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	<title>tuteur &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/tuteur/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "tuteur"</description>
	<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 22:01:26 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[rapport Léonardo sur le tutorat]]></title>
<link>http://louberee.wordpress.com/?p=444</link>
<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 06:27:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>louberee</dc:creator>
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<description><![CDATA[Rapport sur le tutorat
entre 1995 et 1997
Sur les profils professionnels, les pratiques et la format]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Rapport sur le tutorat<br />
entre 1995 et 1997<br />
Sur les profils professionnels, les pratiques et la formation des tuteurs en entreprise<br />
en Allemagne, en Autriche, en Espagne et France</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Plan</span> :</p>
<p>1. Cadrage historique de la place de l'entreprise dans les systèmes de formation professionnelle<br />
2. Les normes légales<br />
3. Trois domaines d'activité : pédagogie, management, accompagnement social<br />
4. Les profils professionnels des tuteurs<br />
5. La formation des tuteurs<br />
6. Une formation reconnue ou en mal de reconnaissance<br />
7. En conclusion : tuteur une formation transversale ou autonome<br />
8. Bibliographie</p>
<p><a href="http://www.centre-inffo.fr/pdf/rapportleonardo.pdf" target="_blank">http://www.centre-inffo.fr/pdf/rapportleonardo.pdf</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tutorat]]></title>
<link>http://hknchr2008.wordpress.com/?p=28</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 13:12:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>hknchr</dc:creator>
<guid>http://hknchr2008.wordpress.com/?p=28</guid>
<description><![CDATA[Voici un guide-du-tuteur qui vous aidera à &#8230;..
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un <a href="http://hknchr2008.files.wordpress.com/2008/06/guide-du-tuteur1.doc">guide-du-tuteur</a> qui vous aidera à .....</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Yoann]]></title>
<link>http://loveannonce.wordpress.com/?p=13</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 19:08:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>loveannonce</dc:creator>
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<description><![CDATA[Yoann, et forcément Kévin sont particulièrement touchants, l’un ne pouvant vivre sans l’autre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Yoann, et forcément Kévin sont particulièrement touchants, l’un ne pouvant vivre sans l’autre, c’est deux cœurs qui sont à prendre dans cette annonce.</p>
<p>[dailymotion id=x5gtm7&#38;related=1]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La résilience dans tous ses états]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/17/la-resilience-dans-tous-ses-etats/</link>
<pubDate>Sat, 17 May 2008 02:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/17/la-resilience-dans-tous-ses-etats/</guid>
<description><![CDATA[Résilience et résiliance.
Il y a la résilience, celle dont on parle, ce fait si mystérieux dont ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Résili<em><strong>en</strong>ce</em> et résili<em><strong>an</strong>ce</em>.<br />
Il y a <strong><em>la résilience</em></strong>, celle dont on parle, ce fait si mystérieux dont certains doutent, ce concept, cette idée, bref : ce mot.<br />
Et puis il pourrait y avoir <strong><em>la résiliance</em></strong> dont on sent, rien qu'à l'écriture, qu'elle est active.<br />
Car ce mot <strong><em>résiliance</em></strong>, ainsi écrit, garde quelque chose de l'énergie du participe présent d'un verbe qui serait « <strong><em>résilier</em></strong> ».</p>
<p>On peut dont <em>être résili<strong>en</strong>t passivement</em>, et <em><strong>résilier</strong> activement</em>.<br />
Il y a <em>des <strong>résilients</strong> consommateurs, bénéficiaires passifs, et des <strong>résiliants</strong> donneurs, acteurs</em>.<br />
Les <em>tuteurs de résili<strong>en</strong>ce</em> seraient donc en fait des <em>tuteurs de résili<strong>an</strong>ce</em>, actifs - mais souvent sans en être conscients : ils émettent en quelque sorte de la résilience dont bénéficient des récepteurs passifs, les futurs résilients.<br />
