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	<title>temps-modernes &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/temps-modernes/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "temps-modernes"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:09:17 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Des jeunes socialistes miment « Les temps modernes » devant l’Assemblée Nationale. ]]></title>
<link>http://jeunesocialistes54.wordpress.com/?p=361</link>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 11:06:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>mjsmm</dc:creator>
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<description><![CDATA[Paris, 10 juil 2008 (AFP) - Une vingtaine de jeunes militants socialistes ont mimé &#8220;Les temps]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://styx63.files.wordpress.com/2007/05/chaplin_tempsmodernes3.jpg" alt="" width="315" height="185" />Paris, 10 juil 2008 (AFP) - Une vingtaine de jeunes militants socialistes ont mimé "<em>Les temps modernes</em>" de Charlie Chaplin jeudi devant l’Assemblée nationale, inaugurant une série de rendez-vous d’agit prop’ pour "réveiller les Français sur la question du temps de travail" et la réforme en cours d’examen par le parlement.</p>
<p>Sous la direction de leur président Antoine Détourné, les militants du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) se sont rassemblés sur une place jouxtant le Palais-Bourbon, autour de l’un d’eux déguisé en Charlot parce que le personnage du film, débordé par des cadences infernales, "parle à tout le monde".</p>
<p>Le Président Nicolas Sarkozy, matraque en main, était aussi là pour faire marcher ce petit monde à la baguette, sous forme d’un masque de déguisement le représentant.</p>
<p><strong>"Travailler moins, travailler mieux, travailler tous", "s’épuiser, non, vivre mieux, oui",</strong> ont scandé les manifestants, munis de clés à mollettes et de marteaux.<br />
Ils ont déployé quelques pancartes où on pouvait lire :<em> "Travailler comme des robots pour vivre comme des chiens : bienvenue dans le pays des droits de l’homme"</em> ou encore "<strong>faire du travail une corvée, et du salaire une misère, c’est ça la modernité !</strong>".</p>
<p>La loi défendue par le ministre du Travail Xavier Bertrand, adoptée mardi en première lecture à l’Assemblée, permet de<strong> fixer la durée du travail au niveau de l’entreprise</strong>, accroissant la flexibilité par rapport aux 35 heures hebdomadaires. Elle autorise aussi l’allongement du temps de travail des cadres, notamment en relevant le plafond des <em>"forfaits jour"</em> de travail.</p>
<p>"Nous voulons réveiller les Français sur cette question et secouer un peu le cocotier socialiste car, à côté des rumeurs, peut-être légitimes, de cambriolages, il y aussi des choses graves qui appellent une opposition tout aussi résolue", a déclaré à l’AFP M. Détourné, en stigmatisant <strong>"une rupture fondamentale du modèle de société</strong>" à travers cette réforme.<br />
D’autres actions de ce type auront lieu, notamment en province, cet été puis à la rentrée, a-t-il précisé.</p>
<div>-&#62;Retrouvez dans l'espace <a href="http://jeunesocialistes54.wordpress.com/ressources-en-lignes/">"Ressources en ligne"</a> la <a href="http://www.mjsfrance.org/IMG/chaplin-light.pdf">nouvelle campagne</a> du  Mouvement des Jeunes Socialistes.</div>
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]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Les Temps Modernes : entretien en image avec Sophie]]></title>
<link>http://melico.org/2007/11/26/les-temps-modernes-entretien-en-image-avec-sophie/</link>
<pubDate>Sun, 25 Nov 2007 20:05:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/11/26/les-temps-modernes-entretien-en-image-avec-sophie/</guid>
<description><![CDATA[Les Temps Modernes - Portrait croisé

 Part-1

 Part-2
Sophie Martin nous rend visite un matin, à ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Les Temps Modernes - Portrait croisé</b></font></p>
<p align="center"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/RP4wrwLeFRY'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/RP4wrwLeFRY&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="center"><font color="#808000"><i><b> Part-1</b></i></font></p>
<p align="center"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/o_p1A1R722U'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/o_p1A1R722U&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="center"><font color="#808000"><i><b> Part-2</b></i></font></p>
<p>Sophie Martin nous rend visite un matin, à Paris.<br />
Court entretien [en deux parties] en guise de préambule au portrait que nous réaliserons au cours du mois de décembre.</p>
<p>Une belle rencontre annoncée sur les <i>lieux sensibles</i> à Orléans avec  Sophie et Catherine Martin Zay.</p>
<p>Entre[voir] un pan de leur histoire  <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article38" target="_blank">ici</a> ou <a href="http://melico.org/2007/10/04/orleans-les-temps-modernes-lieu-dintelligence-1/" target="_blank">là</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Orléans, Les Temps Modernes, lieu d'intelligence - 1 - ]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/04/orleans-les-temps-modernes-lieu-dintelligence-1/</link>
<pubDate>Thu, 04 Oct 2007 13:45:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/04/orleans-les-temps-modernes-lieu-dintelligence-1/</guid>
<description><![CDATA[
&nbsp;
Sur les fragiles traces de Jean Zay, 
Un article de Sibylle Vincendon paru le 13/05/06 dans ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/zay.jpg" title="zay.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/zay.jpg" alt="zay.jpg" /></a></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><font color="#008080"><b>Sur les fragiles traces de Jean Zay, </b></font></p>
<address>Un article de Sibylle Vincendon paru le 13/05/06 dans <a href="http://www.liberation.fr" target="_blank">Libération</a>, Cahier spécial Orléans.</address>
<pre>Ministre de l'Education du Front populaire à qui l'on doit tout ce qui fait

l'école moderne, Jean Zay a été arrêté par Vichy et assassiné en 1944.

