=783" class="pj"><img src="http://www.wmaker.net/_images/ext/unknown.gif" alt="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=783" class="image" /> http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=783<br />
</a></p>
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<title><![CDATA[SELON PARIS, “ISRAËL VEUT ÉLIMINER LE HAMAS EN PRÉVISION D’UNE GUERRE AVEC LA SYRIE OU L’IRAN”]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=125</link>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 21:08:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[[Le Canard Enchaîné - 05/03/2008]
Au milieu de la semaine dernière, Sarkozy et Kouchner savaient ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="snap_preview"><font color="#000000">[Le Canard Enchaîné - 05/03/2008]</font></p>
<p><font color="#000000">Au milieu de la semaine dernière, Sarkozy et Kouchner savaient qu’Israël allait lancer une violente opération à Gaza. Les télégrammes adressés à Paris par les diplomates français en poste à Tel-Aviv et Jérusalem étaient fort précis sur ce point. Il ne s’agissait pas seulement de répliquer à des tirs de roquettes. Les objectifs poursuivis par le gouvernement Olmert étaient d’une tout autre nature, à plus longue portée, pourrait-on même dire.</font></p>
<p><font color="#000000">Lors d’une réunion sur les questions de « sécurité» avec des experts français, cette question a été abordée sans la moindre gêne par leurs homologues israéliens. Et les télégrammes diplomatiques transmis à l’Elysée ainsi qu’au Quai d’Orsay ont fait état de cette remarquable franchise.</font></p>
<p><b><font color="#000000">Selon les confidences de ces responsables israéliens, les intentions de leur gouvernement pouvaient se résumer ainsi: <i>« Le Hamas devient de plus en plus dangereux. Il faut donc qu’on le liquide préventivement, en cas de guerre avec la Syrie ou de bombardement des sites nucléaires iraniens. » </i></font></b></p>
<p><font color="#000000">L’avertissement n’a pas porté et, à Paris, on a réagi comme si de rien n’était. Le 28 février, à la demande de Sarkozy, le Quai d’Orsay a ouvert son robinet d’eau tiède.</font></p>
<p><font color="#000000">Une première déclaration <i>« condamnait (en premier lieu) les tirs de roquettes palestiniens»</i> mais n’appelait ensuite les Israéliens qu’à « la plus grande retenue ». Il faudra que le patron de l’ONU demande à «<i> Israël de mettre un terme à ses attaques »</i>, puis que Bush, le pape et l’Union européenne lui apportent un soutien, d’ailleurs fort modeste, pour que le Quai d’Orsay se réveille un tant soit peu.</font></p>
<p><font color="#000000">Le 3 mars, un - communiqué de cette petite voix de la France <i>« rappelle (ce qui est faux) sa condamnation de l’opération militaire israélienne ».</i></font></p>
<p><b><font color="#000000">Mieux, si l’on ose dire, le silence sarkozyste a été fort remarqué lors des discussions du Conseil de sécurité de l’ONU. Ordre avait été donné au représentant français, Jean-Marie Ripert, de ne prendre aucune initiative. </font></b></p>
<p><b><font color="#000000">A en croire d’insolents diplomates français, on entend même dire, dans plusieurs organisations européennes, que l’équipe Sarkozy-Kouchner-Levitte adopte des positions encore plus « pro-israéliennes» que celles du clan Bush. </font></b></p>
<p><font color="#000000">Et, à titre d’exemple, ils évoquent l’intervention du représentant français, Gérard Araud, lors de la réunion des directeurs des affaires politiques des ministères des Affaires étrangères de l’Union européenne.</font></p>
<p><font color="#000000">La semaine dernière, en effet, Gérard Araud a déclaré en substance que, dans le domaine international, <i>« les Européens agissent soit à la remorque des Américains, soit sont contraints de jouer à la Croix-Rouge en distribuant de l’argent ou en pratiquant des opérations humanitaires “</i>.</font></p>
<p><font color="#000000">Et le même d’affirmer que <i>« la présidence Bush touchant à sa fin, et ne pouvant plus prendre d’initiatives, c’était aux Européens de prendre la relève »</i>.</font></p>
<p><font color="#000000">Comme ce haut dignitaire du Quai d’Orsay s’était bien gardé d’affirmer, devant ses collègues européens, que l’erreur avait été de trop suivre la politique américaine, certains ont cru comprendre que ses patrons, Sarkozy et Kouchner, rêvaient de faire mieux que Bush avec Israël, en Afghanistan, contre l’Iran et dans le monde entier …</font></p>
<div align="right"><i><b><font color="#000000">Claude Angeli</font></b></i></div>
</div>
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