<em>L'un fait de la résili<strong>an</strong>ce et </em><em>l'autre thésaurise de la résili<strong>en</strong>ce, chacun un peu malgré soi. Mais il y a une justice: un <strong>résili</strong></em><strong>en</strong><em><strong>t</strong>, passif au moment de sa détresse, devient presque à coup sûr <strong>résili</strong></em><strong>an</strong><em><strong>t</strong> actif, plein d'empathie et de sensibilité et d'ouverture aux autres quand il a surmonté son épreuve, conscient de ce qu'il doit à <strong>cette banque de solidarité que constitue le phénomène de la résilience:</strong> là encore, rien ne se perd de ces flux d'énergie.<br />
<strong>Aussi n'hésitez pas à vouloir délibérément être résili</strong></em><strong>an</strong><em><strong>t actif: Même si vous pensez que vos efforts résili</strong></em><strong>an<em>ts sont inopérants, vous, à coup sûr, serez transformé et plein d'une énergie nouvelle née du sentiment d'être en harmonie avec de vraies valeurs humanistes. Dans les pires épreuves, telles que la déportation, les persécutions, </em></strong><strong><em>celles</em></strong><strong><em> et</em></strong><strong><em> ceux qui ont survécu le doivent au fait qu'ils ont su s'oublier eux-mêmes pour venir en aide à de plus fragiles, de plus vulnérables qu'eux. Mais la résili</em>an<em>ce au quotidien, ce ne sont souvent que de petits versements que vous ferez sur le livret d'épargne affective de vos tout petits, pour bien plus tard, quand leur parcours pourra être jalonné de risques et de souffrances. Vous n'en serez pas remercié(e) de sitôt, peut-être jamais, tant cela a l'air d'aller de soi, mais sachez que vous serez un jour de celles ou de ceux qui auront vraiment compté dans leur vie - et on les dénombre sur les doigts d'une main : prenez maintenant quelques minutes et essayez de faire le tour d'horizon des "phares" qui ont éclairé votre vie et qui parfois vous ont peut-être sauvé du désespoir...</em></strong><em><br />
</em></p>
<p>Les mamans disponibles gorgent leurs nourrissons de bonne et substantielle <em>résili<strong>en</strong>ce</em> dont ils feront usage chaque fois que la vie leur sera dure.<br />
Ces mamans-là – toutes les mamans à qui leur vie quotidienne, leur contexte socio affectif permettent d'être naturelles, instinctives (j'oserais dire animales) avec leur tout petit – apportent en plus du lait nourricier qui va réchauffer mais aussi étayer, charpenter le corps, une nourriture affective tout aussi indispensable. Le flux de bon lait riche de ses calories classiques sera alors porteur d'un surplus d'énergie, de désir de vivre, de conquérir, de lutter et de résister éventuellement. <em><strong>On pourrait dire qu'il y a des calories affectives, des calories qui réchauffent le cœur.</strong></em><br />
Les calories classiques se mesurent, se quantifient, se récupèrent.<br />
L'affectivité est impondérable, immatérielle.<br />
La <strong><em>résili</em>en<em>ce</em></strong> est une des composantes de ce faisceau de forces qu'est l'affectivité.</p>
<p><strong>La résili<em>an</em>ce, c'est la résili<em>en</em>ce voulue pour l'Autre</strong>.<br />
Mais on est souvent <em>résili<strong>an</strong>t</em> à son insu, on fait de la <em>résili<strong>an</strong>ce</em> sans le savoir, parce qu'on est ainsi, on fait du bien, sans s'en douter, à ceux qu'on côtoie. Et on est parfois plus performant en <em><strong>résiliance</strong></em> avec certains qu'avec d'autres qui sont moins en harmonie avec nous.<br />
<em>Certains ont <strong>une sorte de magnétisme résiliant</strong> qui envoie à leurs proches <strong>leurs bonnes ondes résiliantes</strong> sous forme souvent de simples paroles dites comme il faut au moment où il le fallait, de simples contacts stimulants, de simple présence rassurante.</em><br />
<em>De même on est souvent résili<strong>en</strong>t sans s'en rendre compte</em> : on <em>puise tout naturellement, au jour le jour, en fonction des petites épreuves endurées, dans son <strong>capital résilience</strong>, et le rééquilibrage se fait souvent en douceur </em><em>entre manques et ressources, </em><em>si toutefois un coup trop dur ne nous oblige pas à dilapider, </em><em> voire épuiser </em><em>nos réserves de motivation et d'énergie, d'aptitude à rebondir.</em></p>
<p><em>On peut aussi <strong>contribuer à sa propre résilience</strong>, <strong>être auto-résiliant</strong>, <strong>arrondir peu à peu son capital résilience</strong>, par son style de vie par exemple, en évitant certains risques et en s'efforçant de mériter l'estime de soi qui est un des plaisirs différés les plus forts et motivants qui soient.<br />
</em></p>