Pourtant, rares sont ses empreintes dans la ville.

En réalité, il s'incarne  dans ses filles, Catherine et Hélène,

toutes deux engagées dans la vie de la cité.</pre>
<p align="justify">Orléans a eu un héros. Il s'appelait <b>Jean Zay</b>, avait été ministre de  l'Education nationale et des Beaux-Arts du Front populaire à 32 ans. On  lui doit, en gros, tout ce qui fait l'école moderne d'aujourd'hui. Il avait  démissionné de son ministère à la déclaration de guerre pour pouvoir être  mobilisé comme un citoyen ordinaire. Vichy l'avait fait arrêter, condamner  pour désertion, lui qui était parti au front sans s'abriter derrière sa fonction de ministre. Il a été emprisonné à Riom. La milice est venue le  chercher dans sa cellule sans difficulté. Elle l'a assassiné le 20 juin  1944.</p>
<p>A la librairie Privat, grande maison généraliste du centre-ville  d'Orléans, on demande : «Qu'avez-vous sur Jean Zay ?» Réponse : «Rien du  tout.» Le journal de captivité de Jean Zay, Souvenirs et solitude, est  pourtant disponible aux éditions de l'Aube dans sa dernière parution de  2004. Dans un magasin de philatélie, on interroge : «Existe-t-il un timbre à  l'effigie de Jean Zay ?» Réponse : «Ah, non.» Il a pourtant été émis en  1984. A la bibliothèque pour tous, on s'enquiert d'ouvrages sur Jean Zay.  Mais ces dames ne font «pas tellement dans les livres anciens. Nous, c'est  plutôt les romans qui viennent de sortir». On passe devant un monument au  docteur Ségelle, déporté, ancien maire, grand bas-relief où l'élu apparaît  avec un profil de médaille. Mais nulle trace de Jean Zay. La consultation du  plan indique qu'il existe en périphérie une avenue Jean-Zay, dont on  apprend par la suite qu'elle date de 1994. Les inscriptions de cette  figure dans sa ville d'Orléans sont rares et récentes.</p>
<p>Un précurseur  qui a allongé la scolarité obligatoire.</p>
<p>En réalité, Jean Zay existe dans la  cité. Il s'incarne dans deux femmes, ses filles. <b>Catherine Martin-Zay</b>, née  en 1936, tient <b>la librairie</b> <b><i>Les Temps modernes</i></b>. <b>Hélène Mouchard-Zay</b>, née en  1940, quelques jours après l'arrestation de son père, a été adjointe dans  la précédente équipe municipale de gauche. L'une a défendu une exigence  culturelle et fait vivre un lieu d'intelligence. L'autre a défendu une  exigence politique et fait émerger des initiatives périscolaires qui ont  permis à des enfants d'Orléans d'écrire des romans ou de monter des comédies  musicales. Des gamins de l'Argonne, un des quartiers de périphérie, «qui  chantaient avec un bonheur... Moi, ça me ravissait», dit Hélène. Etait-ce si  différent de ce que ressentait leur ministre de père - comme on peut le lire  dans son livre - après s'être «battu pendant trois ans pour obtenir les 50  millions qui devaient rendre efficace, en permettant d'aménager les  terrains, l'expérience d'éducation physique dans les écoles» ? Elles ont  été professeures, l'une comme l'autre, même si Catherine ne l'est pas restée  longtemps alors qu'Hélène a expérimenté tous les niveaux, collège, lycée,  supérieur, avant de prendre sa retraite l'an dernier.</p>
<p>Elles ont épousé des  enseignants. Et l'une comme l'autre parlent du bonheur de ce métier. Jean  Zay, lui, n'était pas du sérail : il était avocat et fils de journaliste.  Mais il aura été un des grands ministres de l'Education, allongeant la  scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans, créant les classes de plein air ou les  sorties scolaires dans les musées, unifiant les programmes des écoles  normales de Sèvres et d'Ulm pour que les filles apprennent les mêmes choses  que les garçons. On lui doit le CNRS, l'idée de l'ENA dans l'optique d'une  démocratisation de l'élite administrative et le dépoussiérage de la  Comédie-Française, confiée à Bourdet, avec Jouvet, Copeau, Baty et Dullin.  Il accomplissait une mission.</p>
<p>Les filles auraient pu devenir juristes  s'il s'était agi de s'inscrire dans une destinée familiale. Mais <b>c'est  dans une oeuvre intellectuelle qu'elles prendront leur place.</b></p>
<p>Et dans la  ville d'Orléans, aussi. Pendant toute la guerre, <b>Madeleine Zay</b> a habité à  Riom (Puy-de-Dôme), près de son mari, pour aller le voir avec les enfants.  Le manuscrit de <i>Souvenirs et solitude</i> sort des murs dans le landau d'Hélène.  Jean Zay dispose d'un enclos, qu'il dépave, qu'il plante comme il peut,  «pour qu'on ait un endroit acceptable pour jouer», dit Catherine. Elle ne se  souvient pas des visites. En 1944, il écrit à Madeleine qu'il est transféré  à la prison de Melun, où il n'arrivera jamais. Son corps sera retrouvé  dans un bois de l'Allier, à Cusset, en 1946. Un de ses assassins est  arrêté en 1948, puis condamné aux travaux forcés à perpétuité - et non  pas à mort - grâce aux circonstances atténuantes. «Pendant deux ans, ma mère  ne savait pas ce que mon père était devenu», se souvient Hélène. Elle se  rappelle aussi que Madeleine «allait beaucoup à Paris». Sans donner trop  d'explications. «Je crois qu'elle a essayé au maximum de nous protéger.  C'est après que j'ai réalisé ce qu'elle vivait à ce moment-là,  ajoute-t-elle. Elle s'est tenue droite tout le temps.»</p>
<p>Catherine est  davantage une grande fille alors. Elle perçoit le climat qui entoure ce  retour. «J'ai le souvenir de maman assez distante dans les relations. Elle  ne savait pas ce qu'était devenu son mari, et, pendant la guerre, elle  n'était pas là. Sans doute, elle aurait aimé des relations plus solides,  plus politiques, et ne trouvant pas cela, elle opposait une dignité. Il y  avait quand même le problème des responsabilités pendant la guerre.»  Jean-Christophe Haglund, président du Cercle Jean Zay d'Orléans, évoque à ce  propos l'épisode de la radiation du barreau. «Le procès de Jean Zay en 1940  était à peine en cours que ses pairs avaient déjà pris la décision de le  radier. A Orléans, comme partout en province, il y a des dynasties du  barreau. Il y a peut-être aujourd'hui encore des avocats en exercice liés à  ceux qui ont été partie prenante de cette radiation.»<br />
Les comptes non soldés  freinent les reconnaissances. D'autres choses moins brûlantes aussi. «Jean  Zay était le député d'Orléans, il n'a pas été maire, ni même conseiller  municipal. Pour la mémoire locale, c'est assez différent», rappelle Antoine  Prost, historien, ancien adjoint de Jean-Pierre Sueur, maire PS jusqu'en  2001. Mais, surtout,<br />
Jean Zay était un radical. Après la guerre, «il n'a de  place ni dans la mémoire gaulliste ni dans la mémoire communiste, qui  s'affrontent, dit encore Antoine Prost. Il passe la Résistance en prison, il  n'est pas un libérateur du territoire, il n'est pas un de ces militants du  PC pris en charge par le parti et qui ont aujourd'hui une station de  métro. La mémoire de Jean Zay n'est prise en charge par personne». En  tout cas localement. Car, sur le plan national, en revanche, les  hommages s'organisent tout de suite, autour des Amis de Jean Zay,  qu'Antoine Prost préside de nos jours, et qui vont se mobiliser pour  entretenir le souvenir du ministre de l'Education nationale. C'est une  «mémoire de l'école laïque», selon les mots d'Hélène Mouchard-Zay, qui se  souvient d'aller, enfant, aux cérémonies annuelles dans la crypte de la  chapelle de la Sorbonne.</p>
<p align="justify">Cinquante ans après, une avenue à son nom.</p>
<p align="justify">A  Orléans, les cheminements du souvenir passent davantage par les habitants  que par les pierres. «C'est très curieux, note Hélène Mouchard-Zay, parce  que beaucoup de gens nous disent qu'Orléans a oublié Jean Zay, et, en même  temps, le nombre de personnes qui évoquent sa mémoire avec exaltation...  beaucoup croient qu'il était maire.» <b>Catherine Martin-Zay</b> <b>ressent elle aussi  «une ville énigmatique», où l'hommage emprunte des voies inattendues.</b><br />