<p><em>En plus de rési<strong>lience</strong> et rési<strong>liance</strong>, les jumelles phonétiques (rézilyance – on entend  chaque fois «zil » puis « yence » / « yance »), j'aimerais qu'on adopte aussi leur petite sœur hétérozygote – d'un autre ovule – donc différente à l'oreille : rés<strong>illence</strong>, prononcée « réziyance » - on entend cette fois « zi » puis « yance ». Rés<strong>ill</strong>ence</em> : vous remarquez le <em>i</em> et les <strong>2 l</strong>, et ça sonne « <strong>ye</strong> », et on entend « <strong>résille</strong> ».<br />
<strong><em>Résille</em></strong> : la coquetterie de bien des dames d'autrefois, ce réseau de mailles qui enserrait et retenait leur chevelure, leur chignon.<br />
<em>La <strong>résille</strong> est un <strong>réseau</strong>.</em><br />
<strong>La <em>résillence</em> serait cette force, cette énergie puisée par le seul fait d'être inséré (enserré) dans un réseau humain.<br />
</strong>Dans notre Saintonge, on appelle "crépine", "tèle" - toile - mais aussi  « résille » du « goret » ce que les vétérinaires nomment le péritoine du porc : C'est ce fragile réseau nourricier qui entoure la masse de l'intestin grêle, chez le « goret » comme chez nous humains, chez qui son inflammation est la terrible péritonite.<br />
Quand nos paysans font <em>la « tuange dau goret »</em> (la mise à mort du porc à la ferme), ils recueillent soigneusement cette <em>fragile <strong>résille</strong> blanche et rosée</em> qui enveloppe la masse noble des intestins qui tombe en avalanche molle du malheureux goret ouvert et suspendu au « pendail » le bien nommé, et les femmes vont préparer et frire des « crépinettes », des sortes de petites galettes de chair à saucisse enveloppées chacune dans un fragment de la précieuse « <strong>résille</strong> ».<br />
Tout ce détour ethno folklorique pour souligner <em>l'importance d'un <strong>réseau</strong>, d'un filet, la force structurante de la maille, du lien.<br />
Le réseau est toujours plus fort que la simple addition de ses « mailles », de ses éléments.</em></p>
<p><strong><em>Le tout petit nourrisson a besoin pendant 2 ou 3 mois d'une relation duelle, forte, indéfectible, un réseau à deux mailles si proches qu'elles semblent n'en faire qu'une.<br />
Même si dans les quelques jours qui suivent sa naissance, d'autres « mailles » sont perçues, entendues, entrevues, flairées.<br />
Mais très vite, va débuter sa structuration sociale, ce maillage affectif vital, ce tricotage de liens si cher à Boris Cyrulnik, tout un réseau de plus en plus ramifié, avec ses bonnes mailles et ses moins bonnes</em></strong> (« vous êtes le maillon faible, Taty Danielle à l'affection douteuse »…). Une vraie  « <strong>résille</strong> » qui enserre les organes nobles de la vraie vie affective.<br />
Tout une <strong>résillence</strong> donc, qui commence à se mettre en place et contribuera à tenir, à soutenir <strong>par sa force de réseau</strong> autant et plus que l'ensemble des <strong>tuteurs de résilience</strong> qui le constituent.</p>
<p><strong>Ces nuances phonétiques et graphiques ne sont là que pour faire sentir que la résilience, se constitue, se joue, s'actualise à plusieurs dans un contexte qui doit être porteur :</strong><br />
<em>- un bénéficiaire souvent inconscient de cette manne affective parce que tout petit ;<br />
- des donateurs, très souvent eux aussi inconscients – de leur prodigalité : la maman, le papa et les tout proches, pour commencer.<br />
- Ces piliers de résilience, de plus en plus nombreux si le tout petit grandissant a de la chance constituent un réseau, un maillage, un tricot de liens, d'attachements, qui vont structurer la personnalité naissante du tout petit et leur donner sa coloration plus ou moins heureuse, optimiste, dynamique, résistante aux épreuves et désireuse d'avenir.</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ségolène, Boris, Tim et les autres… croisés de la résilience]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/04/16/segolene-boris-tim-et-les-autres%e2%80%a6-croises-de-la-resilience/</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 20:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ils sont 26 à s&#8217;être rassemblés sous la bannière de la résilience pour réunir leurs comp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ils sont 26 à s'être rassemblés sous la bannière de la résilience pour réunir leurs compétences et leurs dévouements au service de l'enfance maltraitée et rédiger un précieux ouvrage publié par la Fondation de France aux Éditions Érès <strong><a href="http://www.alapage.com/-/Zoomer/?format=popUp&#38;ref=9782865868223&#38;type=1&#38;KeepThis=true&#38;TB_iframe=true&#38;height=520&#38;width=600&#38;id=88391207547726&#38;donnee_appel=GOOGL" target="_self">« La résilience : « le réalisme de l'espérance »</a>,</strong> à la suite du colloque qui a eu lieu à Paris les 29 et 30 mai 2000, à l'initiative de la <a href="http://www.fondationpourlenfance.net/" target="_self">Fondation pour l'Enfance</a>.<br />
La Fondation pour l'Enfance a été créée par Anne-Aymone Giscard d'Estaing en 1977 et le colloque qu'elle présidait en 2000 était parrainé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal" target="_self">Ségolène Royal</a>, alors Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance.<br />
C'est dire l'importance et la force fédératrice de ce thème de la résilience capable de transcender des différences politiques et de faire converger efficacement les désirs de protection des enfants  et de tous ceux que malmène leur destin au point de risquer en être détruits.<br />
Il faut dire que jusqu'il n'y a guère plus d'une trentaine d'années, on avait, même en Europe, une conception très fataliste, très innéiste de la survenue ou de la maîtrise du malheur. On était en quelque sorte prédestiné à être victime et éventuellement à pouvoir s'en tirer, repartir, rebondir.<br />
Mme Royal souligne l'approche renouvelée de la maltraitance que permet le concept de résilience : <strong><em>« …une approche où l'attention due aux victimes oblige à ne jamais s'incliner devant la loi du silence… une approche qui refuse de passer du <span style="text-decoration:underline;">malheur inaudible</span>, qui était jadis la règle, au <span style="text-decoration:underline;">malheur obligé</span>, qui serait l'inéluctable destin de ceux qui ont souffert »</em>.</strong> Elle reconnaît avoir ignoré le mot précis de « résilience » qui correspondait à ses questionnements et l'avoir découvert à la lecture de ce « Merveilleux malheur », dont Boris Cyrulnilk est l'auteur. <strong><em>« Il me manquait le mot pour dire ce que je constatais : l'intensité de la souffrance, aussi la capacité de résistance des enfants maltraités, leur étonnante propension (pour peu qu'on les accompagne intelligemment et leur offre les points d'appui adéquats) à rebondir, à repartir, à faire que la vie l'emporte sur la mort, alors même qu'on aurait pu les croire définitivement cassés. » </em></strong>Elle souligne aussi l'importance de l'effet Pygmalion, ces propos qui se veulent très tôt et sentencieusement prophétiques d'un destin de réussite ou d'échec. <strong><em>« Dans le domaine des apprentissages comme dans celui de la maltraitance, l'ennemi principal est parfois ce déterminisme fait de mauvaise vulgarisation sociologique et psychologique, épris de reproduction sans espoir. Ce déterminisme-là voudrait que, parce que les parents n'ont pas aimé l'école, leurs enfants y échouent forcément et que la répétition soit la malédiction sans appel de tous les maltraités, qui, forcément, maltraiteront un jour. »<br />
</em></strong>Pour <a href="http://www.segoleneroyal2007.net/" target="_self">Ségolène Royal</a>, <strong><em>«… la pauvreté, la précarité, le surendettement, les vies assaillies de toutes parts par la difficulté sont, pour les enfants qui les vivent et pour leurs parents, une <span style="text-decoration:underline;">maltraitance sociale</span> à laquelle il n'y a pas lieu, non plus, de se résigner. »<br />
</em></strong>Et chacun de nous peut constater que cette maltraitance sociale, après 8 années de ce 21ème siècle que l'on nous disait il n'y a pas si longtemps, si prometteur d'abondance, de bonheur et de sécurité, cette maltraitance sociale frappe et hache maintenant sans retenue, sans égard pour les éliminés ni regard pour les dégâts commis.</p>
<p><strong>L'espoir,  voilà le maître mot que sous-tend le concept de résilience, qui est la négation de la résignation, de l'irréversibilité</strong>. Mais cette confiance, ce devoir d'espérance en la résilience des victimes, si atteintes soient-elles, n'est pas la foi du charbonnier. Elle est une espérance réaliste, fondée sur l'expérience, sur l'observation de ces réussites, de ces rétablissements paradoxaux que l'on est bien obligé de constater et qui nous interpellent et nous soufflent que les plus vilains des petits canards, les plus écrabouillés des traumatisés ont leur chance, et que surtout, plus jamais nous ne devons les abandonner à leur malheur présent. Nous sommes tenus par la richesse, la générosité de ce concept. Chacun de nous a désormais, à sa façon, possibilité et obligation d'aide, d'assistance, de soutien, de tuteurage résilient. Le déterminisme statistique et innéiste était bien commode pour soulager les consciences et dispenser d'effort altruiste et même du sentiment d'une quelconque responsabilité partagée. Nous, qui nous sommes tirés pour le moment des embûches de nos destinées, devons nous considérer en partie comme chanceux et pas seulement méritants. Les enfants dont les deux parents sont du jour au lendemain quasiment sans ressources du fait d'une délocalisation, d'un dégraissage, n'ont en rien démérité et tous sont les victimes innocentes d'une mondialisation, d'un libéralisme de plus en plus arrogants.</p>