<b> «Quand  j'ai ouvert la librairie dans les années 60, raconte-t-elle, j'ai eu de  multiples venues, discrètes mais extrêmement émouvantes, chaleureuses, de  gens qui disaient à quel point c'était pour eux un nom vivant parce que,  grâce à lui, les choses avaient changé. Curieusement, tout de suite, j'ai eu  le retour d'une ville assez sensible.»</b> Mais longtemps sans rue pour son  héros.</p>
<p>En 1994, Jean-Pierre Sueur et Antoine Prost baptisent une nouvelle  avenue du nom de Jean Zay et la font inaugurer en grandes pompes le 20  juin, date anniversaire de sa mort, par le président de la République  François Mitterrand. Parce que, «si vous gérez les symboles, il faut les  assumer jusqu'au bout», dit Antoine Prost. Mais il aura fallu attendre  cinquante ans. «Ça, ça dit bien des choses quand même, note Catherine  Martin-Zay. Ma mère était allée à l'inauguration d'une rue Jean-Zay à  Saint-Jean-de-Braye en 1986. Mais c'était bien tard. Et c'était  Saint-Jean-de-Braye.» En banlieue d'Orléans.</p>
<p>Plus pénible, le conseil  d'administration de l'université d'Orléans a refusé que celle-ci porte le  nom de l'ancien ministre. Il sera donné seulement à un amphithéâtre,  inauguré par Robert Badinter. Antoine Prost voit dans cette réticence le  poids des scientifiques. «Les universités scientifiques s'appellent Pasteur,  Louis-Lumière, Sabatier, qui est un Nobel. La légitimité, dans le monde  scientifique, n'est pas celle des hommes politiques.» D'autres éléments  ont-ils pu jouer ? «La figure du Front populaire, le côté rouge, oui, un  peu.» Fils d'une mère protestante et d'un père juif laïque, marié à une  protestante, Jean Zay a subi des flots de haine antisémite. En reste-t-il  quelque chose ? «Je pense qu'à Orléans, les vieilles calomnies de la droite  d'avant-guerre, il y a des familles où on n'a jamais remis ça en cause», dit  Catherine Martin-Zay. Jean-Christophe Haglund, duCercle Jean Zay, résume  cela autrement : «Avec ses origines juives et protestantes dans une ville  profondément marquée par la tradition catholique, Jean Zay n'avait pas  toutes les caractéristiques pour faire une belle figure  consensuelle.»</p>
<p>Savoir «où se situent les premières traces de  l'intolérable».</p>
<p>Longtemps, les rares plaques qui saluaient la mémoire de Jean  Zay à Orléans ont été marquées par une forme d'ellipse. On y attribuait sa  mort à «la barbarie nazie», «aux ennemis de la France». Le Cercle Jean  Zay est né au sein du lycée Jean-Zay, pour obtenir que, sur la<br />
plaque du  hall d'entrée, soit inscrite la responsabilité de «la milice du régime de  Vichy», «au coeur des affaires franco-françaises», comme le dit Hélène  Mouchard-Zay. Aujourd'hui, le cercle tente d'obtenir une commande publique  pour qu'un artiste<br />
réalise une oeuvre à la mémoire de l'ancien  ministre. Ces dernières années, Hélène a fondé le Centre d'études et de  recherches sur les camps d'internement du Loiret (Cercil), pour lutter  contre l'oubli de la place des camps de Beaune-la-Rolande, de<br />
Pithiviers et  de Jargeau dans l'organisation de la solution finale en France. La  municipalité lui a promis les locaux d'une ancienne école ; le Cercil  devrait y trouver bientôt un point d'ancrage et une présence en ville.  Hélène milite pour les sans-papiers. Pour elle, tout se tient. Il est  toujours question de savoir «où se situent les premières traces de  l'intolérable».</p>
<p><b>En ouvrant sa librairie là où la reconstruction d'Orléans lui  avait attribué des locaux,Catherine Martin-Zay a retrouvé sans le vouloir  le quartier où Madeleine etJean avaient grandi. Un jour, un client lui  a dit : «Vous savez, j'ai vu vos parents se donner rendez-vous au coin de la  cathédrale.»</b> A Orléans, il reste quand même de belles traces de Jean  Zay.</p>
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