<p><strong>Il y a comme de la magie dans la résilience, c'est toujours l'exception paradoxale qui fait mentir les statistiques si commodes, si bien génératrices de lois conformes aux courbes de Gauss, et si prisées outre-Atlantique</strong>. Il faut dire que très longtemps a sévi <strong>le concept de vulnérabilité</strong>, dont, dit <a href="http://infodoc.inserm.fr/histoire/Histoire.nsf/($AllHommes)/31257246EE7893D380256CA8005591F8?OpenDocument" target="_self">Stanislaw Tomkiewicz</a>, <strong><em>«...sa dictature était si puissante, que… dans notre traité [« L'enfant et sa santé » Doin, 1987], nous avons consacré un long chapitre à la vulnérabilité [et] nous n'avons, à notre grande honte, même pas mentionné le terme de résilience, et ceci quatre ans après qu'Emmy Werner eut porté ce concept sur les fonts baptismaux. »<br />
</em></strong>Le concept symétrique, est celui d'invulnérabilité, forgé par Koupernik et Anthony. Sa nocivité tient au fait qu'elle implique <strong><em>« ...une qualité d'être humain qui lui est à la fois intrinsèque (voire génétique), permanente tout au long de sa vie et absolue (quelle que soit la nature de l'agression ou du traumatisme). <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Cyrulnik" target="_self">Boris Cyrulnik</a> nous montre dans ses textes, comment la résilience, au moins telle que nous la concevons en France, est au contraire pour une large part acquise, variable au fur et à mesure du déroulement de l'existence et différentielle selon la nature du stress. » (Stanislaw Tomkiewicz)<br />
</em></strong></p>
<p><strong>Mais la résilience, malgré ses aspects miraculeux, magiques, n'a rien de l'automatisme qu'on prêtait à l'invulnérabilité qui avait des allures de don naturel, de filiation, d'héritage élitiste.</strong> Tant mieux pour les invulnérables était-on amené à penser, et les vulnérables, quelque part doivent avoir tort… Le tri était facile, d'un côté les victimes, les cassés, les malchanceux. De l'autre ceux qui triomphaient des épreuves, parce qu'à coup sûr ils avaient de bons gênes, toute une gamme de qualités natives. Pourquoi aurait-on remis en question les données de cette trieuse si propre à perpétuer un  ordre social établi?<br />
<em>(À suivre, bien sûr.)</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le vieil arbre du Luxembourg en soins palliatifs]]></title>
<link>http://switchie2.wordpress.com/?p=1473</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 15:53:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>switchie</dc:creator>
<guid>http://switchie2.wordpress.com/?p=1473</guid>
<description><![CDATA[
Hier, comme tous les samedis depuis des siècles, je vais au Luxembourg me ballader. Ecouter les oi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://switchie2.wordpress.com/files/2008/04/palliatifs.jpg" alt="" width="470" height="301" class="alignnone size-full wp-image-1474" /><br />
Hier, comme tous les samedis depuis des siècles, je vais au Luxembourg me ballader. Ecouter les oiseaux, voir où en sont les fleurs et les plantations, regarder les enfants jouer et les canards barboter dans le grand bassin, dire bonjour aux abeilles, passer vers les boulistes et les joueurs <a href="http://switchie2.wordpress.com/2003/09/06/la-vie-est-terriblement-dangereuse-en-ce-moment/" target="_blank">d'échecs</a>. Et parfois discuter avec Vincent quand il va promener sur ses épaules sa petite fille aux beaux yeux bleus... Chaque fois, avant de partir par la rue Férou, je vais rendre visite à ce vieil arbre que j'aime bien et qui me fait penser à ma lutte contre Alzheimer. Le tuteur en bois, sur la gauche, c'est moi ... Jusqu'à présent l'arbre a tenu. Quand ce blog s'arrêtera, on saura si le tuteur a tenu.</p>
<p>PS. Merci en tout cas aux jardiniers du Luxembourg. Contrairement à <a href="http://switchie2.wordpress.com/2004/10/12/jespere-que-les-23-platanes-prendront-leur-revanche/" target="_blank">d'autres</a>, ils font honneur à leur profession</p>
]]></content:encoded>
</item>

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